L'UNIVERS SERA SOMBRE ALORS ATTENTION AUX AMES SENSIBLES, LE RATING M NE SERA PAS LA POUR FAIRE JOLI ! MENTION ET DESCRIPTION DE TORTURES DE MORT SANGLANTE ET BIEN D'AUTRES !

LEMON DE QUALITAY DANS CE CHAPITRE ! POUR PUBLIC AVERTI !

Disclaimers: L'univers et les personnages d'Harry Potter ne m'appartienne pas, de même que les différents supports qui on nourrit mon imagination.

Dédicace : A mon premier lecteur, celui qui ne failli jamais et qui est d'une rapidité à toute épreuve. Et à ma Léapounette qui m'ait toujours d'un si grand soutient et qui m'aide à sortir de mes pages blanches.

Couple: Harry/ Draco (bien évidemment)

Rating: M. Mention de torture de meurtres… Bref vous commencez à me connaître

Parution: très bonne question…

Résumé : Le Royaume de Gryffondor abrite en son sein un arbre miraculeux. Par un froid matin d'hiver la Reine Liliana qui se trouve incapable d'avoir un enfant, s'apprête à offrir sa vie en échange de ce miracle.

Sur ce, une bonne lecture^^

Le Prince et le Chasseur

Chapitre 8 : Poison

Comme Draco l'avait prédit, les nains ne prirent aucun repos avant de les avoir retrouvé.

Aidé par Galadrielle, ils piochèrent sans relâche, là où la montagne les avait emmurée.

S'ils s'étaient figurés les retrouver recroquevillés dans le noir, qu'elle ne fut pas leur surprise de découvrir ce qui leur tenait lieu de lumière.

L'Arkenstone, au creux des mains de leur Prince, irradiait comme le soleil. Le regarder en face vous faisait plisser les yeux.

Une chaleur incomparable émanait de lui, au point que tout ceux qui proposèrent de le transporter, se brûlèrent, l'exception de Thorin.

Le cœur reconnaissait-il son propriétaire légitime en la personne du fils du Prince Héritier ?

Après une nuit de sommeil, le conseil se réunit de nouveau, afin de décider qui serait en charge de la confection de l'Epée Divine.

De nombreux Maîtres nains et elfes, susceptibles d'être à la hauteur de la tâche, prièrent de recevoir un tel honneur.

Mais Harry insista pour que cela soit un travail collectif.

Les Nymphes prendraient en charge le pommeau, puisque la branche venait de leur forêt.

Les Nains ou plutôt Thorin, se chargerait de sertir la pierre qui s'était décrochée de l'Arkenstone.

Les Elfes et les Magiciens travailleraient sur la roche étoile, afin de la modeler et en faire une lame d'exception.

Pour ce faire, Harry leur transmit l'image que les Dieux lui avait fait de l'Epée.

Ne restait plus qu'à attendre que tous aient fait leur office.

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Chaque fois qu'il se retrouvait face aux ténèbres, à l'heure du coucher, Harry était incapable de trouver le sommeil.

Il lui semblait que la Montagne se refermait sur lui.

La peur et le sentiment d'étouffement étaient si palpable qu'ils auraient pu prendre corps.

Après deux nuit d'insomnies, il avait fini par quitter sa chambre, la respiration erratique, des impatiences dans les jambes.

Il avait tenté de passer une nuit dans les jardins de Galadrielle, sans que cela ne change quoique ce soit.

La nuit d'après, il s'était épuisé dans la salle d'entraînement, mais rien n'y fit.

La journée il tenait debout par miracle et son état de fatigue était loin de passer inaperçu.

Ses compatriotes Nains, Elfes ou Magiciens, membres du conseils, avaient des idées bien à eux pour l'aider à dormir.

Manger une demie pintade, écouter de la musique, ou se droguer avec des plantes.

Septique, il se contenta de remercier en souriant.

Ce qui l'aurait vraiment aidé, était de pouvoir sortir d'Erebor, pour mieux dormir à la belle étoile, sous la voûte verdoyante des arbres.

Mais comment faire lorsqu'on le lui interdisait pour mieux le garder en sûreté ?

Il se désespérait, seul dans son coin, épuise de tout, les yeux perdus dans l'immensité du dehors si inaccessible, accoudé à un balcon, lorsque Draco vin le trouver.

Avisant son état, tout autant que son désir de liberté, le Chasseur lui avait préparé une surprise, dans une clairière que lui avait indiqué Eowin.

Elle était légèrement en retrait, proche d'un petit ruisseau et assez petite pour y contenir un campement, pour deux.

L'endroit idéal pour se cacher du monde, ou tout du moins des Nains braillards et trop curieux, qui n'avaient de cesse de les empêcher de rester seul tous les deux.

Tous des amis ou des hommes de Thorin.

Le Prince belliqueux et si sûr de sa propre importance, lui sortait par les yeux.

Il n'en finissait plus de traiter celui qu'il considérait, tout à la fois, son futur monarque, son meilleur ami et son ami de cœur, comme un enfant ou comme un Dieu, en fonction de ce qui l'arrangeait le mieux.

En n'oubliant pas de traiter le Chasseur avec le pus de mépris possible. A croire qu'il était le pire des hommes que cette pauvre terre pouvait porter.

Jalousie quand tu nous tient !...

Il était tellement enlisé dans son ressentiment, qu'il en avait oublié le plus important : les désirs de sa Majesté, s'entendent comme des ordres.

Harry voulait sortir, respirer l'air du dehors et admirer le firmament.

Il se ferait une joie de l'y aider, surtout si cela avait comme bonus de faire un pied de nez à l'héritier d'Erebor.

Avec la douceur d'une plume, il enveloppa son amant dans un pan de sa cape d'invisibilité.

Le regard d'absinthe le scruta un long moment, incertain, avant que son visage, à la pâleur de craie, tiraillé par la fatigue, ne se fende d'un sourire.

« -Comme le jour de notre rencontre ?

-Cela a-t-il ton approbation ? »

En guise de réponse, le brun l'embrassa tendrement et se glissa entre ses bras.

Invisibles et silencieux, tels des ombres mouvantes, ils se faufilèrent entre les grandes portes de la Cité, à la barbe des Nains qui la gardait farouchement.

Dès qu'ils ne furent plus en vu, Harry lâcha la main du blond pour mieux courir entre les arbres.

Grisé par la liberté, il riait aux éclats et aux étoiles sous son regard attendrit.

Il fit de son mieux pour ne pas le perdre et le conduisit sans encombre à leur tente, aux allures de Yourte.

A l'intérieur, crépitait un bon feu, entouré de matelas de plumes, des oreillers duveteux et de chaudes couvertures en laines.

Dans un coin, du pain, du fromage, quelques fruits de saison et du jambon.

Le tout accompagné de vin chaud à la cannelle.

« -Tu as fais ça tout seul ? S'émerveilla Harry.

-Ce serait m'accorder trop de mérite, Disons que j'ai eu l'idée et qu'Eowin et Galadrielle m'ont fourmi l'opportunité et le matériel. »

Heureux comme un enfant le jour de son anniversaire, le jeune homme se mit à sautiller dans tous les sens.

Sur une impulsion il l'embrassa avant de sauter plusieurs fois sur le plus gros matelas et de s'allonger à dos dessus sans la moindre grâce.

« -La perfection ! Merci ! »

Draco secoua la tête, amusé et s'assit à côté de lui.

« -Avec plaisir. »

Ses paupières papillonnèrent un instant, puis il bailla à s'en décrocher les mâchoires.

« -Je vais juste... fermer les yeux... une minute. »

Dubitatif, le blond acquiesça et le couvrit, lorsqu'il fut tout à fait sûr que son compagnon ne se réveillerait pas avant le lendemain.

« Que tes rêves soient doux, petit cœur. »

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Lorsqu'il rouvrit les yeux, le soleil se levait à peine et Draco était endormi, tout contre lui.

Ainsi lové, Harry se sentit à sa place.

Son âme était gorgée d'amour et de tendresse.

Draco avait le pouvoir de lui faire oublier tous ses devoirs.

Lui rappelant qu'il n'était qu'un homme, avec des désirs, des défauts et des faiblesses.

L'image de la perfection, l'aura de puissance quasi divine qui lui conférait son statut, l'écrasait plus qu'il ne voulait l'admettre.

Il devait être inébranlable.

L'espoir faite chair et os.

Le souffle lui manquait si souvent, qu'il en venait à oublier ce que c'était de respirer.

La foi, le courage, habitaient chaque fibre de son être ? N'est ce pas ?

Il était un champion ? Un héro ?...

Il ne pouvait pas se laisser dominer par la peur, encore moins s'écrouler sous la pression.

Il était fébrile, au bord d'un précipice.

Il allait sombrer dans les ténèbres, plus si sûr de pouvoir faire ce que les Dieux attendaient de lui.

A jamais seul, même noyé dans la foule.

Personne ne voyait qu'il s'épuisait, sauf Draco.

Et les Dieux le pardonnent, il l'aimait de façon si inconditionnelle, presque obsessionnelle. Comme seul les enfants peuvent le faire.

Mais est ce que lui l'aimait ?

Honorerait-il son corps avec autant de passion et de dévotion, si ce n'était pas le cas ?

Resterait-il auprès de lui, toujours prévenant ?

Comment savoir ? Comment le lui demander ?

Ou même lui avouer ?

Il ne devait pas y penser !

Son Royaume était en pleine guerre civile et des centaines de personnes comptaient sur lui ! Et la seule à laquelle il pensait sans pouvoir s'en empêcher c'était : est ce que son amant l'aimait ?

Il soupira dépité de ses atermoiements.

Il se serait giflé !

« -Cesse de tergiverser. Garde donc cela pour ton prochain conseil de guerre, gronda la voix rocailleuse et ensommeillée du Chasseur.

-Pardon. »

Le blond bougonna de plus belle et resserra leur étreinte.

« -Tu peux me parles autant que tu le souhaites. Je ne jugerais pas. »

Reconnaissant, le brun se pelotonna en peu plus si c'était possible, se saoulant de l'odeur musquée de son amant.

« -Non, ce sont des bêtises.

-Tes pensées me sont précieuses. Interdiction de les offenser ! »

Sans plus de cérémonie, il bascula le jeune homme sur le dos et plongea ses yeux bleus dans ses lacs d'absinthe.

« -Je connais une saine activité qui repousse les vilaines pensées au loin. »

Sa voix était suave à présent, au point de le faire frissonner.

« -Vraiment ? Y aurait-il un rapport avec ceci ? »

Joignant le geste à la parole, le Prince fit glisser sa main le long du dos musculeux, jusqu'à ce sillon au dessus de la cuisse, qui conduisait à l'objet de ses désirs.

Le Chasseur émit un sifflement appréciateur lorsqu'il s'en empara avidement et débuta un long mouvement de va et vient, écho aux caresse qu'il lui avait maintes fois prodiguées.

« -Altesse, souffla-t-il. Vous n'êtes pas obligé de... »

Pour le faire taire, il lui saisit la nuque avec force et l'embrassa avec une fougue qui finit d'ériger leur virilité.

« -Il n'y a pas d'Altesse lorsque nous sommes tous les deux. Juste Harry. »

Afin de montrer son contentement, Draco lui rendit la pareille. Mais avant que la jouissance ne les emporte, il se recula.

« -Je veux te faire l'amour. Me permettrais-tu ? »

Le souffle court, les joues délicieusement rougies, les yeux voilés de désir, le brun se contenta d'acquiescer.

Comme il l'avait prédit, il n'était plus en état de réfléchir convenablement.

Il avait l'impression de flotter.

Il avait chaud et se sentait désiré.

Les caresses l'avaient rendu délicieusement insatiable. Il ne voulait pas que cela s'arrête.

Le Chasseur cala sa tête entre ses cuisses, après les avoir relevées, pour mieux découvrir ce qu'il n'avait encore jamais osé frôler.

Cette antre plissée, entourée de deux insolents globes de chair, objet de ses fantasmes les plus lubriques.

Il l'embrassa doucement et y glissa sa langue.

D'abord surpris, Harry eut un hoquet, mais il se laissa vite aller.

Le langoureux attouchement lui donnait des frissons qui remontaient le long de sa colonne vertébrale jusqu'en haut de sa nuque.

La langue mutine tournoyait dans son anus.

La plaisir montait en vague exquise.

Sa respiration était de plus hachée, son corps tremblait, quémandant toujours plus.

Doucement, il laissa ses doigts se faufiler dans la crinière blonde pour l'inciter à s'enhardir.

Devant cette délicate supplication, Draco ne put que s'exécuter.

Il tira de son sac de toile, une huile épaisse, qu'il gardait dans un pot.

Elle avait des vertues analgésiques, qui seraient plus que bienvenues.

Il badigeonna généreusement ses doigts et poursuivit son exploration, non sans prévenir son compagnon.

« -Au moindre signe de toi, tout s'arrête.

-Hmmmmh... »

Lentement, il se fraya un chemin dans ses entrailles en prenant soin de recueillir ses soupirs et ses cris de plaisir.

Harry se sentait fouillé et si la sensation avait été indéfinissable le premières secondes, elles étaient à présent d'une incroyable lascivetés.

Timidement, il accompagna les mouvements du doigt inquisiteur.

Son amant sourit contre ses lèvres, ravit de la voir si réceptif.

Il ajouta un deuxième doigt.

Le petit prince gigota sous lui comme une anguille.

Il fondait un peu plus à chaque poussée. Bientôt, il ne s'appartiendrait même plus.

Il alterna les mouvements de ciseaux et de va et vient, sous les geignements indécents de son jeune amant.

Il inséra un troisième et dernier doigt.

L'huile et son massage expert avait si bien fait leur œuvre qu'il pu fouiller son problème. Il sut qu'il avait trouvé la prostate, lorsqu'Harry s'arc-bouta en un cri rauque, presque bestial.

« -J'aime te rendre fou, comme que tu me rends fou, petit cœur, susurra-t-il.

-Em-embrasse... moi, supplia-t-il en guise de réponse.

-Avec plaisir. »

Il plongea sans plus tarder sur le vif turgescent, l'avala tout entier, en ne cessant sous aucun prétexte de titiller sa perle de plaisir, dans son antre qui accueillait si généreusement ses mouvements.

Il le maltraita ainsi de longues minutes, s'enorgueillissant de ses paroles incohérentes, mêlées de cris d'extase et de tremblements incontrôlables, jusqu'à ce qu'il se répande en un long jet dans sa bouche.

Réduit à une loque pantelante et ruisselante, le brun serra sa main avec force, dans l'espoir de garder un ancrage avec le réel, tant sa jouissance l'avait emporté loin.

L'esprit embrumé, il appela son amant.

« -Je suis là petit cœur.

-Oh... Viens je t'en supplie ! »

Tendrement, le plus âgé embrassa son cou, ses joues et ses paupières.

« -Regardes moi Harry. »

Ce dernier eut tout les difficultés du monde à ouvrir les yeux, mais lorsqu'enfin il y parvint, son amant fondit dans ses chairs avec une infinie lenteur.

« -Tu es si gourmand... Vois comme tu m'absorbes au creux de toi. »

Éperdu, le brun fixa, hypnotisé, son sexe disparaître à l'intérieur de lui et le remplir si pleinement, puis ressortir avec tout autant de lenteur. Les mouvements étaient langoureux et avaient la même finalité frapper inlassablement sa prostate.

C'était une torture.

Il accompagna ses poussées, extatique.

Il sentait monter la plaisir en de puissante vague, avant de redescendre aussitôt.

La vigueur de ses 18 ans, lui rendit rapidement une érection respectable.

Draco choisit de la délaisser et augmenta progressivement la vitesse de ses coups de butoirs, laissant un répit de plus en plus court au prince, qui gémissait des supplications sans queue ni tête.

Il s'accrochait à son amant, ses hanches autour de ses hanches, se laissant béliner sans vergogne.

Lorsqu'il n'y tint plus, il saisit son vif qui pleurait de liquide pré séminal.

Le blond se saisit des dites mains et les maintint au dessus de sa tête.

« -Pou...Pourquoi ? Pleurnicha son prisonnier.

-Tu me... fais... confiance ?

-Oui !... Ooooooh oui !

-Alors... Ne... Bouge pas... J'ai... promis... d'arrêter... tes vilaines petites...pensées... »

Chaque bout de phrase venait avec une poussée plus puissante et plus tyrannique que la précédente, de quoi faire perdre la tête à n'importe qui. L'orgasme prostatique était plus profonde que n'importe quel autre. Il voulait le lui faire connaître, et lui montrer par cet acte tout l'amour et la dévotion qu'il lui vouait.

Il avait toujours été plus démonstratif que verbal.

Cela prit encore quelques minutes, mes il survint impétueux et ravageur.

Le chevalier divin hurla, les yeux exorbités, le corps secoué de soubresauts.

Ses entrailles se contractèrent si violemment autour de lui, que Draco le suivit tout de suite après.

Épuisés et repus, l'inconscience les cueillis presque instantanément.

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Quelques heures plus tard, Harry se réveilla, seul.

Mais il n'était pas inquiet.

Les effets de Draco étaient toujours là, hormis le sac dans lequel il rangeait de quoi se laver.

Il avait une faim de loup, aussi décida-t-il de manger ce qu'il restait de leur réserve. Autant dire pas beaucoup, car il n'avait pas été seul à avoir faim.

Alors qu'il étanchait sa soif, un bruit lui fit tendre l'oreille.

Il se tranquillisa en reconnaissant le pas de son amant.

Lorsqu'il reparut, il avait les cheveux humides et avait revêtu une tunique de chanvre propre.

« -Comment tu te sens ? Demanda-t-il avec une pointe d'inquiétude dans la voix.

-Je vais bien, répondit-il en l'embrassant et en chipant son petit baluchon en passant. Où est la rivière ?

-Plus bas au Nord. Je vais chercher de quoi faire un vrai petit déjeuné. La forêt est giboyeuse à souhait. »

Ils s'embrassèrent de nouveau et se séparèrent.

En le regardant s'éloigner avec arc et flèches, Harry eut un pincement au cœur. Il fut prit d'un horrible pressentiment, sans parvenir à comprendre pourquoi.

Il n'avait eu aucune vision depuis qu'il avait trouvé l'Arkenstone. Avait il fait quelque chose qui avait mis les Dieux en colère ? Est ce que cela avait un rapport avec Draco ? Si oui pourquoi ?

Il était si heureux à ses côtés que les Dieux ne sauraient leur vouloir du mal n'est ce pas ?

Draco n'était pas un danger pour eux, si il était un soutient pour lui.

Ou alors il y avait autre chose ? Mais comment savoir ?

Il se dévêtit rapidement et plongea rapidement dans la rivière dans l'espoir de se remettre les idées en place.

Le doute envahissait son esprit depuis quelques temps.

Depuis qu'ils étaient parvenus jusqu'ici. Était cette perte de foi qui l'empêchait d'entendre la parole des Dieux ?

« -Et bien mon jeune ami, vous êtes un régal pour les yeux d'une pauvre vieille ! »

Harry sursauta violemment et confronta une femme d'une âge très avancé, bossue, qui marchait avec une canne et qui lui faisait le plus atroce des sourires édentés.

Il y eut un moment de flottement, où il prit à peine le temps de cacher sa nudité et de remarquer qui il avait véritablement en face de lui.

Ravena.

Elle avait beau avoir changé d'apparence, il savait que c'était elle.

Son instinct le lui soufflait comme les nains cris lorsqu'ils sont saoules.

Quoi qu'il se passe, c'était sa Destinée qui s'écrivait, et il devrait se laisser porter.

Il avait demandé à entendre les Dieux et seule La Mort avait répondu.

Elle sortit une outre de cuir pour mieux la remplir, tandis qu'il se rhabillait rapidement.

Les mains de la Reine ressemblaient à des serres, longues, crochues et osseuses. Elles tremblaient en se baissant pour la remplir.

« -Voulez vous de l'aide ? »

Il prononça ses mots sans vraiment s'en rendre compte, comme poussé par une force extérieure. Était ce Ravena, les Dieux ?

« -Comme tu es bon pour une pauvre vieille mon petit. »

Elle lui donna son outre et s'assit lourdement sur une souche.

Tandis qu'il remplissait l'outre, ses pensées dérivèrent vers son amant. Ce qu'il avait pressentit ne le concernait pas. Et cela le soulageait. Son sort à lui était jeté depuis si longtemps. Vivre avait été un cadeau si inattendu pour lui. Mourir ne devrait pas être difficile. Car il le sentait, il allait mourir dans les prochaines minutes et il ne pourrait rien faire, poussé par ce je ne sais quoi, il se sacrifierait avec bonheur. De la même façon qu'il s'était donné au Chasseur quelques heures plus tôt.

Il lui rendit son outre et elle lui tendit une pomme.

« -Pour te remercier. »

Le fruit était aussi rouge qu'un rubis. Elle était ferme et d'une forme parfaite. Et elle était empoisonnée, faite à partir d'un cœur empli de haine et affreusement torturé. Le cœur de Thomas.

« -Mange la donc au lieu de la regarder, rit-elle grassement. Ne dit-on pas que les jeunes gens ont toujours faim ? »

Il darda ses yeux si vert dans les yeux bleu délavés par la vieillesse de sa Marâtre, et croqua la pomme.

L'effet fut foudroyant.

Avant qu'il ait eu la présence d'esprit de mâcher sa bouchée, elle alla se loger au plus profond de sa gorge pour mieux y rester coincer et y distiller son poison.

Le souffle lui manqua, tandis que la pomme si rouge et appétissante un instant plus tôt devenait aussi poisseuse que putride. Il la lâcha et porta ses mains à sa gorge qui émit un gargouillis atroce.

Ravena eut pour lui un sourire de démente et sortit une lame courbe de sa manche, prête à accomplir sa besogne sur son cadavre encore chaud.

Harry trébucha en voulant s'écarter d'elle. Sa foi était sans faille, mais la peur était insidieuse et courait dans ses veines en même temps que le poison de la Reine.

Ses sens étaient décuplés au-delà de l'imaginable, son esprit affûté tel la lame qui n'allait pas tarder à le transpercer.

La Reine c'était surpassée.

Elle ne voulait pas seulement lui ôter la vie, elle voulait s'assurer qu'il ressentirait chacun de ses gestes jusqu'à ce qu'elle arrache son cœur palpitant de vie et de magie avant de le dévorer.

Privé de ses forces, il s'effondra, la bouche grande ouverte à la recherche d'une bouffée d'air qui ne viendrait jamais.

« Petit trésor, susurra-t-elle en se penchant vers lui. Tu étais si près de me détruire. Et te voilà, berné par une vieille femme, aux portes de la mort. »

Ravena embrassa son front comme on le ferait sur celui d'un enfant sur le point de s'endormir, avant de faire danser sa lame le long de sa jugulaire et de couper le pan de tissu qui l'empêchait d'atteindre son but.

« Ton cœur, si pur et si fragile. Entends-tu ses battements effrénés ? Il est sur le point de se taire pour toujours, et pourtant, il est le seul capable de m'apporter le salut. »

Le poignard égratigna sa peau au point le faire saigner et gémir.

Il avait connu la douleur, mais celle-ci était différente, bien plus intense.

Il rêvait de pouvoir perdre conscience sans toutefois y parvenir. La magie de la Reine ne le laisserait aller que lorsqu'elle le déciderait.

Ravena ricana de contentement à se fait et enfonça plus fort son arme. Lentement mais surement, elle se fraya un chemin jusqu'au sternum.

Elle était sur le point de passer au travers, lorsqu'une flèche l'atteignit à l'épaule.

Elle se retourna folle de rage pour tomber nez à nez avec Draco.

Sans qu'il puisse se l'expliquer, le Chasseur avait senti que son amant était en danger. Il avait couru à en perdre haleine pour le retrouver.

Aussi vieille qu'elle fut, elle s'élança au-devant de lui pour le mettre à mort.

Personne ne l'empêcherait d'atteindre son but.

Mais alors qu'elle s'apprêtait à lancer sa magie sur lui, un pic de glace la transperça.

Freyja considérait ses Chasseurs comme ses enfants. Elle ne saurait accepter d'en perdre un de plus sans qu'elle puisse intervenir. Elle avait donc lancé un sortilège de protection sur eux, surtout lorsque, comme Draco, il la quittait pour vivre une autre vie. Sa magie fit donc son effet, qu'importe que cela aille à l'encontre des plans de sa sœur qu'elle avait si ardemment aimé.

Blessée et vaincue, Ravena invoqua ce qui lui restait de force pour se téléporter en lieu sûr, abandonnant Harry à son sort.

Son peuple aurait tôt fait de l'enterrer vivant, et cela était déjà une consolation. Car si son corps se mourait, il n'en serait pas de même pour son esprit, qui y resterait vivace emprisonné à jamais.

Draco ne prit pas le temps de s'appesantir sur ce qu'il venait de se passer et se précipita sur le brun qui gisait dans une mare de sang.

« Harry ?! s'écria-t-il en avisant ses blessures. Je t'en supplie, Mon Amour ! Reste ! Reste avec moi ! »

Ainsi son sacrifice n'était pas de mourir, ce n'était qu'une étape. Le véritable sacrifice serait de perdre l'homme qu'il aimait ?

Ses larmes se joignirent à celles du blond avant qu'il ne ferme les yeux et sombre dans le néant, alors que son cœur battait pour la dernière fois.

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Pas taper^^

On m'avait demandé du cul^^ et ben c'est fait^^

vous ne m'aviez pas demandé plus de torture et de sang mais c'est fait ^^

C'est le Conte de Blanche Neige n'est ce pas? Fallait bien que je mettes cette satanée pomme quelque part...

J'espère en tout cas que ça vous aura plus, suite au prochain chapitre et je ne sais absolument pas quand il sortira, j'espère dans pas longtemps

Je vous dit donc à bientôt !

Angel