L'UNIVERS SERA SOMBRE ALORS ATTENTION AUX AMES SENSIBLES, LE RATING M NE SERA PAS LA POUR FAIRE JOLI ! MENTION ET DESCRIPTION DE TORTURES DE MORT SANGLANTE ET BIEN D'AUTRES !

Disclaimers: L'univers et les personnages d'Harry Potter ne m'appartienne pas, de même que les différents supports qui on nourrit mon imagination.

Dédicace : A mon premier lecteur, celui qui ne failli jamais et qui est d'une rapidité à toute épreuve. Et à ma Léapounette qui m'ait toujours d'un si grand soutient et qui m'aide à sortir de mes pages blanches.

Couple: Harry/ Draco (bien évidemment)

Rating: M. Mention de torture de meurtres… Bref vous commencez à me connaître

Parution: très bonne question…

Résumé : Le Royaume de Gryffondor abrite en son sein un arbre miraculeux. Par un froid matin d'hiver la Reine Liliana qui se trouve incapable d'avoir un enfant, s'apprête à offrir sa vie en échange de ce miracle.

Sur ce, une bonne lecture^^

Le Prince et le Chasseur

Chapitre 5 : Le Lac de Cristal

Un vent glacial venu des Royaumes du Nord, territoire de Freyja, effleurera sa peau à l'en faire frissonner, tandis qu'il s'apprêtait à enfouir la branchiflore dans sa bouche. La plante aquatique ressemblait à un petit ravioli qu'on aurait laissé trop longtemps à l'air libre, lui donnant un aspect peu ragoûtant.

De ce qu'il en avait lu, le goût était étrange, d'abord sec, puis presque gluant.

Une fois dans l'estomac, ses propriétés feraient leur effet.

Le mieux était de commencer à la manger en étant déjà partiellement immergé dans le lac.

C'est donc ce qu'il fit.

Ce qui changea en premier fut ses mains, la peau entre les doigts s'étira jusqu'à l'avant dernière phalange. Puis ce fut au tour de ses pieds, qui ressemblèrent bientôt à un genre de palme aussi rugueux que souple et élégant, qui lui permettrait de nager plus vite. Finalement, ses poumons se transformèrent pour mieux filtrer l'oxygène contenu dans l'eau que les branchies qui apparurent sur son cou, lui apporterait. Il suffoqua, à bout de souffle et plongea sans plus de cérémonie dans les profondeurs du lac.

L'eau était glacée, comme on aurait pu s'y attendre en pareil saison. Toutefois, il n'en souffrit pas longtemps, contrairement à ce qu'il avait cru. Sa peau était devenue plus épaisse, plus miroitante aussi. Voilà une chose que ses lectures ne lui avait pas dites. La Branchiflore ne permettait pas seulement de respirer sous l'eau ou de nager plus facilement, mais également de supporter la température de l'eau. Cela dépendait surement de son environnement. Peut-être s'en imprégnait-elle pour mieux distiller de son essence, ce qui serait nécessaire à la survie des personnes susceptibles de l'utiliser ? C'était une question intéressante qu'il serait bon de poser à qui de droit plus tard.

Pour le moment, il devait se concentrer sur ses recherches.

Il devait retrouver le massif de pierre sous-marin qu'il avait vu dans ses rêves et qui gardait en son sein, l'étoile tombée du ciel qui lui servirait à créer la lame de l'épée Divine.

Le Lac était immense et il s'était préparé à passer plusieurs jours à explorer ses moindres recoins.

Il portait bien son nom, l'eau était loin d'y être saumâtre. Le soleil, quoiqu'un peu pâle, perçait au travers où suffisamment loin pour qu'Harry puisse y voir clair. Ou bien était-ce à nouveau grâce à la branchiflore ?

Il nagea un long moment, ne rencontrant que de petits poissons, des grenouilles, ainsi que des tortues, et parfois des brochets et des carpes. Avec une telle abondances, ils n'allaient pas mourir de faim.

Il nagea avec lenteur, d'abord pour ménager ses forces, ensuite parce qu'il y avait bien longtemps qu'il n'avait pu le faire. Le seul contact qu'il avait eut avec l'eau ces dernières années se réduisait à attendre que la pluie tombe.

Son premier bain depuis longtemps remontait à plusieurs jours maintenant, mais bien qu'il fut très agréable, après toutes ces années privé de l'hygiène la plus élémentaire, il n'en gardait que peu de souvenir, tant il avait été épuisé ce jour-là.

Il savoura donc la sensation de l'eau sur sa peau. Il s'ébroua quelque peu. Frotta son corps pour le débarrasser de la poussière et de la saleté accumulée depuis le début de leur chevauchée.

Dans son exploration, il s'étonna de découvrir des sensations toutes nouvelles.

Les algues et les poissons qui l'effleuraient, le rendait parfois fébrile.

Comment expliquer que son corps puisse réagir à ce point ?

Il avait passé de longues heures à le rendre plus fort, plus rude et plus endurant, comme son esprit, ainsi que les Dieux le voulaient.

Et voilà où il en était ?

Son corps réclamait des attentions si étranges et qu'il n'arrivait pas a définir comme étant agréable ou non.

Son sexe, lui avait l'air de trouvé cela plus que plaisant, vu sa réaction.

Ces notions d'anatomie lui échappaient. Il n'aimait pas ne pas comprendre quelque chose.

Voilà un point qu'il lui faudrait éclaircir très vite.

Il fit de son mieux pour retrouver un minimum de concentration et poursuivre ses recherches.

Bien vite l'heure s'écoula, et il dut remonter à la surface. Draco devait être en train de l'attendre.

A peine eut-il percé la surface que un vent glacial le saisit. La plante avait cessé de faire effet et il était soudain frigorifié.

Il se mit à grelotter et à claquer des dents, alors que ses lèvres prenaient des teintes de bleu, tandis qu'il nageait vers le blond.

Celui-ci inquiet, le réceptionna les sourcils froncés, avec une couverture chaude.

Sans cérémonie, il lui retira son pantalon trempé d'eau et l'emmitoufla dans la peau de bête.
Il le frictionna avec vigueur avant de le conduire à leur campement, là où les attendait un feu ronflant.

Il cala le brun devant les flammes, avant de lui apporter un bol de soupe de gland et de topinambours, qu'il avait préparé pendant son absence.

Pendant qu'il buvait, il finit de le sécher avec plus de douceur.

Sa peau si rudement éprouvée par son changement d'épaisseur, fourmilla étrangement, le faisant frémir comme lorsqu'il était dans le Lac.

Le moindre contact lui occasionnait nombre de soupires qu'il eut bien du mal à retenir entre ses lèvres.

Il eut le déplaisir de constater que son sexe, qui avait retrouver son aspect habituel, recommençait son manège.

La torture, bien que non intentionnelle du chasseur, était divine.

Gêné de son attitude si triviale et si indigne du respect que lui prodiguait son compagnon, il se tendit imperceptiblement et tenta de se reprendre.

Draco ne passa pas à côté de ce revirement et s'enquit du problème.

« Quelque chose ne va pas ? Je vous ai fait mal ? »

La seule réponse qu'il obtient fut un hochement de tête de ce que font les enfants lorsqu'ils sont pris en faute.

Draco sourit de le voir enfin faire une chose qui trahissait son âge.

Voilà plusieurs semaines qu'ils se côtoyaient, et le brun était si solennel, si sérieux, qu'il avait du mal à se souvenir qu'il n'avait qu'à peine 18 ans.

Il lui pressa doucement l'épaule, comme il l'avait souvent fait avec ses frères et sœurs de cœurs.

« Vous ne voulez pas me dire ? »

A son contact, Harry laissa échapper un gémissement plaintif, ne pouvant en supporter d'avantage.

Interloqué au-delà des mots, le blond le tourna vers lui et lui saisit le menton, pour mieux le confronter.

Lorsqu'il tomba sur deux absinthe noyées d'un désir contenu, son cœur rata un battement.

« Je… Comprends… pas… J'ai…c'est la…première fois…, bredouilla-t-il haletant. »

Le voir ainsi, si désirable et si troublé, lui chamboula les sens au point qu'il eut du mal à se contenir. Il n'était qu'un homme, et pas forcément le meilleur spécimen au vue de son passé, mais il se arguait d'être suffisamment intègre pour ne pas profiter de la situation sans l'entière approbation du jeune homme. Et pour cela, si t'en est que cela soit possible, il fallait discuter de la situation.

Il l'intima au calme, en lui recommandant de bien respirer, ce qui était valable pour eux deux.

« Vous n'avez jamais… éprouvé de « besoin »… durant votre captivité ? »

Misère, comme c'était laborieux d'aligner deux mots sur un sujet que l'on maîtrisait bien mieux sur le plan pratique !

Harry se contenta de le regarder, perdu.

Était-il si chaste ? Si asexué ? Les Dieux l'avaient-ils gardé pur de toutes envies humaines ?

« Ce que vous ressentez, est connu de tous. Votre corps se réveille. Il cherche le contact et le plaisir que cela lui apporte. »

Ce qui était étrange, c'était qu'une plante soit en partie responsable de son état, car à part cela rien n'avait changé dans leur quotidien. Mais ce qu'il vivait depuis le début auprès du fugitif était tellement hors normes, qu'il n'était plus vraiment à cela prêt.

Harry semblait réfléchir à ce que le chasseur était en train de lui dire sans vraiment comprendre, l'esprit toujours embrumé.

« Vous savez comment on fait les bébés au moins ? »

Il n'arrivait pas à croire qu'il avait une conversation de cet acabit !

Mais cela eu au moins le mérite de le faire réagir.

Le Prince se mit à rougir et enfouit son visage dans sa couverture sous le rire un brin moqueur du blond.

« Faire l'amour est un acte dont chaque être vivant à besoin pour se reproduire. Il est universel. L'homme n'y fait pas exception. Nous en tirons un plaisir indicible, que ce soit avec des partenaires qui soient de notre sexe ou non. »

Draco lui prit la visage en coupe et plongea son regard dans le sien.

« Le tout est de savoir si vous en avez envie et avec qui vous en avez envie. »

Et il serait mentir de dire qu'il n'en avait pas envie…

Doucement, presque timidement, il rapprocha leur deux visages. Son touché était léger, presque sans force. Il ne voulait pas avoir l'air de profiter de la situation. Il voulait que le Prince puisse accueillir sa proposition ou la fuir.

Leur souffle se mélangèrent sans honte.

Ils restèrent dans cette position un moment, se perdant dans les prunelles de l'autre, y lisant tout le trouble et le désir du monde.

Puis finalement, un murmure d'approbation se fit attendre. Il frappa comme le tonnerre.

« J'en ai envie. »

Il n'en fallu pas plus pour le chasseur qui embrassa les lèvres tentatrices de son vis-à-vis avec une infinie délicatesse.

Il caressa les joues qu'il avait connu légèrement saillantes, mais qui, avec une portion de nourriture appropriée, avait repris un peu de volume.

Il se délecta de leur douceur et des soupirs de contentement que son traitement suscitait. Chaque parcelle de peau était d'une sensibilité déconcertante.

Il poursuivit son exploration sur la nuque délicate et la naissance des cheveux. Ces derniers poussaient vite et étaient aussi soyeux qu'il se l'était imaginé.

Il descendit le long de la colonne vertébrale et redessina chaque vertèbres avec la pulpe de son pouce. Lorsqu'il arriva en bas, Harry mit fin au baiser qui était devenu aussi langoureux que passionnée. Son corps était de nouveau parcourus de frisson. Sa peau était comme traversé d'un courant d'énergie semblable à de la magie, le rendant fébrile et pantelant.

Il reprit péniblement son souffle alors que Draco se rapprochait d'avantage pour lui dévorer proprement le cou.

Quelques minutes auparavant, il était frigorifié, et à présent ses membres étaient aussi chauds et accueillants que l'on pouvait le désirer.

Les baisers, puis les légères morsures qui ne cessaient de butiner sa mâchoire, sa gorge, sa jugulaire, le rendait doucement fou de désir et plus avide de contact.

Il laissa tomber sa tasse encore fumante et saisit la veste de son amant. Il arc-bouta pour se coller à lui et ravir cette bouche dont le blond savait si bien se servir.

Leur langue repartirent de plus belle dans un ballet effréné qui les laissa à bout de souffle.

Harry passa ses mains sous la chemise de son amant. C'était la première fois qu'il touchait un corps de cette façon, et l'expérience lui plaisait infiniment.

Les muscles roulèrent sous la peau au contact de ses doigts.

Il caressa, effleura et griffa parfois, la moindre parcelle, remontant et redescendant tour à tour sur les flancs, les pectoraux ou les omoplates.

Le Chasseur approuva ses attentions au point qu'il le sentit durcir autant qu'il l'était lui-même. Sans plus de cérémonie, il lui ôta ses vêtements, couche après couche, jusqu'à ce qu'il ne lui reste que son pantalon.

Leur torse, aussi brûlants que des fournaises, se pressèrent l'un contre l'autre, tandis qu'ils continuaient de se dévorer la bouche à qui mieux mieux.

Draco fit courir ses mains sur la chute des reins du jeune homme et commença à malaxer ses fesses.

Un grondement rauque lui répondit.

Sans attendre d'avantage, il le fit basculer sur le dos.

Auréolé de la peau de bête, impatient, le brun était désirable au-delà des mots.

Il écarta doucement mais fermement ses jambes et se glissa tel un serpent entre elles.

Il poursuivit son exploration le long des cuisses, puis à l'intérieur, là où la peau était fine et si sensible d'ordinaire, ne le serait que d'avantage au vue de la situation et il se délecta des gémissements que poussaient son compagnon.

Harry en venait à trembler de tous ses membres, incapable de se contrôler. La torture était aussi savante que longue, avant que le chasseur ne prenne enfin en main, son vif turgescent.

Dès lors ce ne fut plus qu'une succession de longs gémissements puis de cris.

Le jeune homme se perdait inévitablement dans les méandres du plaisir et ne tarda pas à se répandre.

Tandis qu'il reprenait lentement pied, le blond vint boire son souffle sur ses lèvres entrouvertes.

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Si Harry avait plus qu'apprécié son éveil érotique, il n'en oublia pas son devoir.

Lorsqu'il eut repris ses esprits, il retourna dans le Lac à la recherche de l'étoile.

Il passa plusieurs heures à explorer, sans résultat. Lorsque le soleil se coucha, il se résigna et retourna dans la grotte auprès du chasseur.

Il n'aurait qu'à recommencer le lendemain.

Sa peau, après autant de sensations, était de moins en moins sensible, comme s'il avait fallu plusieurs ingestions de branchiflore pour que son corps s'habitue. S'il devait être tout à fait honnête, il était un peu déçu. Il aurait aimé continuer à batifoler avec le Chasseur.

Mais il était aussi épuisé et préféra aller se coucher.

Si son compagnon ne dit rien, il n'en pensa pas moins. Lui aussi avait particulièrement apprécié d'initier le jeune homme au plaisir de la chair et ce qu'il en avait vu lui donnait envie de continuer.

Lui qui aimait la solitude, n'en finissait pas de vouloir être toujours plus proche du brun. Son attachement pour lui était de plus en plus fort à mesure que les jours passaient.

Il n'était pas du genre à se poser des questions sur ses sentiments, il n'était pas non plus dans la parole et ne ferait pas de longues déclarations, même si il y était forcé. Il avait toujours été franc, parfois téméraire dans ses inclinations, mais il ne les avait jamais regretté.

Il savait apprécié ce qui lui était donné. La vie qu'il avait mené lui avait enseigné de vivre chaque jour comme si c'était le dernier. Et jusqu'à son dernier souffle, il ne cesserait jamais de le faire.

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Le lendemain matin, comme convenu, Harry continua son exploration.

Au début, il ne ressentit pas de changement particulier par rapport à la journée de la veille. Mais passé, le deuxième plongeon, il eut l'étrange impression d'être observé et suivit.

A croire que chacun de ses mouvements étaient soigneusement étudiés.

Cette sensation le rendit très inconfortable, au point de régulièrement vérifier que sa dague était toujours accrochée à son ceinture.

A son troisième plongeon de la journée, alors qu'il s'enfonçait toujours plus loin dans les profondeurs du lac, des mouvements derrière lui le firent se retourner précipitamment, arme à la main.

Il avait beau avoir pris de la branchiflore, il était loin d'être dans son élément.

Quoique ce soit, ce n'était pas bienveillant. Ses rêves l'avaient suffisamment prévenu. Mais alors qu'était-ce ?

Un sentiment d'urgence lui tordit les boyaux et il poursuivit ses recherches avec plus de fougue.

Enfin, le paysage aquatique lui fut familier.

Il avait trouvé l'endroit où était tombé l'étoile.

Ne restait plus qu'à fouiller la zone.

Il tâtonna un long moment, au point de sentir les effets de la branchiflore, se faire de moins en moins fort. Il ne tarderait pas à devoir remonter à la surface.

La tension était palpable.

La présence étouffante.

Allait-il survire à un plongeon de plus ?

Au moment où ses branchies commençaient à se rétracter, ses doigts se refermèrent sur l'étoile.

Il ne perdit pas une seconde et la glissa dans sa bourse. L'instant d'après alors qu'il frappait le fond du lac avec ses pieds pour remonter plus vite à la surface, une main tachée d'écailles nacrées et d'or, lui saisit le bras.

Il dégaina son poignard et le glissa sous la gorge de son assaillante.

Il suspendit son geste en tombant sur deux orbes d'or.

Envouté par ce regard si particulier et son magnétisme bouleversant, il cessa de bouger.

La créature était d'une beauté à couper le souffle, ce qui au vue de la situation, n'était pas loin d'être le cas…

Un visage de poupée, une peau diaphane, des yeux en amandes et des cheveux d'encre.

Son corps se terminait par une queue de poisson, à l'image de celui des sirènes qui peuplaient les Océans.

Mais contrairement à elles qui avaient un corps fait pour la vitesse, plus proche du dauphin, l'ondine avait des airs de poisson Koï avec de fines nageoires aussi graciles et mouvantes que les courants d'une rivière. Sa queue était tachetée d'or et aussi sinueuse que celle des serpents.

Elle lui saisit le poignet avec une infinie douceur et l'enjoint à lâcher son arme. Ce qu'il fit dans l'instant, perdant immanquablement l'instinct de survit qui l'aurait maintenu en vie.

L'ondine enroula ses anneaux meurtrier autour de ses jambes puis de son torse, lui autant tout possibilité de fuite.

Mais en avait-il seulement envie ?

Se perdre dans se regard et dans cette étreinte si douce lui enlevait toute volonté de s'échapper.

Qu'importe que ses branchies disparaissent et qu'il ne puisse bientôt plus respirer.

Les anneaux, impitoyables, serrèrent sa poitrine avec plus de force, comprimant les poumons qui tentaient de reprendre un semblant de vie.

La douleur fut atténuée par le baiser de l'ondine qui appréciait grandement de pouvoir jouer avec sa nourriture.

Parce qu'elle voulait avoir un avant-goût de ce qui allait être son repas, elle entama la chair de son poignet avec les griffes rétractables qu'elle possédait au niveau de ses mains.

Le sang se répandit dans les eaux du Lac.

Pour ne pas en perdre une goûte, elle mit fin au baiser et sortit une langue démesurée de sa bouche, laissant apparaître une rangée de crocs aussi pointus que des aiguilles et aussi affûtes que des rasoirs.

Avide, elle se délecta du sang royal qui lui était offert sur un plateau et en frétilla de bonheur. Sans plus attendre, elle plongea son visage dans le cou du jeune homme, avec un sourire des plus macabre, et lui arracha la jugulaire.

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Draco revenait de la chasse et portait à sa ceinture quelques lapins pour le dîner du soir, il fit un détour pour se rapprocher de la zone, d'où son compagnon ne tarderait pas à émerger, lorsqu'il vit l'eau du Lac se teinter de rouge.

Il ne perdit pas de temps à réfléchir et lâcha ses prises et son arc pour mieux plonger, poignard à la main.

En quelques brasses il fut sur les lieux de l'attaque.

Il vit Harry inanimé dans les bras d'une Ondine qui dévorait sa chair.

Avec précision, il lui planta sa lame dans le dos jusqu'au cœur. La créature n'eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait qu'elle se mourait déjà.

L'instant d'après, il nageait vers la surface, le brun dans ses bras.

Il le déposa sur la rive et avisa sa blessure au cou qui ne cessait de saigner, sans compter qu'il ne respirait plus.

Au bord de la panique, il para au plus pressé et exerça une forte pression sur la jugulaire.

« Respire ! s'écria-t-il incapable de supporter de le voir s'éteindre sous ses yeux. »

La situation lui échappait au point qu'il se surprit à faire quelque chose qu'il n'avait pas fait depuis des années : il pria les Dieux de le sauver s'il était si important que cela pour eux.

Il pria avec tant de ferveur que son corps tout entier se mit à trembler.

Il était sur le point de se mettre à pleurer autant de frustration que de chagrin, lorsqu'une douce lumière dorée auréola le Prince, referma sa plaie comme si elle n'avait jamais existé.

L'instant d'après Harry se redressait en criant et en toussant l'eau qu'il avait dans les poumons.

Fou de joie, Draco le prit dans ses bras et l'embrassa à pleine bouche en ne cessant de murmurer des mercis.

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Chapitre riche en émotion^^ j'espère que ça vous a plu ?

N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires^^ un petit mot de temps en temps ça fait toujours plaisir^^

Petite information en passant, je pars en vacances à la fin du mois et je n'aurais pas de connexion internet ou très peu jusqu'à la fin Août.

Prions pour que je puisses avancer dans mes fics, notamment Sang Noir et publier un nouveau chapitre à la rentrée^^

Sur ce a très bientôt et profitez bien des vacances

Bis

Angel