Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à JK Rowling, à l'exception de certains que j'aurai inventé pour le besoin de l'histoire.
Dans certains chapitres, le rating s'élèvera à M.
Pour les noms et prénoms, j'utilise la version française, à savoir : Drago, Rogue, Londubat, etc.
RAR :
Alexfr 36 : ne t'inquiètes pas, ta soif de sang finira par être étanchée :p Va falloir être patient par contre, car je ne sais pas quand, mais tu devrais adorer ;)
Mercanti :Bon retour alors ;) voilà la suite ^^
Starck29 : Non tu as parfaitement raison ;)
Guest : La voici la voilà ^^ beaucoup plus tard que prévu :/
Chapitre 23 : Partage de Pensées
Une semaine était passée depuis l'incident avec Edward et son départ précipité de l'Angleterre. Lucy était ravie de cette issue car au fond, elle s'inquiétait du tournant que prenait la vie de son cousin. Maintenant, il était en sécurité et bien entouré. En effet, il lui avait déjà écrit et lui avait annoncé qu'il s'était bien intégré, que Salem était une école fantastique car là-bas, tout le monde vivait simplement, sans distinction de « rangs ».
Aujourd'hui, premier samedi d'octobre et première sortie à Pré-au-Lard de l'année. Elle avait été annoncée le lundi matin au petit déjeuner par Dumbledore lui même. Bien sûr, cela avait provoqué un brouhaha d'impatience, d'autant que certains avaient besoin de se réapprovisionner en ci et d'autres en ça... Tout au long de la semaine, chacun avait fait sa petite liste et envoyé un hibou à leurs parents pour leur demander s'ils pouvaient allonger l'argent de poche pour cette sortie tant attendue.
Le jour J étant enfin arrivé, tout le monde se préparait soigneusement après avoir déjeuné. Vêtements détendus pour le week-end, classiques, classes tout courts ou fantaisie, tout était là. Ça changeait de la semaine ou l'uniforme était obligatoire pour les cours. Même si les week-ends ordinaires ils étaient au placard bien sûr, ça restait différent. Les sorties à Pré-au-Lard restaient des événements particuliers.
En plus, le temps était avec eux aujourd'hui, petit soleil, légère brise automnale. Nul besoin de la grosse cape d'hiver et de l'écharpe donc. Tout le monde alla se réunir dans la cour de la tour de l'horloge afin d'y attendre les professeurs qui accompagnaient la sortie. Il s'agissait de Rogue, McGonagall et Lupin. Ils ramassaient les autorisations des sorciers encore mineurs, dont Lucy faisait partie. Elle aurait 17 ans en décembre seulement.
Quand cela fut terminé, McGonagall rappela les règles de bonne conduite aux élèves et les sanctions qui tomberaient en cas de comportement indigne... et fini par donner le top départ pour le village avec un doux sourire aux lèvres. Tout le monde poussa une exclamation de joie et le troupeau d'adolescents se dirigea enfin vers le lieu qu'ils attendaient tant de voir ou revoir.
Dont notre petit groupe désormais constitué de quatre amis. Durant le trajet, les trois habitués expliquèrent à Lucy qu'elle pouvait y trouver un grand bureau de poste, la fameuse Cabane hurlante, le magasin de vêtements sorciers Gaichiffon, Honeydukes le magasin de bonbons, le salon de thé de Madame Pieddodu (Lucy ricana à l'entente du nom) et Ron ne put s'empêcher de raconter le « rencard » désastreux que Harry avait eu dans ce lieu avec Cho Chang. Ce dernier lui lança un regard horrifié ce qui fit rire Ron, ne voyant pas la grosse bévue qu'il venait de commettre. Hermione lui donna un coup de coude en lui faisant comprendre ce n'était pas délicat envers Lucy de raconter ce genre de choses.
Effectivement, cette dernière ne sut que dire et préféra continuer son chemin en haussant les épaules. Ron se rendit compte qu'il avait été maladroit avec son anecdote et s'excusa. Un silence de plomb tomba alors sur le petit groupe et plus personne ne donnait d'explications. Au bout de dix minutes plus tard, ils étaient arrivés.
-Il y a quoi d'autres comme magasins ? Dit finalement Lucy.
-Eh bien sur ta droite, répondit Harry, ce sont les Trois Balais. On peut y boire de la Bièraubeurre. Et il y a l'amoureuse de Ron, Mme Rosmerta.
Outré, Ron ouvrit la bouche pour protester mais vit le sourire moqueur de son ami et comprit qu'il se vengeait pour ce qu'il avait dit plus tôt.
-Okay mon pote, on est quittes ! Rit-il.
-J'ai hâte de boire de la Bièraubeurre ! s'enjoua Lucy.
-Comment ? Tu n'en a jamais bu ? S'exclama Ron.
-Si bien sûr ! Mais à Alcatraz c'était nectars de fruits ou autres produits naturels. L'alcool était interdit.
-Mais c'est à peine alcoolisé ! Argumenta Hermione.
-Tu dis ça mais tu étais un peu ivre l'an dernier quand tu en as bu ! Se moqua Ron.
-C'est faux !
Ron se mit à rire en se disputant « -C'est vrai ! -Non ce n'est pas vrai ! » avec Hermione sans voir le sourire goguenard du jeune couple que formaient Harry et Lucy. D'ailleurs ils n'avaient même pas remarqué qu'ils s'éloignaient d'eux tant ils étaient occupés à « argumenter ».
-On va les laisser dans leur coin, ils finiront par en avoir marre et remarqueront que nous sommes pas là, fit Harry en riant.
Lucy rit à son tour et ils poursuivent leur visite en passant par la Cabane Hurlante. Harry explique à sa petite amie la première rencontre avec Sirius et que c'est ici qu'il a appris toute la vraie histoire sur la trahison de Pettigrew. Émue, elle lui prit la main pour entrelacer ses doigts avec les siens et posa sa tête sur son épaule.
De loin, Lupin qui surveillait étroitement Harry et sa filleule (ordre de Dumbledore) les surprit devant son ancien lieu de transformation. Il s'approcha d'eux.
-Tout va bien ?
-Oui, professeur, répondit Harry. C'est juste que... eh bien il y a tellement de souvenirs ici...
-Ah … comprenant ce que le jeune homme voulait dire. Eh bien je pense que je peux me vanter d'en avoir plus que vous, tenta-t-il de plaisanter.
-C'était ta garçonnière ? Demanda Lucy, ne sachant pas encore la vraie histoire de la Cabane Hurlante.
Lupin éclata de rire, ne s'attendant pas à ce genre de question. Il était quelque part flatté au fond de lui qu'elle le compare à une sorte de Don Juan capable de séduire.
-Crois moi j'aurais adoré cette idée Lucy. Mais non, tu es bien loin de la vérité. Dumbledore a fait construire cette cabane délabrée pour moi quand j'étais élève ici. J'y venais une fois par mois.
-Oh ! Je vois... Décidément ce lieu sinistre couvre des secrets uniques, sourit-elle. Bon, on continue ?
Harry acquiesça, ravi que Lucy n'aie pas eu de chute de moral d'avoir parlé de Sirius. Ils arrivèrent devant Honeydukes quand on les appela.
-Bah 'lors où ...ous étiez pa'és ? Demanda Ron, les bras chargés de confiseries et la bouche pleine.
Hermione s'apprêta à le gronder de manger aussi salement mais elle fut devancée :
-On est allés voir la Cabane Hurlante répondit Lucy. Et bizarrement elle hurlait moins que vous deux.
Sa réplique fit rire Harry mais déclencha des rougeurs chez les deux concernés. Lucy, quant à elle, avait fait son choix : friandises, farces et attrapes, fournitures et surtout... Bièraubeurre ! Elle fut enchantée dès la première gorgée. Et ne fit pas attention à la mousse qui resta sur sa lèvre supérieure. Ceci, en revanche, n'échappa pas à Harry qui s'empressa de l'embrasser pour la récolter. D'abord surprise, Lucy se laissa aller à son baiser. Et cette fois encore, des images d'elle et Harry en plein ébats apparurent dans son esprit, les faisant interrompre leur baiser.
-Tu les a vues aussi ? Lui demanda-t-il.
-Oui.
-Tu crois que ça viendrait du lien ?
-Je ne vois pas ce que cela pourrait être si ce n'était pas ça, répondit Lucy. Je demanderai à ma mère, elle saura sans doute me répondre. Et... quoi ? Qu'est ce qu'il y a ?
Harry était en trait de lui tapoter le bras pour lui faire remarquer que tout le monde dans le pub de Mme Rosmerta les fixait, Ron et Hermione compris.
-Euh... put-elle seulement dire. Qu'est ce qui vous arrive ?
-On vous a vus... en train de... vous savez quoi... articula difficilement Ron.
Lucy comprit aussitôt, or, elle refusait d'admettre que tout le monde avait capté ces images qui leur appartenaient, à elle et Harry. Ce dernier était d'ailleurs mortifié de constater que c'était visiblement bien le cas. Car non seulement il y avait des jeunes élèves mais aussi des professeurs, dont Rogue faisait partie. Ce dernier, malgré son masque d'impassibilité, ne pouvait cacher une certaine gêne. C'en fut trop pour le jeune couple. Harry paya les consommations et, leurs achats en main, choisirent de rentrer au Château voir Dumbledore.
Ils expliquèrent la situation avec difficulté. Il n'était jamais facile de parler de choses intimes à un directeur d'école ! D'ailleurs, ce dernier était sceptique, car malgré son âge plutôt avancé, il n'avait jamais entendu parler d'un cas similaire. Il y avait deux raisons possibles à cela soit il n'y en a jamais eu d'autres, soit, il y en a eu mais cela n'a jamais été répertorié.
-Hm, réfléchit-il. C'est très embêtant pour vous en effet. Si cela continue de s'étendre, Voldemort risque d'en être informé et dans ce cas, Lucy sera impliquée dans ton affaire Harry.
-La prophétie ? Osa demander cette dernière.
-Tu es au courant ? Demanda Dumbledore, surpris.
-Pas vraiment, répondit Harry, qui avait espéré que ce mot finisse aux oubliettes dans l'esprit de sa compagne. Hermione a laissé échappé ce mot il a quelques temps, mais... je n'en ai pas parlé davantage.
-Alors je le regrette vraiment, soupira le directeur, mais il va falloir le faire. Même sans cet incident, il l'aurait de toute façon fallu. Je te laisse t'en occuper, même si je sais de quoi il en retourne, ça fait partie de vous deux, de votre histoire, il vous faut un cadre intime pour aborder ce sujet.
Lucy comprit alors que cette fameuse prophétie ne devait pas être un sujet très agréable en voyant l'air sombre de Dumbledore. Harry n'en menait pas large non plus, il se contenta d'acquiescer.
-En ce qui concerne l'incident lié à vos...pensées, je pense que Miss Granger serait ravie de vous aider pour des recherches. Bien entendu, j'en ferai de même de mon côté.
-Moi aussi, professeur, proposa Lucy. Je contacterai Monsieur Stronghold, le Directeur d'Alcatraz, peut-être aura-t-il des indices.
-Bonne idée, approuva Dumbledore. Je te propose de le faire d'ici par cheminette. Plus vite on aura des réponses, plus vite on saura que faire.
-Merci Monsieur.
Ils ne tardèrent pas à prendre le contact avec l'ancienne école de la Nymphe. Le Directeur répondit rapidement et fut ravi de revoir Lucy, malgré toutes les bêtises qu'elle a faites. Or, bien que contente elle aussi, elle alla droit au but et parla de l'incident psychique qu'il y a eu à Pré-au-Lard et qui subsiste entre elle et Harry depuis quelques temps. Le Directeur Stronghold plongea dans une intense réflexion pendant quelques secondes (qui parurent bien plus longues) et fini par répondre :
-Cela me dit quelque chose en effet... Or cela n'est pas arrivé pendant mon directorat mais pendant ma scolarité, il y a déjà bien longtemps. En revanche, j'ignore si cela est arrivé encore avant ou alors dans une autre partie du Monde.
-Cher confrère, s'avança Dumbledore, pensez vous pouvoir nous dire comment cela s'est déroulé ?
-Je pense oui, du moins les grandes lignes. Puis-je ?
-Bien sûr.
Il s'avança alors dans la cheminée et arriva dans le bureau de Dumbledore. Il avait l'air plutôt jeune, brun au regard envoûtant, des yeux noirs profonds et des lèvres pleines. Des cheveux courts, coupés à la brosse et un petit bouc parfaitement entretenu. Il n'avait pas une tenue vestimentaire large et ample, contrairement au directeur de Poudlard. D'ailleurs, personne ne pourrai penser qu'il s'agit d'un directeur d'école, ni encore moins qu'il venait du monde de la magie. Pour cause, il était habillé comme un moldu.
-Je vais commencer de suite le récit, j'ai une réunion dans environ trente minutes.
-On vous écoute, prenez place, cela sera mieux que d'être debout, suggéra Dumbledore.
-Merci. Ce qui vous arrive à tous les deux est particulièrement rare, dit-il en désignant Harry et Lucy. J'approche de la centaine et depuis cet incident survenu à Alcatraz, je n'ai plus entendu parler d'un échange de pensées à un tel niveau. Et encore, je dis échange de pensées, mais là c'est bien plus précis parce que cela arrive, si je ne me trompe pas, lorsque vous échangez des gestes tendres ou des baisers.
-En effet, confirma Lucy. Mais Monsieur, de quel incident vous parlez ?
-De l'orgie qui s'est déroulée dans le réfectoire.
-Une... une orgie ? Bafouilla Harry, rouge comme une tomate.
-Oui, une orgie. Elle a été provoquée par un échange de pensées similaire à ce que vous partagez ensemble. Et tout comme vous, elle s'est étendue à toutes les personnes aux alentours. Or, c'était si puissant que les deux responsables ne se sont pas rendus compte de ce qu'il se passait et se sont littéralement sautés dessus, si bien que les personnes ayant atteint la majorité sexuelle ont suivi le mouvement. Heureusement pour les plus jeunes (dont je faisais partie car j'étais en troisième année), les délégués ont eu le réflexe de les faire sortir. Si je ne me trompe pas...cela est arrivé assez rapidement après qu'il se soit reconnus comme étant des compagnons.
-Comme nous, ajouta Lucy. Mais Harry n'est pas un satyre, et Je ne suis pas majeure encore, alors pourquoi cela nous arrive-t-il ?
-Harry n'est pas un satyre mais lui est majeur. Et toi tu es une nymphe avec de grandes capacités. Aussi, il faut savoir que si la destinée vous a rassemblé tous les deux, ce n'est pas pour rien. Votre lien existe depuis votre plus tendre enfance, même si vous n'en aviez pas conscience. C'est pour cela qu'il vous a paru si naturel de vous rapprocher aussi rapidement. Et il est important que tu le saches Lucy, mais les deux amants qui ont provoqué cette orgie, ce sont tes arrières, arrières grand parents.
