Tout d'abord, je souhaitais vous dire merci pour tous ces retours. Honnêtement, je ne m'attendais pas à ça alors merci. J'ai eu quelque questions également qui pour un grand nombre trouverons réponse dans ce chapitre, alors bonne lecture ! En espérant que vous aimez autant.

Chapitre 2 : L'ampleur des dégâts

À son arrivé à Gringotts, Harry trébucha mais fut retenu par l'homme. Celui-ci d'un geste de la main enleva la suie sur leurs vêtements puis ramassa les lunettes d'Harry tombées au sol. Il les répara avec un geste de dégout, même la magie ne pouvait plus rien y faire. Il le conduisit ensuite à travers le labyrinthe de galerie pour arriver dans un bureau richement décoré.

Ah ! Monsieur Potter, vous voilà enfin arrivé. Je suis Goldure. C'est désormais moi qui aie la responsabilité de votre dossier. Grispec n'est plus disponible. Informa le gobelin avec un sourire carnassier.

Enchanté. Répondit platement Harry.

Comme vous l'a expliqué notre cher collaborateur, nous avons remarqué des irrégularités dans votre dossier. Nous avons retrouvé les testaments de vos parents encore cacheté, preuve que leurs souhaits n'ont pas été respectés. D'autres documents vous concernant ont été scellés à notre insu. Nous avons besoin de votre sang pour les ouvrir sans les détruire. Enfin, sachez que de l'argent a été détourné de vos coffres par votre ancien tuteur magique, mais nous réglerons ceci plus tard lorsque nous aurons toutes les cartes en mains. Assez parlé, prenons votre sang.

Jethro, qui était resté en arrière vers la porte, s'avança alors. Il prit la dague que le gobelin lui tendait et entailla la main d'Harry. Celui-ci ne réagit pas, même face à la douleur de la coupure. Une fois le sang récolté, Jethro referma d'un sort informulé la plait. Il demanda ensuite à voir seul Goldure dans un autre bureau. Cette fois-ci le bureau était plus intime et confortable. Les deux s'installèrent dans un fauteuil moelleux, l'un en face de l'autre.

Vous avez remarquez aussi n'est-ce pas ? Il ne réagit pas. J'ai vérifié, il n'est pas sous impérium. Commença Jethro.

Effectivement, je m'attendais à plus de réaction de sa part.

N'avez-vous pas dit que le petit était proche de Dumbledore ? Il aurait dû le défendre ou pleurer, peut-être crier. Mais non, il n'a même pas cillé. Continua l'homme.

Il est peut être sous potion calmante.

Non, chez ses moldus il était déjà comme ça et pourtant, il n'avait pas accès à ses affaires magiques. En parlant d'eux, ces moldus sont horribles, la pire famille possible. Le mari voulait de l'argent en compensation pour l'enfant, je l'ai lu dans son esprit. Et son ancienne chambre était un placard.

Vraiment ? C'est surprenant. Dumbledore a assuré qu'il était en sécurité, très bien caché et protégé par de nombreux sort. Il a dit que le garçon était très heureux dans sa famille.

Non. Il était traité en elfe de maison et les sorts de protection n'ont pas pris. Ils n'ont dû le prendre que par obligation avec haine dès le départ. Alors même s'ils avaient un lien de sang, la Magie ne les a pas reconnus comme de la famille et aucun sort ne s'est déclenché. Peut-être qu'il a été immédiatement enfermé dans son placard.

Pensez-vous qu'ils l'ont maltraité ? demanda le gobelin.

Je ne sais pas, je n'ai pas réussi à le voir. Mais ça ne m'étonnerait pas. Ce serait possible de lui faire un bilan de santé complet ? Il n'en a jamais eu.

Bien sûr, allez dans la salle de réunion, j'envoie quelqu'un.

Compris. Que votre or prospère Maitre Goldure, salua Jethro.

Et que vos ennemis tremblent, ami MacHallen, répondit le gobelin.

Jethro retourna alors au près d'Harry et le conduisit à travers le dédalle de couloire jusqu'à un salon. Celui-ci était visiblement pour les riches clients. Le sol était en bois et les murs en pierres. La cheminée était surmontée de marbre. On pouvait voir des scènes de bataille sur les nombreux tableaux accrochés aux murs. Devant la cheminée, il y avait deux sofas face à face et au milieu une table basse en marbre. Jethro demanda à Harry de s'assoir sur l'un des sofas puis fit les cents pas devant lui en attendant le médicomage. Quinze minutes plus tard, une jeune femme arriva accompagnée d'un gobelin. Une fois la situation expliquée, elle métamorphosa le sofa en lit, fit allonger Harry, invoqua un parchemin et une plume puis commença l'incantation. Cela pris une heure. Une heure pendant laquelle la jeune femme marmonnait des mots, une heure pendant laquelle la plume écrivait sur le parchemin les résultats, une heure pendant laquelle Jethro devint de plus en plus inquiet. Au bout de cette heure, la jeune médicomage cessa le sort et vacilla. Jethro la rattrapa et la fit s'assoir puis invoqua un verre d'eau. Harry, que le sort avait endormi dormait encore. C'était un sommeil sans rêve ni cauchemar. Le gobelin, resté dans la pièce, fit apporter une collation pour la jeune femme et se mit à son tour au travail. Pendant ce temps, les deux adultes consultèrent le parchemin de diagnostic. Ils trouvèrent que l'enfant soufrait de malnutrition, d'un retard de croissance, d'un empoisonnement du sang et d'anciennes blessures mal guéries. Sa main droite a été cassée et mal réparée. Il avait des dommages au foie, une côte fêlée, une entorse à la cheville gauche mal soignée, un déséquilibre du bassin et des cervicales déplacées. Jethro obtenu une ordonnance pour de nouvelles lunettes adaptées et des potions de nutrition. Pendant que le gobelin finissait, ils parlèrent du manque de réaction de l'enfant. Malheureusement, ils ne savaient pas si s'était de cause magique ou psychologique. Le gobelin sortit furax de son évaluation magique de l'enfant et jura pendant plusieurs minutes en Gobelbabil faisant rougir Jethro pourtant habitué à entendre jurer les gobelins. Une fois calmé, il informa les autres de ses découvertes. Il avait trouvé de trop nombreux bloques magiques posé depuis une dizaine d'année pour les plus vieux et de seulement un mois pour le dernier. Ceux-ci étaient accompagnés d'un siphon magique alimentant directement la magie du lanceur. Son esprit était en miette à cause de la légimentie. Un sort était posé sur son cœur pour influencer ses émotions. Et enfin, il avait un horcruxe dans sa tête. Lors du résumé, le visage des adultes avait continuellement changé de couleur passant du rouge, au blanc pour finir vert, lorsque Jethro expliqua à la médicomage ce qu'était un horcruxe. Tout ceci le condamnait à une mort certaine dans un futur proche. Le plus urgent était les soins magiques, venaient ensuite les soins physiques et cela se conclurait par les soins psychologiques. Avant de commencer, ils envoyèrent à l'étude le sang d'Harry pour trouver ce qui causait l'empoissonnement du sang. Jethro chercha ensuite à savoir qui avait lancé tous les sorts sur le jeune Potter. Après encore une nouvelle incantation, un nom ou plutôt une initiale tomba comme la hache du bourreau : APWBD. Seule une personne avait de telle initiale : Dumbledore. S'en était trop pour Jethro qui explosa : « Ce Dumbledore est au centre de tous les problèmes de mon protégé. Chef du camp de la lumière ? Elle est belle la lumière. Mais foi de MacHallen, ses méfaits ne resteront pas impunis bien longtemps. » Cela fit sourire le gobelin. Mais pas de son sourire carnassier que les sorciers connaissent. Non, celui qui promet mille souffrances avant la mort. Et ce n'était pas pour rien, Jethro avait une certaine notoriété à Gringotts, il après tout était ami des gobelins.

Avant de se mettre au travail, ils prirent un bon repas. La question de l'horcruxe fut la première évoquée. Même les gobelins ne savaient pas le détruire sans tuer le porteur. Mais le gobelin eut une épiphanie, la cascade des voleurs supprime tous les sorts et enchantements. Mais là encore, Harry risquait de mourir. C'est la médicomage qui trouva la solution en une potion d'enfermement de la magie. Cette potion enferme pendant un temps limité la magie dans le noyau magique ce qui aurait pour conséquence de laisser l'horcruxe sans attache magique et donc plus faible. La commande de la potion fut fait au près du même maitre de potion que pour l'analyse du sang, un certain Severus Rogue. Ce problème résolu, ils firent le rituel de libération de la magie du jeune garçon qui dormait encore, cette fois-ci endormit grâce à une potion de sommeil sans rêve. À la fin du rituel, une vague de magie se répandit dans la pièce avant que le corps d'Harry n'arrive à contenir sa propre magie.

Eh bien ! Je ne le pensais pas aussi puissant pour un si jeune âge, mais c'est évident en fait, après tout il a survécu au sortilège de mort ! S'exclama la médicomage.

Jethro, tu penses pouvoir gérer ça seul ?

Oui, c'est limite mais ça ira, heureusement qu'il est encore jeune, répondit l'intéressé.

Et ils se remirent au travail en vérifiant d'abord que le rituel avait bien fonctionné et que tous les bloques étaient tombés. Ils constatèrent aussi que le siphon magique avait été enlevé. Le sort sur le cœur fut plus sensible car il était enroulé autour de l'organe. Il fallait être délicat pour ne pas endommager le cœur. C'est Jethro, plus à l'aise avec ce genre de malédiction, qui dirigea l'opération. Cela pris malgré tout trois heures et beaucoup d'énergie. D'un commun d'accord, ils arrêtèrent là pour ce jour et fixèrent le prochain rendez-vous cinq jours plus tard. Entre temps, il devait changer de lunettes, prendre ses potions de nutrition et commencer à soigner son esprit. La médicomage et le gobelin partirent. Jethro, quant à lui attendait le réveil de son protégé. Ce petit avait trop subit et il était désormais prêt à l'adopter définitivement si personne n'était apte à s'occuper de lui correctement. Il savait qu'il ne devait pas trop prendre à cœur cette histoire mais c'était impossible, il était humain. Et puis il restait les testaments… Ils désigneraient surement une personne mais en attendant, c'était SON protégé.

POV Harry

Je me réveille comme je ne l'ai plus fait depuis longtemps, calmement. Je suis bien, je me sens léger, puis tout me reviens en tête, mon départ de Privet Drive, l'homme, Gringotts. Je me relève brusquement, affolé, des scénarios de tout genre passant rapidement dans ma tête, me préparant à toute éventualité. Merde mes lunettes, où sont-elles ? Comme pour répondre à ma question quelqu'un me les pose sur le nez. C'est l'homme, qu'est-ce qu'il veut celui-là ?

Salut, bien dormi ?

Sérieux ? Le psychopathe Mangemort qui a volé mon sang, ma fortune et mes organes me demande si j'ai bien dormi ? Trop choqué, je cligne des yeux sans rien répondre.

Ah oui, le sort sur le cœur, soupire-t-il, Écoute, je travaille pour Gringotts, tu le sais ils sont neutre.

Oui mais seulement voilà, je ne sais plus. Je me souviens de ce qu'a dit le gobelin, Dumbledore m'a volé et des documents ont été détournés. Mon mentor m'a volé. Il aurait pu me le demander je lui aurais donné cet argent s'il en avait vraiment besoin. Mon monde s'effondre, je ne sais plus. C'est un cauchemar. Je n'arrive plus à respirer, mon esprit est dans le brouillard, je me griffe, je me mords pour savoir que non je ne rêve pas, je suis en vie. Soudain, l'homme m'immobilise. D'une main il m'empêche de me griffer, de l'autre il me prend le menton avec douceur. Il me murmure des paroles rassurantes. Oui, lui il est là, je peux lui faire confiance. Cette pensée, non cette certitude résonne en moi et je cesse de me débattre. Pourquoi ? Je ne sais pas mais je le sais. Il presse alors quelque chose contre mes lèvres, j'ouvre la bouche. Un liquide coule dans ma bouche, j'avale. Et soudain, je me sens mieux. Le tourbillon dans ma tête est en sourdine, je respire. Jethro essuie sur mes joues des larmes dont je n'avais jusque-là pas conscience. Ensuite, il se relève et tend sa main vers moi pour m'inviter à en faire de même. Je glisse alors ma main dans la sienne et je me relève. Sans un mot, il me guide à travers les couloirs et nous sortons dehors. C'est le soir et la chaleur écrasante de la journée a laissé place à la fraicheur. Il me jette un coup d'œil inquiet puis semblant satisfait, il reprend son chemin. Même s'il y a peu de personne, je me cache derrière lui pour ne pas qu'on me reconnaisse. Il resserre son emprise sur ma main, me rassurant. Je n'ai jamais connu ça, cette chaleur paternelle et protectrice. Nous rentrons finalement dans un petit magasin que je n'avais encore jamais remarqué. Il tendit un morceau de parchemin et il reçut après quelques minutes d'attentes une caisse. Il la prit sous son bras libre et me fit avancer de quelque pas. Il s'abaissa alors à mon niveau.

Il faut rentrer, tu veux prendre la cheminette seul ou avec moi comme ce matin ? demande-t-il.

Avec toi, murmurai-je

Ok alors tiens-toi bien à moi je vais devoir te lâcher.

Je fis ce qu'il me dit en fermant les yeux. Une fois réouvert, nous sommes arrivés. Je n'ai pas trébuché mais en même temps, je me suis agrippé à mon tuteur de toutes mes forces.

Fin POV Harry

Ils arrivèrent tranquillement. À l'odeur, le repas était déjà près. Ça tombait bien, les deux avaient besoin d'un repas et d'une bonne nuit de sommeil. Alors, Jethro s'activa et prépara la potion du plus jeune. Il la donna au garçon qui la but, semblant surpris par son goût agréable. Ensuite, ils passèrent à table en silence, trop fatigué pour l'un et trop concentré sur son assiette pour l'autre, effet de la potion. Ils partirent ensuite se coucher. Mais Jethro sentant le besoin de chaleur humaine de l'autre fit un détour après sa douche pour border Harry. Certes celui-ci n'avait plus l'âge mais il n'avait jamais connu ça puis il, n'y a pas d'âge pour l'amour.

Voilà ! J'espère que certain points sont plus claire pour vous et que ça vous a plus.

Sachez que vous en apprendrez plus sur Jethro dans le futur mais je ne vais pas tous vous dire maintenant.

Enfin pour la publication, je suis incapable de tenir un calendrier mais pour les vacances j'essaierai d'être rapide mais là encore rien de certain.