Salut ,
« Un voleur est un artiste qui s'empare de sa proie avec classe.
Mais un détective n'est rien de plus qu'un critique qui marche sur nos traces. »
Extrait du Journal d'Alone .
« Tu n'avais pas prévu ça, hein ?
Un cambrioleur est un artiste, il se sert de son imagination pour s'emparer de son butin.
Les détectives, eux, ne voient ces opérations que comme des délits et les dénoncents.
Ils se sont expliqués en simples accusateurs. »
Alone.
« Les mots sont aussi tranchants que des couteaux si vous les utilisez maladroitement, ils deviennent des armes extrêmement dangereuses...
Quand on croit percevoir les sentiments d'autrui, il faut les manier avec précautions et ce, qu'elle qu'elle soit la personne que l'on a en face de soi... »
Alone, essai sur l'importance des mots.
AVERTISSEMENT : Ce chapitre aborde le thème de la Prostitution !
AVERTISSEMENT : L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. De plus, l'alcool est interdit aux mineurs pour de bonnes raisons. Ne prenez pas exemple sur Alone car elle n'est pas absolument pas un exemple !
Chapitre 13 : Le Nouveau Lieutenant de police !
- « Une vente ? » Questionna Alone.
- « Oui, le chef nous payait une certaine somme d'argent par mois pour que nous puissions faire notre vie. Maintenant que tu es le nouveau chef, cette charge te revient ! » Explique Kai.
- « Moi, payeur ?! » S'exclama la jeune voleuse.
Elle répéta cette phrase plusieurs fois tout en ayant l'air de plus en plus choqué :
- « Moi, payeur ?! Moi, payeur ?! Moi, payeur ?! MOI PAYEUR ?! »
Après cette crise existentielle, elle essaya de reprendre ses esprits :
- « Attends, je n'en ai jamais entendu parler ! Tu n'essayes pas de m'arnaquer quand même ?! »
- « Demandes aux autres si tu ne me crois pas ! »
La jeune fille jeta un regard au reste du groupe qui hochait la tête de haut en bas pour prouver les dire de Kai.
- « Même toi, Libéré ? Tu étais payé ? »
- « C'est la première a choisi que j'ai faîte en rentrant également dans le gang. J'ai négocié mon contrat. Seule un débile ne le fait pas. »
En entendant son ami, la jeune fille se mis en position fœtale et commença à se lamenter.
- « Je ne suis qu'une pauvre limace... Non une limace vaut mieux que moi… Ma vie ne vaux absolument rien… Un petit pois s'en sortirait mieux… Je ne mérite même pas l'air que je respire… »
Le reste du gang regarde la jeune fille à terre pendant un petit moment. Kai en profita pour la prendre en vidéo. Ce fut Freed qui se décida à intervenir :
- « Si tu n'as pas les moyens, ce n'ai pas grave ! On attendra que le gang se remette complétement. » Dit-il d'un ton très doux.
- « Quoi ! Mais ce n'est pas le problème ! Ta rien compris ! J'ai raté une occasion de me faire de l'argent ! … Je suis la honte de la profession ! Je vais finir vielle et sans rien avoir accompli ou pire : Fauché ! »
- « C'est bien beau, mais tu vas nous payer ?! » Interrompit Kai.
- « NON ! » La jeune fille partie en trompe.
Elle était actuellement dans la chambre qu'elle louait chez la Matrone. Le malheureux qui était tenu en otage pour l'écouter était Mitsuki. C'était un jeune homme de 19 ans qui travaillait pour la matrone en tant que prostitué.
- « Tu te rends compte ! Je suis victime d'une arnaque ! Moi ! Victime ! Et puis quoi d'autres ?! »
Cela fessait plus de deux heures qu'Alone continuait à monologuer. Il fallait vraiment que Mitsuki trouve un moyen de la faire taire.
- « Je croyais que tu avais rejoint le gang des corbeaux la Brume par rapport à un pari perdu. C'est sûrement pour ça … » Essai d'explication du jeune homme.
- « Je ne te paye pas pour ne pas être d'accord avec moi ! » Interrompit d'un ton sec la voleuse.
- « Tu ne me paye pas tout court… » Pesta le garçon.
- « Te paye ! Et puis quoi d'autres ? »
Le jeune homme se resservi un autre verre. Il fallait vraiment qu'il devienne saoul au plus vite pour commencer à comprendre quelque chose de cette conversation.
- « Ah propose, maintenant que j'y pense, la matrone voulait te voir. »
- « Qu'est-ce que j'ai encore fait ? » Demanda avec hésitation Alone.
Mitsuki haussa les épaules. Il n'en avait aucune idée.
- « De toute façon, je te laisse. Je dois me préparer pour ce soir . »
Mitsuki se demandait souvent pourquoi Alone avait décidé de faire de lui son psy attitré. Comme s'il n'avait pas assez de problème comme ça. C'est vrai quoi ! Mais la jeune voleuse avait le don de le retrouver, peu importe où il se cachait.
Elle regarda le garçon partir avant de faire de même. Normalement la matrone se trouvait au sous-sol. Le cabaret était l'endroit qui servait base à l'organisation dirigé par la matrone. C'était un grand immeuble composé de 5 étages et d'un étage de sous-sol.
Le cinquième étage était composé des chambres des membres du gang qui travaillaient pour la vieille dame. La chambre que louait Alone se situait au quatrième étage. Il fallait savoir que le quatrième étage et le troisième était aussi composé de chambre. Mais c'était assez bruyant puisque c'était là que les clients payaient le soir pour recevoir du plaisir.
Venaient ensuite le deuxième étage qui était … dit crûment … un club de strip-tease !
Ensuite, le rez-de-chaussée. C'était la façade officielle de l'entreprise de la matrone : une boîte de nuit. Musique et Alcool y coulaient à flots toutes les nuits.
Enfin, au – 1 se trouvait la partie réservée au membre du gang. Seule eux y avaient accès. C'est donc au – 1 que se rendit Alone.
Elle espérait vraiment qu'elle n'avait rien fait pour énerver la veille femme. Il fallait qu'elle reste dans ses bonnes grâces. Personne ne pouvait survivre à Saobody sans protection. Et il n'existait pas de meilleure protection que la peur que pouvait insinuer cette veille femme dans le cœur des gens. Y compris dans celui d'Alone. Elle se mis à frissonner en pensant à ce que la Matrone pourrait lui faire. Oui rester de son bon côté est une question de vie ou de mort.
En parlant du loup, elle arrivait enfin devant la matrone.
- « J'ai un problème. » Dit la veille femme en continuant à souffler sur sa pipe.
- « Je n'ai rien fait ! »
La veille femme la regarda intensément avant de soupirer profondément.
- « J'ai un boulot pour toi. »
Oui, se taire paraissait être la meilleure stratégie que pouvait adopter Alone.
- « Il me semble que tu gérais les relations que nous avions avec les forces de l'ordre à l'époque où tu avais un minimum de cellules grises. »
Zut… Alone n'aimait pas du tout où allait cette conversation.
- « Oui… Quand ils décident de s'investir dans tes affaires, je m'assure de leur rappeler certains principes élémentaires de la politesse. » Répondit Alone d'une toute petite voix.
- « On dirait que tu ne t'étais pas montré assez persuasif. Deux de mes gars viennent d'être arrêté pour drogue. Occupe-toi de ça pour moi. »
Et voici comment Alone s'est retrouvé devant le commissariat pour une nouvelle aventure. Elle se dirigea devant l'entrée mais un policier tenta de lui barrer le passage.
- « Ce n'est pas un moulin Alone. Je ne vais pas te laisser passer. Tu peux essayer d'utiliser tes petits tours habituels, tu ne passeras pas ! »
- « Ta femme est au courant que tu la trompes ? »
Le policier devient pâle.
- « Elle saura que c'est faux. »
- « Tu en est sûre ? »
Elle attendit quelques secondes de silence en fessant semblant de réfléchir.
- « Je doute qu'elle te croie lorsqu'elle va retrouver une petite culotte dans ta chambre… Du rouge à lèvre sur tes chemises… Ou des SMS compromettant… Tu as deux choix maintenant. Tu me laisses entrer et faire mes petites affaires ou je fais de ta vie un enfer puis je rentre dans ce commissariat pour faire mes petites affaires. Ta deux secondes pour être hors de mon chemin avant que je prenne la décision à ta place. »
- « Espèce de vente … »
- « Attention ou je devrais encore appeler ta mère. Elle m'a dit de la prévenir si tu commençais à devenir un méchant garçon. »
Il fallait savoir que la mère de cet agent de police fessait de super cookie.
Le policier était rouge de colère mais il laissa le passage libre.
Alone entra comme si elle possédait l'endroit.
- « COMMISSAIRE ! » Cria la jeune fille.
Un veille homme barbu sorti d'un bureau en courant.
- « Toi ! »
- « Moi . » Répondez calmement à la jeune voleuse.
- « Toi ! »
- « Moi . »
- « Toi . »
- « Sur un compris. Je suis moi et vous êtes vous. Peut-on passer à autre chose ? »
Le silence accompagne sa déclaration. Elle continue donc.
- « J'imagine que vous connaissez la raison de ma présence ? »
Encore un silence.
- « Oui. Super ! Maintenant relâchez les deux pauvres innocents que vous avez arrêtés injustement. »
- « Dis à la matrone que c'est une erreur. Un nouveau qui ne connaît pas encore les règles de la ville. Je les libère tout de suite. »
Oui, le commissaire se souvenait très bien d'Alone malgré le temps qui est passé sans la voir.
Un homme se mis devant le commissaire.
- « Je ne peux pas vous laisser faire commissaire. Ses deux individus ont commis un crime. Ils doivent être jugés. » Dit un homme en blazer.
- « Le nouveau j'imagine ? » Demanda Alone au commissaire.
Le commissaire hocha la tête en soupirant.
- « Joli garçon… Surtout ces yeux… Je pourrais tuer pour ces yeux… Mais je m'égare. Châton. Je peux t'appeler chaton ? » Alone n'attend pas la réponse avant de continuer. « Tu travailles ici depuis combien de temps ? » le lieutenant ouvrit la bouche mais n'eut pas le temps de dire un mot. « Tu sais quoi ? Je m'en fiche. Ton commissaire à ordonner la libération de deux individus. Alors tu la fermes et tu respectes. »
Ce n'était plus Alone, chef d'un petit gang local ou Paradoxe, une voleuse loufoque. Non. Ils avaient devant eux, Alone lieutenant de la Matrone et elle se devait d'agir comme tel.
« Je suis désolé mais la loi est la loi. Si quelqu'un commet un crime, alors il doit alors accepter la conséquence de ses actes. »
« Et vous, allez-vous accepter les conséquences de vos actes lieutenant ? J'imagine que le commissaire a dû vous expliquer comment ça se passe ici. Mais on dirait qu'il ne vous a pas assez mis en garde. Mais ne vous inquiétez pas, je vous ferais sentir le bienvenu dans cette merveilleuse ville. » dit-elle pleine de promesse.
- « On n'a pas besoin d'en arriver là. » Commença le commissaire en essayant d'apaiser l'atmosphère de tension qui s'était installé.
- « On dirait que si. » Répondit Alone avec un grand sourire. « Je repasserais mais rappelez-vous que si j'échoue, c'est la Matrone qui viendra la prochaine fois. »
Elle sort du commissariat.
POINT DE VUE D'ALONE :
Comme vous l'avez remarqué, ce n'était pas aussi simple que prévu. Mais ce n'est pas grave. Cela me permettra de vous enseignez quelques techniques de persuasion. D'habitude j'opterais pour une approche assez douce et discrète mais… C'est Saobody et la Matrone aura ma peau si je ne lui ramène pas ses deux abrutis.
Donc la guerre… euh, la négociation commence. Pour négocier, il faut être en position de pouvoir. Il faut rendre l'autre partie tellement désespérée que sa seule option pour s'en sortir est d'accepter votre offre.
Donc, étape 1 : Les rendre dingues et parano !
La première a choisi d'avoir en tête est de bien cacher ses traces. En effet, ne laisser aucune preuve que c'est vous tout en fessant comprendre que c'est vous. On ne veut pas finir en prison !
Vous apprendrez à me connaître et vous savez que je ne manque jamais d'imagination lorsqu'il s'agit de faire de la vie de quelqu'un un enfer.
La première a choisi que je vais faire est d'affaiblir leur mental. Et quoi de mieux que la comptine : « Le petit poisson dans l'eau, nage, nage … » pour cela ?
Vous devez comprendre ! Du sang va couler.
Pour information, le système de cryptage de la police est tellement nul et médiocre que je suis presque sûre que c'est illégal.
Donc pirater leur ordinateur et mettre un virus qui diffuse en boucle cette chanson pendant des heures et des heures est d'une simplicité rarement vue.
…
5 heures après….
Ma taupe du commissariat m'a informé qu'ils ont été obligés de couper l'électricité pour arrêter le carnage !
Génial, je sais.
Il est temps de commencer la deuxième étape. Me voici donc sur un toit avec une vue parfaite sur le pauvre bâtiment qui ne sait pas ce qu'il l'attend.
Ils n'ont plus d'électricité. C'est la nuit. Et les trois quarts des membres des forces de l'ordre sont partis chez eux.
Rendre fou quelqu'un : seconde partie. Prenez un jouet de camion gérant automatiquement par une télécommande et avec caméra. Mettez dessus des bombes puantes faîte maison. Et je vous laisse imaginer le reste. Faîte les exploser à 8 heures. Exactement le moment ou tout le monde est là pour la réunion du matin.
Je sais ce que vous demandez. Depuis quand s'est-il passé de négociation à guerre totale puis à massacre ? Ma réponse est que chaque négociation est une guerre.
….
5 heures après…. Des pneus crever … Des photos embarrassantes poster partout … Des affaires saboter … une ou 50 bombes de peinture plus tard …
Il est peut-être temps que je propose un cessez le feu ?
Non.
Je m'éclate trop.
Oui mais la Matrone va commencer à s'énerver ?
Grave mais ça en vaut la peine ! Cela fait longtemps que je n'ai pas eu de Punchingball… Je veux dire que ça fait longtemps que je n'ai pas exercé mes talents de négociation.
FIN DE POV D'ALONE.
Côté du commissariat…
- « Il faut qu'on riposte. On ne peut pas continuer comme ça ! » S'exclame le commissaire. « Toi ! » Dit-il en désignant un de ses subordonnés. « Dis-nous ce qu'on sait d'elle ! »
Le jeune policier regarda autour de lui pour être sûr que c'était bien à lui que son chef s'adressait. C'était qu'il n'avait pas l'habitude.
- « Euh... Alone FORGET. Orphéline. C'est un enfant des rues qu'a recueilli la Matrone. Certaines rumeurs disent que c'est la fille biologique de la Matrone mais rien n'est officiel. Elle a grandi dans l'organisation criminelle dirigée par le chef du nord et c'est rapidement fait une place en devenant lieutenant malgré son très jeune âge. Elle a été arrêtée plusieurs fois pour vigilance mais a été relâchée par manque de preuve, soit parce que le jury ne l'a pas condamné. Donc le plus étrange c'est qu'elle est connue de nos forces '' reconnues '' pour être une justicière mais elle est en réalité un des bras droits d'une grande organisation criminelle. Elle n'a jamais été arrêtée pour d'autre chose. »
- « Pas ça crétin ! Que sait-on de ses forces et de ses faiblesses ? Comment peut-on espérer la faire tomber ? »
- « … »
Les abrutis commençaient à réfléchir et cela ne plaisait pas du tout, mais vraiment pas du tout à Alone alors qu'elle espionnait lors d'une conversation à l'aide d'un dispositif caché. Elle savait que les problèmes commençaient à venir lorsque des abrutis se mettaient à activer ce qui leurs servaient de cerveau.
Mais quoi de mieux qu'un camion poubelle pour faire en sorte que toute réflexion d'un plan contre elle soit disons … écraser ?
Dans un autre monde, elle reconnaitrait être aller trop loin lorsqu'elle a fait en sorte qu'un camion poubelle détruise la façade du commissariat en fonçant à pleine vitesse dessus. Mais entre nous , cela ne fit ni chaud, ni froid à la jeune fille. Mais pour sa défense, elle avait fait en sorte que personne ne soit bénie en l'honneur des enseignements du chef. Elle ne devait donc pas être si mauvaise ?
Elle fut convoquée au commissariat quelques jours plus tard pour se faire interroger. En effet, le commissaire avait envoyé au cabaret une convocation. Cela avait fait rire Mitsuki qui présentait les forces de l'ordre bien naïf.
Mais bon, qui Alone était-elle pour ne pas répondre à une convocation ?
Certes, elle était Alone. Un génie un peu dément avec aucun sens de la réalité. Mais… Cela ne lui cause pas un bon prétexte pour ne pas y aller.
…
Bon d'accord, c'est son orgueil et sa vanité qui lui ont sommé d'y aller.
Elle s'était faite belle pour l'occasion. Tel une jeune fille respectable qu'elle était censée être.
C'est ainsi qu'elle se retrouve dans une salle d'interrogatoire avec un inspecteur dont elle avait oublié le nom mais qui avait un alter qui lui permettait de détecter les mensonges.
C'était donc ça le plan du lieutenant. La faire tomber grâce à un détecteur de mensonges ambulants avec une plaque venant d'une autre ville.
Brillant.
Brillant. Il a vraiment dû essayer très fort de connecter ses neurones.
Dommage pour lui que les notions de vérité, de mensonge et de réalité soient si abstraites. En effet, la vérité est différente pour chacun selon sa perception des choses et ses valeurs. C'est une a choisi qu'Alone a appris à la dure dans son enfance.
- « Vous vous appelez Alone FORGET ? » Demande l'inspecteur inconnu.
Il était vêtu d'un blazer marron et avait un air sérieux.
- « C'est bien ainsi qu'on m'appelle . »
Ce n'est pas un mensonge. Tout le monde m'appelle Alone.
- « Répondez par oui ou par non s'il-vous-plaît mademoiselle. »
- « C'est ma réponse. Si vous n'en voulez pas, je peux toujours m'en aller . » Dit-elle avec un sourire narquois.
Ce sourire était surtout dû au dégout d'Alone.
Lui avait le droit d'utiliser son alter. Elle non. Cela lui paraissait seulement comme une injustice et de l'hypocrisie pur.
Mais bon, l'héroïne de cette histoire avait mieux à faire que de se consterner sur le fonctionnement du monde. En effet, elle devait torturer… Non pouvoir pour la libération des deux hommes de main de son bourreau.
Le nouveau lieutenant de police entre en courant dans la salle en regardant la jeune fille.
Elle venait de comprendre qu'elle avait peut-être un léger sourire sadique de psychopathe sur la figure. Elle reprend un air sérieux.
- « Lieutenant. Quel plaisir ! »
Il ne prend pas le temps de cacher son dégout.
- « Est-ce que vous travaillez pour la matrone ? » Exigez le lieutenant.
- " Non. »
Travailler demande d'être payé et d'avoir un contrat. Alors que je ne reçois pas un yen. Donc … enfaîte … Je suis exploitée par la matrone ! Sa question aurait dû être : êtes-vous exploité par la Matrone ? Je n'ai pas menti. C'est une vérité puisque c'est vrai. C'est ma vérité !
C'était l'arme la plus puissante d'Alone. Rendre tout mensonge vérité. Un mot bien choisi est souvent bien plus dangereux que n'importe quelle arme. La jeune fille l'avait bien compris.
- « Elle dit la vérité. » Dit l'inspecteur avec l'alter après quelques minutes de silence.
- « Je vais vous faire gagner du temps. Ce n'est pas moins qui est lancé un camion dans votre façade »
C'est Aido. Donc ce n'est vraiment pas moi qui l'ai fait. Même c'était sur mon ordre. Et de toute façon, c'est vraiment trop lourd pour que je puisse porter un camion et le lancer sur le commissariat !
Les mots ont un sens.
- « Je n'ai pas non plus pirater vos ordinateurs. »
Non c'est le processus 55 qui l'a fait pour moi. C'est un processus de Piratage automatique donc je n'ai réellement rien fait d'autre que d'allumer le truc. Faut mieux protéger son système les gars !
- « Je n'ai pas non plus entraîné des bombes puantes dans cet endroit des plus miséreux. »
C'est le camion de pompier. Moi je le dirigeais seulement à l'aide d'une télécommande. Ce n'ai donc pas moi qui est entraîné ses bombes physiquement.
- « Elle dit la vérité. »
- « Alors comment sais-tu tout cela ? » Demanda le nouveau lieutenant en se croyant malin.
- « Je l'ai entendu de la mère du policier qui garde l'entrée. Faut vraiment qu'il arrête de l'appeler tous les jours… » Répondit Alone.
Elle avait été invitée à prendre le thé quelques heures plus tôt.
- « Est-ce que vous avez fini ou est-ce que vous avez des preuves ? »
Le lieutenant sorti de la salle d'interrogatoire pour retourner derrière la vitre.
- « C'est elle ! Je suis sûre que c'est elle ! Elle ne le cache même pas. Elle ne cesse de sourire avec cet air narquois… Comment elle fait ? » S'énerva le lieutenant.
Ce fut le commissaire qui lui a répondu.
- « Ecoute. On n'a pas assez de preuves pour la garder. On n'a strictement rien. Alone est le type de personne même qui maîtrise l'art de la surprise. Même en essayant toute ta vie, tu n'arriveras pas à la briser. »
C'était à cause de gens comme elle que les rues de cette ville n'étaient pas sûres. Il avait été muet deux semaines plus tôt. Mais ce court laps de temps lui avait suffi à comprendre que cet endroit avait besoin de justice. Il fallait que ceux qui enfreignent les lois comprennent que les méchants doivent payer pour leurs actes.
Heureusement qu'Alone ne pouvait pas lire dans les penser où elle aurait répondu : « Moi, payer ?! Moi, payeur ?! Moi, payeur ?! MOI PAYEUR ?! »
Le lieutenant revient dans la salle d'interrogatoire.
- « Il paraît que vous êtes une jeune fille très intelligente. Vous devez alors savoir que toutes ses crapules vous manipulent. Ils se servent de vous pour faire toutes leurs choses ingrates. Vous êtes encore jeune. Vous pouvez espérer à bien mieux que cela. Si vous coopérez, nous pouvons trouver un accord qui vous permettra d'avoir un avenir. Nous annulerons toutes les charges contre vous. Vous pourrez recommencer de zéro. Pourquoi ne pas faire des études ? » Essaya le lieutenant.
- « Est-ce que vous connaissez ce qu'est le rasoir d'ockham lieutenant ? » Exigez la jeune fille.
L'inspecteur fit un signe non de la tête.
- « Deux hypothèses étant égales, la meilleure est toujours la plus simple des deux. La solution la plus simple étant que vous accordez à la Matrone ce qu'elle veut. »
- « Réfléchissez. Vous voulez passer le reste de votre vie en prison ? »
- « Je suis curieuse de savoir pourquoi vous pensez que c'est moi, monsieur le lieutenant de police ? Après tout, je n'ai pas menti. »
- « Tout simplement l'absence totale de preuve que c'est vous. » Répondez au policier.
- « Mais l'absence n'est pas une preuve en soi. » Dit la jeune fille d'un ton énigmatique.
- « Vous pouvez prouver que ce n'ai pas vous ? »
- « Personne n'est en mesure de prouver un fait négatif. Puis la charge de la preuve incombe à celui qui accuse. Si vous croyez que c'est moi, c'est à vous d'en apporter la preuve. De dire quand et comment. »
- « Je sais… Mais j'en serais complément incapable, c'est ça ? »
- « Oh » Elle sourit. « Essayer toujours. »
- « J'échouerais parce qu'il n'y a rien. Vos interactions avec le monde survienne toujours là où on ne les attend pas. J'ai remarqué que votre présence et vos actions sont le résultat d'une certaine absence . »
- « C'est un compliment ? »
- « Absolument . »
- « Seriez-vous en train de me charmer ? Car je suis touché mais je viens à peine d'avoir 14 ans … Donc une relation avec un vieux … »
- « Non, je ne suis pas bête à ce point-là. Mais laissez-moi vous dire une bonne chose Alone, faîte preuve d'autant de brio que vous voudrez, les gens finissent tôt ou tard par dérapé. Les criminels ne sont pas aussi intelligents qu'ils le croient. »
Le lieutenant sorti encore de la salle d'examen.
- « On doit pouvoir l'inculper de quelque chose » Demanda le lieutenant.
- « Pourquoi ? Excès d'originalité. Pour l'instant, elle n'est qu'une gamine. Sur aucun témoin, aucune preuve matérielle . » Répondit le commissaire d'une voix fatiguée.
- « Il suffit de regarder ! »
- « Il nous faut des preuves. »
…
- « Merci beaucoup mademoiselle Forget. Vous êtes libre. » Dit le lieutenant à la voleuse.
- « J'ai adoré notre conversation. Et votre regard m'indique qu'il y en aura bien d'autres. »
POV ALONE :
La jeune fille était allongée dans la chambre qu'elle louait au cabaret. Elle pouvait entendre toutes sortes de bruit mais cela ne la dérangeait plus maintenant. Elle y était habituée.
Mitsuki lui servit un autre verre qu'elle prit avec plaisir. Elle avait finalement réussi à faire sortir les 2 idiots de prison en volant les preuves accumuler contre eux juste avant le procès. Elle avait vraiment cru ne pas y arriver à cause de ce lieutenant aussi têtu qu'une mule et avait vu sa vie défilée devant ses yeux en pensant à ce que la Matrone aurait pu lui faire.
Mais une petite voix dans sa tête lui demande : pourquoi n'as-tu pas commencé par détruire toutes les preuves dès le début ? Cela aurait cessé bien des ennuis. Non principal. Tu n'as eu l'idée que pendant l'examen. Lorsque le lieutenant avait dit qu'il ne pouvait pas t'arrêter par manque de preuves et d'indices… Pourtant c'est le ba-ba. La première leçon qu'on apprend en tant que criminel : Pas de preuves = pas de crime = pas de problèmes .
Heureusement pour elle, l'ivresse de l'alcool arrive bien avant qu'elle soit le temps d'y réfléchir.
FIN DU TROISIÈME ARC : LE NOUVEAU LIEUTENANT
Note de l'auteur :
Alone possède deux chambres. Celle dans un immeuble appartenant à son père qui est rempli de dossier en tout genre et celle qu'elle loue au cabaret (base de la matrone) pour y rencontrer Mitsuki.
