Chapitre 6 : trahison – La lecture des testaments

Le matin suivant la destruction de l'horcruxe, Jethro réveilla de nouveau Harry de bonne heure. Une fois de plus, ils se préparèrent et se rendirent à Gringotts où ils allèrent dans le bureau de Goldure.

Bonjour. Comment vous sentez vous aujourd'hui, monsieur Potter ? Salua le gobelin.

Bien, mieux. Merci pour tout ce que vous avez déjà fait, répondit Harry.

De rien, mais nous n'avons fait que réparer des préjudices dû à d'un problème de gestion de vos affaires à Gringotts, c'est tout à fait normal. Bien, si vous le voulez, nous allons à présent passer à la lecture du testament de vos parents. Goldure sorti alors un parchemin blanc avec un liserait doré sur les bords. Êtes-vous prêt ?

Oui, allons-y.

Moi, Lili Potter, née Evans, déclare avoir fait ce testament en pleine possession de mes moyens et librement.

Moi, James Potter, déclare avoir fait ce testament en pleine possession de mes moyens et librement.

Tout d'abord, si vous entendez ce testament c'est que nous sommes morts. Cela signifie que nous avons été trahis. Dumbledore nous a avertis que Vous-savez-qui en avait après nous. Ces informations ont été confirmées quelques jours plus tard lorsque le manoir Potter a été détruit pendant une attaque menée par le seigneur des ténèbres lui-même. Depuis, nous nous cachons. Pour plus de sécurité, nous avons placé notre maison sous fidélas car nous savons qu'il y a un traître parmi nous. Le gardien du secret est Peter Pettigrow et non Sirius Black comme nous l'avons fait croire, c'était un piège ! Malheureusement, si vous entendez ces mots, c'est que nous avons choisi la mauvaise personne, expliqua la voix de Lili.

Si nous sommes mort mais que par miracle notre Harry survit, ses tuteurs devrons être dans l'ordre : Frank et Alice Longdubat puis Sirius Black et Remus Lupin et enfin Androméda et Ted Tonks. En aucun cas Pétunia Dursley née Evans ne doit avoir la garde d'Harry, elle est complètement opposée à la magie. Nous transmettons la tutelle des comptes Potter à Rémus Lupin jusqu'à la majorité d'Harry et le rémunérons 50 Gallions par mois pour ceci. Nous léguons la maison bleue à Sirius et l'appartement de Londres à Remus en plus de 15 000 Gallions. Au Longdubat, nous donnons nos actions du guardian journal. Au Tonks, nous cédons notre siège au conseil de Poudlard ainsi que 10 000 Gallions. 5 000 Gallions devront aussi être donnés à Lucius Malfoy. Le reste doit aller à Harry, continua la voix de James.

Si Harry venait à mourir, tous ce qui lui revient doit être donné à part égale entre Rémus Lupin et les Tonks. Sirius, tu as déjà bien assez à faire avec les biens de ta famille. Rémus, Sirius, dans notre coffre il y a une boite à remettre à Harry le jour de ses dix ans dans laquelle il y a une lettre où nous expliquons la situation et mes carnets. Les gobelins vous la ferons parvenir si vous leur demandez, fini la voix de Lili.

Les demandes encore d'actualité serons effectuées. Pour la gestion de votre compte, nous continuons de nous en occuper pour l'instant et la question du tuteur reste en cours puisqu'il semble que votre parrain soit effectivement innocent. Passons à la gestion de votre compte. Je vais chercher les documents nécessaires, informa Goldure.

Le gobelin partit tandis que Jethro lui fit un signe de tête en remerciement. Ce dernier s'approcha ensuite d'Harry qui pleurait, c'était la première fois qu'il entendait la voix de ses parents. L'homme s'accroupit devant le garçon et le pris dans ses bras, le réconfortant du mieux possible. Harry, d'abord réticent au contact de l'homme, finit par se jeter dans ses bras et s'agrippa à lui comme s'il était une bouée, et laissa ses larmes couler. Toutefois, il se reprit rapidement et Jethro le rafraîchit avec un sort fraîchement appris dans un manuel intitulé ''Comment être un bon parent magique pour que votre enfant ne vous déteste pas pour les nuls'', de Emma Laverue. Peu après, le gobelin revint avec un parchemin que Jethro savait vierge et s'assit à son bureau.

Bon, si vous êtes prêt, nous allons discuter de vos comptes.

Merci, on peut y aller, répondit Harry.

Alors commençons. Nous nous sommes intéressés à votre cas lorsque Grispec s'est enrichi fortement sans pour autant avoir passé un gros contrat. C'est votre ancien tuteur magique, Albus Dumbledore qui lui avait donné une grosse somme d'or provenant directement de votre compte sans aucune justification. Nous nous sommes alors penchés sur vos comptes et nous avons constaté de nombreuses irrégularités. De l'or a été donné jusqu'à cet été à vos ancien tuteur moldus, environ 300 Gallions par mois soit approximativement 2100 euro.

Quoi ! Mais je n'étais pas au courant, les Dursley se plaignaient toujours que je leur coûtais trop d'argent, s'indigna Harry.

C'est pourquoi nous avons déjà pris la décision de récupérer l'argent. Ils sont désormais ruinés. De plus, nous avons découvert que la maison dans laquelle vous avez grandi était en réalité la vôtre. Les Dursley ont déjà été expulsé. Vous pouvez faire ce que vous voulez de la maison.

Vraiment ? Harry réfléchit un instant. C'est possible de la détruire ?

Tout à fait, répondit le gobelin.

C'est à toi, tu en fais ce que tu veux, ajouta Jethro.

Alors je veux que cette maison soit détruite du toit aux fondations.

Bien, ce sera fait, répondit Goldure. Ensuite, nous avons remarqués des versements anormaux. Tout d'abord, Dumbledore s'est versé de l'argent à lui-même ainsi qu'à son groupe, l'ordre du phénix. Sauf que cet ordre a été dissous à la fin de la guerre. Ce qui fait que Dumbledore a volé 140 000 Gallions. Des versements ont aussi été effectués aux Weasley.

Non ! C'est impossible ! Nia Harry.

Malheureusement c'est le cas, Monsieur Potter. Pour ceci, trois comptes ont été créés au nom de Molly Weasley, Ron Weasley et Ginevra Weasley. Cela fait au total 75 000 Gallions.

Non ! Vous mentez ! Pourquoi ils auraient fait ça ?! Ils sont pauvres. Pourquoi vous faites ça ? S'énerva Harry.

Écoute Harry, je sais que ce n'est pas facile mais … Jethro ne put pas finir sa phrase. Une vague de magie provenant d'Harry le projeta de l'autre côté de la pièce où il atterrit contre une bibliothèque tandis que Goldure chancelait.

La ferme ! La ferme ! Hurla Harry. Vous mentez ! Je vous déteste ! Une autre vague de magie sortit du corps du jeune garçon et renversa Jethro qui essayait de se relever.

Harry ! Calmes-toi. Dis Jethro d'une voix ferme. Nous ne te voulons pas de mal. Tu le sais bien. Gringotts est toujours neutre. Nous n'avons aucun intérêt à te faire du mal, on te dit juste la vérité. Une vérité qui n'est certes pas facile à entendre mais je t'ai promis de te dire toute la vérité. Ajouta Jethro d'une voix plus calme.

Vous mentez ! Gringotts n'est pas neutre.

C'est vrai, tu as raison ! Gringotts n'est pas neutre ! Confirma le jeune homme qui s'était relevé. Elle est contre Dumbledore car il a volé et détourné de l'argent. Quant à moi, je suis de ton côté. Je l'ai été depuis que j'ai posé les yeux sur toi. Je n'ai pas su résister à tes beaux yeux verts remplis de douleurs, à ton histoire, à tes trop nombreuses expériences malgré ton jeune âge.

Jethro avait dit tout cela en s'approchant d'Harry. Une fois à son niveau, il l'attrapa et le serra dans ses bras. À ce moment, toute la tension magique présente dans la pièce s'évanouit et Harry éclata en sanglots dans les bras de son protecteur. Il pleura, cria et frappa mais Jethro ne desserra pas sa prise une seconde jusqu'à ce qu'il soit suffisamment calmé. À cet instant, Jethro lui fit boire une potion de filtre de paix. Ils sortirent alors de leur bulle et regardèrent le bureau. C'était un champ de ruines, tous les livres et les bibelots étaient par terre. La bibliothèque, sur laquelle Jethro avait atterrit, était au sol, cassée. La seule chose encore intacte était le bureau en lui-même, protégé par un sort, ainsi que le fauteuil dans lequel Goldure attendait patiemment de pouvoir continuer.

Désolé, murmura Harry, gêné.

C'est un accident magique remarquable que vous avez fait, Monsieur Potter, répondit le Gobelin sur le ton de la conversation.

On répare tout ça ? Proposa Jethro

Ils lancèrent tous deux un réparo général bien que celui de Jethro était peu puissant, ce dernier étant épuisé d'avoir dû résister à Harry qui ne semblait pour sa part ne pas souffrir d'une baisse de magie.

Si vous êtes prêts, continuons. Mademoiselle Granger Hermione a également reçus 25 000 Gallions. Cependant, elle ne les a pas utilisé et vous les a redonnés puis a fermé son compte ouvert à cet effet.

Elle a fait ça ? Mais pourquoi elle ne m'en a pas parlé ?

On lui posera la question plus tard, tu veux ?

Ok. Juste à propos de Weasley, euh … les jumeaux et Arthur n'ont rien reçu ?

Non, répondit Jethro. Il est probable qu'ils ne soient au courant de rien.

Sérieux ? Ça craint !

Enfin, Dumbledore a aussi payé des pots de vins au ministère dont au ministre lui-même et a pris ou offert un certain nombre d'objets qui vous appartiennent.

On peut faire quelque chose pour tout ça ? Demanda Harry.

Bien sûr, on peu faire un rappelle d'objet sur toutes vos possessions. Nous sommes déjà en train de récupérer les sommes détournées de vos comptes bien que cela s'avère délicat du côté des Weasley qui ont beaucoup dépensé. Nous faisons attention de tout récupérer sans trop attiré l'attention et sans léser l'autre moitié des Weasley qui ne sont pas impliqués.

Ils discutèrent encore quelque temps des comptes d'Harry mais arrêtèrent rapidement, ce dernier ayant du mal à comprendre et Jethro étant déjà au courant grâce aux rapports qu'il recevait régulièrement. Ce qui était sûr, c'est que les comptes Potter étaient désormais entre de bonne main mais qu'Harry devrait suivre des cours sur la gestion de ses comptes pour continuer à bien s'en occuper une fois adulte. Une fois le rendez-vous fini, Jethro renvoya Harry dans leur maison seul, lui avait encore un truc à faire comme aller voir une médicomage de sa connaissance parce que même s'il ne l'avait pas montré à Harry pour ne pas l'inquiété, il s'était fait fichtrement mal ! Le bilan de santé effectué, il sut qu'il avait une côte cassée et deux autres fêlées plus quelques égratignures et une magie basse mais sans danger. Heureusement, avec deux coups de baguette et deux potions, Jethro était comme neuf. Il rentra par cheminette et pris un repas léger en compagnie d'Harry avant de s'écrouler sur son lit, épuisé.

POV Dumbledore, Le jour suivant.

Aujourd'hui, comme depuis une semaine maintenant, je me levais encore fatigué, pourtant d'après Madame Pomfresh je vais bien, c'est seulement la vieillesse. Mais moi, je sais que quelque chose ne va pas, à commencer par les courbatures dans mon dos et ma magie beaucoup plus faible. La vieillesse ne vient pas comme ça d'un seul coup ! Je me lève et vais aux toilettes. Quelque chose ne vas pas ! Des choses ont bougé dans mes appartements ! Je le savais ! On m'empoisonne ! Je file alors à mon bureau pour prendre un échantillon de sang et l'envoyer à Severus. Je ne trouve plus ma dague pour me couper ! À y regarder de plus près, je remarque que de nombreux objets ne sont plus là, même Fumseck est absent de son perchoir qui a lui aussi disparu. Lui pourra s'en doute me dire ce qu'il s'est passé cette nuit. Alors j'attends. Le midi, je reçois de nombreuses lettres. Apparemment tous les versements ou cadeaux que j'ai offert ont disparu eux aussi et toujours aucune nouvelle de Fumseck ! Furieux, je décide de me rendre à Gringotts pour voir ce qu'il en est. Là-bas, je me retrouve à attendre une heure, je dois ensuite remplir une tonne de papier pour qu'on me dise que tout vas bien, le problème venait d'ailleurs.

Fin POV Dumbledore

Ce que ne savait pas Dumbledore, c'est que seul les objets et l'argent volé avaient disparu. A la banque, Goldure avait volontairement fait duré les choses et lui avait fait signer de nombreux documents stupides, mais Dumbledore n'avait pas pris la peine de les lire. Enfin, les relevés de compte étaient des faux pour ne pas l'alerter. Dumbledore venait de tester l'accueil que les gobelins faisaient aux sorciers-mauvais payeurs et cela ne faisait que commencer !

C'est fini pour aujourd'hui !

J'espère que ce chapitre vous aura plus ! Moi je l'attendais avec impatience ! J'espère également ne pas vous avoir fait pleurer, personnellement je me suis auto ému ! J'étais là en mode ''c'est troooop mignon !'' lorsque j'écrivais.

Encore merci pour tout votre soutient et vos retours qui me font extrêmement plaisir et me motivent.