*SKINGRAD*

WEALD OCCIDENTAL

CYRODIIL

« Nous devrions être dans la Cité Impériale à l'heure qu'il est. »

« Il faut dire que le peuple de Skingrad a mis en place une vaillante défense, votre Majesté, » haussa Sérana des épaules, désignant d'une main les champs noircis en face des pierres calcinées et brisées qu'il restait sur le mur autrefois impressionnant de la ville de Skingrad.

Tala se rassit dans sa chaise, une expression que l'on pourrait qualifier de boudeuse sur son visage.

« Nous aurions dû directement marcher en direction de la Cité Impériale après la bataille, » souffla-t-elle. « Non pas gâcher trois semaines à prendre Kvatch et Chorrol. »

« Si nous voulions avoir les troupes nécessaires pour balayer la capitale, nous avions besoin de mettre fin à ces deux sièges, » contra Andorak Septim. « Cela, et nous ne pouvions pas laisser de telles menaces derrière nous non plus. »

« Le fait est que nous avons pris deux villes durant les trois dernières semaines, » gronda Burguk. Le roi Orsimer croisa ses bras sur son torse et fusilla du regard le Haut-Chanoine Altmer. « Et pendant ce temps, vous, oreilles-pointues, n'avez pu prendre qu'un misérable patelin ? »

« Nous n'avions pas anticipé affronter des soldats vampiriques lors de notre attaque contre l'une des plus puissantes villes Impériale de Cyrodiil, » rétorqua Aldnaro, son nez pointu s'inclinant vers le haut d'un air hautain, tel un être supérieur ne daignant pas s'abaisser au niveau d'un inférieur.

« Des vampires ? » demanda Sérana, se levant d'un bond. « En êtes-vous sûr ? »

Le Haut-Chanoine du Domaine Aldmeri la regarda d'un air qui lui révéla tout ce dont elle avait besoin de savoir, et elle leva une main en guise d'excuse silencieuse.

« N'oublions pas, mes amis, que cette ville a aussi sa propre Guilde des Guerriers et des Mages, » intervint Icando en signe de conciliation. « Je pense que nous pouvons nous estimer extraordinairement heureux que le Haut-Chanoine et les Aldmeri ont retenu ces forces ici, plutôt que de les laisser librement ravager nos communications et nos lignes d'approvisionnement. »

Aldnaro inclina légèrement sa tête à destination du Dunmer, ce qui, pour les Altmers, était un geste de grande magnanimité. Avec quasiment toutes les silhouettes autour de la table massive portant des masques magiques, il ne se sentait presque pas à sa place comme dans un bal masqué. À l'exception de Sérana, Tala et Dame Valérica qui étaient également à visage découvert.

« Ça n'a pas d'importance, » haussa des épaules le Roi Telstar de Jehanna, sa voix étrangement… amplifiée derrière le masque de Rahgot. « Le Domaine a passé les trois dernières semaines à détruire de grandes sections de murs en décombres inutiles, et maintenant, avec nos forces combinées, une armée de vampires ne pouvait espérer que nous ralentir. »

Il a parcouru un long chemin depuis le jeune homme torturé et maladroit assis sur un trône trop grand pour lui, gloussa Potéma depuis la sécurité et l'isolement de l'esprit de Tala. Il y a une grande soif de sang dans son regard à présent, et de l'ambition.

Les runes de possession que nous avons gravées dans son masque y sont peut-être pour quelque chose.

Hmm… peut-être.

« Organisez des pourparlers devant la porte principale de la ville, » dit Tala à haute voix. « Si vous pouvez reconnaître cette tactique, Seigneur Telstar, les défenseurs de la cité doivent aussi avoir une bonne compréhension de la situation, si ce n'est une meilleure appréciation de leur position fâcheuse. »

Le Seigneur Borkul la Bête inclina sa tête, les défenses jumelles sur le masque de Konahrik brillant dans le crépuscule.

« Cela sera fait, ma reine. »

Quelques heures plus tard, Tala était perchée sur une version de voyage miniature de son Trône d'Obsidienne de Markarth, regardant le groupe de défenseurs descendre de leur monture et se diriger vers elle. La première chose que Tala remarqua à propos du petit groupe qui venait à leur rencontre était les soldats dans l'escorte qui portaient l'armure et armes de la Maison Hassildor, plutôt que celle de la Légion Impériale.

La seconde fut que, sous l'arrête de leurs heaumes, les yeux de chaque soldat brillaient d'un rouge écarlate qui correspondait exactement aux prunelles de sa Consort Royale.

« Seigneur Hassildor, » dit-elle en guise de salutations, alors que le Comte de Skingrad s'inclinait jusqu'à la taille devant elle. Admirablement, si le garçon (ce qu'il semblait être du moins) fut intimidé par la vue d'une reine assise sur un trône noir entourée de seigneurs et dirigeants inférieurs masqués, il ne le montra pas.

« Votre Majesté, » répondit le Comte Trajan Hassildor d'une voix calme et libre de toute nervosité qui suintait de chaque molécule de sa posture et de son aura.

« Qu'a résolu enfin le dirigeant de la ville ? » demanda Tala. Malgré sa volonté d'être sérieuse, un fin sourire se répandit sur son visage.

Je me rappelle avoir mémorisé son discours en cinquième année… Merci, Shakespeare.

« Voilà le dernier pourparlers que nous admettrons, » poursuivit-elle, sa voix aussi froide que la glace et aussi tranchante qu'un rasoir. « Ainsi, abandonnez-vous à notre suprême merci. Ou, en hommes fiers de périr, provoquez notre fureur extrême. Car, en tant que Reine et Haute-Mère, titre qui, dans ma pensée, me sied le mieux, si je rouvre la batterie, je ne quitterai pas votre Skingrad à demi ruinée avant qu'elle ne soit ensevelie sous ses cendres »

Le jeune Trajan Hassildor rencontra son regard, inébranlable, et ses mains se crispèrent, seule réponse qu'il donna à la menace.

Il est temps de… placer la barre plus haute, je crois que c'est l'expression de ton monde ?

« Et en ce jour, » souffla Potéma/Tala, ses mains agrippant désormais les bras de son siège. « Les portes de la pitié seront toutes closes. Et en ce jour mes soldats acharnés, rudes et durs de cœur, se démèneront dans la liberté de son bras sanguinaire avec une confiance large comme l'enfer, fauchant comme l'herbe vos vierges fraîches écloses et vos enfants épanouis ! Que m'importe, à moi, si toutes les Horreurs d'Oblivion, vêtue de flammes comme le prince des démons, commet d'un front noirci tous les actes hideux inséparables du pillage et de la dévastation ?

Que m'importe, quand vous-mêmes en êtes cause, si vos citoyens tombent sous la main des lycanthropes et hommes-bêtes ? Quelles rênes pourraient retenir la soif de sang vampirique, lorsqu'elle descend la pente de sa terrible carrière ?

Ainsi, comte, prenez pitié de votre ville, Skingrad, et de vos gens, tandis que mes soldats sont encore à mon commandement, tandis que le vent frais et tempéré de la charité repousse les nuages impurs et contagieux du meurtre opiniâtre, du pillage et de la destruction.

Sinon, eh bien, attendez-vous dans un moment à voir l'aveugle et sanglant soldat tordre d'une main hideuse, malgré leurs cris perçants, la chevelure de vos filles ; vos pères saisis par leur barbe d'argent, et leurs têtes vénérables brisées contre les murs, vos enfants nus embrochés sur des piques, leurs mères affolées perçant les nuages de leurs hurlements confus.

Qu'en dites-vous ? Voulez-vous vous rendre, et éviter tout cela ? Ou, par une coupable défense, causer votre destruction ? »

Le visage du conte pris un teint gris puis pâle, et sa main se dirigea vers le fourreau de son épée à sa hanche pour l'agripper. Tala sentit plus que jamais ses gardes du corps, vêtus de la tête aux pieds d'une armure Daedrique noir ébène, se hérisser légèrement. Le comte commença à parler, déglutit fortement, puis recommença :

« Majesté, » déclara-t-il, et Tala était désormais véritablement impressionnée par le calme de sa voix. « J'ai défendu ma cité contre ceux qui voulaient la détruire et nous la spolier. J'ai, comme mon père et son père avant lui, respecter notre serment envers l'Empereur et le Trône de Rubis de tenir cette cité en son nom. »

Tala sentit une grimace apparaitre, mais vit les traits braves, voire beaux, du comte se renfrogner, comme si quelqu'un avait enfoncé une épingle dans la réserve de bravoure et de force d'âme qu'il avait pu puiser.

« Toutefois, » les épaules du courageux Comte Hassildor s'affaissèrent, et une pointe d'amertume s'insinua dans son débit de parole régulier. « L'Empereur, à qui nous avons fait appel, a daigné nous informer que ses forces ne sont pas encore prêtes à lever un siège aussi important. »

Sous l'éclat de joie et de triomphe qu'éprouvait Potéma, Tala n'était pas loin de ressentir de la pitié pour le jeune homme courageux devant elle alors qu'il s'agenouillait lentement, abandonné par son souverain qu'il avait si bien servi.

« Par conséquent, grande reine, » dit-il, l'épée sur ses hanches se trouvant à présent dans ses mains. Bien que sa voix tressaute juste un peu, les mains offrant la lame vers son trône n'en faisaient rien. « Nous livrons notre ville et vies à votre merci. Franchissez nos portes ; disposer de nous et des nôtres... car nous ne sommes plus défendables. »


*QUELQUES TEMPS PLUS TARD*

Tala observa d'un air approbateur que la salle des banquets du Château de Skingrad avait été nettoyée avec beaucoup d'attention. Les marques de brûlures créées par les engins de siège du Domaine avaient été lavées à fond, ou du moins recouvertes de grandes tapisseries ramenées du réduit. Si l'on faisait très attention, on pouvait détecter les légères odeurs de l'hôpital qui s'y trouvait il y a quelques heures à peine, mais ces effluves étaient rapidement chassés au profit du fumet de rôti, de vin chaud et de légumes cuits à la vapeur qui s'échappaient désormais des cuisines. Ces mêmes cuisines avaient, jusqu'à il y a quelques heures, découpé des rats et fait bouillir du cuir de chaussure pour en faire de la soupe, épuisée par la horde de réfugiés que les Vodahmin et le Domaine avaient chassés avant eux, avant même qu'un siège de trois semaines n'ait vidé leurs garde-manger.

A présent, les assiégeurs étaient assis aux côtés de ceux qui avaient si bravement et efficacement leur cité, et Tala sentit l'amusement presque retenu de Potéma face à la légère confusion qui se lisait encore sur les visages des anciens défenseurs. Plutôt que les incendies, pillages et massacres auxquels ils s'attendaient sans surprise, l'Alliance et le Domaine étaient entrés en scène non pas avec des hordes de pillards, mais avec des chariots de nourriture surchargés et des troupes de guérisseurs et de mages qui remplissaient le château, plutôt que des hommes-bêtes déchaînés. Les blessés qui gisaient là il y a seulement quelques heures étaient désormais pris en charge dans les hôpitaux de campagne mis en place par l'Alliance autour de la ville. Les habitants affamés furent nourris, soignés et habillés par la colonne de siège de l'armée des Vodahmin. Les bannières Impériales avait été, bien sûr, remplacées par la tête de loup hargneuse de l'étendard de l'Alliance. En outre, la cité fut stupéfaite de la magnanimité dont faisait preuve l'infâme et redoutée « Reine-Sorcière », désormais appelée de plus en plus par la même ville « Haute-Mère ».

« Cela est vrai, monsieur, » entendit Tala confirmer le Comte Trajan, ramenant son attention sur l'instant présent, alors qu'il tenait un verre de vin. « Mon arrière-arrière-grand-père… de douze générations environ fut Janus Hassildor, le premier Comte vampire de Skingrad. Presque cinquante ans avant de résister à la Crise d'Oblivion, le Comte Janus et sa femme, Rona, furent victimes des vampires. Ils survécurent mais furent infectés par la Porphyric Hemophilia et devinrent eux-mêmes vampires. Tandis que le comte finit par accepter sa nouvelle vie, la comtesse perçut son existence vampirique comme une malédiction et refusa de boire du sang, pourtant requis pour la maintenir en bonne santé ; elle tomba rapidement dans le coma, causé par le désespoir et la malnutrition. Dans sa quête pour trouver un remède à sa condition, Janus transforma nombre de ses servants les plus proches, afin de mieux les contrôler et l'aider à prendre soin de sa femme comateuse. »

« Quelle horreur, » s'exclama Icando avec compassion. « Je ne puis imaginer les souffrances que cette pauvre femme a dû endurer. »

Le comte acquiesça gracieusement avant de continuer. « Lui et sa femme découvrirent à terme le remède à leur vampirisme mais entre temps, Janus en avait transformé beaucoup d'autres, qui étaient tout à fait satisfaits de rester des enfants de la nuit. Enfin, le Coven Hassildor fut fondé, et jura de protéger, servir et défendre la Maison Hassildor et le peuple de Skingrad. »

Il désigna les deux gardes Hassildor se tenant derrières son siège, qui ouvrirent docilement leur bouche pour montrer leurs crocs pointus, même si les yeux écarlates les avaient trahis immédiatement comme enfants de Molag Bal.

« Cela, bien sûr, » dit le comte en haussant les épaules. « A été soigneusement gardé secret par la Maison Hassildor… jusqu'à maintenant, du moins. L'Alliance est bien plus… compréhensive vis-à-vis de ses citoyens avec cette condition particulière, pourrions-nous dire. »

« Nous pouvons le dire, en effet, » hocha Sérana de la tête, affichant l'un de ses sourires carnassiers. « Mais si je puis demander : comment vous êtes-vous arrangé pour nourrir tant de vampires sans attirer l'attention de la Guilde des Mages ou du clergé ? Comme vous l'avez dit, le vampirisme a été quasiment interdit dans l'Empire et sauf sur le territoire de l'Alliance, les vampires sont presque tués à vue dans tout Tamriel. »

« Un comté de la taille de Skingrad a plus que son lot de voleurs, bandits, meurtriers et violeurs, Dame Sérana, » expliqua le jeune comte. « Et la garde de la cité n'a pas eu de bourreau depuis plus de quatre siècles. »

Le groupe autour de la table sourit et acquiesça de compréhension et d'amusement, avant que Tala ne sente une main se poser sur son épaule et un murmure dans son oreille.

« Haute-Mère, » intervint Nelkir Balgruufson à voix basse. « Le Seigneur Nazir demande votre présence dans l'antichambre. Il dit que quelque chose d'une grande importance s'est produit. »

« Je suis navré de déranger vos festivités, ma reine, » déclara le chef de la Confrérie Noire avec une courbette d'excuse alors que la Haute-Mère, suivie de Sérana et Icando, entra dans la petite pièce. Ses deux autres occupants que Tala reconnut comme Miraak et…

« Babette ! » s'exclama-t-elle d'une joie non feinte, s'avançant pour étreindre la petite vampiresse. « Je suis si contente de vous voir nous revenir saine et sauve ! »

« Comme nous tous, » sourit Nazir derrière elle, et la petite d'apparence enfantine sourit chaleureusement en retour.

« Je dois vous dire que ça n'a pas été simple, » déclara Babette tandis qu'elle retournait s'asseoir sur une chaise près du feu. Icando aurait pu émettre un léger son de désapprobation face à cette entorse au protocole royal, mais Tala n'agita qu'une main dédaigneuse pour couper toute protestation qu'il aurait pu formuler.

« Quand êtes-vous revenue ? » s'enquit-elle. « Et quelles nouvelles si importantes vous ont faite revenir de la Cité Impériale ? »

« A l'instant, » répondit Babette en déchirant une tranche de pain de la petite assiette que quelqu'un lui avait amenée. « Et les nouvelles viennent du Marais Noir : Llewellyn Né-Dragon a été déclaré Haut-Roi, non seulement de Bordeciel mais aussi du Second Pacte de Cœurébène. »

« Evidemment que cet idiot allait faire quelque chose d'aussi peu original que de me copier en ressuscitant une ancienne alliance, » soupira Tala. « Donc… Kelan-Tel a décidé de tirer le meilleur parti d'une mauvaise situation et de changer encore de camp ? »

« Il est mort apparemment, » la corrigea Babette en sirotant du vin. « Kailev-Tel est en fait le nom d'un de ses innombrables marmots qu'ils, oh désolée, attendez, que les Hists ont choisi pour le remplacer. Il a manifestement eu la grande révélation que l'avenir du Peuple passait par l'union des forces avec le si grand et si puissant Enfant de dragon. »

Le ton de sa voix était imprégné de presque autant de sarcasme que de haine pour l'homme qui avait presque à lui seul massacré sa « Famille » dans son Sanctuaire. Miraak tressauta, le Premier Enfant de dragon ressentant encore les cicatrices émotionnelles laissées par son ignoble défaite.

« Enfin bref, » poursuivit Babette après avoir pris un moment pour revenir à ses esprits. « L'armée du Pacte était en train de se diriger vers Bravil il y a de cela une semaine. Le messager qui nous a tenu au courant a aussi dit dans la même missive que la Générale Rikke et le Jarl Balgruuf sont venus du nord pour assiéger Bruma. »

« Avec l'armée Impériale encore dans la cité ? » demanda Sérana.

« L'Empereur Tiberius Né-Mede, dans sa sagesse infinie, » roula dramatiquement des yeux Babette. « S'est replié dans la Cité Impériale. De toute évidence, cette petite merde a dépouillé les garnisons de toutes les villes de tous les soldats qu'il a pu trouver. »

« Il se prépare à un long siège, » songea Icando. « Ou peut-être à une attaque contre le Pacte ? »

« Tuer Hereon mettrait fin à la menace principale à son règne, » confirma Miraak, mais l'expression sur son visage montrait qu'il ne pensait pas que Né-Mede ait ne serait-ce qu'une chance sur mille de réussir là où il avait échoué. « La levée du siège de Bravil fera également des merveilles pour son image de « protecteur » de son peuple, » renifla-t-il.

« Je ne crois pas qu'il prévoie lancer quelconque attaque, » pensa Babette à voix haute. « Ces nouvelles armes que les Lames possèdent rendent toute la Cour Impérial folle. »

Les sourcils du Premier Enfant de dragon se froncèrent.

« Quelles nouvelles armes ? »

« Du genre magique, » répondit l'enfant vampirique en haussant les épaules entre deux bouchées. « Concoctées par sa chienne d'Archi-Mage à Fortdhiver. Ils disent qu'elles crachent du feu, surpassant un bon arc Impérial d'au moins une douzaine de mètres. Elles sont appelées fuli… fou… fousis, je crois. »

« Des fusils ? »

La voix de la reine fut presque perçante, et ses yeux semblèrent s'élargir comme des soucoupes.

« C'est ça, des fusils ! » acquiesça Babette d'un air triomphant. « Aucune idée de ce que cela signifie, cependant… »

« Savez-vous à quoi ils ressemblent ? »

Le ton de sa voix revint à la normale, mais tous les conseillers de Tala lui lancèrent un regard inquiet alors qu'ils détectaient la grande tension avec laquelle elle l'avait fait.

Babette regarda Tala avec un air bien à elle, puis traça avec du vin sur son assiette un triangle grossier avec une ligne en sortant.

« C'est comme cela que l'un des soldats les ont décrits à ses compagnons, » déclara-t-elle en haussant de nouveau les épaules. « J'étais juste l'enfant de la rue à qui ils ont donné un morceau de pain, assise dans un coin silencieusement. »

« Je ne reconnais pas cette conception, » dit Icando, perplexe.

« MOI SI. »

La voix de la reine fut calme et suffisamment froide pour geler le cœur même du Mont Écarlate.

« Miraak, » aboya-t-elle. « Trouvez Aldnaro et dites-lui de déplacer ses troupes. Icando, pareil avec les Vodahmin. Nous marchons vers la Cité Impériale, et je ne veux pas dire aux premières lueurs du jour, ni même dans une heure. Nous marchons, et nous marchons MAINTENANT. »


ENFIN LE CHAPITRE 14 ! Désolée pour cette attente, mais ces dernières semaines ont été rude pour moi au niveau des études. Je suis contente de pouvoir finalement le poster.

Tala a enfin découvert l'existence de la création des fusils par le camp de Llewellyn. Leur prochaine réunion risque d'être mouvementée. D'un autre côté, Tala lui a aussi caché pas mal de choses…

J'espère que vous prenez toujours autant de plaisir à lire cette histoire et surtout, laissez-moi une review, c'est motivant !

A la prochaine !

Nephariel

Cette fanfiction appartient à Tusken1602.