Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à JK Rowling, à l'exception de certains que j'aurai inventé pour le besoin de l'histoire.
Dans certains chapitres, le rating s'élèvera à M.
Pour les noms et prénoms, j'utilise la version française, à savoir : Drago, Rogue, Londubat, etc.
RAR :
Alexfr36 : En effet, il s'y croit. Mais il va vite descendre de son piédestal crois moi, et Severus n'y sera pour rien:3
Merci ^^ ça s'est bien passé, ça a été fatiguant néanmoins D: Je suis contente que ce soit fini ;)
Chapitre 22 : Les crises finissent toujours par se dissiper.
Une fois à l'infirmerie, Madame Pomfresh ne pu s'empêcher de râler après Lucy qui allait forcément « égaler Monsieur Potter en venant aussi souvent se faire soigner ». Mais elle s'adoucit quand la jeune nymphe lui raconta l'incident. Elle se montra même scandalisée par un comportement aussi indigne d'un jeune homme qui se dit de la haute société sorcière.
Elle enleva le sortilège de Stupéfixion que McGonagall avait lancé à Harry qui eu un mouvement étrange : il frappa dans le vide, pensant toujours être sur le point de frapper Edward. Lucy ricana, amusée par la moue scandalisée de son compagnon quand il comprit ce qu'il s'était passé pour lui. Mais aussitôt, il s'enquit du bien être de sa douce et tendre nymphe. Il caressa la joue meurtrie avec une délicatesse qu'il se ne connaissait pas.
-Ça va toi ?
-Oui, je vais bien, dit Lucy, troublée par la déferlante d'émotions qui la traversaient.
Elle attrapa doucement la main qui caressait sa joue et ce qui se passa ensuite fut tout aussi soudain qu'un éclair qui s'abattait sur un paratonnerre : des images lui parvinrent, aussi nettes que la réalité.
Ils étaient nus tout les deux. Ils s'embrassaient comme des damnés, comme s'ils allaient se perdre. Allongés dans un lit, ils s'amusaient à se dominer chacun leur tour. Leurs expressions, leurs mouvements et leurs soupirs ne laissaient aucun doute quand à leur activité mais surtout à leur plaisir. Alors qu'elle allait partir au septième ciel, tout s'arrêta aussi brutalement que c'était arrivé.
-C'était quoi ça ? Demanda Harry d'une voix rauque.
-Je...je ne sais pas ! Avoua Lucy, rouge comme une tomate mûre.
-Que vous est-il arrivé ? Demande Hermione, surprise. Vous étiez figés comme des statues à vous regarder... bizarrement.
-Bizarrement ? Comment ça ? Demanda Lucy.
-J'ai cru que vous alliez vous sauter dessus comme des bêtes, avoua la jeune fille, les joues rougies par l'embarras.
Ce fût au tour du jeune couple de rougir, conscients du problème. Ils allaient devoir se renseigner, ce n'était pas prévu au programme tout ça ! Mais avant qu'ils puissent ajouter quoi que ce soit, Pomfresh les jeta dehors de son infirmerie. Ron grommela, en l'injuriant copieusement de « vieille dragonne ménopausée ». Ils allèrent donc dîner, puis discutèrent brièvement deux heures avant d'aller se coucher. Bien sûr, ils ne reparlèrent pas de l'incident des visions, trop embarrassant pour eux.
Le lendemain matin, ils furent convoqués sans surprise chez Dumbledore. Ils étaient nombreux dans le bureau du Directeur. McGonagall, le quatuor, Severus, Edward et sa mère, Ludmila et enfin Jessy, la mère de , cette dernière ne s'attendait pas à ce que sa mère soit présente également. Elle la rejoignit, avec ses amis bien sûr. Elles s'enlacèrent, ravies de se revoir malgré les circonstances.
-Bien, maintenant que tout le monde est présent, il est inutile d'attendre plus longtemps, commença Dumbledore d'une voix ferme. M. Black. Je pense que vous savez pourquoi votre mère ici présente est convoquée ?
Impudent comme à son habitude, le jeune homme eu un sourire mesquin et se contenta d'hocher la tête, les mains dans les poches. Il était debout, droit et fier. Ses yeux acier frôlaient la suffisance. Agacée mais aussi mortifiée, sa mère se leva et lui tira violemment l'oreille droite. Edward, ne s'y attendant pas, laissa échapper une plainte de douleur.
-J'en ai plus qu'assez de tes bêtises ! Se mit-elle à lui crier. J'en ai par dessus la tête ! Il a fallu que tu finisses par blesser ta cousine ! Tu me fais honte !
Ludmila lâcha brutalement l'oreille de son fils qui la regarda avec antipathie.
-C'est Tante Bella qui m'a dit de venir ici pour l'épouser et coucher avec elle ! Ça fait trop longtemps que j'attendais ! se défendit Edward. C'est elle et MOI !
Irritée, Lucy s'approcha de son cousin qui se tenait l'oreille, palpitante de douleur.
-Espèce d'imbécile ! lui siffla-t-elle au visage. Si la prochaine fois, Tatie Bella te dit de sauter par la fenêtre, n'hésites pas, sautes ! Ça me fera des vacances ! Mais avant cela, enfonces toi dans le crâne (elle lui tapa sur le front violemment avec son index, en manquant de le lui enfoncer dans un œil) que TOI et MOI, ça n'existera jamais ! Aussi sincères soient tes sentiments, je ne les partage pas ! Et tu auras beau avoir l'appui de ton petit maître adoré, j'en ai rien a faire !
Elle s'arrêta, essoufflée. Tout le monde la regardait comme si une deuxième tête lui avait poussée. Edward serra les mâchoires, blessé. Il baissa les yeux, hocha la tête et se passa la main dans les cheveux. Pour la première fois de sa vie, il ne savait pas quoi répondre.
-Je n'ai jamais voulu en arriver là, ajouta Lucy, bien plus calme. J'aurais juste voulu que tu soies le Edward de mon enfance. Celui qui ne faisait pas l'apologie du Sang Pur, qui me respectait encore. Qui m'adorait sans outrepasser les limites de l'inceste. Celui qui n'était pas violent. Au fond, je me dis que tu as certainement cru être amoureux parce qu'on t'a mit dans la tête qu'on se mariait entre cousins dans notre famille. N'y as tu jamais pensé ?
Au fur et à mesure des paroles de la nymphe, des larmes s'étaient mises à couler sur les joues du jeune Black. Il commençait à se rendre compte de la gravité de son comportement. Il se souvenait de leur enfance, sans conflits. Il réalisa qu'il a commencé à voir sa cousine différemment après ses premières leçons de Sang Pur. Lucy était et restera la plus jolie de ses cousines, c'est pourquoi il l'avait choisie, elle. Il ferma les yeux et il imagina un moment intime avec elle. À sa grande surprise, en se rappelant qu'ils partageaient le même sang et en y ajoutant ses souvenirs d'enfance, l'idée lui sembla... écœurante. Il ouvrit les yeux et se tourna vers sa mère.
-Crois-tu que l'Institution de Salem acceptera mon dossier pour finir ma scolarité là-bas ?
-M. Black, intervint Dumbledore, ce n'est peut-être pas nécessaire d'en arriver là. Même si cela peut être rapide...
-J'ai besoin de m'éloigner pour réfléchir, coupa calmement le jeune homme. Et ce n'est pas sous la pression constante de Bellatrix que je pourrai y parvenir.
-Salem n'est pas une école pour les filles normalement ? Demanda Ron.
-À la base, si elle l'était, répondit Hermione. Mais au retour de Vous-Savez-Qui, beaucoup de familles sont parties aux États-Unis et le Ministre Américain de la Magie a rendu l'école mixte à ce moment là.
-C'est exact Miss Granger, dit McGonagall.
-Je suis d'accord avec lui, fini par dire Severus. S'acoquiner avec Miss Black était un cadeau certes mais aussi une sorte de mission. Si Edward se montre hésitant à l'accomplir... le Seigneur des Ténèbres risquerait de le prendre comme un affront. Il serait considéré comme faible et pourrait devenir un jouet pour les favoris. Dans ces cas là, Greyback est souvent en tête de liste.
-Bien, dit simplement Dumbledore. Lady Ludmila, qu'en pensez vous ?
-Eh bien, soupira-t-elle, je pense qu'il ne faut pas attendre. Cela fait un moment que j'envisage cette possibilité, mais je n'ai jamais réussi à aborder la chose. Je suis navrée qu'il ait fallu que ce genre de chose arrive pour que cela change enfin. J'avais beau être la mère d'Edward, nous étions étroitement surveillés. Si j'avais levé ne serait-ce que le petit doigt, je n'ose même pas imaginer le cataclysme que cela aurait engendré...
Sa voix s'était brisée sur la fin. Elle était à bout de forces et à bout de nerfs. Jessy, silencieuse jusqu'à maintenant, la prit dans ses bras.
-Je suis désolée... j'ignorais que tu étais à ce point sous pression... si tu as besoin d'aide, je serai là.
-Merci Jessy. Je suis aussi désolée pour tout ceci. Je n'ai jamais voulu …
-Je sais, je sais. Mais c'est fini maintenant, vous allez repartir sur des bases saines, Edward et toi.
Ludmila acquiesça. Elle se présenta devant Lucy, qui a été rejointe par Harry entre temps.
-Je voulais te présenter mes excuses, car toi aussi tu as souffert de tout cela. J'espère que vous pourrez à nouveau vous entendre, Eddy et toi.
Lucy sourit et invita justement le jeune homme à se rapprocher d'elles.
-Je l'espère aussi. Ça a prit du temps, mais je pense qu'il a fini par percuter qu'il ne prenait pas le bon chemin. Je serais ravie de repartir sur de meilleures bases, dit-elle cette fois-ci à son cousin.
-Merci.
Il ne put ajouter autre chose car il la prit dans ses bras, ému comme jamais. Il était écrasé par la honte. Depuis qu'il s'est souvenu de leur enfance sans problèmes, il s'est mit à se demander comment tout cela a pu arriver. Il a réalisé le mal qu'il faisait aux personnes qu'il aimait. Tout ça pour le plaisir de d'autres individus. Il voyait sa « tante » complètement folle et hystérique torturer des gens. Il avait la nausée rien que d'y penser. Non, ça ne lui ressemblait pas au fond. Il aimait se la jouer Sang Pur oui... mais torturer et tuer un jour... impossible.
Il se sentait plus léger désormais. Dumbledore connecta sans tarder le réseau de Cheminée de Poudlard avec celui de Durmstrang afin de demander le dossier d'Edward. Il expliqua la situation sans trop en dire, dans le cas ou Voldemort chercherait à fouiner pour le rechercher et parvint à obtenir d'Alekseï Obelanski, nommé après la mort de Karkaroff l'an dernier, le transfert de son dossier directement à Salem. Il le remercia avec gratitude et aussitôt, se mit en tête de joindre l'Institution de Salem et parvint à joindre le Directeur. Il lui expliqua la situation avec soin, ce qui fit le venir dans son bureau.
-Mon cher confrère, dit ce dernier. Il est rare de faire une admission alors que l'année est déjà bien entamée. Votre dossier est déjà chez nous jeune homme, fit-il à Edward. Je l'ai survolé et vous êtes un élève brillant. Et au vu de la situation... je ne puis refuser votre venue parmi nous. Il ne faut pas tarder à apporter vos affaires afin que vous puissiez vous adapter au plus vite. Le programme est assez semblable à Durmstrang, vous devriez aisément vous repérer. Je vous attendrai vers 17heures dans mon bureau, ce qui vous laisse six heures. Nous connecterons notre réseau de Cheminée à Durmstrang afin que vous arriviez à nous rejoindre facilement. Je pense que tout est dit pour le moment. Je vous salue tous.
Sur ce, il repartit aussitôt.
-On aurait dit un deuxième Dumbledore, chuchota Ron.
Amusée, Hermione lui donna un léger coup de coude. Lucy sourit à son cousin, ravie que la situation tourne en sa faveur.
-Alors ça y est, tu vas être libre.
-Il semblerait... dit-il en souriant mais son expression redevint plus grave : Lucy...je suis tellement désolé pour tout ça... tu as raison, ce genre de choses ne devrait pas exister. Alors pardon pour tout.
-File ! Lui ordonna Lucy, soudainement submergée par l'émotion. Tu vas avoir plein de choses à faire aujourd'hui. Ne perds pas de temps.
-Je t'écrirai, se contenta-t-il de répondre.
-Je répondrai.
Pour sceller leur promesse, ils accrochèrent leurs auriculaires et les secouèrent, comme ils le faisaient quand ils étaient enfants puis ils se mirent à rire bêtement. Tout ceci amusa l'ensemble des personnes présentes, même Harry trouva cette scène touchante, malgré les tensions qu'il y a eues auparavant. Jamais il ne pourrait espérer de Dudley une chose pareille alors il ne put s'empêcher d'être heureux pour Lucy. Et pour l'ensemble du reste de la famille qui était fréquentable. À eux deux ils pouvaient changer les choses au nom des Black, une famille toujours puissante et respectée.
Rapidement, les adieux furent faits, avec des litres de larmes versées, au plus grand désarroi de Severus, toujours impassible, et terriblement pressé de retourner chez lui. Il avait bon nombre de copies à corriger encore. Néanmoins, il fut ravi (même s'il ne le montra pas) de serrer la main d'Edward et de le féliciter d'avoir fait le bon choix, laissant le jeune homme effaré, mais il ne put en savoir plus car le Maître des Potions fit théâtralement tournoyer ses robes, prit congé et reparti dans ses cachots adorés.
-Ah, sacré Severus, fit Dumbledore, amusé. C'est un homme tellement énigmatique ! À un point qu'une certaine élève de Gryffondor ici présente à réussi à se faire apprécier par lui. Une première en seize ans, depuis qu'il est enseignant ici.
Il fit un clin d'œil discret à Lucy, qui leva un sourcil, amusée. Elle était soulagée que tout ceci se finisse bien. Elle avait terriblement hâte d'en savoir plus sur l'école américaine qu'était Salem. En attendant, lorsque Edward et sa mère furent partis, Jessy avait souhaité rester pour discuter un peu avec Harry et Lucy, profitant de l'après-midi pour être avec sa fille. Ron et Hermione quand à eux, allèrent faire un tour à la Bibliothèque à la demande de la brune et au désespoir du roux.
Voilà ^^ Chapitre bouclé ^^ J'espère qu'il vous plaira ;) Et en plus, je suis parfaitement installée chez moi, ça y est :D Une bonne chose de faite ! :P
