Bon, cette foi j'ai une vraie excuse pour ne pas avoir publié le chapitre mardi, j'ai une épreuve pour un concours que je passe demain et j'étais pris dans mes révisions Bref, on y est, le scénario recommence à s'accélerer. Plus que 8 chapitres et ce sera la fin ! Du premier tome ;)
Chapitre 16 Course-poursuite
William White
Reprendre un rythme scolaire normale s'était avéré très compliqué pour William qui avait encore du mal à quitter les souvenirs de cette fête de Noël. Ça perturbait d'ailleurs ses cours particuliers avec Mr. Grayson. Ces cours se passaient généralement après les cours classiques ce qui faisait que ni William, ni Nathan ne pouvaient participer aux travaux de club. Normalement, trouver un club aurait dû être obligatoire mais la Directrice leur avait donné un passe-droit.
Cette situation rendait d'ailleurs Will assez honteux puisqu'il prenait beaucoup de temps libre à son ami qui était obligé de rester pendant ses entraînements pour que la salle fonctionne correctement. Nathan lui avait juré que cette situation ne le dérangeait nullement mais il savait qu'il mentait, il aurait adoré participer au club de morpho-viticulture avec Amélie. En plus, la plupart du temps il restait debout à regarder William échouer encore et encore ses sorts.
Contrôler son statut de sans-limite s'était en fait avéré bien plus complexe que prévu. Même avec les pouvoirs de la salle limitant sa magie, les sorts lancés étaient toujours bien plus puissants et moins contrôlés que ceux des autres élèves. Mr. Grayson lui avait conseillé d'être le plus calme possible, ce dont William avait fait sa spécialité au fur et à mesure des années, mais rien à faire, aucun sort ne marchait.
Deux semaines avaient passé depuis les vacances de Noël et Will avait l'impression d'avoir passé deux semaines à s'entraîner pour rien. Lorsqu'il demanda à l'enseignant la raison d'un tel retard, celui-ci avait sa théorie :
-Je vais être honnête avec vous Mr. White, peu de personnes ont étudié le cas des sans-limites.
-Super, ironisa William.
-Ceci-dit, continua le professeur. J'en ai déjà rencontré un sans-limites et son apprentissage était bien plus rapide.
-Vous savez, l'interrompit Will. Si vous voulez me dire que je suis mauvais, vous pouvez me le dire. Je ne me vexerais pas.
-Vous vous trompez. Là où je voulais en venir c'est que ses sorts étaient bien moins puissants que les vôtres. Alors...
-...vous supposez que plus les sorts sont puissants plus l'apprentissage est long ?
-C'est ça. Bon, reprenons. Et n'oubliez pas...
-Respirations calmes, émotions maitrisées et concentration maximum.
Il avait tellement répété cette formule que s'en était presque devenu son Mantra.
William ferma les yeux. Respira à fond, une fois, deux fois, trois fois... Il essaya de faire le vide dans son esprit et d'enlever tout stress ou appréhension d'échec. Il dut rester près d'une minute à effectuer cette introspection. Lorsqu'il pensa être enfin prêt, il ouvrit les yeux et vit le petit bol plein d'eau à ras bord qu'il devait faire léviter. Il prit sa baguette et fit le mouvement nécessaire pour le sort et prononça l'incantation. Cette fois-ci, il fallait que ça marche ! Il fallait absolument que ça marche !
-Wingardium Leviosa.
Le bol commença à léviter tout doucement, comme si vent le poussait vers le haut. Il continua sa route de quelques centimètres puis se posa sur le sol aussi délicatement que possible, on aurait pu croire que l'objet se posait sur un nuage. Soudain la fatigue le prenait, heureusement, il avait des graines de médusa, un truc sorcier qui permettait de te donner un regain d'énergie. Ça avait un goût de vomi mais c'était efficace.
Une fois fini, William ne put s'empêcher d'exprimer un sourire. Il avait enfin réussi, toutes ses tentatives auparavant avaient pour résultat de faire léviter tous les objets de la salle. Cette fois, il n'avait même pas renversé une seule goutte d'eau du bol. Mr. Grayson applaudissait de manière réservée mais néanmoins présente :
-Félicitations Mr. White. Vous venez de passer un cap important.
-Quel cap ? demanda William qui ne comprenait pas vraiment ou voulait en venir l'enseignant. Il reste plusieurs centaines de sorts à réussir.
Le professeur souffla un grand coup et regarda son élève avec une pointe de déception :
-Vous n'avez toujours pas compris n'est-ce pas ?
-Compris quoi ? s'exclama le jeune élève.
-Quelle émotion avez-vous ressenti lorsque vous avez lancé ce sort ?
Soudain, ce fut le déclic pour Will. Comment avait-t-il fait pour ne pas comprendre plus tôt ?
-Mais bien sûr ! réalisa William. Je me rappelle de ce qu'avait dit le professeur de sortilèges lorsqu'il
nous avait appris le sort. Il avait dit de garder l'esprit calme et serein.
-Et donc ? intervint Nathan.
Mr. Grayson et son protégé se retournèrent pour s'apercevoir de la présence du fils Clermont. Evidemment, sa présence était obligatoire mais le garçon était tellement discret qu'ils en oublient parfois sa présence.
-Et donc, continua William. Je suppose que chaque sort a sa pleine puissance lorsqu'on est dans une émotion bien précise. La marchande de baguette avait sous-entendu que c'était les baguettes qui choisissent le sorcier comme si elles étaient vivantes. Peut-être qu'elles influencent aussi la puissance de nos sorts en fonction de nos émotions.
-Bravo Mr. White, le félicita Mr. Grayson qui retrouvait enfin son élève dans toute sa splendeur. Beaucoup de sorciers ayant atteint l'âge adulte n'ont jamais ne serait-ce qu'envisagé cette possibilité. Effectivement tout est comme vous l'avez décrit. Si on prend l'exemple du sort Wingardium Leviosa, il demande un calme exemplaire, et comme vous êtes d'un naturel posé, le sort gagne en puissance, vous empêchant de le contrôler correctement dû à votre statut de sans-limites.
Tout ce que disait le professeur faisant sens aux yeux de Will. En effet, il commençait à être très frustré de ne pas réussir à contrôler le sort. Soit l'exacte inverse de ce qu'a décrit l'enseignant.
-Et donc, supposa Will pour confirmer ses doutes. C'est parce que j'étais frustré que j'ai réussi à contrôler le sort. Donc en gros, dans ma condition de sans-limite, il faut que je fasse ce que nécessite le sort pour être plus faible ?
-C'est ça, confirma Mr. Grayson. Vous avez tout compris. Mais faisons un autre exemple si ça ne vous dérange pas. Le sort Incendio. Je vais vous montrer le mouvement de baguette.
Ce qu'il fit.
-Voilà, fit-t-il une fois terminé. Maintenant sachez que l'émotion pour le rend plus puissant est la colère.
-Donc il faut que je sois calme pour baisser la puissance du sort, finit William. J'ai bien compris. Bon, ça ne devrait pas trop être difficile.
Cette fois, William essaya de calmer son esprit comme avec le dernier sort, mais sans la moindre once de frustration. Il fit les mouvements avec sa baguette et prononça l'incantation. D'un seul coup une énorme gerbe de flamme sortit de sa baguette et lui brûla les doigts. William lâcha sa baguette et fit un léger cri de surprise, même Nathan sursauta. Heureusement, la flamme s'éteignit presque immédiatement. Intérieurement, William se devait de remercier le père de Nathan pour cette salle qui affaiblissait les sortilèges lancés à l'intérieur de celui-ci, parce que sans ça, ils seraient morts tous les trois.
Mr. Grayson avait toujours une petite flammèche sur son épaule gauche qu'il essayait d'éteindre en étouffant la flamme :
-Bon, fit celui-ci. Je crois bien que c'était quelque peu spontanée comme décision.
-Vous croyez ? ironisa Nathan.
-Enfin, je pense que ce problème peut être réglé lorsque vous étudierez ce sort un minimum.
-Parce que la baguette prends aussi compte de ça ?
-Evidemment Mr. Clermont.
-Mais pourquoi personne ne nous enseigne ça à l'école ? demanda bêtement William.
-Parce que les sorciers occidentaux sont égocentriques, fermés et beaucoup trop surs de leur supériorité. Ils pensent que parce que l'Europe a été à un moment donné le berceau de la sorcellerie, leur magie est forcément la plus évoluée et la plus efficace donc pour eux il n'y a aucune raison d'en changer. Ce dont je vous aie parlé avec les baguettes percevant vos émotions passerait comme une blague au secteur de l'éducation magique, je crois que les pires dans ce cas ce sont les anglais. Mais tous ces pays se trompent, la magie existe depuis plusieurs milliers d'années et s'est étendue dans plusieurs milliers de cultures traitant toutes la magie de manière différente. Il est fou de penser après ça que la magie d'un seul pays puisse être supérieure en tout point.
William et Nathan se regardaient l'un l'autre, ils étaient complètement captivés par le récit de leur enseignant.
-Et c'est comme ça que vous avez battu Albus Dumbledore dans un tournoi de sortilèges ? s'exclama Nathan. J'ai vu la coupe dans votre salle de cours. Certains disent que Dumbledore était le meilleur sorcier connu depuis un siècle.
Mr. Grayson se gratta la tête, cherchant probablement à savoir comment raconter son histoire :
-Ça me fait mal de l'admettre parce que j'ai toujours trouvé que Dumbledore était un sacré salaud, les informa l'enseignant. Mais oui, Dumbledore était bel et bien le meilleur sorcier de son temps. Je pense d'ailleurs que peu de personnes pourront le surpasser à l'avenir. Mais en ce qui concernait la sorcellerie occidentale seulement. Il a passé toute sa vie a étudié les tréfonds de cette magie si bien qu'il en connaissait tous les rouages. Mais d'après ce que je sais, il ne connaissait que très peu de choses sur les magies des autres races, pays ou cultures que la sienne. Je me rappelle qu'une fois il m'avait consulté pour savoir si l'épée de Godric Gryffondor pouvait absorber le venin d'un basilic. N'importe qui ayant un tant soit peu étudié les runes gobelines vous aurait répondu que oui. Enfin, pour répondre à votre question : J'ai battu Dumbledore parce que mes techniques de combat viennent de plusieurs cultures, elles étaient donc difficiles à contrer pour quelqu'un comme lui.
-Vous avez du pas mal voyager pour en connaitre autant, supposa William. Et l'histoire de la baguette qui prends en compte nos émotions vous l'avez apprise où ?
-J'ai voyagé à travers le monde pendant près de cinquante ans et ce que je vous aie appris en ce qui concerne les baguettes, je l'ai appris auprès d'une très petite communauté de sorcier tribaux dans une petite île appelée Barbuda. Ces personnes-là communiquent spirituellement avec leur baguette. Leur lien est tellement fort que si la baguette se brise, son utilisateur meurt également. Bon, assez parlé. Retournez plutôt dans vos chambres. Il est déjà presque minuit.
Le lendemain matin, William avait cours de balais qui n'était pas vraiment sa matière préférée. Au début il avait toujours eu peur que le balai dérape ou que d'un seul coup il ne puisse plus supporter son poids. Même si au fur et à mesure du temps il avait appris à faire confiance, il ne figurait clairement pas parmi les meilleurs mais ça n'était pas bien grave puisqu'il se rattrapait sur les autres matières.
Les meilleurs étaient très clairement Nathan et Victoria. Celle-ci ressemblait à une poupée Barbie avec son visage parfait aux yeux bleu turquoise, ses cheveux blonds en queue de cheval et son sourire éblouissant. Le fils Clermont avait expliqué à Will qu'il avait réussi à s'en faire une amie presque depuis le début de l'année mais il ne lui a avoué qu'il y a une semaine pour une raison qui était obscure au garçon. Au contraire, Will était très heureux que son ami fasse de nouvelles connaissances.
Le niveau de Nathan et de son amie était si différent de ceux des autres élèves que le professeur les laissait s'entraîner sur des parcours de deuxième année. La plupart du temps, ils n'arrêtaient pas de se lancer des piques ou de faire la course pour savoir qui était le plus rapide.
Le professeur était Paul Vary, un célèbre joueur français ayant gagné la Coupe du monde en 2003 il portait d'ailleurs toujours son uniforme de l'équipe Nationale Française. La plupart du temps, il prenait son travail bien trop au sérieux si bien qu'on aurait pu croire qu'il entrainait une équipe de professionnels au lieu de simples élèves de onze ans.
-Bon, commença-t-il à expliquer. Aujourd'hui, on va faire quelque chose d'un peu différent. On va faire une simulation de match de Quidditch. Les capitaines seront Victoria et Nathan. Ils choisiront chacun leur joueur.
Quelques commentaires véhéments envers Nathan se firent entendre. Evidemment, personne n'avait envie d'être avec un Clermont.
-Hé, héla le professeur. Je ne veux rien savoir si vous aimez votre capitaine ou non, ceux qui ne feront pas ce que disent leur capitaine me nettoieront des balais pendant le restant de leur année est-ce que c'est bien compris ?
Visiblement, le message était passé. Il faut dire que Mr. Vary avait déjà puni quelqu'un pour avoir abimer un vif d'or à astiquer ces petites boules dorées pendant un mois, deux heures par jour. Le pauvre en faisait encore des cauchemars.
-Bon, fit le professeur ayant compris que tout le monde s'était calmé. Vous irez au poste que vous indiquera votre capitaine et là encore je ne veux aucune dispute. Toi Éric, tu vérifieras le matériel de tes camarades et tu me serviras d'arbitre assistant.
Le groupe d'élèves rigola de cette dernière phrase à part les amis d'Éric. Celui-ci était d'ailleurs rouge de honte. Tout le monde savait qu'Éric avait beaucoup de mal avec les balais. Apparemment, le professeur n'avait pas apprécié la brimade.
-Quelle est la chose la plus importante à se rappeler au Quidditch ? demanda-t-il Seulement quelques élèves répondirent ne formant qu'un brouhaha incompréhensible.
-Je répète ! cria l'enseignant. Quelle est la chose la plus importante à se rappeler au Quidditch ? Cette fois-ci, les élèves furent plus réceptifs :
-Tous les postes sont important !
-Exact, confirma Mr. Vary. Alors je ne veux aucune insulte ni ricanement de ce genre. Celui qui me refait un coup comme ça se tapera une épine d'étain3 dans ses notes de fin d'année.
Il avait le don pour remettre ses élèves en place.
William finnissa évidemment dans l'équipe de Nathan qui le nomma vice-capitaine. Le garçon en avait déjà parlé à Will. Il était certain que personne ne l'écouterait et avait décidé dès le début de nommer un vice-capitaine. Mais la question était surtout :
-Mais pourquoi moi ? demanda William.
-Tu as déjà été entraîneur pour l'équipe de ton petit frère, rétorqua Nathan.
-Oui mais seulement pendant une semaine. Et s'était juste pour s'amuser pendant que leur vrai entraineur, qui était un professionnel adulte, était malade.
-J'ai confiance.
Ça faisait chaud au cœur du fils White mais Will se disait que son ami avait peut-être un peu trop confiance en lui. Il ne s'était jamais intéressé au Quidditch de près ou de loin. Il trouvait les règles de ce jeu d'une débilité conséquente. Mais malgré tout, son équipe était là devant lui à attendre ses instructions.
-Bon, fit le vice-capitaine. Voilà ce qu'on va faire. Jouez comme vous pouvez. J'aviserais ensuite. Simple. Efficace. Pas compliqué à retenir. Visiblement, les autres personnes de l'équipe ne l'entendaient pas de cette oreille. Tant pis.
William était batteur avec un autre né non-magique, Nathan était attrapeur de même que Victoria pour l'équipe d'en face. Aucun des joueurs n'avait l'air vraiment à l'aise ce qui pouvait se comprendre. Il y avait au moins chaque semaine un article sur un joueur blessé dans le Rire de la Gargouille Même pour Will ça ne sentait pas vraiment bon.
Effectivement, le match ne s'est pas vraiment bien passé. Mais de la manière dont avait pensé William. Au bout de quelques points, les élèves prirent la confiance et le jeu se débrida enfin rendant le match bien plus vif et intéressant. Même si le plus impressionnant restaient Victoria et Nathan qui virevoltaient partout sur le terrain en passant à travers les joueurs pour attraper le vif d'or. Le seul hic, c'était que les batteurs adversaires avaient décidé d'envoyer Nathan à l'hôpital. La cognard n'arrêtaient pas de se diriger vers lui, parfois à quelques centimètres près malgré les ordres de Victoria de faire en fait tout le contraire.
-Hé ! a hélé Will avec son camarade batteur qui était heureusement né non-magique sinon il n'aurait certainement pas fait ce que voulait le garçon. Viens, on va tenter de protéger l'attrapeur du mieux qu'on peut.
Son camarade n'était pas vraiment sûr de le vouloir et pour être franc, William non plus. Mais il fallait qu'il aide son ami. Il se dirigea donc vers Nathan et le suivit du mieux qu'il put. Il tapa même dans le cognard avec sa batte, probablement de la chance.
-Concentre-toi sur le vif d'or, cria Will à son ami pour contrecarrer le vent qui soufflait. On va te protéger !
-Ok ! répondit Nathan. Mais dit aux poursuiveurs de prendre de grosses accélérations vers le cerceau droit. Les adversaires ont du mal à suivre par là.
William se demanda comment il avait pu voir ça en même temps de poursuivre le vif d'or et d'éviter le cognard mais il s'exécuta.
Finalement, le fils White se débrouillait mieux que ce qu'il avait pensé. Il réussissait à frapper le cognard de très nombreuses fois vers ses adversaires. Malheureusement, les échanges entre les deux batteurs s'enchaînaient et le cognard allait de plus en plus vite. De loin, on aurait pu croire qu'ils ne faisaient que se renvoyer la balle. La tâche n'était malgré tout pas aisée, Nathan allait tellement vite qu'il était parfois très complexe de le suivre. Une erreur allait se faire à un moment ou un autre. Et justement, un batteur avait essayé de frapper le cognard mais il s'y était pris trop tôt et dévissa son tir vers la tête de Victoria qui était trop obnubilée par la poursuite du vif d'or. Plusieurs joueurs essayèrent l'appeler mais en vain.
Soudain, il vit Nathan passer à toute vitesse. William eut tout juste le temps de remarquer qu'il se tenait debout sur le balai chose que Will n'aurait fait pour rien au monde. Arrivé à quelques mètres de son amie, le fils Clermont sauta de manière impossible de son balai dut probablement à l'élan donné par la vitesse de son balai. Seuls quelques joueurs le regardaient en train de sauter dans le vide, les autres bien trop occupés à continuer le match. Nathan réussit à opposer son bras au cognard avec un mouvement puissant qui vit envoyer le cognard valser. On pouvait entendre le garçon crier au contact de l'objet, la protection à l'avant n'ayant pas suffi à amoindrir tout le choc.
Heureusement, il réussit à s'accrocher au balai de Victoria qui s'arrêta immédiatement, pas réellement consciente de ce qui venait de se passer.
William vint quelques secondes après récupérer son ami avec Victoria qui n'arrêtait pas de demander à Nathan si ça allait.
-Je crois que je me suis cassé le bras mais..., répondit Nathan en faisant un faux mouvement. Argh ! Sinon je crois que ça va.
Evidemment, après ça Mr. Vary annonça la fin du match. Il rassembla donc tous les joueurs après avoir amené Nathan à l'infirmerie.
-Bon, fit le professeur. Je crois qu'il est temps du bilan. Comme d'habitude je vais annoncer la meilleure note et la pire note. Ce sera Clermont qui aura un pétale d'or.
A cette annonce plusieurs élèves protestèrent :
-Mais monsieur c'est son vice-capitaine qui a établi toutes les stratégies. C'est lui qui devrait avoir la meilleure note. Pas ce sale ... enfin, pas Clermont.
-Et vous ne réfléchissez pas à pourquoi est-ce qu'il a nommé White vice-capitaine ? demanda le professeur. C'est parce qu'il savait très bien que vous ne l'écouteriez pas même avec mon avertissement de tout à l'heure alors il a choisi d'élire un vice-capitaine qui a aussi pris de bonnes décisions pendant le match. Vous voyez, ça c'est être un excellent capitaine : il a pris les bonnes décisions et déléguer aux personnes qu'il fallait. En ce qui concerne les pires notes, les deux batteurs de l'équipe de Victoria vous avez délibérément désobéi à ses directives. Vous avez donc comme promis m'astiquer les balais de l'école pendant un mois. Allez, c'était du bon boulot les autres. Allez- vous changer.
En sortant du vestiaire, William eut la surprise de voir Victoria l'attendre.
-Tu veux voir Nathan à l'infirmerie ? devina Will.
La jeune fille hocha doucement la tête, hésitant à répondre. Pas étonnant, ils ne s'étaient presque jamais parlé.
-Je ne vais pas te bouffer, essaya de la rassurer le fils White. Viens, on y va. Quelques minutes dans les couloirs passèrent dans un silence quelque peu pesant.
-J'ai un peu honte, commença la jeune fille en triturant ses cheveux blonds. Nathan est blessé à cause de moi.
-T'en fais pas trop pour ça, tempéra William. L'infirmière réparera ça en un rien de temps.
-Quand même...
-Si ça peut te rassurer, il aurait fait ça pour n'importe qui. Même pour un des gars qui a essayé de lui broyer le crâne.
Sur ce commentaire, le visage de Victoria s'attrista quelque peu.
-Ça me fait mal de voir tant de gens le comparer à son père... Les deux choses n'ont pourtant rien à voir.
-Qu'est-ce que tu veux, commenta William. Les gens sont cons et le resteront longtemps.
-Ah ouais. Il ne déconnait pas lorsqu'il disait que tu étais cynique.
-Je préfère réaliste mais bon... Il t'a parlé de moi ?
-Presque à chaque fois qu'on se voit. Je dois dire que je t'imaginais autrement...
-Comment ça ?
-Comme il te décrit, t'avait l'air d'être une sorte de demi-dieu. J'ai presque cru qu'il avait un autel dédié à toi dans sa chambre.
-Arrête ! J'ai l'image dans la tête maintenant !
Les deux interlocuteurs ne purent s'empêcher de rigoler devant cette image assez singulière de Nathan priant devant une photo de William.
-Blague à part, fit Victoria. Il te respecte beaucoup. Tu dois probablement être son meilleur ami ici.
-C'est aussi mon cas, répondit Will. Je suis content qu'il ait rencontré des personnes comme toi. Je crois qu'on est bientôt arrivé.
L'infirmerie faisait au moins quatre fois la taille de l'appartement de William. Et dieu merci, il n'y avait ni dorure ni argenterie, il y en a tellement dans le château que Will en fait parfois des cauchemars. La pièce était bien plus moderne que ce à quoi il s'attendait, enfin, moderne dans le domaine du monde des sorciers bien sûr. Tous les flacons, produits et poudre étaient sur des étagères ou se trouvaient des araignées tisserandes, de petits arachnides à la chitine épaisse qui tissait des toiles tout autour des produits. Elles étaient plus fines que de la soie pour permettre aux infirmiers de les prendre facilement mais surtout elles enlevaient tout microbe entrant ou sortant des produits. Après ils avaient aussi une piqûre qui amoindrissait ta capacité à utiliser la magie pendant deux heures, mais ça c'était autre chose.
Il y avait également d'énormes tuyaux de verre aboutissant à plusieurs récipients chacun, il y avait en dessous de la glace étrange, presque arc-en-ciel. William ignorait complètement l'utilité de toute ces choses. Les lits étaient tous d'un blanc immaculé comme dans tout endroit de soin qui se respecte.
Nathan était sur le lit le plus éloigné de tous les autres patients. Apparemment, il y avait des abrutis qui s'amusaient à mettre des nougats néansang dans les desserts de certains élèves si bien qu'il y avait au moins une dizaine de personnes dans la salle.
Le fils Clermont était en train de discuter avec l'infirmière. Ouf... Il avait peur qu'elle refuse de soigner Nathan à cause de son ascendance mais heureusement, elle avait l'air de ne pas s'en soucier. Lorsque Victoria et Will s'approchèrent, l'infirmière quitta Nathan. Celui-ci dit immédiatement :
-Ce n'était pas la peine de venir ici vous savez. On m'a guéri ça sans aucun problème. Je reste une petite heure pour me remettre et c'est tout.
-Comment je peux faire pour me faire pardonner ? suppliait presque Victoria. Nathan fronça des sourcils, n'ayant pas l'air de vraiment comprendre.
-Heu..., fit l'intéressé. Bah rien en fait. Je ne comprends pas trop ta demande. Ce serait plutôt aux deux batteurs de dire ça. Comment ça va se passer avec tes cours particuliers Will ?
Il commençait enfin à l'appeler Will au lieu de William, ça faisait plaisir.
-Mr. Grayson a dit que toi et moi on méritait bien un peu de repos, a annoncé William. Victoria se retourna vers le fils White en entendant cela :
-Alors c'est vrai. T'es vraiment un sans-limite... Beaucoup de gens ne t'aiment pas parce que tu es dispensé de certains cours. Ils pensent que tu te la coule douce.
-Alors qu'en fait il travaille probablement bien plus que nous, maugréa Nathan. Entre ses cours particuliers et les notes qui doivent suivre pour pouvoir voir sa famille le week-end... Tu dors combien d'heures par jour ?
-Cinq heures... Mais si c'est ça le prix pour voir mon petit-frère alors pas de problème. Sur ce, je pense vous quitter, j'ai plein de devoirs à rattraper.
-Attends une heure et je te suis, continua Nathan. Je vais sortir prendre l'air avec mon balai. Ça me détendra.
En sortant d'une des nombreuses salles de travail de l'école, il s'était mis à un endroit où il pouvait voir Nathan s'amuser avec son balai. C'était au cas où d'autres personnes voudrait l'embêter. Il ne le faisait pas à chaque fois mais quand il le pouvait il le faisait, il avait la conscience plus tranquille. Il traversa quelques couloirs pour rejoindre les vignes du club de Morpho-Viticulture. Avec Nathan qui est absent à cause des cours particuliers de William, Amélie se retrouvait toute seule à s'occuper de son morpho-vin goût cola. Will avait proposé son aide à celle-ci et elle l'accepta non sans ronchonner quelque peu, de toute façon s'était comme une seconde nature chez elle.
Sur le chemin il croisa au coin d'un couloir l'enquêteur qui s'occupait de ces enlèvements, bien curieux de savoir où il en était, il décida de lui poser la question mais au moment où il tourna vers le même couloir que lui il vit un très léger flash de lumière, si léger qu'il crut au début avoir rêver. Puis, il ne vit plus l'enquêteur avec sa calvitie et ses lunettes mais une personne toute encapuchonnée de noir des pieds jusqu'à la tête. Avant même de penser à quoi que ce soit, Will se plaqua contre le mur d'où il venait pour se cacher tout en gardant en vue la personne.
Ce doit être le kidnappeur, pensa William.
Soudain son cœur palpita devant la pression apparente, qu'est-ce qu'il devait faire ? Comment l'enquêteur avait-t-il disparu déjà ? Mais oui ! Il avait vu Mr. Villier utiliser un sac pouvant contenir magiquement des milliers de choses lors de sa visite de la Place Cachée, ce devait être ça.
Tout doucement, le jeune garçon tenta un deuxième coup d'œil pour mieux voir le visage de la personne mais rien à faire, il ne voyait même pas un bout d'oreille à croire que ses habits étaient ensorcelés. Ce qui était peut-être le cas d'ailleurs.
Soudain, à peine William avait-t-il fait la moitié d'un pas que la personne se retourna, même là on ne voyait que de l'ombre, prouvant bien l'ensorcellement des habits. Mince ! Le jeune homme n'avait presque fait aucun bruit, comment il ou elle avait fait pour l'entendre ? Est-ce qu'il existait des potions pour augmenter son ouïe ? Possible...
Quoi qu'il en soit, la personne masquée se tourna vers le mur et prononça quelques mots avec une voix étrange, comme si elle avait été modifiée ou quelque chose dans ce style. Une fois ces mots dits, une ouverture sur le mur se créa. Et merde ! Un passage secret... S'il entrait là-dedans William n'aura jamais le temps de le rattraper avant que le passage ne se ferme. Pas le choix, il allait devoir utiliser un sort pour bloquer le passage. Quelle poisse s'il contrôlait mal son sort, il n'allait avoir plus aucune énergie pour rattraper ce fils de chien. Il ne va pas falloir se foirer.
-Ok, pensa à toute vitesse William. C'est quoi l'émotion pour rendre le sort de Gluo-sol moins puissant... Ok, Être pressé, pas prendre son temps...
Parfait, avec son cœur battant à cent à l'heure, c'était l'exact contraire donc normalement, ce sort sera contrôlé. Ne perdant pas une seconde, il pointa sa baguette vers le passage et cria presque :
-Glamenzia !
Malheureusement, peut-être avait-t-il était un peu trop stressé, son sort n'englua que le passage et pas le sol sur lequel était le kidnappeur. Tant-pis. De toute façon il était au troisième étage et le seul escalier disponible descendait vers le dortoir des enseignants, il prendrait trop de risque là-bas. Il était piégé ! Après c'était un cul de sac avec une seule fenêtre. Soudain, la personne courra vers le cul de sac et bu rapidement une potion de sa besace...
Il ne va tout de même pas..., pensa William. Et merde!
Heureusement, il y avait deux-cents mètres pour atteindre la fenêtre. En courant pour essayer de l'attraper, Will regarda rapidement les fenêtres en courant pour voir si Nathan s'y trouvait toujours.
Merci Nathan, pensa William. Que soi béni ton amour pour le vol en balai.
Il était toujours là en train de voler sur l'étendue libre à côté du château. Will cria donc de toute ses forces le nom de son ami, d'espoir que celui-ci entende. En atteignant la moitié du chemin, le kidnappeur sauta par la fenêtre brisant celle-ci en milliers de morceaux de verres. Plus il se rapprochait de la fenêtre ouverte plus son ami grossissait à vue d'œil. Le fils White espérait qu'il arriverait à temps. Et dieu merci il arriva à temps.
-Pas le temps de t'expliquer, cria Will à Nathan. Attends-moi à la fenêtre, je vais sauter. Le fils Clermont comprit apparemment l'urgence dans la voix de son ami.
Je suis taré, s'exaspéra intérieurement le garçon.
Pour se donner du courage, il prit une graine de médusa et enjamba la fenêtre. Pendant quelques secondes, le stress s'empara de lui lorsqu'il vit le vide mais il fut vite rassuré par le balai de Nathan parfaitement positionnée pour le réceptionner. Lorsqu'il atterrit, le balai tangua quelque peu sous le choc.
-Qu'est-ce que tu fais ? demanda Nathan.
-Le gars qui a sauté par la fenêtre, c'est le kidnappeur. Je l'ai vu faire, il faut le poursuivre.
-Ok !
Malheureusement, le temps de se réceptionner, de prévenir Nathan puis de retrouver sa trace, l'inconnu avait eu le temps de rejoindre le côté un peu boisé des plaines. Ce n'était pas particulièrement dense, mais assez étendue pour qu'on s'y perde. Mais l'avantage qu'ils avaient sur la personne tentant de fuir, c'est qu'ils étaient sur un balai, qui plus est un balai ridiculeusement rapide.
William n'avait jamais été sur le balai de son ami et n'avait plus jamais envie de recommencer. La sensation de vitesse était si vertigineuse que son estomac ne le supporterait pas longtemps. Bon point pour lui, ils étaient plus qu'à une centaine de mètres de lui.
-Déposes moi à terre, cria William. On poursuivra par deux moyens, moi à terre et toi par les airs.
-Mais tu comptes le rattraper comment ? s'interrogea Nathan.
-J'ai pris une graine de médusa, il s'essoufflera bien plus vite que moi. Et toi canarde le de tous les sorts possibles. Ralentis-le !
Nathan se dirigea vers le sol et ralentit quelque peu pour donner à l'occasion à Will d'atterrir et remonta aussitôt. William tapa le sprint de sa vie et courut jusqu'à s'en essouffler les poumons. Heureusement qu'il avait pris cette foutue graine sinon il n'aurait pas tenu comme ça bien longtemps. Il remarqua bizarrement que ses chaussures étaient couvertes de boues, ça n'avait pas d'importance mais bon, dans ces moments-là, des détails sans importance viennent parfois en tête.
William était bien tenté d'utiliser un autre sort de Gluo-Sol mais avec son cœur battant à cent à l'heure, il n'avait pas le temps de se poser une minute comme avec les trolls sinon il le perdrait de vue. Il voyait aussi Nathan qui avec son balai essayait de le ralentir avec des sorts de glue ou des objets qu'il lui envoyait dessus avec Wingardium Leviosa.
Will courut encore une ou deux minutes à plein régime, il allait le rattraper jusqu'à ce que d'un seul coup, la personne sortit une baguette de ses poches et lança un sort sans incantation. Aucun rayon de lumière ne sortit. Le garçon eut juste l'impression de recevoir un coup de marteau dans les côtes. Il tomba par terre, le souffle coupé. Il toucha ses côtes et cria de douleur. Il essaya de se relever de toutes ses forces et réussit à se relever avec une force puisée dont William ignorait même l'existence. Tout son corps était recouvert de gadoue. Il réussit à courir assez vite pour ne pas se faire distancer mais la douleur à ses côtes le lançait à chaque pas.
Voyant bien que le garçon continuait à le poursuivre, l'inconnu recommença son sort mais cette fois- ci ce fut la jambe de Will qui se brisa sur le coup. Cette fois, le sort avait l'air d'être plus puissant. Un cri horrible sortit de la bouche du garçon. Il avait l'impression que de l'électricité passait constamment sur sa jambe. Will tomba une deuxième fois au sol, pour de bon, incapable de bouger. Il leva la tête essayant de voir comment s'en sortait son ami. Lui se trouvait toujours sur son balai et touchait son épaule qui avait visiblement été touchée. Mais il continuait à le bombarder de sorts et, avec de la chance, un sort Gluo-sol toucha l'endroit où s'était posé un pied du kidnappeur. C'est bon ! Ils l'avaient. Il ne pouvait plus bouger.
Nathan étant au-dessus d'une crevasse, il décida de s'éloigner mais au moment où il voulut manœuvrer son balai, l'inconnu lança son fameux sort et le toucha à la poitrine. Sous, le choc, Nathan s'évanouit et commença à tomber de son balai pour s'engouffrer dans le gouffre.
William essaya de lever sa baguette, de trouver la force d'incanter un sortilège quitte à risquer sa peau parce que s'il ne faisait rien, s'en était fini de Nathan. Malheureusement, le jeune homme était lui aussi au bord de l'évanouissement, il avait à peine la force de respirer.
Aller, pensa William. Bouge putain ! Bouge !
Mais il n'y avait rien à faire, son corps ne voulait pas obéir. La seule chose qu'il réussissait à faire était de crier son nom en le regardant tomber. Un mètre, deux mètres, trois mètres puis soudain, son corps lévita de lui-même. William fit un ultime effort pour tourner la tête et ne vit personne aux alentours à part le kidnappeur qui avait sa baguette pointée sur son ami, le sauvant d'une mort prématurée puis le posant sur le sol. Pourquoi l'avoir sauvé ? Peu importe... Nathan était sauf, c'est le principal. Et, comme si son esprit attendait de connaître le sort de Nathan pour lâcher, Will s'évanouit...
William s'était réveillé à l'infirmerie qu'il venait de quitter plusieurs heures auparavant. Il sentit sur lui quelques bandages. La douleur à sa jambe et à ses côtes avait totalement disparu. Toujours couché sur son lit il tourna la tête et vit Nathan à côté de lui sur un lit avec Mme Monet, Directrice de Beauxbâtons et marraine de son ami, en train de le surveiller. Celle-ci remarqua d'ailleurs Will :
-Ne te lèves pas. Vos blessures ont été sévères.
Le fils White avait encore du mal à avoir l'esprit totalement clair :
-Combien de temps on est resté ?
-Deux jours, répondit Nathan. J'ai l'impression de n'avoir dormi que quelques heures. Le jeune garçon aussi, il se sentait si fatigué qu'il aurait bien dormi deux jours de plus.
-Et le gars qu'on a poursuivi ? demanda Will.
-On vous parlera de tout ça lorsque Mr. Grayson reviendra, répondit la directrice. Il est en train de parler avec l'infirmière de votre situation. Ah bah tiens justement, le voilà.
Le professeur avait toujours la même dégaine avec toujours cette barbe de trois jours qui semblait ne jamais pousser, à croire qu'elle aussi était magique.
-Ca va monsieur ? s'enquit William en remarquant les cernes de l'enseignant.
-Ca va Mr. White, rassura l'intéressé. Merci de votre considération. Vous leur avez déjà parlé ?
-Non, lui assura Mme Monet. J'attendais votre venue.
C'était toujours drôle pour William de voir deux professeurs se vouvoyer juste pour donner le bon exemple aux élèves. Ça donne toujours une impression bizarre. Le jeune garçon essayait de penser à autre chose parce qu'il ignorait complètement s'ils allaient se faire engueuler pour avoir risqué leur vie ou les féliciter d'avoir presque capturé le kidnappeur.
-Expliquez-nous tout ce qui s'est passé, ordonna Louise de Monet.
Là, c'était le dilemme. Est-ce qu'il mentait sur toutes les actions dangereuses effectuées pour se couvrir ou dire la vérité ? Sur le coup il avait pensé à mentir mais il s'était dit que ça aurait faussé toute l'enquête qui suivrait son témoignage. Il décida donc de dire la vérité, lors de certains passages comme par exemple lors du moment où il sauta du troisième étage ou quand Nathan tomba de son balai, la directrice fit quelques bruits étranges. Mr. Grayson, lui était très calme et semblait enregistrer chaque microseconde de son monologue.
-Vous avez très bien agi, avoua le professeur de Défenses. Vous avez pris de bons choix avec le peu d'outils que vous aviez. Je vous aie tous les deux sous-estimés. Toucher une cible mouvante sur un balai comme le vôtre Mr. Clermont n'est pas un mince exploit. Et vous Mr. White, vous avez parfaitement géré votre condition de sans-limite, utilisé les bons sorts au bon moment. Félicitation à vous deux. Je vous aurais presque donné un pétale d'or en défenses contre les forces du mal.
Le professeur regarda la directrice qui lui lança un regard noir. On sentait presque la goutte de sueur couler de son dos.
-Mais vous avez pris beaucoup trop de risques, tempéra Mr. Grayson. Voua auriez dû partir et seulement nous appeler.
-J'espère que tu comprends William que je ne peux plus t'autoriser à aller chez ta famille le week- end, l'informa la Directrice. C'était déjà une situation exceptionnelle et je t'avais prévenu qu'à la moindre rature, je te retirerais ce droit. Désolé...
Will s'était attendu à ce résultat. Mais n'empêche, ne plus voir sa famille lui faisait mal.
-Ne vous excusez pas, essaya de la rassurer le garçon. Vous ne faites que votre travail. Sur ce, Mme Monet laissa ses deux élèves et l'enseignant.
-Will..., commença Nathan. Pour ta famille...
-Te prend pas la tête pour ça, l'interrompit William. La seule chose qui me fait chier c'est qu'on n'ait pas réussi à avoir ce kidnappeur.
-Si vous l'auriez capturé, supposa Mr. Grayson. Je vous aurais laissé faire cours à ma place.
-Qu'est-ce que vous voulez dire ?
-Il a réussi un sort de Sombre-cape de manière parfaite ce qui n'est pas un mince exploit. Avec ça, il avait une potion d'ouïe florissante, de chute-plume et un sac affublé d'un sort d'extension indétectable... Soit cette personne est un sorcier très doué, soit elle a été spécialement entraînée pour cette mission.
-Et pourquoi pas les deux ? proposa Nathan.
-Si c'est le cas Mr. Clermont, je crains que même moi je ne pourrais rien faire pour le débusquer. Espérons que vous ayez tort.
