L'UNIVERS SERA SOMBRE ALORS ATTENTION AUX AMES SENSIBLES, LE RATING M NE SERA PAS LA POUR FAIRE JOLI ! MENTION ET DESCRIPTION DE TORTURES DE MORT SANGLANTE ET BIEN D'AUTRES !

Disclaimers: L'univers et les personnages d'Harry Potter ne m'appartienne pas, de même que les différents supports qui on nourrit mon imagination.

Dédicace : A mon premier lecteur, celui qui ne failli jamais et qui est d'une rapidité à toute épreuve. Et à ma Léapounette qui m'ait toujours d'un si grand soutient et qui m'aide à sortir de mes pages blanches.

Couple: Harry/ Draco (bien évidemment)

Rating: M. Mention de torture de meurtres… Bref vous commencez à me connaître

Parution: très bonne question…

Résumé : Le Royaume de Gryffondor abrite en son sein un arbre miraculeux. Par un froid matin d'hiver la Reine Liliana qui se trouve incapable d'avoir un enfant, s'apprête à offrir sa vie en échange de ce miracle.

Sur ce, une bonne lecture^^

Le Prince et le Chasseur

Chapitre 7 : L'Arkenstone

L'effervescence était telle que sa tête se mit aussitôt à lui tourner et ses oreilles à bourdonner. Une sensation d'étouffement similaire celle qu'il ressentait parfois les nuits sans lune, seul dans sa tour, lui enserra la poitrine. Par réflexe, il chercha le chasseur des yeux, sans résultat.

Lui aussi devait trouver l'agitation trop étourdissante pour ne pas chercher à s'y soustraire.

En désespoir de cause, il chercha un visage plus familier dans la foule, pourvu qu'il puisse reprendre pied.

Comme une réponse à ses prières, sa marraine se glissa à ses côtés. Elle annonça qu'elle l'accaparerait pour le reste de la nuit et s'enfuit de sa gracieuse démarche, son filleul pour ombre.

Bien vite, ils se retrouvèrent dans les quartiers des Nymphes, là où les chants paillards des nains et leurs cris de joies, n'étaient plus qu'un vague murmure.

Harry laissa échapper un léger soupir de soulagement, heureux de sentir son malaise se dissiper.

Galadrielle lui sourit avant de l'enjoindre à s'asseoir près d'elle, au pied d'un grand chêne, tel qu'on en trouvait autrefois dans sa si magnifique forêt, aujourd'hui aussi mortelle qu'inhospitalière.

Délicieusement seuls, lovés l'un contre l'autre, ils profitèrent de leurs retrouvailles sans le moindre regard inquisiteur pour les épier.

Respectant leur besoin d'intimité, les Nymphes s'étaient retirées dans leur quartier lorsqu'elles n'étaient pas restées à la fête.

« -Mon cher petit, Je me réjouis de te retrouver sain et sauf. Tant d'années ont passé... Je t'ai quitté enfant et je retrouve un homme. Tes parents seraient si fiers de toi.

-Je l'espère de tout mon cœur, mais je ne suis pas le seul à louer pour mon retour et ma santé. »

La Reine lui caressa tendrement la joue.

« Il est vrai que Draco mérite des éloges. Mon intuition à son égard était bonne et je m'en réjouis, comme tu le fais toi même. »

Elle lui fit un sourire entendu, qui lui fit monter le rouge aux joues.

Il balbutia des mots incompréhensibles, dans l'espoir de se redonner une contenance, sans grand succès.

Heureuse de le voir encore si innocent, malgré les tragédies et les épreuves qu'il avait traversées dans sa courte existence, elle rit de bon cœur avant de se mettre à le câliner.

Elle le voyait au bord de l'épuisement et ne savait que trop qu'il lui fallait retrouver ses forces pour ce qui restait à venir.

Elle se mit à fredonner une berceuse de son peuple.

Doucement, il posa sa tête sur ses genoux, comme il le faisait avec sa propre mère lorsqu'elle était encore en vie. Plus souvent qu'à leur tour, ils s'étaient assoupis sous le pommier sacré dans les jardins royaux.

Ce temps était si loin, qu'il lui semblait avoir eu lieu dans une autre vie.

Tandis que Morphée tendait ses bras vers lui, il eut une pensée pour Draco. Le repos lui serait-il permis ce soir ?

Il n'en eut pas conscience, mais cette pensée pour son amant fut si vivace que sa Marraine l'entendit.

Lorsqu'il fut tout à fait endormi, elle appela sa fille, Eowin, qui était restée cachée dans l'ombre, fébrile.

Sa mère lui demanda de s'enquérir du chasseur et de le mettre sous sa protection.

Si Harry n'avait pas eu conscience des regards hostiles que leur intimité avait suscité, c'était loin d'être son cas.

Mieux valait prendre les devants et empêcher un esclandre malheureux entre lui et les nains assez fous pour le provoquer. Thorin en tête.

Ni l'un ni les autres n'étaient connus pour leur patience ou leur diplomatie.

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Le soleil pointait haut dans le ciel lorsque l'héritier de Gryffondor s'éveilla le lendemain, dans un vrai lit et ce pour la première fois depuis des semaines.

Tant de douceur lui semblait presque irréel.

Il eut un mal fou à s'extirper d'entre les draps.

Mais l'heure n'était pas à la feignantise. Il devait trouver l'Arkenstone, la pièce manquante à la fabrication de l'épée commandité par les Dieux.

Alors qu'il finissait de se vêtir d'une tunique et d'un justaucorps noir, Eowin, son ancien professeur, toqua à sa porte.

Elle lui annonça qu'une réunion des principaux acteurs de la rébellion, n'attendait plus que lui.

Sans perdre de temps, il rassembla les artefacts qu'il avait en sa possession et la suivit à travers le dédale de couloirs habilement taillés, dans une pierre aussi verte que les plaines de l'Est au printemps.

Chaque fois que quelqu'un croisait leur chemin, il n'avait de cesse de le bénir et de s'incliner si bas que leur front touchait parfois presque le sol.

Cette déférence le mettait terriblement mal à l'aise et il avait le plus grand mal à se retenir de grimacer.

Dans leurs yeux, il lisait tant d'espoir en lui, que cela lui donnait le vertige.

Il avait été traité avec tant indifférence et de cruauté pendant ses années de captivité, qu'il avait l'impression de ne pas mériter cette reconnaissance, d'être une sorte d'imposteur.

Ses certitudes étaient dans le divin et leurs attentes étaient déjà si grandes pour ses épaules, malgré ce qu'il avait pu dire au Chasseur, il n'était pas sûr de pouvoir supporter celles bien incarnées et toujours visibles de son peuple.

Si le blond le regardait parfois avec la même dévotion, il n'attendait rien de lui. Encore moins qu'il le sauve. En l'occurrence, l'inverse était plus proche de la vérité, puisqu'il l'avait sauvé par deux fois et épaulé plus encore.

Il le voulait auprès de lui, plus que jamais et d'une façon si désespérée, qu'elle lui fit presque peur. Et ce n'était pas la première fois.

De prime abord, il n'avait pas voulu s'attarder sur ce qu'il avait ressenti, prétextant que ce n'était pas le bon moment.

En cet instant, il en allait de même, mais il avait du mal à s'en empêcher. Il voulait se réfugier dans son étreinte à la fois forte et enveloppante, pourvu qu'il oublie tout le reste.

Ce sentiment l'habitat tout à fait, lorsqu'il se retrouva en face de ceux qui cristallisaient l'espoir de son peuple.

Que les dieux lui viennent en aide !

Il n'était pas aussi fort qu'il le laissait paraître.

Il n'était qu'un enfant, jouant au prince héritier.

Tel un colosse aux pieds d'argile, il n'allait pas tarder à s'effondrer et tous pourraient se rendre compte de sa faiblesse et de sa médiocrité.

Il pria avec plus de ferveur, lorsque tous s'inclinèrent devant lui et qu'il s'agrippait à ses artefacts.

Comme une réponse à ses prières, il vit Draco, nonchalamment adossé à une colonnade, tout au fond de la salle, presque dans l'ombre.

Il le fixait de ses yeux gris, ses longs cheveux blonds noués en une demi-queue de cheval, sa barbe soyeuse taillée de frais, un léger sourire flottant sur ses lèvres.

Il était le seul à ne pas s'être agenouillé.

Le cœur du brun bondi dans sa poitrine.

Sa faiblesse, tout autant que sa force, se trouvait devant lui.

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Il avait fallu de long pourparlers pour que le conseil accepte de le laisser aller au plus profond des mines d'or d'Erebor, pour y trouver le dernier artefact, l'Arkenstone. Lui seul devait accomplir cette mission. Qu'importe que la zone décrite soit la plus dangereuse. S'il n'était pas apte à le faire, alors il ne méritait pas le trône de Gryffondor, et encore moins la confiance des Dieux.

Il n'empêche qu'une compagnie de nains le suivrait comme son ombre dans les boyaux de la montagne, afin de lui éviter le plus possible des dangers inutiles.

Draco proposa également son aide, ce qui fit grincer Thorin encore plus si c'était possible.

L'opportunité de mettre de la distance entre les deux hommes ravissaient le Prince Nain à un point tel qu'il avait du mal à s'en cacher.

Il prétexta que seul les nains pouvaient véritablement être utiles à Harry dans pareille circonstance.

Le Chasseur n'était pas d'accord, et avant qu'il ne puisse objecter d'avantage, rétorqua :

« Avec tout le respect que je vous doit Votre Altesse, Harry est le seul à pouvoir m'ordonner de rester auprès de lui ou non. »

Si un regard pouvait tuer, nul doute qu'il y aurait eu des morts en cet instant.

Les deux hommes se haïssaient à un point tel que l'atmosphère se chargeait en électricité.

Bien que troublé par cet façon si étrange de faire valoir son point de vue, Harry, ne vit pas les raisons qui se cachaient derrière, trop heureux que le blond reste à ses côtés, tant les brides de son rêve le hantait.

Les préparatifs durent donc débuter avec la présence trop enveloppante de Draco, de l'avis de certain. Pour accéder à la zone, il fallait descendre en varappe sur plusieurs mètres. Les deux hommes devaient être formés à cet exercice avant de pouvoir y aller en toute sécurité.

S'en suivit nombre de cours sur comment faire des nœuds, sécuriser une position, grimper sur la roche, magner une pioche, etc...

Il s'agissait de ne pas avoir le vertige!

Les cessions d'entraînement eurent lieu là où tous les jeunes nains faisaient de même, aussi furent-ils observés sous toutes les coutures.

Cette inquisition, en plus de celle des nains qui allaient les accompagner, n'était pas là pour les mettre à l'aise, mais ils firent de leur mieux.

Jusque tard le soir, l'un comme l'autre s'évertuaient à faire des nœuds, jusqu'à s'endormir dessus, lorsqu'ils ne gravissaient pas les murs d'escalades dans les différentes salles.

Leurs mains étaient couvertes de cloques qui mirent plusieurs jours de douleur à se transformer en cales et ils ne comptaient plus les bleus et les écorchures.

Les nains étaient de bons professeurs, mais des professeurs proches d'un tyran. Peu d'Hommes pouvaient se vanter d'être acceptés dans les mines et de subir autant et aussi bien qu'un nain, au point d'être considéré comme l'un de leurs. Mais cela fini par leur arriver.

Le seul qui ne pouvait supporter la situation, fut Thorin. La jalousie lui dévorait les entrailles et il ne rêvait que d'enfoncer sa hache dans le crâne du chasseur. Cet homme si médiocre, qui lui volait la place qui aurait toujours dû être la sienne, en plus de l'intimité qu'il avait avec Harry.

Ce dernier point mis à part, ils descendirent tous, dans un bel ensemble, vers la zone indiquée par les rêves du chevalier divin.

Les lampes à pétrole visées sur le front, les harnais sanglés, et les pioches dans le dos, ils parcoururent avec moult précautions, les nombreuses galeries, après de longues descentes à travers les boyaux de la montagne solitaire.

Après de longues heures de travail harassant, le petit groupe revenait chaque soir, couvert de sueur et de poussières, sans le moindre artefact.

Leurs oreillers les accueillais avec d'autant plus d'impatience qu'ils recommençaient le lendemain, avec la même ardeur.

A chaque instant, même la nuit, le Chasseur ne quittait pas Harry des yeux. Il ne trahissait leur intimité qu'en lui effleurant la main, lorsqu'il lui tendait une gourde emplit d'eau, et il ne lui parlait que pour lui dire qu'il en avait assez fait et qu'il était temps de remonter.

Chaque fois, Harry acquiesçait gravement et obéissait sans plus chercher à discuter.

Il en allait tout autrement avec ses compagnons nains. Nombreux étaient ceux qu'ils l'avaient connu enfant et qui le considéraient encore comme tel, ne voyant en lui que leur futur souverain, qu'ils leur fallaient protéger et non le chevalier divin, à l'esprit aussi dur que l'acier trempé qu'il était devenu.

Un soir, la Reine Galadrielle vint trouvé son filleul, en proie à une sourde angoisse qui ne la quittait plus depuis une vision dès plus sombre.

Elle y avait senti la montagne trembler de ses cimes, jusqu'aux fondements de la Terre, amenant nombre d'éboulement qui auraient tôt fait de les ensevelir, sans espoir de retrouver un jour leurs dépouilles.

Elle avait entre-aperçu Harry dans les bras de Draco, disparaître sous un rideau de pierre, comme avalé par les boyaux des Mines d'Erebor.

« Si tu y retournes demain,... Vous pourriez ne jamais revenir. »

Le Prince déchu soupira, avant de lever les yeux vers elle.

Sous le choc, elle recula d'un pas. Son cœur s'emballa de plus belle, tandis qu'elle redéfinissait les contours de ce qu'elle considérait comme étant sa plus grande peur.

Loin de voir le corps sans vie de « son cher petit », c'était le sourire triste qui accompagnait ses yeux d'absinthe si acérés et si résignés.

La mort n'était rien. Elle n'était qu'une vieille amie.

Il savait depuis bien longtemps ce qu'il risquait.

Ses mains froides étaient si familières, si proches de son âme, depuis si longtemps.

Demain peut être s'empareraient-elles de lui pour de bon ?

Chaque épreuve était plus rude que la précédente, lui prodiguant force autant que faiblesse, lui indiquant avec une trop grande précision ce à quoi il devrait renoncer pour assumer son rôle.

Telle la jouissance de sa propre vie ou ce qui faisait que cette dernière valait la peine d'être vécue...

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Le matin fatidique arriva bien trop vite au goût du jeune prince, qui n'avait pu fermer l'œil de la nuit. Il s'était fait violence pour ne pas rejoindre Draco dans sa chambre. Ils se connaissaient si bien à présent, que le chasseur se serait douté de quelque chose, et il voulait éviter de l'inquiéter.

Pourtant, il aurait eu besoin de la chaleur de ses bras et la tendresse de ses bras pour se sentir rasséréné. Mais que pouvait-on espérer d'un chevalier divin qui allait se réfugier dans les bras de son amant, chaque fois que le doute autant que la peur se faisait sentir ?

Il se devait d'honorer la confiance des Dieux !

Il fit de son mieux pour faire bonne figure, d'autant que les cernes qui lui mangeaient le visage n'étaient pas plus grandes ou si peu que celles des jours précédents. Quand à ses traits tirés par l'inquiétude, ils passaient fort bien pour de la fatigue. Le tout faisait fort bien illusion.

Un seul ne s'y trompait pas.

Bien qu'il ne sache trop comment.

Il sentait qu'il allait se passer quelque chose. Comme un frisson dans la nuque, tel ceux qu'il ressentait avant ne embuscade dans les terres du Nord, dans son ancienne vie, ou avant que le sol tremble à l'approche des gobelins dans la forêt obscure.

Il se souvenait encore des visions pour ne pas dire cauchemars qu'Harry avait fait après avoir trouvé l'étoile. Il avait senti la peur transpirer par tous les pores de sa peau et son corps frémir sans qu'il ne puisse s'en empêcher.

Il l'avait aller au devant d'une troupe sanguinaire, d'une horde de gobelins et même d'une dragonne, sans sourciller. Qu'est ce qui pouvait effrayer à ce point un être si emprunt de force, autant que de foi ?

Quel était le prix à payer pour le dernier artefact ?

Pour le premier, il avait donner son sang, mais surtout, il avait dit Adieu à sa mère pour la seconde fois.

Quant au Lac de Cristal, il avait manqué mourir égorgé pour une ondine, en plus de perdre entre ses bras, une innocence qu'il n'avait plus que de nom.

Que lui restait-il à perdre ? Ou même à prouver ?

Les Dieux étaient décidément bien exigeants et bien cruels envers leurs croyants. A croire qu'ils n'étaient jamais satisfaits, à l'image des enfants trop gâtés.

A l'affût du moindre changement d'atmosphère autant que de comportement, Draco resta auprès du brun comme de coutume, sous le regard brûlant de jalousie de Thorin, ce qui ne manquait pas de lui soutirer un sourire en coin. En la circonstance, tout était bon pour soigner son humeur.

Les heures s'écoulèrent aussi interminable que d'habitude.

Au dehors, le ciel s'assombrissait. D'immense nuages noirs s'amoncelaient avec pour centre la Montagne Solitaire.

Un vent de tempête se mit à souffler au point qu'on pouvait l'entendre dans les galeries. L'ambiance déjà sombre, prenait des airs de fins du monde. Les souffles incessants, ressemblaient à des cris de goules et de banshees un soir de pleine lune, finissant de stresser jusqu'à leur compagnons nains.

Soudain, sans crier gare, le tonnerre gronda à réveiller les morts, puis les éclairs frappèrent la montagne.

On ressentit l'impact jusqu'aux tréfonds de la cité.

Avant que quiconque n'ait le temps de réagir, la terre sous leur pied devint telle une bête affamée. Elle rugissait à en faire trembler la moindre parcelle à des kilomètres à la ronde. Elle n'avait qu'une idée en tête, les avaler tout cru.

Bien vite un terrible éboulement survint au dessus de leur tête, alors que des failles s'ouvraient entre leurs pieds. Alors qu'Harry allait pour le repousser loin de lui et lui épargner la vision qu'avait eu sa marraine, le Chasseur lui fit un rempart de son corps.

Un rideau de pierre les sépara du reste du groupe et finit de les plonger dans l'obscurité la plus totale.

Draco contre lui, il attendit que le grondement cesse enfin.

Lorsqu'il ouvrit les yeux, il ne vit que l'obscurité d'une tombe.

Son pire cauchemar venait de prendre vie. Il allait resté enfermé ici jusqu'à seul les Dieux savaient quand. Sans eau, ni nourriture, ni lumière. Comme lorsqu'il était dans sa tour à attendre de vivre ou de mourir, sans jamais voir personne, ou presque, à voir les murs se rapprocher de lui au point de le faire suffoquer.

Il voulu reprendre sa respiration, mais il lui sembla que ses poumons ne pouvaient plus se remplir d'air.

Il porta ses mains à sa poitrine douloureuse, priant pour reprendre souffle.

« Harry ? L'appela Draco. »

Un grincement rauque lui répondit.

Avant que la crise d'angoisse ne prenne définitivement le dessus, la blond prit le partit de lui faire oublier au moins le temps qu'il recouvre ses esprits, où ils se trouvaient, en l'embrassant à en perdre haleine.

Le jeune homme n'eut d'abord aucune réaction, trop pris dans le tourbillon de sa psychose. Puis petit à petit, il se détendit imperceptiblement entre les bras de son amant, qui n'avait de cesse de le cajoler. Lentement, il reprit pied et retrouva une respiration aussi normal que possible en la circonstance.

Lorsque le Chasseur fut satisfait de son état, il le relâcha avec la délicatesse d'une plume.

« Tout va bien se passer, lui murmura-t-il. L'opiniâtreté des nains les empêchera de prendre le moindre repos jusqu'à ce qu'ils nous aient retrouvé. Nous allons nous en sortir, tu verras.

-Ne suis-je pas celui de nous deux qui ait le plus de foi ? Rit-il à moitié.

-Pas aujourd'hui. »

Le cœur toujours affolé, le brun se pelotonna encore quelques instants dans l'étreinte si rassurante de son Chasseur.

Alors qu'il retrouvait son calme, un bourdonnement s'éleva dans ses oreilles. Il n'était pas dû à l'orage ou à la terre encore tremblante de l'éboulement, mais à autre chose. Quelque chose qu'il avait cherché durant des jours sans résultat.

La réponse se trouvait là, dans le silence mortuaire d'un souterrain.

A tâtons, il rampa vers la source du bruit, qui lui semblait être le seul à entendre.

Lorsqu'il la trouva enfin, il entreprit de creuser, avec le marteau et le burin qu'il avait accroché à la ceinture, tandis que Draco s'approchait avec un briquet à amadou.

« Faut-il que tes Dieux aient le sens de l'humour, grogna-t-il. »

Sans vraiment faire attention aux récriminations de son amant, Harry poursuivit sa fouille. Il gratta la roche vermillon jusqu'à révéler l'Arkenstone.

Dans leur prison de ténèbres, il étincelait comme une étoile.

IL émanait de lui, une puissance incroyable, propre à attirer les convoitises. Beaucoup ferait tout ce qui était en leur pouvoir pour l'obtenir.

Pour autant, il était bien trop gros pour tenir sur le pommeau d'une épée, aussi divine soit-elle.

Alors qu'il la sortait de sa cache avec la plus grande précaution, la partie centrale, de la taille d'un œuf de poule, se détacha.

Ainsi était ce que le Dieux lui octroyaient. Le reste irait à la Dynastie d'Erebor, pour devenir le joyau de leur couronne.

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Salut tout le monde et bonne année!

J'espère que vous allez tous bien et que vous avez passé de bonnes fêtes de fin d'années?

Pour la nouvelle année voici donc un nouveau chapitre j'espère qu'il vous a plu!

je n'ai pas encore répondu à tous vos commentaires mais je vais m'empresser de le faire dès demain.

N'hésitez pas à me dire dans les coms le passage que vous avez préféré

Mon meilleur ami m'a sortit qu'on trouvait mieux comme façon de contrôler une crise d'angoisse, mais que si je ne profitais pas d'écrire des fanfictions pour écrire un truc pareil ça serait vraiment dommage^^ et j'avoue je suis d'accord! L'excuse est trop belle!^^

Sur ce je vous dit à très bientôt

et je vous souhaite le Meilleur

Angel