Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à JK Rowling, à l'exception de certains que j'aurai inventé pour le besoin de l'histoire.
Dans certains chapitres, le rating s'élèvera à M.
Pour les noms et prénoms, j'utilise la version française, à savoir : Drago, Rogue, Londubat, etc.
Chapitre 30 : Exercice du soir
Le Quatuor fêta le retour de Sirius en mangeant avec appétit au banquet. Harry se sentait particulièrement léger ce soir. Malgré la date funeste de ce 31 octobre, entre la rupture de son lien avec Voldemort, son union avec Lucy et le retour de son parrain, il avait la sensation que son avenir tendait vers quelque chose de plus concret. Déjà, il avait la certitude que plus jamais il ne remettrait les pieds chez les Dursley. Certes, la convalescence de Sirius allait prendre du temps, il ne fallait cependant pas oublier que l'année scolaire venait de commencer, et d'ici les ASPIC, il serait certainement remis sur pied.
Harry se posa cependant la question suivante : Sirius allait-il retourner au Square Grimmaurd ? Ou peut-être que Jessy leur trouverait-elle une nouvelle maison ou ils pourraient s'installer ensemble tous les quatre, en attendant de trouver du travail et qu'il puisse trouver son propre nid d'amour et de sécurité pour y fonder sa propre famille. Mais, où iraient-ils ? Alors que son esprit commençait a divaguer en tirant des potentiels plans sur la comète, il senti une main se saisir de la sienne, le faisant revenir à la réalité.
-J'ignore à quoi tu penses, lui murmura Lucy, mais ça t'angoisses et moi aussi par extension. Je comprends ce que Rogue voulait dire quand il nous a averti qu'il était urgent de travailler notre lien.
-Je suis désolé, c'est juste que... je me suis mis à penser à notre futur. Je sais déjà que je ne reverrai plus les Dursley car d'ici que nous finissions l'école, je pense que Patmol sera rétabli. Cependant, je ne sais pas s'il retournera au square ou si une autre maison sera envisagée et il faudra bien qu'on vive quelque part en attendant de trouver du travail et d'avoir notre propre maison et...
-Chut, Harry... Je suis particulièrement heureuse de te voir imaginer un avenir alors qu'i peine deux semaines et demi, tu pensais n'en avoir aucun.
Lucy embrassa tendrement Harry au coin des lèvres avant de poursuivre :
-Sauf que nous avons encore quelques mois avant même de s'angoisser pour les ASPIC. Mais si tu veux, quand ma mère sera là, nous pourrons en discuter si ça peut te rassurer un peu.
-Merci, tu es vraiment... géniale, souffla Harry, rassuré.
Hermione et Ron les regardaient avec tendresse. Ils étaient tellement heureux de ce bonheur qui tombait enfin pour leur meilleur ami. Le reste de la soirée se passa sans accroc et vers vingt deux heures trente, ils décidèrent d'un commun accord de regagner leurs dortoirs respectifs. Et bien qu'installés sur le lit, Lucy et Harry ne se couchèrent pas immédiatement. Et non, aucune activité « physique » n'était au programme. Assis l'un en face de l'autre en tailleur, ils se donnèrent les mains.
-Et maintenant, on fait quoi ? Demanda Harry, un peu perdu.
-Je ne suis pas sûre mais j'ai comme la sensation que notre lien va se jouer sur nos émotions. Ta jalousie envers Ron et ton inquiétude de tout à l'heure m'ont mis la puce a l'oreille sur la piste a suivre et …
-Quelle jalousie ? S'interloqua le jeune homme.
-Quand il m'a serrée dans ses bras en revenant de l'infirmerie. J'ai ressenti une envie de lui arracher le bras et je sais qu'elle ne venait pas de moi.
Penaud, Harry fit une petite moue qui amusa Lucy. Mais elle redevint vite sérieuse quand elle ressent à nouveau une petite pointe de jalousie poindre quelque part et poursuivit :
-Comme je l'ai dit tout a l'heure, Rogue a raison. Si nous ne travaillons pas ce lien, nous risquons de causer de gros problèmes autour de nous. Toi et moi sommes des impulsifs. Des émotionnels. Tu es en colère, je suis en colère. Tu es triste, je suis triste. Et comme le lien, j'en suis maintenant certaine, vient de nos émotions, on a grand intérêt d'apprendre à contrôler ça. Car étant maintenant en union complète, nous nous sommes partagés nos puissances et dons respectifs.
-D'accord. Tu proposes quoi dans ce cas ?
-On va y aller doucement, avec une émotion positive pour commencer. Par exemple, tout a l'heure, quand on a su que c'était bien mon père a l'infirmerie et qu'il est bien vivant. On va se replacer dans le contexte et faire ressortir notre joie.
Sur ces mots, toujours en se tenant les mains, ils fermèrent les yeux et s'imaginèrent à nouveau a l'infirmerie, avec Sirius. Ils se concentrèrent sur la joie, le bonheur ressenti à ce moment précis.
Très rapidement, chacun pu capter les émotions de l'autre, en plus des leurs. Et assez étrangement, ils ouvrirent les yeux en même temps, se regardèrent, en se souriant. Leur poigne se raffermi un peu, sans être trop serrée. Lucy senti les larmes lui monter aux yeux, à cause du trop plein de joie. Sentant que ça compagne allait craquer, Harry, sans même s'en rendre compte et presque instinctivement, tenta quelque chose : il imagina ces émotions sous forme d'une petite boule de lumière. Cette boule, il voulu l'attirer vers lui, pour diminuer l'afflux de sentiments qui menaçaient de faire déborder Lucy. Il imagina ensuite qu'elle devenait de plus en plus petite pour disparaître. Et Lucy reprit contenance. Les émotions, bien que toujours présentes, se stabilisèrent en retrouvant leur « propriétaire ».
Comprenant que c'était sous contrôle, ils arrêtèrent l'expérience. Fiers d'eux, ils se prirent dans les bras et s'embrassèrent.
-On a réussi ! S'exclama Harry. J'y crois pas ! Je ne sais pas comment c'est possible mais c'est comme si je savais déjà comment faire.
-J'admets que c'est surprenant, sourit Lucy. Par contre, je suis épuisée. Et...oh la vache !
-Quoi ? S'étonna le jeune homme.
-Il est quatre heures du matin ! On a mis autant de temps pour faire ça ? J'ai eu l'impression que seulement qu'une demi-heure était passée !
-Moi aussi ! Bon, je crois qu'on ferait mieux de se coucher maintenant, on discutera de ça demain, proposa Harry, qui ressentait aussi la fatigue arriver.
-Oui !
Très vite, ils allèrent tout de même se rafraîchir un peu dans la salle de bain et allèrent se coucher, très contents de leur réussite. Cependant, le temps qu'ils avaient mis pour contrôler leur lien donnait un indice très clair sur la difficulté de ce travail. Et encore, ils avaient mis plus de cinq heures pour apprendre à maîtriser une émotion positive. Or, les émotions sont dans l'instant T, donc comment cela se passera-t-il quand ils vont devoir gérer les émotions négatives ? Inconsciemment, cette question les effleura tous les deux et comprirent que même s'ils avaient acquis un début de contrôle du lien, il y avait encore beaucoup de travail pour vraiment le maîtriser.
