Hello ! Voici le dernier chapitre de cette mini-fic, écrite dans le cadre d'un ASPIC (festival d'écriture) sur le serveur Discord Potterictions. N'hésitez pas à nous y rejoindre, vous trouverez le lien sur le site Disboard.

J'espère sincèrement que cette fic vous a plu ! Pour continuer à me lire, vous pouvez aller sur mon profil, où vous trouverez différentes fics Dramione ! J'ai d'ailleurs commencé une toute nouvelle fic il y a peu, appelée "Basorexie" !

Bonne lecture ;)


25 décembre

Lorsque Drago se réveilla le matin suivant, il se sentait mieux que jamais. Il avait rêvé toute la nuit de sa femme – dans différents contextes – et se levait avec des souvenirs de leur baiser de la veille plein la tête.

Il se rendit dans la cuisine en chantonnant et se prépara un petit-déjeuner complet. Il voulait profiter de ces quelques instants de bonheur seul et ne pas subir le bruit ambiant d'une Grande Salle un matin de Noël.

Alors que ses oeufs cuisaient dans une poêle, il alluma sa télévision moldue – que sa femme avait acheté et qu'il ne regardait qu'en cachette, par fierté – et enfila un bas de pyjama. Si le chauffage magique fonctionnait, cela n'empêchait pas que l'hiver se soit installé depuis quelques semaines.

Il se laissa tomber en travers de son canapé, son assiette posée sur son torse et la télécommande dans la main pour zapper les différentes chaînes auxquelles ils avaient accès. Lorsqu'il tomba enfin sur un dessin-animé pour enfants – son petit plaisir coupable – il se permit de manger, ravi de commencer sa journée d'une telle façon.

Une heure passa sans même qu'il ne s'en rende compte. Il avait enchaîné une bonne dizaine d'histoires de dragons et de fées avec des ailes. Cela avait le don de le rendre hilare.

Il s'apprêtait à mettre la vieille cassette de son film préféré, Le Seigneur des Anneaux, lorsque la porte de son appartement s'ouvrit brusquement.

Il tourna la tête vers celle-ci, surpris que quelqu'un ose entrer chez lui ainsi, et tomba nez à nez avec sa femme. Elle tenait du bout de sa main un petit sac en papier rempli de paquets.

— Hermione ? s'inquiéta-t-il en reposant son assiette et en la rejoignant à l'entrée du salon.

Elle n'était pas revenue dans leur appartement depuis l'annonce de sa grossesse. Elle n'avait pas voulu, ou du moins pas osé.

— Tu regardes la télévision ? préféra-t-elle répondre d'un air étonné en jetant un œil à celle-ci.

Il rougit furieusement et se gratta l'arrière du crâne d'un air gêné.

— C'est notre tradition à Noël, mentit-il effrontément.

Il était bien trop fier pour avouer qu'il venait de regarder autant de dessins-animés. Et puis, elle n'était pas au courant qu'il s'agissait d'un mensonge.

Hermione se mordit la lèvre, visiblement gênée à son tour.

— Je…

Elle hésita.

— Je me suis dit que nous pourrions ouvrir nos cadeaux ensemble ? suggéra-t-elle avec timidité en soulevant le sac qu'elle avait apporté.

Il écarquilla les yeux, alors que son rythme cardiaque s'accélérait. C'était une occasion en or de passer un magnifique moment à ses côtés.

Il tourna alors les yeux vers la pile de cadeaux qui se trouvait aux pieds de son sapin et sourit. Il n'avait même pas fait attention à ceux-ci, trop occupés à revivre mentalement le baiser qu'Hermione lui avait donné la veille.

— Avec plaisir, finit-il par répondre en lui tendant la main.

Elle n'hésita pas une seule seconde et l'attrapa pour le rejoindre. Il l'accompagna jusqu'au pied du sapin – leur sapin , celui qu'elle avait elle-même décoré le dernier jour du mois de novembre – devant lequel ils s'installèrent en tailleur.

Hermione ouvrit ses paquets la première, Drago lui indiquant chaque fois de qui cela provenait en reconnaissant simplement les écritures et papiers cadeaux, ce qui la faisait bien rire. Il avait un don pour l'art calligraphique.

Elle était d'une humeur exquise, ce qui n'étonnait pas le blond outre mesure. Sa femme avait toujours adoré les fêtes de fin d'année, ce qui expliquait son enjouement.

Lorsqu'elle reposa l'ensemble de lingerie particulièrement osé envoyé par les Nott-Greengrass le rouge aux joues, ce fut au tour de Drago de lui offrir son cadeau. Il fit de son mieux pour ne pas exploser de rire face à sa gêne évidente et lui tendit un petit paquet carré.

— Tu ne t'en rappelles pas, mais tu m'en parlais depuis des mois. Je n'ai pas pu résister, expliqua-t-il alors qu'elle analysait l'emballage.

Elle leva les yeux vers lui avec curiosité, avant d'enfin déballer ce qu'il lui avait offert.

Il s'agissait d'une paire de boucles d'oreilles en argent, au bout desquelles pendaient des cercles contenant des roses des vents en émeraude. Hermione les avait vu dans une boutique moldue et n'avait pas cessé d'en parler à son mari, répétant qu'elle s'en voulait de ne pas avoir retenu le nom de la boutique.

Drago s'était donc démené pour les retrouver à travers Londres.

Si Hermione fut heureuse de son cadeau, elle le cacha, tant et si bien que le blond fut déçu du peu de réaction de sa femme. Son cœur se serra dans sa poitrine, mais il fit de son mieux pour garder la face.

Elle aurait dû sauter de joie.

— J'ai moi aussi un cadeau pour toi, se lança-t-elle en sortant un paquet de son sac, qu'elle lui tendit aussitôt. Tu excuseras l'horrible emballage, je n'ai jamais été douée avec ce genre de choses.

Il sourit. Il le savait parfaitement.

Malgré son étonnement de recevoir un présent de sa part, Drago s'empressa de déchirer le papier cadeau. Il s'agissait d'une simple petite boîte en bois. Il fronça les sourcils. Il n'avait aucune idée de ce dont il s'agissait.

Cependant, lorsqu'il en souleva le couvercle, Drago se figea. Il sentit son sang quitter son visage et son cœur s'arrêter. Il n'arrivait pas à y croire.

Sous ses yeux, une fiole vide de potion avait été placée. Vide de la potion que sa femme devait prendre pour recouvrer la mémoire.

Ses yeux se remplirent de larmes et il laissa tomber la boîte sur le sol. Hermione était toute aussi émue que lui lorsqu'il releva la tête vers elle.

— Tu te… Tu te souviens de moi ? De nous ? chuchota-t-il, comme s'il craignait que l'instant se brise.

— Je me souviens de tout, mon amour, répondit-elle tout aussi bas.

Il n'attendit pas une seconde de plus et la tira dans ses bras. Il ne put se retenir de sangloter contre elle, alors que toutes les semaines d'horreur qu'il avait vécu disparaissaient de sa mémoire comme si elles n'avaient jamais existé.

Il n'y avait rien de plus important que sa femme en cet instant. Il l'avait retrouvée. Entièrement.

— Je t'aime, Drago Malefoy. Je t'aime tellement, murmura-t-elle tout contre lui.

Il sanglota bruyamment, pas honteux pour une noise de se laisser aller devant elle. Il se sentait libéré. Elle l'aimait.

— Par Merlin, Hermione, si tu savais à quel point je t'aime. Tu… Tu es la personne la plus importante pour moi sur cette foutue planète.

Elle rit entre ses larmes et se recula pour attraper son visage entre ses paumes.

— Promets-moi de ne plus jamais me laisser m'approcher de chaudrons étranges et fumants, plaisanta-t-elle, les joues couvertes de larmes.

— Crois-moi, ça n'arrivera plus jamais.

Elle l'embrassa avec un amour infini. Il crut revivre.

— Quand as-tu pris la potion ? Tu te souviens de ces dernières semaines ? Tu n'as eu aucun effet secondaire ? Pas de vertige ou de nausée ? s'inquiéta-t-il soudainement en se séparant de ses lèvres.

Elle ne put empêcher un rire, bien que transi d'amour, de s'échapper de celles-ci.

— Par Godric, Drago Malefoy, si j'avais su quel homme tu es vraiment, jamais je n'aurais attendu si longtemps pour boire cette potion, sourit-elle en caressant sa joue. Je vais bien. Tout va bien, mon amour. J'ai pris la potion à mon réveil, quand j'ai compris que je ne pouvais déjà plus me passer de toi. Et je me souviens de tout.

Il sourit et la serra contre lui avec force, fermant les yeux pour profiter de son contact.

— Ne pense pas non plus que j'ai oublié que tu regardais des dessins-animés quand je suis arrivée, pouffa-t-elle contre son torse.

Il écarquilla les yeux et s'écarta vivement, prêt à se défendre.

Il n'eut cependant pas le temps d'ouvrir la bouche, puisque ses lèvres furent requisitionnées par celles de sa femme.

Le baiser qu'elle lui donna était tendre et doux, plein d'amour. Elle lui montrait à quel point elle l'aimait, qu'elle était là et qu'elle ne partirait pas.

Il y répondit avec la même passion, comme s'il essayait de rattraper les semaines passées avec un simple baiser.

Bientôt, celui-ci se fit plus enflammé, plus intense. Il n'avait pas pu résister en sentant l'odeur de son parfum si près de lui. Il la retrouvait enfin, après tant de souffrance et de distance. Un simple baiser ne suffirait pas, il le savait.

Les sillons de larmes sur leurs joues avaient séché.

Lorsque les lèvres d'Hermione dérivèrent le long de sa mâchoire, il frissonna de bonheur. C'était son épouse, la femme qu'il aimait, la femme de sa vie. Il la retrouvait enfin.

— Nous déballerons le reste des cadeaux plus tard, Drago, lui chuchota-t-elle avant de suçoter le dessous de son oreille.

Ses lèvres étaient si douces et délicieuses sur sa peau. Il se sentait durcir à son simple toucher.

— Je t'aime tellement, murmura-t-elle alors qu'il se mettait enfin en action et passait ses mains sous le pull qu'elle portait.

Il ne répondit que d'un baiser passionné, tout en envoyant valser son haut dans un coin de la pièce.

Il la sentit sourire contre sa peau et ferma les yeux. C'était si bon de la retrouver. Son toucher, son odeur, sa douceur ou encore ses lèvres… Tout chez elle avait manqué à Drago.

Il la fit basculer jusqu'à ce qu'elle soit allongée sur la moquette du salon. Elle se laissa faire, alors qu'il retira son propre haut.

Drago avait l'impression d'être un adolescent faisant l'amour pour la première fois. Il était impatient, il allait vite, il la voulait tellement. Son corps lui avait manqué. Elle n'avait pas changé. Elle était toujours aussi belle.

Il s'empressa de se pencher au-dessus d'elle une fois déshabillé, sa tête juste au-dessus de la sienne.

— Tu es tellement belle, souffla-t-il en observant son visage sous toutes les coutures. Je suis tellement heureux de te retrouver, de te tenir contre moi à nouveau.

Pour seule réponse, Hermione passa ses bras derrière sa nuque et l'embrassa avec ferveur. Il n'en pouvait plus. Il avait besoin d'elle. Ses lèvres, sa peau, sa langue, ses bras, sa poitrine… Il la voulait entièrement.

Les mains de Drago commencèrent à se faire baladeuses, alors qu'il l'embrassait comme si sa vie en dépendait. Il frôla son épaule, puis sa clavicule et enfin le haut de sa poitrine. Il gémissait déjà doucement, alors qu'elle le caressait à travers son caleçon.

Elle semblait tout aussi impatiente que lui.

Ils ne pouvaient pas s'empêcher de se toucher. C'était comme si leurs corps étaient aimantés. De vrais adolescents.

Drago effleura l'un de ses seins par-dessus le débardeur qu'elle portait et Hermione ne put s'empêcher de gémir légèrement. Depuis combien de temps n'avait-il pas posé ses mains sur elle ainsi ? Trop longtemps, bien trop longtemps.

Elle ferma les yeux et il quitta sa bouche pour faire glisser ses lèvres le long de sa mâchoire, puis de son cou.

— Tu es si parfaite, murmura-t-il près de son oreille. Tu m'as tellement manqué, par Merlin.

Elle laissa échapper un nouveau gémissement.

— Drago…

Il venait de passer sa main sous son vêtement et de pincer très légèrement son téton entre ses doigts. Elle gémit de plus belle.

— Je vais m'occuper de toi, mon amour, chuchota-t-il en remplaçant sa main par ses lèvres.

Il était dingue d'elle.

Elle passa une main dans ses cheveux courts et gémit une nouvelle fois lorsqu'il suçota son téton. Il transpirait légèrement et était recouvert de chair de poule. C'était trop bon.

— Gémis pour moi, Hermione, laisse-moi entendre ta voix, laisse-moi savoir que tu aimes ce que je te fais, que je t'ai manqué, souffla-t-il en laissant courir ses lèvres sur son ventre.

Elle ne se retint pas et gémit à son oreille.

Les gestes de Drago se firent plus rapides en entendant cela. Il lui retira son débardeur, avant de remonter jusqu'à ses lèvres, qu'il embrassa presque férocement.

— Laisse-moi te faire l'amour, Hermione, laisse-moi te montrer à quel point je t'aime et à quel point tu m'as manqué, lui dit-il, ses lèvres frôlant les siennes en parlant.

— Ne t'arrête pas, je t'en supplie, répondit-elle en posant son front contre le sien.

— Tes désirs sont des ordres, chuchota-t-il en lui retirant son dernier sous-vêtement.

Il murmura la formule d'un sort de lubrification, après avoir retiré son caleçon.

L'excitation du blond ne faisait que grandir au fur et à mesure des secondes. Il avait chaud, terriblement chaud et la distance – pourtant si courte – qui le séparait de sa femme lui semblait incommensurable. Il avait besoin de se sentir en elle, de sentir ses parois se refermer autour de lui.

— J'arrive, Hermione, je suis là et je ne m'arrêterai pas, répondit-il en l'embrassant à nouveau.

Il se plaça entre ses jambes, son membre dur et tendu frôlant ses lèvres. Ses gémissements le traversaient de la plus merveilleuse des façons. Entendre sa voix, si près de son oreille, était un délice des plus divins.

— Parfait, tu es merveilleuse, Hermione. J'ai tellement envie de toi. Tu m'as tellement manqué.

Il le lui répétait telle une litanie.

Il n'avait pas besoin de plus, il voulait simplement qu'ils soient réunis de nouveau après tout ce temps. Il ne pouvait plus attendre.

Ainsi, lorsqu'il se glissa lentement en elle, il dut se retenir pour ne pas jouir aussitôt. C'était trop bon. Elle lui avait tant manqué.

Il sentait ses parois s'étirer pour le laisser passer. C'était la sensation la plus exquise qu'il pouvait vivre. Il se sentait si bien en elle, entouré d'amour et de passion.

Des larmes dévalèrent ses joues sans qu'il ne puisse les arrêter. Comment avait-il pu survivre sans elle pendant tant de temps ?

Il commençait enfin à bouger et il la sentit trembler et défaillir sous lui. Il ne tiendrait pas longtemps, c'était trop bon.

— J'y suis presque, mon amour, lui dit-il près de son oreille. Est-ce que tu te sens prête à jouir pour moi ?

Elle hocha vivement la tête, en le serrant plus fort contre elle. Il passa alors l'une de ses mains entre eux et frôla son clitoris du bout des doigts. Elle cria de plaisir.

Il ne lui en fallut pas plus.

D'un même son, ils atteignirent tous les deux l'orgasme, s'embrassant comme si leurs vies en dépendaient. Drago voyait des étoiles, son front posé sur celui de sa femme et sa respiration se mêlant avec la sienne. Leurs corps se mouvaient l'un dans l'autre et ils ne formaient plus qu'un.

Quand Drago se laissa finalement tomber à ses côtés, il sut qu'il ne pourrait pas survivre à une telle expérience une nouvelle fois. Il la serra dans ses bras, lui répétant à voix basse ô combien il l'aimait et ô combien il était désolé pour tout.

Elle tourna la tête vers et posa ses lèvres sur les siennes.

— Je t'aime, murmura-t-elle.

— Je t'aime aussi, répondit-il en posant son front contre le sien.

Il ferma les yeux, caressant pensivement son corps du bout des doigts. Il les laissa glisser jusqu'à son ventre encore plat et sourit.

— Nous avons réussi finalement, n'est-ce pas ? chuchota-t-il près de l'oreille de sa femme. Nous allons être une famille. Nous serons comblés, Hermione.

— Comme nous l'avons toujours voulu, Drago, répliqua-t-elle.

C'était tout ce dont il avait besoin.