CHAPITRE 2
On m'a fait remarquer que j'avais posté mon one shot au lieu du chapitre 2 désolé de l'erreur, je mettrais le one shot à pars.
«Eh bien, eh bien. Ce n'est plus que nous maintenant », dit Bellatrix avec son plus beau sourire. Sourire qui ressemblait plus à une promesse de mort lente et douloureuse qu'à la joie, mais ce n'était qu'un détail, n'est-ce pas? Elle s'avança devant les Dursley les regardant comme s'ils étaient une proie alléchante.
«Et si nous jouions un peu dites-moi. »Les Dursley commencèrent à trembler comme des feuilles essayant de se faire assez petits pour que la femme ne les vise pas. Ce qui, dans le cas de Dudley et Vernon, était impossible, preuve scientifique à l'appui. La scène était très satisfaisante à observer pour le jeune Harry, qui se régalait de la peur de ses ex-bourreaux.
«Voici les règles», commença-t-elle.
«Pendant que j'essaye de faire crier nos chers amis ici present le plus fort possible sans pour autant les casseroles, tu vas devoir me donner le plus d'informations possibles», Dit-elle s'adressant à Harry qui la fixait avec toute la peur et le désespoir qu'il était capable d'évoquer dans une telle situation plaisante. «Et si je trouve que ces informations sont assez importantes je laisserais une pause dans la douleur de ta chère famille. »Déclara la cinglée.
«Fais toi plaisir» pensa Harry, «je peux t'assurer que je vais m'amuser autant que toi. Quoique, non. Bien plus.
Pétunia comprit que sa survie dépendait de l'enfant qu'elle avait maltraité toute sa vie. Elle savait que toute sa famille allait mourir après avoir enduré une torture horrible, sanglante et dont seule la mort serait la fin. Sa théorie fut confirmée quand son neveu la fixa et lui adressa un sourire derrière leur tortionnaire, presque plus sinistre que celui de l'échevelée qui allait les détruire à petit feu. Elle abandonne alors tout espoir et espéra que la mort viendrait plus vite pour elle que pour son mari.
Vernon, contrairement à elle, pensait pourvoir survivre. Après tout ses méthodes d'éducation étaient excellentes, il n'avait rien à se reprocher. Pour lui le garçon méritait chaque punition qu'il avait subi, car son existence même était une erreur qu'il fallait corriger, qu'il fallait lui faire expier. Malgré son assurance, Vernon savait qu'il allait devoir demander gentiment au monstre pour pouvoir sortir, et une fois rentré chez eux, il apprendrait au garçon la leçon une bonne fois pour toute. Surtout qu'une nouvelle méthode lui avait effleuré l'esprit (NDLC: si il en a un…) et qu'il allait adorer lui administrer.
Dudley quant à lui voulait juste manger et surtout regarder en replay sa série préférée, il avait été interrompu au milieu de l'action. Applejack et Rainbow Dash s'affrontaient pour savoir lequel des deux étaient la plus rapide, et il était sûr que Rainbow Dash gagnerait. (NDLC: épisode 13 de la saison 1 de My Little Pony si quelqu'un veut regarder…)
Harry pouvait parfaitement imaginer ce que pensaient ses proches, sauf Dudley car sa débilité était plus profonde que la fosse des Mariannes. Ce ne fut donc pas une surprise quand son oncle se tourna vers lui, paniqué par la situation dans laquelle il se déploie.
«Harry mon garçon, commença Vernon d'une voix la plus douce et la plus conciliante possible, raconte à la madame ce que tu sais. Nous sommes ta famille après tout, nous passons bien avant ces gens qui t'ont demandé de garder leurs secrets n'est-ce pas? Tu te souviens des leçons que je t'ai enseigné? ». Il avait pris un ton paternel qui répugnait Harry.
«Famille» pensa Harry, «c'est amusant que tu me considère comme ta famille dans cette situation désespérée alors que peu de temps avant tu voulais ma mort. Et je sais parfaitement que tu veux dire que les sorciers sont des monstres qui ne méritent pas de vivre. Et tu penses que je vais te sauver? Mauvaise stratégie le lardon sur pattes. Ta stupidité m'étonnera toujours '.
Il avait une envie de lui cracher ses mots au visage mais devait se retenir, il ne voulait pas qu'ils comprennent son petit jeu trop tôt. Il n'aurait pas la chance de voir sa famille payer sinon.
Son jeu d'acteur continua alors, Harry regarda son oncle puis Bellatrix avec une tête désespérée qui laissait penser qu'il se produisait dans un dilemme insupportable. Il finit par détourner le regard et marmonna des excuses dont il ne pensait pas un mot à son oncle. Ce dernier perdit son sourire comprenant que son neveu préférait garder les informations pour lui plutôt que de les aider. Bellatrix sourit comme le chat de Cheshire *, s'avançant vers la famille au sol.
«Eh bien, eh bien, commença-t-elle, on dirait bien que je vais devoir m'y prendre à la manière forte si tu ne veux pas parler par toi-même. »
Elle pointa sa baguette vers le ballon humain senior qui écarquilla comiquement les yeux. Il ouvrit la bouche dans l'espoir de plaider sa cause, mais avant qu'il ne puisse dire le moindre mot, le Doloris tomba sur lui, le faisant hurler comme un porcelet égorgé. Si Bellatrix avait regardé Potter, elle aurait vu que celui-ci regardait la torture que subissait son oncle avec fascination et non pas horreur comme il aurais dû. Cependant, même si elle ne voyait pas, Pétunia ainsi que Dudley l'avaient bien remarqué et se demandaient quel genre de monstre ils avaient créé.
'Si seulement elle savait… Ça fait tellement longtemps que j'attends ça', pensa Harry avec une envie de rire hystériquement.
Elle se tourna vers Harry qui avait des représailles son visage désespéré et fixait son oncle qui se tordait au sol en criant. Il voyait un reflet de lui-même en la forme en boule de Vernon qui suppliait pour que la douleur cesse. Mais comme il l'avais fait avec Harry, sa tortionnaire fut sourde à ses supplications, préférant regarder les expressions de Potter qui montraient son désespoir et sa douleur dans son incapacité à aider son oncle.
«Tu sais», commença la femme folle prenant le menton d'Harry pour lui faire relever la tête, ses yeux noirs fixant les verts émeraude.
«Tout ce que tu as faire c'est de moi dire ce que tu sais et tout s'arrêtera. »Les expressions qu'Harry jouait à la perfection étaient complètement visibles sur son visage et Bellatrix avait donc le plaisir de le voir se débattre avec lui-même, sa famille ou la guerre.
Derrière son masque d'inquiétude, la haine de Harry pour Vernon augmentait de minutes en minutes pendant que celui-ci suppliait.
«Il n'a pas le DROIT! Il m'a laissé souffrir même lorsque je suppliais et jamais, au grand jamais, il s'est arrêté. Cette… a choisi qui se qualifie d'être humain. Je ne suis pas le monstre ici, c'est cet homme le monstre, cet homme qui a détruit mon enfance avant même mes 3 ans! Et maintenant, je compte bien le laisser souffrir le plus longtemps et le plus cruellement possible. Je le jure ici et maintenant, je ne laisserai personne qui m'a porté préjudice impunie, chacune d'entre elle payera pour ses crimes! '
Pendant son monologue intérieur, le visage de Harry avait progressivement fermé la place à un froideur effrayante qui donna des frissons à Bellatrix. Sans savoir pourquoi, elle savait qu'elle ne voulait pas être à la place de ceux qui avaient provoqué la fureur du sauveur de la lumière. Se rendre compte du silence qui était installé, Harry releva la tête pour voir les visages effrayés des Dursley et celui choisi de Bellatrix. Il comprit qu'il avait plongé dans sa colère et reprit le contrôle de ses émotions, faisant redescendre la tension qui régnait dans l'air. Les Dursley n'étaient plus perdus tout espoir, Bellatrix restait intriguée. Même si elle ne l'avouerait jamais, le gosse lui avait fait peur pendant une seconde, alors qu'elle était en position de pouvoir et que le gamin n '
Elle se reprit rapidement et s'avança vers l'enfant qui tenait constitué les barreaux de sa cellule, genoux à terre, fixant sa famille le regard dans le vide.
«Tu ne veux toujours pas parler, si ça continue l'esprit de ta famille va finir par se briser. »Chantonna-t-elle.
Elle le regarda et voyant qu'il ne répondait pas, elle se tourna vers les moldu.
«Etant donné que votre neveu ne semble pas décider, nous allons continuer notre petit jeu. »
En entendant ces mots, les Dursley devinrent encore plus pâles (était-ce même possible), se recroquevillant sur eux même.
Leur petit jeu dura plus de deux heures durant lesquels Bellatrix testait malédiction sur malédiction afin de varier du crucio, et voir de les briser trop rapidement. Les moldus ont une tolérance moins élevée au crucio, il serait dommage qu'ils fassent une crise cardiaque aussi rapidement. Tss, quels fragiles. De temps à autre elle s'arrêtait, demandant à Harry s'il s'était décidé à parler. Celui-ci restait ferme malgré sa voix de moins en moins assurée.
Quelques minutes après une de ces questions, elle entendit un faible murmure venir du garçon.
«Arrête, s'il te plait arrête, dit-il doucement, ou laisse-moi au moins les soigner. »
Elle se tourna vers lui heureuse d'avoir pu lui arracher une réaction après tout ce temps.
«Tu sais ce que tu as à faire. Balance un tuyau et je pourrais consentir à te laisser les soigner, ou du moins apaiser quelque peu leur douleur. »
Il la regarda d'un air désespéré avant d'ouvrir la bouche pour aussitôt la refermer. Il souffla un grand coup avant de commencer à parler. «Je…», elle l'encouragea d'un regard menaçant à continuer.
«Lors de la bataille du ministère…, les personnes qui sont venues… Ils étaient des membres de l'ordre du Phoenix que Dumbledore a rappelé. »
Elle le fixa un long moment, l'information n'était pas des plus utiles étant donné que Snape la leur avait déjà transmise, mais le gamin ne le savait pas et si elle rejetait sa demande, il se refermerait comme une huitre et il serait impossible de lui tirer quoi que ce soit.
«Voilà ce qu'on va faire», dit-elle en le regardant droit dans les yeux.
«Je vais te rendre ta baguette. Mais avant, tu jures sur ta magie que tu ne utilises que sur ta famille, rien d'autre. »
Il la fixa sans vraiment croire qu'elle laissait vraiment s'approcher de sa famille pour utiliser la magie sur eux.
«Et bien?», Intervint-elle, agacée par son manque de réaction en dehors de son ébahissement.
«Tu acceptes ou pas? Si tu ne te décides pas rapidement… »Avant qu'elle n'ait été le temps de finir sa menace à peine voilée, il intervint:« Oui, enfin je veux dire bien sûr que j'accepte. »
Elle étira ses lèvres dans un grand sourire qui lui fit froid dans le dos avant de lui balancer sa baguette.
Il la rattrapa un peu maladroitement puis se releva. Il fut tenté de lancer un sort à la femme pour lui montrer l'idiotie de son acte mais préféra relever sa baguette pour prononcer le serment:
«Moi, Harry James Potter, jure sur ma magie de n'utiliser ma baguette que pour m'occuper des Dursley. »
Satisfaite de sa promesse, Bellatrix lui ouvrit la porte de sa cellule et le laissa s'approcher des Dursley. Elle fronça un peu les sourcils en le voyant boiter et en entendant la respiration du garçon quelque peu sifflante. Elle avait déjà remarqué qu'il avait du mal à trouver son souffle plus tôt, mais pensait que cela était dû à la panique. Peut-être que les mangemorts qui étaient partis le chercher s'étaient un peu défoulés contre lui malgré les interdictions finalement. Ce n'était pas quelques bleus qui allaient le tuer de toute façon. Ce garçon élevé dans du velours et de la soie était en fait fragile si quelques coups le mettaient dans cet état. Dans sa réflexion, elle n'avait jamais remarqué le regard mauvais qu'il dirigeait vers sa famille adoptive.
Du côté de Voldychou… (NDLC: Oui, nous on a le droit de l'appeler comme ça + _ +)
Cela faisait bientôt deux heures et Bellatrix n'était pas encore revenu pour lui donner ne serait-ce qu'une petite avancée. Pendant une minute il craignit que la femme, dans son amusement, ait tué les moldus qui étaient leur moyen de pression seul sur Potter. Il se reprit rapidement se dit que même si la femme était folle, elle ne voulait pas avancer la date de sa mort, et ne ferait donc pas l'erreur de le mettre en colère.
Il était sur le point de quitter son bureau pour descendre dans le donjon, impatient de voir les informations que le gosse avait lâchées, quand quelqu'un toqua à sa porte. Le mangemort à la tête du groupe chargé de récupérer Potter et sa famille entra. Le sombre Seigneur avait refusé d'envoyer ses meilleurs éléments au cas où Dumbledore avait été assez intelligent pour protéger le morveux avec il-ne-savait-quels-maléfices. Le vieux fou citronné devait être bien trop confiant en son système de protection: les mangemorts étaient tous rentrés vivants de ce qu'il avait pu voir. Il attendait quand même les détails, contenus dans le rapport que son fidèle avait apporté.
Il soupira en voyant l'homme transi de peur, n'osant dire un mot sans sa permission. Il allait devoir rectifier tous les problèmes que sa folie passée avait provoqué, notammment des hommes apeurés dès qu'il ouvrait la bouche.
«Oui? »
L'homme se tendit en l'entendant, cette situation commençait à sérieusement l'énerver, comment allait-il faire si ses mangemorts n'osaient même pas lui parler. Seuls Lucius et Snape le côtoyaient sans faire dans leurs robes de sorciers, et il fallait avouer que la solitude le pesait même si la cause de la peur était grisant.
Le mangemort rassembla tout son courage: «Je viens donner mon rapport…» mais ne put continuer, sa voix était l'avoir abandonné.
«Eh bien, j'attends! »Le Lord était de plus en plus excédé. «Je dois aller voir si la torture sur la famille du gamin lui a fait lâcher quelque chose d'utile. »
Le mangemort le fixa surpris avant de parler lentement avec une légère hésitation «Vous utilisez sa famille moldu… Contre lui? C'est ça? »
«Bien sûr, l'enfant est tellement noble qu'il ne tiendra pas longtemps en voyant sa famille se tordre de douleur. »Dit-il avec agacement comme s'il parlais à un jeune enfant.
«Je… ne suis pas vraiment certain que ce soit une méthode efficace…»
«Et pourquoi donc? »Demanda-t-il surpris.
«Personne ne vous a prévenu? J'avais demandé à une des personnes du groupe de ramener au moins cette information particulière avant le rapport complet. »Marmonna le mangemort à moitié pour lui-même.
«De quoi parles tu enfin? Dépêche-toi, ma patience à des limites. »Dit-il cette fois sérieusement agacé par l'homme.
«Eh bien… Quand nous sommes arrivés, nous somme tombés sur une maison normale, confortable, avec une touche de luxe à l'intérieur. Les membres de la famille étaient installés tranquillement, et leurs vêtements sont probablement plus coûteux que la pension alimentaire que je file à mon ex… »
«Je ne vois pas le problème, Dumbledore l'a dit lui même, sa vie est celle d'un gamin pourri gâté. »
«Il est là le problème, Potter n'était pas avec eux. Nous sommes dit qu'il devait se prélasser dans sa chambre mais quand nous y sommes arrivés, la chambre de Potter se déroule derrière une porte cadenassée avec une chatière qui a l'air de servir pour apporter des repas. Contrairement au reste de la maison, la chambre du gamin était dans un état de vente et je ne parle pas d'une chambre d'ado bordélique. En rentrant nous avons eu le temps de voir Potter s'envelopper d'une sorte de glamour que nous n'avons pas réussi à retirer quand nous avons l'assommé et je peux vous dire que ce n'était pas beau à voir. »Le mangemort finit son histoire sans remarquer que son maître avait arrêté tout mouvement en comprenant les dires de son sous-fifre.
Voldemort parla lentement pour bien comprendre la situation «Donc, tu me dis que le gamin Potter ne vit en fait pas une vie de rêve mais que ses proches le traitent mal à ce point. C'est bien ça? »Le mangemort hocha la tête avec hésitation craignant quelque peu la réaction de son maître.
«D'après toi, à quel point l'état de Potter est mauvais? »Demanda à nouveau le sorcier sombre.
«Eh bien pour tous vous dire, à ce moment où je demandeais comment il pourrait toujours être conscient. »Réussit le mangemort.
Le plus grand mage sombre de notre époque jura avant de virer le mangemort de son bureau. Il se dirigea rapidement vers la cheminée et lança la poudre dans le feu pour appeler Severus Snape. Si l'état du gamin était aussi mauvais, le talent de l'homme ne serait pas de refus.
La tête du maître des potions fit son apparition et paru surpris en voyant qui l'appelait.
«Oui? Je ne me rappelle pas qu'une réunion était prévue. »Demanda-t-il avec son sarcasme habituel, qu'il n'arrivait même pas à dissimuler à cet homme menaçant.
«Ce n'en est pas une», dit Voldemort, pressé. «J'ai besoin que tu viennes ici rapidement avec des potions de soin, prends de tout. Je ne sais pas exactement quel sont les dommages. Je vais demander à Narcissa de venir, je pense que sa formation de médicomage sera utile. »
En entendant l'urgence dans la voix de son maître et ami, Severus devient sérieux et alla chercher le plus rapidement possible sa réserve de potions de toute situation, puis revint à la cheminée et utilisa la poudre de Cheminette. Son maître et Narcissa était déjà présent. Sans prendre la peine de s'expliquer, Voldemort se dirigea vers les donjons pendant que les deux autre le suivait, perplexes.
Ils arrivèrent juste à temps pour voir le porc humain se tordre de douleur, Potter ricanant de façon satisfaite et folle. Bellatrix, ébahie, se tourna vers eux alors que le gamin s'effondrait, épuisé et physiquement à bout.
«Bella! »S'exclama Snape
«Eeeeehhhh! C'est pas ma faute cette fois, c'est le gamin! »
NDLC = Note De La Correctrice
Et voilà j'espère que ça vous a plus.
