Lily Potter, née Evans, faisait les cent pas dans la chambre de son fils alors qu'il était chez Rosie avec Drago Malefoy, son nouveau meilleur ami. Lily avait bien vue que son fils était particulièrement attaché au petit Malefoy et ça semblait réciproque. Un peu comme Sev et Rosie quand ils se sont vue les premières fois. Elle connait aussi le principe d'âmes sœurs et ce que ça implique. Mais Dieu avait créé l'homme ET la femme pour des raisons bien précises qui étaient de s'aimer, faire des enfants et les élever dans les valeurs de Dieu. Mais Harry était son fils et jamais elle ne pourrait lui faire de mal, comme l'empêcher de vivre avec la personne qui lui est destinée, même si cette personne est un garçon. C'était la première fois de sa vie qu'une personne passait avant Dieu, pour elle. Lily sait qu'elle est faible et qu'elle n'aurait pas eu le courage d'Abraham. Jamais elle ne pourrait faire de mal à son enfant, à la chaire de sa chaire, même si Dieu en personne descendait du ciel pour lui demander.

- Maman, que dois-je faire? Demande la jeune femme en regardant le ciel de la fenêtre de la chambre d'Harry.

Pourquoi ses parents s'étaient-ils tué dans cet accident de voiture? Pourquoi Dieu lui avait-il pris ses parents? Elle sait bien que Dieu ne donne jamais plus d'épreuves que ce que l'un de ses enfants ne peut en supporter. Mais la mort de sa mère était particulièrement difficile à avaler. Sa mère était son guide, son modèle. C'est elle qui lui a expliqué que Rosie et elle n'étaient pas des monstres. Que leur magie était un don de Dieu qu'il fallait chérir, peu importe ce que Pétunia en disait. Que Dieu lui donnait les outils dont elles avaient besoin pour exécuter les projets que Dieu avait pour sa sœur et elle.

Mais aujourd'hui, tout était plus compliqué. Rose avait raison, elle avait fait la chose la plus contre nature qui soit, assassiner un autre être humain, pour garder sa famille à l'abri. Lily comprenait Rosie. Elle s'était enrôlée dans l'Ordre du Phénix justement pour que la paix revienne. Pour qu'il y ait le moins de morts possibles. Même si elle se battait sur un champ de bataille, Lily n'avait jamais tué quelqu'un. Elle l'assommait, le stupéfixait, le pétrifiait, mais le tuer, JAMAIS.

- Bon sang que je suis stupide de ne pas y avoir pensé avant! S'exclame la jeune mère avant de transplaner devant les grilles de Poudlard.

Albus Dumbledore avait toujours été de bon conseil. Il pouvait sûrement lui faire une de ses fameuses suggestions éclairées. Le vieux directeur avait toujours respecté sa foi. Alors pourquoi pas ?!

Dès que la jeune femme entre dans le bureau du directeur, elle le voit pencher sur ce qui ressemble à un bébé. Enfin, un bébé horriblement laid. Lily sait que c'est méchant de trouver un bébé laid, mais celui-là était immonde! Il semblait avoir la peau à vif, de longs bras et de longues jambes, pas vraiment de lèvres et la peau sur les os.

- Albus? Qu'est-ce que vous faites avec ce bébé? Demande la jeune mère en fronçant des sourcils en s'approchant.

- Ce n'est pas un bébé, ma chère Lily, mais un bout d'âme.

- Une âme ressemble à… ça?! S'exclame la jeune femme, les yeux ronds d'horreur en regardant la chose devant elle.

- Pas exactement, dit le directeur. Habituellement, c'est une petite boule de lumière bleuté, pas plus grosse qu'une bille. Mais cette âme là est corrompue. C'est ce qu'on appelle un Horcruxe.

- Je sais ce que c'est, dit Lily avec une grimace. Sev m'en a déjà parlé. C'est quand on coupe son âme en deux pour mettre l'autre moitié dans quelque chose. Mais pour faire ça, il faut assassiner quelqu'un, non? Mais… qui est-ce?

- Tomas Jedusor Jr, connut depuis une dizaine d'années sous le nom de Lord Voldemort.

- Par Merlin! Mais… Il est mort, Sev et Rosie l'ont piégé dans notre maison à Halloween!

- Son corps a été pulvérisé, mais ce bout de son âme est resté sur place. Comme il n'a pue tuer personne, il n'a pue finir le rituel et ce bout d'âme n'a pas pue s'accrocher à quoi que ce soit. Je l'ai donc récupéré pour l'étudier.

Sans qu'elle ne comprenne comment, Lily se retrouve paralysée au sol du bureau du directeur de Poudlard et celui-ci lui explique qu'il a BESOIN que le bout d'âme de Voldemort survive pour qu'il puisse le combattre en temps et en heure et qu'il va l'implanter en elle. Qu'elle ne se rendra jamais compte de sa présence par la suite et il lui effacera la mémoire une fois qu'il sera en elle.

La jeune femme ressent une douleur insoutenable dans sa tête quand Dumbledore guide une boule de lumière bleutée vers sa bouche, pas plus grosse qu'une bille de verre à jouer.

- Calme toi! Dit une voix autoritaire dans sa tête. Je dois me concentrer pour nous protéger.

- Qui es-tu? Demande Lily.

- Tais toi et je t'expliquerai tout quand on sera en sécurité. Fait comme si tu ne te rappelais plus de rien.

Quand Albus l'aide à se relever et lui parle comme si de rien n'était, Lily fait de son mieux pour avoir l'air naturel en lui disant qu'avec le bébé, elle ne dort pas beaucoup et qu'elle a eu un vertige. Qu'elle va aller se reposer chez elle et tout ira mieux après une bonne sieste.

Quand elle arrive chez elle, elle va s'installer au salon, Harry est encore avec sa sœur et James est au Ministère pour le travail. Elle se rappelle les cours d'Occlumancie que Sev leur à donnés, à Rose et elle, et vide son esprit pour se calmer et prendre, peut-être, contacte avec cette voix dans sa tête.

- Tu… tu es là? Demande la jeune femme en silence.

- En effet.

- Tu… vous êtes vraiment… Voldemort?

- Je n'ai jamais été Voldemort. Enfin, mon corps, oui. Mon esprit, non. Quand je suis venu pour un emploi à Poudlard, il y a 20 ans, c'était juste pour retrouver mon fils. Mais Dumbledore m'a refusé non seulement le poste pour lequel j'avais toutes les qualifications requises, mais il m'a interdit le territoire de l'école et le village de Pré-au-Lard pour être certain que je ne sache jamais qui il est.

- Et comment vous avez fait pour ne pas mourir, dans l'explosion de la maison où nous habitions?

- J'ai consacré ma vie à retrouver mon fils et quand j'ai compris que j'allais mourir en voyant les explosifs dans leur réactions en chaine, j'ai lâché prise en souhaitant simplement que mon fils ait une bonne vie avec des personnes qui l'aiment.

- Je peux peut-être vous aider à le retrouver, propose Lily sans se méfier une seconde des intentions de la voix dans sa tête.

- Je voulais l'appeler Seavus. Seavus Salazar Gaunt. Le nom de jeune fille de ma mère. Mais Ély ne voulait rien savoir de l'appeler Seavus.

- C'est vrai que cruel, en latin, ça fait bizarre pour un bébé.

- On a trouvé un compris pour Severus. Notre bébé était… Il était le plus parfait des bébés! S'enthousiasme la voix. En quelques semaines, il avait déjà les yeux fascinants de sa mère. Mais il avait le reste de moi.

- Je sais que vous l'avez trouvé, dit doucement Lily. Sev est mon meilleur ami, le fiancé de ma sœur. C'est lui qui…

Mais Lily se tait.

- Je sais que c'est lui qui a tué mon corps. Mais en faisant ça, il a libéré ma conscience de cette prison de chaire que Dumbledore m'a façonnée. Je crois que c'est en lui pardonnant son geste, que mon âme a pue survivre à mon corps. L'amour, jeune femme, l'amour est la magie la plus puissante qui soit. Et je vois aussi, dans ta tête, les questions que tu te poses. Et je dois avouer que je ne les comprends pas. Pourquoi hésites-tu autant à offrir ton être à Magia?

- Parce que Dieu ne serait pas d'accord, dit Lily.

- Tu sais, Dieu a bien des noms et des visages. Mais à la base, chaque Dieu est inspiré de Magia. Mais l'homme a façonné chaque Dieu à l'image qu'il s'en faisait. Le Dieu que tu pris a été fait à l'image de ceux qui l'ont « inventé », dit patiemment la voix de Thomas dans sa tête.

- Vraiment?

- Pourquoi te mentirais-je? De toute façon, même si je le voulais, je ne pourrais pas, je suis le parasite dans ta tête. Et si tu le souhaites, je t'aiderai à faire le rituel de Don de Soi pour que tu puisses accompagner ta sœur et mon fils dans ce moment si important dans une vie.

Lily lui demande donc pourquoi il n'est pas retourné auprès d'Eileen et Sev après son entretien avec Dumbledore. Ce dernier lui explique qu'il était devenu bien trop dangereux pour sa famille. Il avait alors effacé la mémoire d'Eileen pour qu'elle ne se rappelle plus de lui et refasse sa vie. Elle avait alors épousé Tobias Rogue moins d'un an plus tard et ce dernier avait adopté le petit Severus Salazar Gaunt pour l'appeler Severus Tobias Rogue. Thomas n'était plus jamais retourné voir sa femme et son fils. C'était trop douloureux pour sa partie lucide et son corps, sans la moitié de son âme, était trop dangereux pour eux. Il aurait pue attaquer sa propre femme et son fils pour un mot de travers sans que sa partie lucide ne puisse faire quoi que ce soit pour empêcher son corps de leur faire du mal. Il avait alors demandé à Lucius Malefoy de veiller sur Severus quand il était entré à Poudlard. Son père était l'un des « partenaires » politique de son corps alors qu'il lui avait été un ami fidèle quand lui-même faisait ses études à Poudlard. Et Lucius n'avait jamais failli. Il avait pris Severus sous son aile dès sa répartition, le considérant rapidement comme le petit frère que Magia a mis sur son chemin et en en faisant le parrain de son fils par la suite.

- Mais… l'autre moitié de votre âme, demande Lily. Elle est où?

- Je l'ai retrouvé il y a quelques années, avoue l'ex Voldemort. Elle était dans le coffre-fort de Dumbledore, à Gringotts. J'ai pris son apparence, avec du Polynectar pour y aller et mis le Gobelin qui m'a guidé sous Imperium pour que personne ne se doute de quoi que ce soit. Je l'ai ensuite caché dans un endroit sur. Pour pouvoir remettre les deux parties ensemble si un jour, j'arrivais à me débarrasser de la malédiction de Dumbledore et retrouver ma famille. Alors, on le fait, ce rituel? Si tu veux mener ta sœur à l'autel, tu n'as pas le choix.

Lily soupire un moment avant de se lever et d'aller chercher une robe de lin sans teinture dans son dressing, robe de cérémonie sorcière que Rose lui a offerte comme cadeau de mariage. Elle envoie ensuite sa biche argenté à Rosie. Elle a besoin de la présence d'une autre personne pour ce rituel qui, une fois que Tom lui explique, ressemble étrangement à un baptême catholique.