Salut tout le monde, désolé pour la longue attente. Voilà enfin le 3ème chapitre, profité.

Ils arrivèrent juste à temps pour voir le porc humain se tordre de douleur, Potter ricanant de façon satisfaite. Une Bellatrix, ébahie, se tourna vers eux alors que le gamin s'effondrait, épuisé et physiquement à bout. «Bella! »S'exclama Rogue «Eeeeehhhh!C'est pas ma faute cette fois, c'est le gamin! »

Harry se réveilla lentement, confus. Il n'ouvrit pas tous de suite les yeux, se demandant où il était et essayant de se rappeler les derniers évènements. «J'étais dans la cellule, Bellatrix m'a laissé sortir et… je me suis un peu emporté. Enfin pas tellement, j'étais trop faible à cause des blessures ... Donc, je m'amusais bien et puis plus rien.

Harry soupira, 'Mon corps a dû lâcher, pas étonnant… ça ne m'avance pas beaucoup pour savoir où je suis en tout cas.'

«Je sais que tu es réveillé», fit une voix masculine qui tendit Harry (mais pas dans le sens que certains doivent penser, merci, on n'en est pas encore là. (つ ͡ ° ͜ʖ ͡ °) つ) «Pas la peine de faire semblant, ça ne t'apportera pas plus de réponse. » Ouvrir ou ne pas ouvrir les yeux, la décision de Harry fut prix rapidement: il essaya d'ouvrir un premier œil, mais la lumière l'éblouit, aggravant le mal de tête qui s'était manifesté à son réveil. Il grogna doucement son mécontentement. Un rire quelque peu moqueur à côté de lui le fit se renfrogner encore plus.

«Je suis mort? »Demanda-t-il très sérieusement. Même un nuage ne pouvait être aussi doux que ce sur quoi il était allongé… Ce fait lui faisait considérer le paradis comme une possibilité sérieuse. «Malheureusement, non. Tu m'es toujours utile. »fit la voix. Harry fronça les sourcils, la voix était sèche et rauque, mais divinement sexy. «Dans ce cas, est ce que les Dursley sont morts? », Demanda-t-il avec un soupçon d'espoir. « Non plus. » Harry pouvait presque voir le sourcil interrogateur que devait soulever son interlocuteur. « Est-ce que tu as une bonne nouvelle dans ce cas ? » dit Harry en ouvrant les yeux et en relevant la tête, enfin habitué à la lumière, pour fixer l'homme. Blasé, son regard montrait à quel point il était ennuyé de la situation actuelle.

« Eh bien, tu as l'immense chance d'être dans la même pièce que moi. Et les elfes ont enfin apprit à faire des profiteroles. Même une nonne vendrait son âme au diable pour pouvoir y goûter. Ce qui explique pourquoi je peux en manger quand je veux, et que j'ai une nonne quelque part dans mes sous-sols. » déclara l'homme. Il ressemblait étrangement à un Tom Riddle d'une vingtaine d'années qu'on voyait dans la Gazette du Sorcier lors des numéros spéciaux sur le Lord Sombre. Sauf ses yeux, qui bizarrement n'était pas de la même couleur qu'il y a quelques secondes.

Harry cligna des yeux plusieurs fois, ne sachant pas quoi dire face à cette déclaration sans queue ni tête. L'apparence de l'homme le frappa d'un coup, et il faillit s'étouffer en avalant sa salive (ça arrive même aux meilleurs p-p). « Pardon ? » Dit-il avant de se reprendre, « Le chauve sans nez a réussi à emballer une fille et à faire un gosse ? » L'homme s'avança vers lui, grognant, se reprenant en voyant les boîtes de remèdes et de potions puissantes aux côtés du garçon. Il devait rester en vie pour répondre à ses questions. Il soupira et le regarda comme si il était totalement idiot. Bien sûr Harry savait qu'il n'était pas le fils de Voldemort, mais il ne voulait pas paraître trop docile, trop effrayé, et il voulait encore moins s'ennuyer. Et là, maintenant, il n'avait que le sosie de Voldy sous la main pour se divertir. « Non, je ne suis pas le fils du… Chauve sans nez. » répondit enfin Voldemort, retournant s'asseoir dans un fauteuil capitonné en cuir noir. « Il me semblait bien. » Il se redressa avec difficulté, se servant d'un gros oreiller pour soutenir son dos et sa tête. Remarquant la décoration, il sourit et essaya un trait d'humour pour détendre l'homme : « J'aurais pensé à une déco plus macabre pour le Lord Plus-sombre-que-mon-avenir »

Ce n'eut pas l'air de marcher étant donné l'expression de l'homme au yeux rouge. Ah, bleu maintenant ? Aucune importance, ça changeait toutes les deux secondes.

« Pourquoi demander qui je suis ? Tu as l'air de le savoir parfaitement. » soupira Voldemort, agacé. Harry haussa les épaules avec un air ennuyé, mettant Voldemort encore plus en colère. « Es-tu suicidaire ou seulement idiot pour provoquer une personne qui essaye de te tuer depuis plusieurs années ? » cette fois Harry entendait la colère dans sa voix. C'était si facile de le mettre en rogne que ce n'était même plus drôle. « Pourquoi est-ce que tu t'embêterais à me soigner pour me tuer derrière ? Tu serais le seul idiot ici. » rétorqua Harry un sourcil relevé. Il regarda Voldemort avec intérêt, se demandant s'il prenait les mêmes jolies couleurs que l'animal qui lui servait d'oncle quand il était en colère. À sa grande déception, le seigneur noir reprit rapidement ses esprits et se calma.

« T'es pas censé être sujet aux crises de pure colère et de schizophrénie par hasard ? » demanda Harry avec un réel intérêt. « J'étais, je ne suis plus », fut la seule réponse que lui donna l'homme, nourrissant la curiosité du garçon. Quelqu'un de normal aurait haussé les épaule pour accompagner cette déclaration, mais pas notre chère seigneur des ténèbres, bien trop distingué pour un geste aussi plébéien.

Un silence gêné s'installa entre les deux. On ne pouvait pas dire qu'ils avaient une relation amicale, donc assez difficile de commencer une conversation sans que l'un énerve l'autre et qu'ils s'entretuent. Enfin Harry pensait que ce n'était le cas que de Voldemort, lui n'était pas assez idiot pour s'emporter à la moindre remarque… Enfin … Ouais, nan, même lui savait qu'il était loin d'être un ange.

« Alors », tenta Harry « pourquoi suis-je toujours en vie ? » à peine avait-il fini sa phrase qu'il eut envie de frapper sa tête contre le premier mur qui passait. « On peut rectifier ça si tu veux. » dit Voldemort avec un sourire narquois. « Nan ! Je pense que ça va aller, malgré ce que j'ai dit tout à l'heure, c'est cool de respirer et d'avoir un cœur qui bat. » s'exclama Harry avant de se rendre compte que le Lord noir se moquait juste de lui. Il fronça les sourcils, irrité. « Après tout, c'est pour ta crédibilité que je dis ça, ça te ferait juste paraitre idiot et faible si je meurs alors que t'as essayé de me sauver. » Cette phrase fit perdre son sourire à l'autre. « Petit impertinent. » siffla Voldemort pour lui-même.

À ce moment-là la porte s'ouvrit pour laisser passer une femme blonde à l'allure aristocratique, faisant soupirer de soulagement Harry. La conversation, si on pouvait appeler ça une conversation, était vraiment trop maladroite et tendue. Il n'avait pas le dessus sur son interlocuteur, et ça le dérangeait profondément. Même si personne ne s'attendait à ce qu'il ait une conversation amicale avec le type qui essayait de le tuer depuis sa naissance. Ouais, bon on s'égare un peu là.

« Ah, tu es réveillé. Ça fait 2 jours que tu dors. » dit-la femme, un doux sourire aux lèvres en le voyant assit contre la tête du lit. « Et toi », dit-elle se tournant vers le seigneur noir qui se recroquevilla dans son fauteuil sous le regard menaçant de la femme. « J'espère que tu ne le fatigue pas » dit-elle sévèrement. On aurait dit qu'elle grondait un enfant, ce qui fit doucement ricaner Harry pendant que Voldemort le fusillait du regard. Elle se retourna vers Harry, « Comment te sens tu ? Des douleurs ? » demanda-t-elle à Harry tout en agitant sa baguette autour de lui, à la recherche du moindre problème. Ses gestes lui rappelèrent Mme Pomfresh, elle faisait les mêmes à chaque fois qu'il mettait un pied dans l'infirmerie. Penser à elle fit un peu chuter l'humeur de Harry : même si la pauvre infirmière faisait tout ce qu'elle pouvait, elle ne disait jamais rien de son état à qui que ce soit. Elle revenait comme si rien ne s'était passé après avoir prévenu le directeur. Harry suspectait que sa mémoire était trafiquée à chaque fois, même s'il ne savait pas comment. « Juste un peu mal à la tête », dit-il avec un grand sourire convaincant. Elle le regarda sceptique. « Juste un peu tu es sûr ? Pas autre part ? » Le sourire de Harry vacilla quelque peu, on aurait dit que les soignantes partageaient cette particularité de détecter les mensonges et cachotteries de leur patient. « Peut-être un peu plus qu'un peu », abandonna-t-il. La voyant prête à le gaver de potions il paniqua un peu. « C'est supportable, j'ai vu pire et j'ai une haute tolérance à la douleur, pas besoin de tout ça. »

Au lieu de rassurer la femme, cela lui fit froncer les sourcils d'inquiétude. « Tu es sûr de n'avoir mal qu'à la tête ? » demanda-t-elle une seconde fois. Malgré une légère hésitation, le regard de l'homme le plus dangereux de la planète qui lui promettait mille souffrances s'il mentait le fit se décider. Ce mec commençait à être emmerdant sérieusement. Harry répondit à peu près honnêtement. « J'ai peut-être le corps complètement courbaturé, mais ça doit être lié à ma guérison rapide, et la peau de mon dos me tire. »

À la mention de son dos, les visages en face de lui s'assombrirent, lui indiquant que ce fameux dos devait être dans un état déplorable quand ils l'avaient trouvé. Harry grimaça en pensant à ce qui avait provoqué cette blessure particulière et sentit sa colère envers les Dursley remonter avant de se calmer.

« C'était si mauvais que ça ? » demanda-t-il finalement, redoutant un peu la réponse. Il vit une multitude d'émotions passer dans les yeux de la femme avant qu'elle ne soupire pour lui répondre, tandis que Voldemort le fixait avec insistance, demandant silencieusement ce qui était arrivé. S'il n'était pas capable de demander, Harry ne lui dirait rien.

« Il y a une forte probabilité que cela marque ta peau, cependant nous avons réussi à te rendre ta sensibilité en réparant les nerfs qui avait été détériorés à cause du niveau de la brûlure. » dit-elle en attendant sa réaction. « Je ne suis pas vraiment surpris », finit par dire Harry en haussant les épaules « que vous ayez restauré la majorité des dégâts est déjà une très bonne nouvelle. » Son attitude nonchalante attrista la femme. Voldemort resta impassible.

La porte s'ouvrit, deux hommes entrant dans la pièce. Ils saluèrent le Lord avant de se poster à ses côtés. « Je suppose que le professeur Snape est celui qui vous a assisté dans ma guérison », dit Harry en jetant un coup d'œil sur les nouveaux arrivants, qui se trouvaient être Snape et Malfoy senior. La guérisseuse tourna aussi la tête et fixa les deux hommes.

« À ce que je vois il est réveillé et va plutôt bien. » remarqua Snape de sa voix traînante habituelle. « Vous savez que le « il » en question se trouve dans la même pièce que vous monsieur » grommela Harry avec un sourcil relevé. Pour toute réponse Snape ricana : il n'en avait strictement rien à faire et moins il parlerait à un Potter, mieux il se porterait.

Face au comportement de Snape, la guérisseuse fronça les sourcils et se tourna vers le second toutou du Seigneur sombre. Indésirable dans cette pièce et cette situation selon Harry, même s'il était amusant. « Lucius, mon cher, si tu pouvais un peu mieux tenir ton ami je t'en saurai gré. Nous n'avons pas besoin d'un adulte qui se pense être dans la cour de récréation. » souffla-t-elle pendant que l'indignation se peignait sur le visage du maître des potions et qu'Harry se retenait de rire.

Alors qu'il s'attendait à une réponse purement Malfoyenne, le père de la fouine se plia aux ordres de sa femme. Harry eu l'image d'un Malfoy avec queue touffue battant derrière lui et des oreilles de chien, lui donnant encore plus envie de rire. Entre Voldemort et sa femme, le Lord blond n'en menait pas large, baissant la tête et obéissant aux deux comme un chiot.

« Bien sûr ma chère » dit doucement Malfoy avec un sourire aux lèvres. Il se tourna vers Snape, son attitude arrogante de retour. « Severus, mon ami, tu l'as entendue comme moi, comporte-toi un minimum. » Snape le regarda avec un rictus narquois avant de répondre. « Lucius, laisse-moi te dire une chose, tu as perdu toute ta crédibilité depuis que je t'ai vu répondre aux ordres de Narcissa de cette façon. Bien que je n'aie pas de problème avec le fait de respecter les femmes, évite de lui lécher les bottes devant moi. Tu deviens un vrai toutou, donc ne me fait pas la morale et coucouche panier. »

Le seigneur des ténèbres, qui avait regardé toute la scène avec un sourire amusé, intervint avant que cela ne dégénère. « Tout cela est très intéressant », dit-il « mais j'aimerais beaucoup savoir ce qui a pu provoquer une blessure pareille sur notre cher Gryffondor » continua-t-il en se tournant vers Harry qui essayait toujours d'associer l'image du Malfoy qu'il connaissait et celle du Malfoy martyrisé par tout le monde.

« Je me demande si bébé Malfoy sait que son père se fait victime par sa femme et son meilleur ami » marmonna Harry pour lui-même. « Qu'avez-vous dit M. Potter ? », demanda M. Malfoy, les yeux plissés. Au moins Harry savait d'où venait cette habitude qu'avait Malfoy fils. Harry revint sur terre avant d'arborer un sourire innocent. « Rien, rien du tout. Vous vouliez savoir pour ma brulure, c'est ça ? » changea-t-il de sujet brusquement. Voldemort lui fit signe de débuter ses explications.

« Alors… » commença-t-il réfléchissant par où commencer. « La cause de cette magnifique marque s'étalant dans mon dos est de l'huile bouillante. » commença l'adolescent, observant avec intérêt les expressions des personnes présentes. Trois têtes choquées, celle qui appartenait au plus dangereux resta stoïque. « Pardon… ? » finit par dire Voldemort, « je crois avoir mal entendu. De l'huile bouillante ? » dit-il d'une voix dangereuse faisant frissonner les sorciers. « C'est ça » dit Harry d'un ton nonchalant, tout en regardant les réactions du Lord Serpentard. « Je suppose que tu n'en as pas pris une douche par plaisir. Comment est-ce arrivé ?» demanda Voldemort d'une voix toujours aussi trompeusement douce. « Et bien », reprit Harry avec ce sentant un peu oppressé par l'atmosphère de la pièce, « J'étais en retard pour faire le repas, et j'avais décidé de faire des frites. Ils ont utilisé l'huile contre moi » dit Harry. La honte et la colère le remplit, se confier à ses ennemis… De toute façon, qu'il le fasse ou pas, son sort était déjà scellé. Quand il ne serait plus utile, couic ! Autant se libérer un minimum de son fardeau.

Après un moment de silence, Snape pris la parole, « Et tu dis que pour ça, ils ont décidé de te torturer ? » Son ton était incrédule.

« C'est ça », répondit Harry en baissant la tête, se concentrant pour ne pas laisser les mauvais souvenirs l'envahir. Faire une crise de panique ici, là, maintenant, n'était pas vraiment recommandé. « Je m'étais retourné pour m'occuper des steaks et… » Il réprima ses émotions d'un coup, ne voulant pas paraître faible. Il releva la tête et son visage se ferma. Les quatre adultes le fixaient, la femme étant la seule à le regarder avec compassion et empathie. Les trois autres restaient froids, sans réactions. Harry ricana intérieurement. Qu'est-ce qu'il s'était imaginé ? Qu'ils allaient le prendre dans leurs bras ? Le réconforter, le protéger peut-être ? « Et comment leur est venue l'idée ? » demanda Malfoy senior. Il croisa les bras, ne trahissant aucune émotion.

Harry l'observa la tête penchée avant d'aborder un sourire tordu, effrayant les gens dans la pièce. « Mise en pratique des leçons d'histoire de mon cousin Dudley, » dit -il comme si c'était la chose la plus naturelle au monde. Il se répétait son mantra, celui qu'il s'était répété tout au long de sa vie pour supporter la torture. 'Ma douleur d'hier est ma force d'aujourd'hui. Ma douleur d'aujourd'hui est ma force de demain'. Il souffla puis continua la voix toujours légère : « Si je me rappelle bien c'était pour défendre les remparts des châteaux. Je peux vous dire que je comprends totalement pourquoi ils tombaient de leurs échelles. C'est une putain d'agonie ce truc. »

Il se reconcentra sur les personne présentes. Narcissa tendit son rapport sur l'état d'Harry au Tom Jedusor. Ce dernier le parcourut rapidement puis attira rapidement Lucius pour lui murmurer quelques mots. Malfoy père hocha la tête et fit signe au professeur et à sa femme de le suivre. Ils sortirent d'un pas pressé.

« Il y a un problème ? » demanda Harry, confus. Voldemort secoua la tête. « Absolument pas. Je préserve seulement mes intérêts. Tu m'es utile, et j'ai besoin de toi en pleine forme. Tant physique que mentale. Selon Narcissa, tu n'es pas en état pour répondre à toutes mes questions. Alors nous allons faire en sorte que tu le sois. Dors, colorie, fais une partie d'échec contre toi… Tant que tu ne quittes pas ce lit et que tu te reposes. Sinon, je te jure que tu t'en mordras les doigts. Clair ? » Avant même qu'Harry puisse répondre, Voldemort se leva et sortit lui aussi de la pièce, faisant claquer sa cape et ses chaussures cirées au sol.

Harry cligna rapidement les yeux avant de dire, «De 1, les sorties théâtrales c'est dépassé. De 2… Qu'est-ce qu'il vient de se passer?! »