Hello les gens !

Que d'enthousiasme pour le premier chapitre^^ !

Je suis contente que ça vous intrigue autant.

Voici la suite en espérant qu'elle réponde à vos attentes.

Réponse à Yuiu :

Je suis contente de répondre à tes critères. J'avoue je suis une fan des contes aussi. J'en lis beaucoup et de pleins de nationalité différentes^^. J'espère que la suite te plaira autant. A bientôt.

L'UNIVERS SERA SOMBRE ALORS ATTENTION AUX AMES SENSIBLES, LE RATING M NE SERA PAS LA POUR FAIRE JOLI ! MENTION ET DESCRIPTION DE TORTURES DE MORT SANGLANTE ET BIEN D'AUTRES !

Disclaimers: L'univers et les personnages d'Harry Potter ne m'appartienne pas, de même que les différents supports qui on nourrit mon imagination.

Dédicace : A mon premier lecteur, celui qui ne failli jamais et qui est d'une rapidité à toute épreuve. Et à mon Bébinou pour ses tendres corrections.

Couple: Harry/ Draco (bien évidemment)

Rating: M. Mention de torture de meurtres… Bref vous commencez à me connaître

Parution: très bonne question…

Résumé : Le Royaume de Gryffondor abrite en son sein un arbre miraculeux. Par un froid matin d'hiver la Reine Liliana qui se trouve incapable d'avoir un enfant, s'apprête à offrir sa vie en échange de ce miracle.

Sur ce, une bonne lecture^^

Le Prince et le Chasseur

Chapitre 2 : Le Chasseur

Harry fut emprisonné dans la plus haute tour du château, cloisonné entre quatre murs, jamais visité, sauf par les créations éphémères que lui envoyait sa marâtre.

Ses petits pantins gardaient son logis aussi salubre que possible, compte tenu du fait que l'endroit était emplit de fuites et de courants d'air. Lorsqu'il pleuvait, il était sûr d'être le premier averti, de même lorsque l'hiver s'en venait. Sa cheminée n'en avait que le nom et ses draps étaient si usés qu'ils étaient parsemés de trous.

Il était nourrit chichement, mais heureusement pour lui des fées lucioles venues du Sanctuaire Divin situé aux frontières Nord Est du Royaume, lui apportaient souvent du nectar et de l'ambroisie.

C'est à elles et à sa magie qu'il dût de n'être pas mort de faim ou d'une affection quelconque.

Le seul être humain qui lui était possible de voir, s'appelait Thomas, le petit préféré de la Reine. Il lui rendait visite afin de lui raser le crâne dès que ses cheveux atteignaient ses épaules. Après quoi ses mèches étaient réparties en différents lots et étaient envoyées aux nombreux clans qui menaçaient sans cesse de se rebeller contre le pouvoir en place.

Son aura, qui irradiait au cœur de la moindre de ses cellules, était reconnaissable entre toute, pourvue que l'on sache la lire.

L'héritier toujours en vie, il n'y avait que des électrons libres peu enclins à réfléchir aux conséquences sur sa santé, pour oser s'en prendre à Ravena.

Pour montrer qu'elle était loin d'apprécier ce genre d'attention, elle le fit descendre de sa tour et fouetter au beau milieu de la cour d'honneur, avant de le marquer au fer rouge.

L'avertissement était clair : si jamais il prenait à quelqu'un l'envie de recommencer, elle ne se contenterait pas de quelques tortures…

D'autres avaient tenté de le faire évader, mais ce fut un terrible échec.

Ravena les fit écarteler, éviscérer et envoya leurs têtes à leurs commanditaires.

Du haut de sa tour, le petit prince avait assisté à leur supplice. Sa colère avait été si grande qu'il s'était planté les ongles dans les paumes jusqu'à ce que son sang se répande. Sur sa plaie ruisselante, il s'était juré de ne plus revoir un tel spectacle. Plus personne ne devait mourir pour lui. Il allait s'en sortir seul. Il ne savait pas encore comment ni quand, mais il ferait en sorte d'être prêt le moment venu.

Il endurcit son corps grâce aux nombreux exercices que lui avaient appris ses maîtres, après quoi il méditait des heures, parfois des jours durant. Il acquit calme et patience, qualité qu'il lui avait toujours fais cruellement défaut. Sa volonté tant loué, devint plus inébranlable encore, telle de l'acier trempé. Son visage aux traits si doux, se parât d'une étrange solennité, ses yeux si vert et si profonds, prirent des accents d'absinthe à vous transpercer jusqu'à l'âme.

Il apprit à modeler sa magie et se relia à l'énergie de son royaume.

L'essence divine contenue dans les mets que lui apportaient les fées, lui permirent d'entrée en contact avec les Dieux et de se nourrir de leur savoir. Ils lui parlaient d'une quête qui l'emmènerait plus loin que n'importe qui avant lui et pour laquelle il allait devoir sacrifier plus qu'il ne pouvait imaginer.

Pour l'instant il ne possédait peut-être rien, pas même la jouissance de sa propre vie, mais ça ne serait pas toujours le cas.

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Les années passèrent et la magie de Gryffondor se pervertie pour mieux chasser l'ennemi qui l'avait envahi. Le pommier sacré se vida de toute vie animale, puis végétale. Ne resta de cet arbre centenaire et majestueux, qu'un tronc creux et des branches sombres et tordues. Il s'habilla de ronciers si denses qu'ils dépeçaient quiconque s'en approchait.

La forêt des nymphes, qui bordait les plaines entourant le château, mutèrent en un piège mortel sous l'influence vengeresse de la Reine Galadrielle et de son peuple. Au fur et à mesure que leur amertume grandissait leur demeure devenait un antre de ténèbres qui n'avait qu'un seul but, rendre fou de terreur tous ceux qui auraient l'envie de s'en approcher, avant de les dévorer vivant.

Des gobelins, des basilics, des arachnides, des banshees et autres créatures de cauchemars s'y installèrent. Les plantes devinrent toxiques, empoisonnant jusqu'à l'air à l'entoure. L'eau devint un poison lent et insidieux. Mais contre toute attente les fruits, dont regorgeait la forêt, se transformèrent en joyaux. Sans compter la rareté de certains matériaux, comme les écailles de basilics, les cheveux de banshee, ou la soie d'arachnides, qui valaient une petite fortune. Une façon bien sournoise d'inciter les aventuriers les plus suicidaires à poser un pied en ces lieux.

Avisant cette puissance qui lui échappait et qui lui avait coûté bien trop d'hommes, Ravena se résolue à faire comme si elle n'existait pas. Elle jugea préférable de créer un nouveau réseau de route qui la contournerait, quand bien même cela prendrait plusieurs jours de chevauchée. Cela valait mieux.

D'autant plus que les nymphes avaient également quitté leur terre, préférant se réfugier chez les nains, au cœur de la montagne solitaire, dans la cité d'Erebor. Vivaient –là, en parfaite autarcie, ce qui restait des clans fidèles à la lignée de Gryffondor.

Ils savaient que leur seul espoir résidait en la personne de leur Prince, Chevalier Divin. Ils devaient se préparer pour le jour où le miracle se produirait. Ils en avaient eu l'augure et se nourrissaient d'espoir depuis lors.

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Résumer la vie de Ravena serait une histoire bien trop longue à raconter, car elle en avait vécu plusieurs. Son apparence était loin de refléter son âge véritable. Si sa chère petite sœur était devenue froide au point de geler son apparence pour l'éternité, Ravena, elle, devait voler l'essence vitale d'autrui pour garder la sienne.

Et pas celle de n'importe qui. De jeunes femmes principalement, vierges de préférence, avec un ascendant magique si possible. Parfois, elle se nourrissait de ces jeunes amants telle une veuve noire. A ceux qui lui plaisait infiniment, elle offrait une force et une longévité peu commune pour qu'ils la servent avec la plus grande déférence, jusqu'à ce qu'elle s'en lasse et s'en repaisse.

Le dernier en date et qui continuait de garder ses faveurs depuis plusieurs années, s'appelait Thomas. Un jeune homme à la peau d'albâtre et aux de braises incandescentes, qui partageait ses pulsions meurtrières et ses envies de tortures.

En plus des nombreux sortilèges à sa disposition, la Reine possédait, dans une pièce où nul n'avait le droit de pénétrer, un miroir hanté par un esprit démoniaque qui par une heureuse malédiction disait toujours la vérité et connaissait tous les secrets de l'Univers. C'était lui, entre autre chose, qui lui avait dit le danger que représentait sa nièce, bien avant sa venue au monde.

C'était un magnifique miroir de bois doré richement sculpté de rinceaux, de filets feuillagés et de volutes surmontées de dragons ailés. Le fronton était décoré de branchages d'olivier sur un côté et de chêne sur l'autre. Au centre, une large coquille déchiquetée asymétrique à feuilles d'acanthe surmonté d'un corbeau couronné.

Ainsi entouré Ravena se croyait invincible…

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Après dix ans à régner sans partage sur le Royaume, Ravena sentit son pouvoir décliner, lui qui ne lui avait jamais fait défaut. Sa force vitale s'épuisait de plus en plus vite. Rien ne lui permettait de ralentir cette fuite, que ce soit les sortilèges, ou les multiples sacrifices rituels qu'elle organisa au pied du pommier. A bout de nerf, elle finit par se précipiter au-devant de son miroir.

Tremblante, elle lui demanda qu'elle était la source de ce mal.

« -Voilà dix-huit ans, raconta-t-il, une Reine en peine de voir la vie grandir dans son ventre, pria les Dieux d'exaucer son souhait. Parce qu'elle était bonne et pure, ils acceptèrent pourvu qu'elle offre le prix de sa vie. Grandit alors en son sein un être bénit des Dieux, appelé à devenir un guerrier à nul autre pareil. Un Héros Divin, qui serait capable de défier la mort elle-même.

-Harold !

-Oui ma Reine. Le petit prince est devenu grand et voilà qu'aujourd'hui son pouvoir est en passe d'anéantir le tien. Mais il y a un moyen de l'éviter et ainsi tu n'auras plus jamais besoin d'absorber l'essence vitale d'autrui.

-Apprends-moi ce moyen !

-Tu dois te repaitre de son cœur encore chaud. »

Ainsi elle avait bien fait de garder cet avorton en vie. Il était peut être sa faiblesse, mais il était aussi son salut. L'immortalité demeurait en son cœur et elle n'avait qu'à le croquer pour que le pouvoir qu'elle avait senti sommeiller en ce royaume soit enfin sien.

Elle eut toutes les peines du monde à calmer la frénésie qui montait en elle, avant d'appeler Thomas. Son homme de main aux allures de jeune premier, revenait de sa ronde trimestriel et finissait de répartir les différentes mèches fraichement coupées du futur sacrifié. Comme après chacune de ces séances, Thomas était troublé. Son prisonnier n'avait pourtant plus rien de l'altesse royale dans ses vêtements crasseux, avec son visage anguleux et son crâne rasé. Mais ses yeux si vert et si expressifs qui lui mangeaient le visage, le transperçaient avec tant d'intensité qu'il se sentait mis à nue et vulnérable. Même sa Reine ne possédait pas un regard si envoûtant, ou si troublant.

Cela éveillait en lui des pulsions qui se situaient entre l'envie de meurtre et l'extrême dévotion.

« -Ma Reine ?

-Amène-moi notre charmant prisonnier. Lui Ordonna-t-elle en aiguisant le plus fin de ses poignards. Il semblerait que son cœur au sang bleu soit divin. »

En haut de sa tour, Harry en pleine méditation sentit un verrou sauté en lui. Une douce chaleur se répandit dans sa poitrine et réchauffa son corps engourdi. Il prit une grande inspiration et ouvrit lentement les yeux. Ses mains tremblaient traversées par un flux qu'il avait du mal à contenir. Il se sentit capable de soulever des montagnes.

C'était aujourd'hui !

Il allait enfin quitter sa prison et débuter sa quête.

Il se redressa et fit rouler ses épaules avant d'étirer ses jambes pour mieux chauffer ses muscles. A peine eu-t-il finit, que des pas se firent entendre dans le couloir. Thomas revenait le voir et il n'était pas sûr d'en apprécier la raison.

La porte s'ouvrir en un grincement sonore. L'amant de la Reine était là, la mine plus glaciale qu'à l'accoutumé, avec sous le bras une cape de laine grise élimée. Sans un regard, il la lui jeta au visage.

« -Couvres-toi ! Ordonna-t-il. »

Harry se contenta de regarder le vêtement chuter à terre, puis de fixer intensément son geôlier.

« -Je t'ai dit de te couvrir ! La Reine veut te voir.

-Pourquoi ? »

Encore et toujours ce regard. Thomas n'était pas sûr de le supporter plus longtemps sans perdre le peu de patience qu'il avait. Il s'avança d'un pas rageur, ramassa les guenilles et lui les lui tendit en frappant sa poitrine au passage.

Avant qu'il n'ait pu se faire la moindre réflexion sur le fait qu'elle était plus musclée qu'il ne l'avait toujours présagé, Harry lui saisit brusquement le bras et lui tordit dans le dos avant de le pousser contre le mur le plus proche. Le choc lui coupa un instant la respiration, l'empêchant de crier.

« -Pourquoi veut-elle me voir ? Répéta-t-il. »

Son prisonnier grogna en guise de réponse et se débattit comme un beau diable dans l'espoir de se défaire de sa prise. Harry tira d'avantage son bras. L'articulation craqua, prête à se déboiter.

« -Pourquoi ? »

Sa voix prit un accent métallique auquel personne ne pourrait résister.

Sans qu'il puisse s'expliquer ce phénomène, Thomas lui répondit. Sa voix était si envoûtante…

« -Elle veut t'arracher le cœur pour le dévorer. »

L'instant suivant, Harry frappa son crâne contre le mur. Pas assez pour le tuer, mais assez pour l'assommer pendant plusieurs heures.

Il le coucha sur le sol crasseux et lui prit la fameuse cape. Il s'enroula dedans en prenant garde de cacher jusqu'au haut de son visage et sortit de ce qui était désormais son ancienne prison. Il referma soigneusement la porte à clé et dévala les escaliers quatre à quatre. Lorsqu'il sortit de la tour, il prit garde à ne croiser âme qui vive. Lorsque ce fut le cas, il ralentit le pas, rasa les murs, les yeux sagement baisés, espérant de tout cœur ne pas être inquiété. Il se faufila ainsi jusqu'aux écuries. Là, il dénicha une monture, qui grâce aux Dieux, était déjà sellée et prête à partir.

La herse était levée pour laisser passer quelques marchands, c'était le moment où jamais !

Il monta en selle et lança son cheval au grand galop en direction de la forêt obscure.

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On l'appelait le Chasseur. Cela sonnait comme quelque chose d'unique et de solennel qui le mettait mal à l'aise. Il estimait depuis longtemps ne plus en être un. Depuis le jour où il avait quitté l'armée de Freyja, la Reine des Glaces, petite sœur de la Reine Ravena. Elle semblait taillée dans le givre et aussi froide que lui au premier abord. S'il était vrai qu'elle avait souffert de la mort tragique de son enfant, elle était loin d'être aussi mauvaise que son ainée. Elle avait migré dans le Nord pour noyer son chagrin. Avisant les guerres de clans interminables qui s'y déroulaient, faisant des centaines de veuves et d'orphelins, elle se jeta dans la mêlée. Elle donna un toit et une raison de vivre à ces familles déchirées. Elle les avait armés et entrainés pourvu qu'ils puissent se bâtir un nouvel avenir. Elle leur avait trouvé un nom qui symboliserait leur objectif : Les Chasseurs. Ils se réunirent sous sa bannière brodée d'un cœur poignardé d'argent sous un fond immaculé.

Après d'âpres combats, les Rois des clans du Nord avaient plié le genou. Freyja était Reine des Royaumes du Nord. Ses Chasseurs s'étaient vengés.

Tout était à rebâtir, mais lui n'en avait cure. Il ne considérait pas le Nord comme sa maison. Il rêvait de gloire et d'aventure. Il demanda le droit de quitter le service de sa Reine, chose qu'elle lui accorda avec sa bénédiction. Il alla vers le sud, là où il pourrait se tailler une réputation. La forêt obscure lui avait semblé être un terrain de jeu adéquat, en plus de lui offrir de quoi largement gagner sa vie. Personne n'était assez fou pour s'y aventurer à part lui. Jusqu'à ce matin d'hiver…

La pleine lune avait eu lieu la veille, de même que le rassemblement des banshees. Elles avaient dû laisser nombre de leurs cheveux coincés entre les branches des arbres. Il ne lui restait plus qu'à aller se servir.

Il terminait sa récolte lorsqu'un bruissement de feuilles attira son attention. Aussi furtif et silencieux qu'une ombre, il se faufila jusqu'à la source du bruit. Là, il découvrit une silhouette en haillon, dont il ne put voir le visage. Intrigué, le Chasseur le suivit sur plusieurs mètres.

Etait-ce un concurrent ? Un jeune en mal de sensation forte ? Ou juste un suicidaire qui voulait être certain de ne pas se rater ?

Quoique ce soit, il n'allait pas faire long feu ainsi vêtu et désarmé.

Il l'observa encore quelques instants, indécis quant à ce qu'il devait faire.

Le jeune inconnu était prudent et ses gestes étaient mesurés. Il avait l'air de savoir exactement où il allait, pourtant il était certain de ne l'avoir jamais vu.

Lorsqu'il le vit faire mine d'entrer dans le territoire gobelin, son sang ne fit qu'un tour et il bondit hors de sa cachette.

Il se jeta sur l'inconscient et le plaqua au sol, rapide comme l'éclair.

Il allait pour le rabrouer, lorsqu'il tomba sur deux orbes couleur absinthe qui le transpercèrent aussi surement que l'aurait fait une lame.

Tout à son trouble, il ne prit pas garde au coup de poing qui le sonna suffisamment pour qu'il lâche prise. Sans demander son reste, sa proie fila entre les arbres dans l'espoir de lui échapper.

Le Chasseur s'ébroua avant de se redresser et de lui courir après. Il fallait beau voir qu'un gringalet sorti d'on ne sait où lui fasse un tel pied de nez. Sans compter qu'il n'appréciait pas plus que cela l'idée de le laisser se faire au minimum, dévorer par une des nombreuses créatures qui vivaient là.

Lui avait de quoi camoufler jusqu'à son odeur, ce qui était loin d'être son cas. Et pour cela, il devait remercier la Reine Galadrielle.

Elle avait entendu parler de lui. Il était vrai que sa réputation n'était plus à faire, aussi lui avait-elle offert une cape magique capable de le préserver des regards extérieurs.

Soudain il sentit la terre trembler sous ses pieds. Des cris de bêtes enragées s'élevèrent dans l'air. Une horde de Gobelins étaient sur leur trace.

Il accéléra l'allure en grognant contre le fou qu'il poursuivait. Il finit tout de même par le rattraper.

Sans la moindre douceur, il le plaqua contre lui avant de les faire rouler de concert jusqu'à un arbre éventré. Il fourra son paquet dedans, lui mit la main sur la bouche en lui intimant le silence et les recouvrit de sa fameuse cape.

Les secondes prenaient des airs de siècles tandis que les gobelins tournaient autour de leur cachette dans l'espoir de les débusquer.

Le Chasseur retint son souffle, le cœur battant jusqu'à ce que la horde ce soit finalement éloignée. Il retira sa main et fixa son vis-à-vis avec colère.

« -Vous avez envie de vous faire tuer ou quoi ?! S'égosilla-t-il. »

Pour unique réponse, il eut un « non » de la tête.

Il soupira d'exaspération.

« -Allez debout ! Je vous ramène à la lisière. Et faites-moi le plaisir de ne jamais remettre les pieds ici ! »

Un nouveau non lui répondit.

« -Et pourquoi je vous pries ?!

-…

-N'avez-vous donc pas de langue ?! »

Il n'eut pas le temps de lui répondre qu'un nouveau bruit se fit entendre. Contrairement à ce qu'il pensait ce n'était pas la horde qui revenait, mais les soldats de la Reine, commandés par un Thomas un peu groggy et surtout très énervé.

« -Retrouvez le ! La Reine le veut vivant ! Beugla-t-il. »

Avisant l'éclat de la peur dans les yeux verts, le Chasseur serra les dents et s'approcha doucement du jeune homme. Il ne voulait pas se mêler des affaires de la Reine, mais il ne voulait pas non plus le livrer et avoir sa mort sur la conscience. Depuis la fin de son service auprès de Freyja, il s'était juré de ne plus tuer, ou en tout cas, pas sans une bonne raison, telle que défendre sa vie ou celle de quelqu'un.

Il lui tendit sa main, invitation silencieuse à lui faire confiance.

En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ils se retrouvèrent à courir entre les arbres, pourvus qu'ils mettent la plus grande distance entre eux et les soldats. Les Gobelins semblaient bien moins dangereux à présent. Ils s'enfoncèrent sur leur territoire en prenant garde de ne pas se faire voir ou entendre. Leur entreprise réussie, ils trouvèrent refuge dans une grotte cachée par un amas de lierre et autres plantes grimpantes.

« -Je peux avoir quelques explications ? En commençant par qui vous êtes et ce que sa Royale Majesté vous veut ? »

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Harry hésita un instant avant de lui répondre. Il lui avait sauvé la vie par deux fois. S'il avait dans l'idée de lui nuire, il l'aurait laissé aux mains de Thomas, hors il ne l'avait pas fait.

De plus, il devait s'avouer qu'il avait besoin d'aide. Il ne pourrait aller au bout de sa mission seul.

Il connaissait la forêt comme sa poche et serait à même de le guider.

Pour la première fois en sa présence, il ouvrit la bouche et se présenta, avant de lui révéler le triste sort que lui réservait sa belle-mère.

Le Chasseur réprima une envie de vomir.

La cruauté de la Reine n'était plus à démontrer, mais « ça », dépassait l'entendement. Comment pouvait-elle être si différente de sa sœur ?

« -Je ne suis pas venu ici dans l'espoir de lui échapper, mais pour trouver un objet très important qui se trouve dans les jardins de la Reine Galadrielle.

-C'est en plein milieu du territoire des gobelins. Autant vous rendre à la Reine tout de suite. Votre mort serait plus douce, ironisa son compagnon.

-Peut-être mais je n'ai pas le choix. Voulez-vous m'y conduire Chasseur ? »

Ce dernier soupira. Pourquoi pas, s'ils s'en sortaient vivant, il pourrait espérer être largement récompensé…

« -Pour commencer vous allez arrêter de m'appeler comme cela. Mon prénom c'est Draco. »

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Et voilà pour le deuxième chapitre.

Je n'ai pas mis trop longtemps à l'écrire pourvu que je garde le rythme^^

Même si pour l'instant le reste de mes fictions restent en suspens, comme « Sang Noir » qui souffre d'un gros syndrome de page blanche mais ça va surement finir par se dénouer de soi même, croisons les doigts.

Alors à bientôt j'espère

N'oubliez pas le com de l'amour

Angel