Dans un village de Fiore, en plein été, des dizaines de personnes couraient se mettre à l'abri. Un orage avait subitement fait irruption au-dessus de leur tête et avait mit un terme à leurs activités estivales. Tous étaient habillés légèrement pour les grandes chaleurs, si bien que pour la plupart d'entre eux, la pluie était un soulagement, mais aussi une douche dont ils se seraient bien passés. S'écoulant sur la terre chaude, l'eau soulevait une odeur pétrichor qui arrivait rapidement aux narines des observateurs, bien à l'abris dans leur maison de pierre.
- C'est bizarre, ça fait cinq jours de suite qu'il pleut comme ça d'un coup.
- Tu penses qu'on devrait avertir le Dark Chess, au cas où ce serait magique ?
- Oui, je vais les prévenir.
A l'insu de tous, un seul homme bravait la pluie alors que tous couraient se cacher. Étrangement vêtu d'un long manteau encapuché, ce jeune homme devait haïr la chaleur et bénir cette pluie qui lui donnait raison d'avoir choisi un tel accoutrement. Alors que les marchands luttaient pour ranger leurs étals et protéger leurs fruits et autres de la tempête, le jeune homme se hâtait de dérober certaines denrées sans se faire repérer. Prenant autant que les poches de son manteau pouvaient le permettre, le jeune homme tenta ensuite de déguerpir au plus vite. Il fut cependant surpris par une rafale qui lui retira son couvre-chef et un éclair qui révéla Falcon à la vue de tous, y compris du commerçant victime de son larcin.
- Repose ça ici.
Le jeune garçon aux cheveux noirs, dont les épis ornant d'ordinaire sa tête avaient été en partie tassés par la pluie, prit alors ses jambes à son cou en laissant échapper une partie de son butin.
- Au voleur !
La plupart des habitants ayant regagné leur foyer, personne ne répondit à l'appel du maraîcher et le jeune garçon put quitter les lieux sans être inquiété. Sans se retourner, le jeune homme quitta le village et s'enfonça dans la forêt qui l'entourait. Sous le couvert du bosquet, le jeune homme jeta quelques regards furtifs derrière lui, s'assurant de ne pas être suivi. Une fois cela fait, sa course devint marche pendant qu'il prenait le chemin de son abri.
La bâtisse délabrée avait toutes les peines du monde à retenir l'eau et l'empêcher d'inonder l'intérieur. Fort heureusement pour le jeune homme, l'orage passait peu à peu, chassé par le ciel du crépuscule, ainsi, aussi vite qu'elle était venue, la pluie cessa. Disposant la nourriture sur la seul table ornant l'unique pièce, le voleur déposa ensuite son manteau sur son lit avant de se mettre à table. Falcon s'ébouriffa ensuite les cheveux pour leur faire retrouver un tant soit peu leur état sec. Son repas frugale ne combla qu'en partie la faim du jeune brun, lui indiquant qu'il aurait à ressortir pour ne pas finir la journée à saliver sur son oreiller.
Une pomme roulant sur la table fit regretter à Falcon que la tempête qu'il avait lui-même invoqué ait échappé à son contrôle et l'ait ainsi fait repérer. A n'en pas doûter, si tout s'était passé comme prévu, Falcon aurait gagné sa journée. Allongé sur son lit, il préparait son prochain départ. Retourner dans le même village était impossible, mais les autres cibles étaient à de longues minutes de marche.
Allongé sur son lit, les yeux fixés au plafond, Falcon tentait de faire taire son appétit avant de partir. Il se laissa alors envahir par ses pensées et sombra dans le sommeil. Il se vit alors dans son ancienne vie, entouré de ses jeunes amis dont il avait oublié jusqu'au nom et qui n'étaient maintenant que des visages lisses aux cheveux colorés. Il se remémorait à quel point il était naïf et adorait les fables des mages. Il aurait tout donné pour en devenir un, mais maintenant que le marché avait été rempli et qu'il avait tout perdu, il regrettait sa vie passée.
C'est avec cette pensée que Falcon se leva, de même que le jour. La faim continuant à le tirailler, le garçon aux cheveux noirs fut obligé de quitter son lit et de prendre la direction du village. Les yeux encore embrumés, Falcon mit un certain temps avant d'arriver à destination, si bien que les premiers commerçants étaient déjà à l'oeuvre depuis près d'une heure.
L'heure précoce et la température encore fraîche donnèrent l'idée à Falcon de faire se lever un épais brouillard. Il n'y aurait ainsi pas de vent pour le découvrir, ni d'éclair pour le révéler. Son plan était sans faille, à ceci près que dans le brouillard, Falcon était aussi aveugle que la victime de son larcin. Il avançait donc à tâtons, les bras en avant, et plissait les yeux le plus possible pour distinguer murs et passants. La levée soudaine d'une brume si épaisse n'avait pas laissé le temps aux habitants de prendre les mesures qui s'imposaient. Certains attendaient que le brouillard ne se dissipe, d'autres étaient déjà en train de faire du rangement, pestant contre le temps et ses caprices.
Après un rapide temps d'adaptation, le jeune mage brun parvenait à distinguer les sacs portés par les villageois et, protégé par le brouillard, s'approchait sans difficulté de ces derniers. Cependant, il était difficile pour le jeune garçon de choisir ce qu'il prenait, si bien que la plupart du temps il s'emparait de ce qui ressemblait, au toucher, de près ou de loin à des légumes ou des fruits.
Les premières personnes arrivés pour faire leurs courses se sentaient alors de plus en plus légères à mesure que Falcon s'emparait de leurs achats. Ce qui ne manqua pas de soulever un léger vent de panique alors qu'il traçait sa route entre les gens. Sur le point de partir, il fit un léger détour pour un dernier vol. Alors que sa main n'était qu'à quelques centimètres de sa prise, son poignet fut enserré par une main semblant être celle d'une femme.
Réprimant un cri de surprise, Falcon s'accrocha à ce qu'il avait déjà volé et parvint à se dégager rapidement de la poigne de la jeune femme. Il détala en s'éloignant du village, évitant d'être suivi grâce au couvert de la brume. Certain de n'avoir personne derrière lui, Falcon rentra chez lui au pas afin d'y déposer le fruit de sa journée de travail, et si possible de se mettre rapidement à table, la faim ne s'étant pas faite plus discrète.
- On t'a jamais dit qu'on ne volait pas le sac d'une femme ?
La surprise avait figé sur place Falcon, impossible qu'il ait été suivi avec le brouillard et les précautions qu'il avait prises sur le chemin du retour. Les intentions de l'intruse, que Falcon se doutait être la même jeune femme qu'il avait tenté de chaparder quelques instants plus tôt, étaient inconnues. Aussi l'habitant des lieux se tenait prêt, s'il le fallait, à fuir ou attaquer. Du coin de l'oeil, Falcon jugeait de la posture et des gestes de son invitée pendant qu'il se tournait vers elle.
Ses chaussures blanches avaient toujours accrochée sur elles des feuilles humides à cause du brouillard du Falcon. Les gouttelettes accumulées sur l'étroit pantalon de la jeune femme lui donnait l'air de scintiller à mesure qu'elle tentait d'enlever les disgracieux hôtes de ses semelles. Une fois cela fait, elle remit en place son manteau noir de manière à ce que les coutures roses soient en effet sur ses épaules et ses flancs, et surtout que l'ouverture de la fermeture soit alignée avec le col en v de son maillot blanc.
Rien ne semblait hostile dans le comportement de la jeune femme, aussi Falcon se décida enfin à la regarder dans les yeux. Bien qu'assez négligé, le visage de la brune était loin d'être désagréable, dans la vingtaine, elle était coiffée d'une simple queue de cheval s'emparant de sa totalité de ses cheveux et ne laissant échapper qu'une mèche ondulant le long de sa joue.
Des souvenirs remontèrent alors dans l'esprit de Falcon, cette jeune femme, totalement inconnue, avait cependant un faciès des plus familier. La couleur des cheveux n'était pas la même, mais la silhouette et les traits du visage firent s'avancer le garçon vers la nouvelle venue prêt à l'enlacer.
- Livitha ?
Ramené à la réalité par la douleur sur sa joue, le jeune homme ouvrit les yeux pour voir que la jeune femme avait fait de nombreux pas en arrière, et était même sortie de la maison. Ses bras devant elle pour se défendre, elle avait les yeux écarquillés et la bouche entrouverte.
- Désolé pour la gifle, mais je m'appelle pas Livitha.
La raison revenant au jeune garçon, il eut un mouvement de recul, réalisant enfin son erreur.
- Je… Pardon, c'est juste que tu…
- Ressemble à quelqu'un que tu connais j'ai cru comprendre.
L'ombre d'un sourire passa alors sur le visage de la jeune femme, rassurant légèrement Falcon quant à son humeur. Il déchanta rapidement quand elle lui lança un regard froid.
- Les gens que tu voles travaillent dur pour acheter ce qu'ils ont. Tu ne devrais pas vivre comme ça.
Ce sermon, il l'avait entendu à de nombreuses reprises, du moins à chaque fois qu'il se faisait prendre par quelqu'un souhaitant le remettre sur le droit chemin. Ce qui était une motivation supplémentaire pour passer inaperçu. La répétition des mêmes reproches ne fit que tirer un soupir et tourner le nez de Falcon.
Déçue sans être vexée, la jeune femme tordit ses lèvres en un demi-sourire.
- Le brouillard c'est toi ?
Ne sachant que répondre, Falcon se contenta de fixer la jeune femme du regard avec les lèvres légèrement écartées.
- Et la pluie les jours d'avant aussi ?
Falcon baissa alors la tête, comme un enfant accusé d'avoir fait une bêtise.
- Je passe souvent faire les courses ici, et à chaque fois que tout le monde court pour rentrer chez lui, je vois une personne à contre-courant, qui semble aller partout. Si je suis venu, c'est pour te prévenir que le Dark Chess va certainement venir ici pour enquêter, alors il vaudrait mieux que tu fasses profil bas, au moins pour un moment.
- Au point ou j'en suis, je me demande s'il ne vaudrait pas mieux que je me rende. Au moins à travailler pour eux, j'aurai un foyer et de quoi manger tous les jours.
Si la jeune femme n'était pas en colère auparavant, elle l'était maintenant. Fronçant les sourcils, son sourire disparut rapidement alors qu'elle serrait les poings.
- Tu as la moindre idée de ce qu'ils font tous les jours ? Ce qu'ils te demanderont de faire ?
Harassé, ennuyé et voulant juste qu'elle s'en aille, Falcon cherchait à lui dire ce qu'elle voulait entendre pour la satisfaire et qu'elle le laisse en paix.
- Je sais qu'ils arrêtent les mages, j'ai pas dit que j'approuvais ce qu'ils faisaient, mais c'est le seul avenir pour les mages.
Dans un mélange de déception et de tristesse, la jeune femme commença à faire demi-tour, sentant que la cause était perdue.
- Soit tu travailles pour eux, soit ils te tuent. Si c'est tout ce que tu vois, pas étonnant que tu te retrouve seul.
- Et tu veux que je fasse quoi ? Que je fasse comme dans les histoires pour gamin ? Que je me retrouve dans une guilde et que je batte l'Empereur ?
- Et pourquoi pas ? Tu croirais pas que se débarrasser du mec qui a mis en place notre exclusion arrangerait les choses ?
- Oui, et après on s'occupera des membres du Conseil et du reste du Dark Chess et tout ira mieux.
L'ironie de Falcon ne plaisait pas vraiment à la jeune femme qui commençait à respirer de plus en plus vite, laissant se dessiner une veine sur le coin de son front. Falcon lui, plissait les yeux, comme s'il cherchait un détail sur le visage de la jeune femme.
- Notre exclusion ?
Jetant un regard noir à Falcon, la jeune brune tentait de prendre le même ton que son interlocuteur, bien que ses mots ne soient pas empreints de la même malice.
- Bah oui, tu n'es pas seul, pas autant que tu le crois. Si tu arrêtais de te regarder le nombril, tu le verrais.
- J'ai essayé, pendant plus de trois ans, et je n'ai jamais trouvé d'aide. Alors si c'est ça, je me débrouillerais tout seul. S'il y a des mages contre le Dark Chess, ils sont comme moi, parce que les guildes de mages n'existent plus.
Les épaules de la brune s'effondrèrent sous les mots de Falcon. Elle regardait le jeune homme, sans comprendre ce qui l'avait mené à penser ainsi.
- C'est avec ce genre de réflexion que les guildes ont disparues.
Avant d'entendre la réponse de Falcon, la jeune femme quitta les lieux et reprit la direction du village, laissant le jeune homme seul avec son butin du jour. Son sac à la main, la jeune femme continua tout droit pendant de longues minutes, jusqu'à parvenir une pied d'une paroi rocheuse, elle la longea donc, cherchant l'escalier qui devait lui permettre d'arriver jusqu'à sa destination.
Prenant la forme d'une arche de roche suivie d'une porte en bois, la jeune femme s'approcha de cette dernière. Elle posa ensuite son sac au sol et s'empara du heurtoir des deux mains pour signaler sa présence, sans succès, s'y reprenant à plusieurs fois, l'intérieur demeura silencieux, et la jeune femme dehors. Un léger grondement lui fit comprendre que l'on venait enfin à son aide, mais aussi qu'elle devrait elle aussi y mettre du sien pour entrer.
Une fois l'ouverture suffisante, elle s'empara de ses sacs et mit un pied à l'intérieur, le parquet de bois grinçant sous ses pas. La personne l'ayant aidé était un jeune homme, à peine plus grand qu'elle et aux yeux aussi noirs que ses cheveux, aussi hérissés que ceux de Falcon, à ceci près que ceux du jeune portier partaient en arrière. Habillé d'un polo noir et d'un pantalon bleu, le jeune homme avait encore le sommeil dans les yeux, signe d'un réveil encore tout jeune.
- Merci Haze.
Remarquant le ton froid de sa camarade d'ordinaire si enjouée, Haze se doutait que quelque chose n'allait pas.
- Ca va Evan ?
- Ca va très bien, j'ai juste croisé un pauvre type en ville.
- C'est bizarre, pourtant Shaporo est resté ici.
La modeste salle formait la plus grande partie du bâtiment qu'Evan venait de pénétrer. Carrée, elle ne comptait que deux tables, et une petite dizaine de chaise, la plupart étant empilée dans un coin de la pièce. Seul un comptoir de bar, bien que vide, brisait la monotonie de l'endroit.
Au centre se trouvait un jeune homme blond au teint hâlé. Assis sur une chaise, il avait posé ses pieds sur la table et semblait dormir avec un casque sur les oreilles pour écouter sa musique. Habillé d'un maillot noir aux bords du col rouge, il avait autour du torse une sorte de besace blanche qui de loin ressemblait à une écharpe porté en bandoulière. Ses jambes croisées sur la table étaient ornées d'un pantalon trop grand pour elles, forçant le dénommé Shaporo à user d'une large ceinture blanche, qui n'était en fait qu'une corde serrée autour de sa taille.
Un léger souffle comme seule réaction, Evan alla elle aussi s'asseoir, laissant Haze se démener pour refermer la porte. Evan posa ensuite les courses sur la table, ce qui ne fut pas suffisant pour réveiller Shaporo, avant de s'effondrer sur une chaise et d'enfouir sa tête dans ses bras. Durant de longues minutes, Evan se remémora les évènements de la journée, et en particulier sa rencontre avec Falcon, bercée par la musique étouffée du casque de Shaporo. Toujours "de garde" dans les bras de Morphée, il ne montrait aucun signe de réveil pendant qu'il était dévisagé par Evan, laissée par Haze qui était reparti se coucher.
Ne supportant pas le silence et de ne pouvoir se confier à personne, elle quitta la pièce et se dirigea vers l'unique porte n'étant pas celle qui menait à l'extérieur. A l'intérieur se trouvait un couloir, grossièrement taillé dans la roche et éclairé uniquement par la lueur de la grande salle qu'Evan venait de quitter. . En ces lieux se trouvaient six portes, et c'est vers la plus éloignée que progressait la jeune femme. Arrivée à son niveau, Evan leva la main pour toquer sur ce qui n'était qu'un planche de bois bouchant un trou dans la pierre. Elle ne rencontra cependant que le vide, la porte s'étant ouverte au même moment, révélant l'habitant de la chambre.
D'un gabarit ridiculisant celui d'Evan, le vieil homme la toisait de plusieurs dizaines de centimètres, tout en arborant un regard plein de compassion, comme s'il connaissant le moment et la raison de la venue de la brune. Habillé sommairement, il ne revêtait qu'un simple habit de lin n'ayant même pas le bon goût de lui former des manches et d'un pantalon du même acabit.
- Tu as l'air tourmentée Evan.
D'un sourire en coin, perdu entre sa barbe et sa moustache d'argent, il fit comprendre à la jeune femme qu'elle était la bienvenue. L'intérieur de la chambre n'était nullement décoré, comportant simplement un lit et un tapis sur lequel le vieil homme s'était placé en tailleur, laissant à Evan le loisir de s'asseoir sur le lit.
- Dit moi tout Evan.
- Monsieur, j'ai rencontré un jeune homme en ville…
- Qu'a-t-il dit bien pu te dire pour te troubler tant ?
- C'est un mage, mais il a l'intention de travailler pour le Dark Chess, car cela fait des années qu'il est seul et il ne supporte plus d'avoir à voler pour vivre.
- Il est perdu, il erre en cherchant comment agir, et quoi faire. Peut être lui faut il simplement un guide pour lui montrer le chemin.
- Maître, je pense que si on lui montrait comment nous vivons, il…
- Evan. Je ne connais pas ce garçon, il peut très bien nous suivre comme nous rejeter, et si c'est le cas, il pourrait nous mettre en péril. Je comprends que tu souhaite l'aider, mais tu dois te faire à l'idée que nous ne pouvons nous permettre d'accueillir tous les mages dans le désarroi de Fiore.
Le regard s'abaissant sur ses jambes, Evan ne trouvait quoi répondre mais elle avait eu la réponse à sa question, même si elle regrettait de ne rien pouvoir faire de plus.
- Merci de m'avoir écoutée Maître.
Elle se leva donc pour quitter la pièce et posa sa main sur le morceau de fer froid et tordu qui servait de poignée.
- Ceci étant dit.
Evan se retourna alors, attentive aux prochaines paroles du vieil homme.
- Je ne pourrai accepter qu'on laisse ainsi un jeune homme dans le besoin.
Un sourire embellit alors le visage d'Evan, chassant sa morosité et sa déception.
- Je passerai en ville dans la journée pour en savoir plus. Décrit moi ce garçon s'il te plaît Evan.
- Merci Maître.
Se ruant sur le lit, Evan commençant donc son récit, tentant du mieux possible de ne rien oublier, que ce soit l'apparence, le comportement, le lieu de vie, où même les pouvoirs de Falcon, bientôt le vieil homme en savait autant qu'Evan à son sujet, et était prêt à le préparant pour le départ, le Maître s'habilla de manière à moins attirer l'attention. Il se recouvrait donc de ce qui ressemblait à un manteau de pluie, cachant ses bras nus ainsi que la tatouage bleu marine qu'il avait sur l'épaule, représentant le profil d'un oiseau ou une autre créature ailée dont la queue pointue rejoignait les ailes.
