« Personne n'a jamais dit qu'oublier son passé était facile.

Il y a quelquefois où il nous poursuit sans que nous pussions lui échapper.

Peut-être est-ce précisément ça le problème.

On s'efforce d'oublier. »

Alone.


« Parce qu'en vérité, nous sommes nos propres souvenir.

Et chacun d'eux, qu'il soit bon ou mauvais nous fait devenir ce qui nous sommes. »

Alone.


« Parce que quoi qu'on fasse, même en changeant de vie, d'apparence, ou encore de nom, les souvenirs sommeil toujours, toujours, toujours en soi.

Les souvenirs les plus marquant ne tombe jamais totalement dans l'oubli »

Alone.


Chapitre 15 : Une famille pas comme les autres !

Alone était actuellement dans un vieux bâtiment. Elle avait fait très attention à ne pas se faire suivre et avait changé de déguisement au moins 5 fois avant d'arriver.

Même ses deux plus proches amis, Freed et Mitsuki ne savaient pas qu'elle était là. En effet, elle était partie de son laboratoire vers 2H00 du matin dans la plus grande des discrétions.

Elle savait bien que cette rencontre était dangereuse mais il fallait qu'elle vérifie qu'il aille bien.

Ce fut un bruit derrière elle qui la sortit de ses pensées. Elle se retourna immédiatement.

L'homme-oiseau aux ailes rouges se posa délicatement sur le sol.

- « Keigo ! »

- « Salut. » Dit-il d'une petite voix.

- « Je ne pensais pas que tu aurais mon message ». Dit la jeune fille.

Après quelques secondes d'hésitations, le garçon la prit dans ses bras.

- « Tu vas bien ? Tu n'es pas blessé ? Que-ce-que la commission t'a encore fait ? Qu'est-ce qu'elle t'a fait faire ? » Dit la voleuse d'une traite.

- « Estella… »

Alone se figea sur place. Elle n'avait pas l'habitude qu'on utilise ce nom. Cela faisait des années qu'Estella était morte.

- « C'est Alone… Je m'appelle Alone FORGET maintenant. Ne l'oublie pas. Cela pourrait nous causer des ennuis à tous les deux. »

- « Alors cesse de m'appeler Keigo. »

Un silence de quelques minutes s'ensuivit.

- « Ne nous disputons pas. Nous avons très peu temps. » Essaya la voleuse. « La commission va se méfier de quelque chose si elle voit que ton traceur ne change plus de position. ».

L'homme oiseau hocha la tête puis dit :

- « Estella… Je ne sais pas si … »

- « Ne le dit pas… Je t'ai fait une promesse. Et je compte la tenir… » Répondit Alone.

- « Estella. Le groupe que tu avais rejoint pour détruire la commission s'est fait massacrer. Si tu continues, tu mourras aussi… et … »

Oui, le jeune homme était loin de ressembler à ce qu'il montrait à la télé.

- « Je ne mourrais pas. » dit Alone.

- « Ce n'est pas à toi de me sauver ! » continua Keigo.

- « Ce n'est pas toi que je sauve. C'est moi ! Je suis trop égoïste pour penser à toi ! … Ne l'oublie pas. Alors ne te fais pas de soucis pour moi … Je te rappelle que mon but n'est absolument pas de te sauver ... Non … Je veux seulement que tous ces héros qui se prennent pour les rois du monde descendent de leur piédestal… Je veux qu'ils apprennent mon nom et qu'ils ne l'oublient jamais … Je veux qu'ils sachent que même un insecte comme moi peut piquer fort ! Même une personne qui n'est rien peut tout chambouler, y compris l'inébranlable ALL MIGHT. »

- « Peut importe qui ont est quand on naît ? L'important est ce qu'on devient. Ta mère disait souvent ça. »

- « Ma mère disait beaucoup de choses. Cela ne l'a pas sauvée. Maintenant dis-moi tout ce que tu sais. Dis-moi aussi ce que la commission t'a fait faire. Je ne te jugerais pas. Je suis mal placé pour te juger de toute façon. Alors dis-le-moi. Dis-le-moi que j'affûte la lame qui leur coupera la tête. »


Quelques heures plus tard …

Alone venait de finir de trier les informations que Keigo lui avait transmises. Sa frustration devenait grandissante. Elle n'avançait pas et à ce rythme, la commission allait gagner et continuer ses magouilles.

Si Alone était honnête avec elle-même pour changer, elle aurait compris que c'est d'entendre quelqu'un l'appeler de nouveau Estella qui la mettait dans tous ses états. Mais cela aurait signifié que la jeune fille était assez mature pour prendre du recul sur la situation …

Non. Elle préférait évacuer sa colère d'une manière plus violente. Mais elle ne pouvait rien faire exploser. En effet, c'était une mauvaise idée avec ce nouveau lieutenant qui était toujours sur son dos depuis quelques semaines. A croire qu'il n'avait pas de vie sociale ou autre chose à faire que suivre la jeune fille.

Elle passa finalement toute la soirée à s'entraîner au combat au corps-à-corps avec Kai. Elle n'avait pas pu gagner une seule fois mais le garçon revêtait un joli œil au beurre noire grâce à elle.

- « Aie ! » s'exclama-t-elle.

- « Ne fais pas l'enfant. C'est toi qui l'a chercher » Répondit Freed alors qu'il était en train d'essayer de la soigner. « Franchement. Tu ne connais pas tes limites… Tu as au moins deux côtes cassées. Et vous étiez obligés d'utiliser des couteaux ? Pas un pour rattraper l'autre. Je savais que j'aurais dû garder ce pistolet tranquillisant. » Continua le garçon dans un monologue. « Quand je pense que tu es censée être un génie ! »

- « Tu as vu la droite que je lui ai mise ? » demanda Alone avec un sourire.

Freed appuya plus fort que nécessaire sur une des blessures qu'il était en train de traiter.

Sadique pensa la voleuse.

Mais elle ne dit rien. Mieux ne vaut rien dire à celui qui a une aiguille plantée dans votre peau.

- « Les points de sutures devraient tenir si tu ne bouges pas trop. »

- « Je vais encore devoir payer une somme astronomique à Doctorette pour effacer cette cicatrice. » se plaignait Alone.

Doctorette était une vieille peau qui dirigeait un hôpital souterrain. En résumé, c'était là qu'allaient tous les méchants quand ils étaient blessés.

Cette fois, Freed s'attaqua à ses côtes cassées.

- « Aie ! »

- « Je me demande vraiment d'où te vient cette obsession pour l'argent. »

Alone regarda Freed pendant quelques secondes. Il était rare que le garçon pose des questions concernant son passé. C'était une règle tacite. Aucune question sur le passé.

- « Je veux dire que ton père est un des plus grand méchant de ce monde… Et qu'il ne doit pas manquer de moyens… Enfin… »

Peut-être qu'il était temps de se confier. De parler à quelqu'un de ce qui rongeait son cœur depuis des années. Après tout, Freed était Freed. Elle pouvait avoir confiance en lui.

Qui allait y croire ?

Sûrement pas elle. Non, elle ne se confierait pas. Cela ne lui servirait à rien. Elle ne se sentira pas mieux après. Cela ne changerait rien à la situation. Alors, elle préférait tout garder en elle et laisser le tout s'accumuler. Sa colère et sa haine la rendront plus forte.

- « Ecoute Freed. Dans ce monde, l'argent est tout. Il permet de tout acheter en ce monde. Les choses, les rêves, les cœurs et même la vie des gens. »

Le garçon décida de ne pas insister.

- « Bon de toute façon je vais devoir y aller. Je ne serais pas là ce week-end. Je te laisse gérer les choses ici. » Dit la future génie du crime en se levant.

- « Quoi ?! Pourquoi je me coltinerais les fous furieux à ta place ? »

Alone se contenta de lui faire un clin d'œil avant de répondre :

- « Car tu ne veux pas venir avec moi. »

Freed la regarda d'un air abasourdi. Alone faisait semblant de ne pas se souvenir ou quoi ? Il avait commis une fois l'erreur de l'accompagner pour un repas de famille mais pas deux. Il préférait que toutes les parties de son anatomie reste où elles sont.

Mieux vaut passer la journée avec Tarte aux Pommes que de devoir encore … Le garçon ne frissonna rien que d'y penser.

- « Bon. Mon père ne va pas m'attendre éternellement. J'y vais. »

La jeune fille se contenta de lui faire un clin d'œil en tirant la langue avant de se lever pour préparer son sac.


Un manoir au milieu de nulle part...

Alone venait de franchir le portail de Korogiri. Elle avait atterri dans un vieux manoir décoré de manière très distingué mais très poussiéreux.

C'était donc ici que son père s'était installé. Bon à savoir.

Kurogiri l'accompagna à l'étage. C'était une salle à manger. La pièce possédait une immense table en son centre. La table était remplie de bonnes choses à manger. Son paternel n'avait pas perdu ses habitudes de riche.

Cela aussi, c'était bon à savoir.

- « Salut. » Dit Alone.

- « Tu vas bien ? » Demanda son père.

La jeune fille hocha la tête avant de s'asseoir sur sa propre chaise.

- « Tu devrais attendre ta sœur avant de commencer à manger. » Tenta son père.

Alone soupira.

Oui sa sœur. Elle avait une légère tendance à l'oublier celle-là.

- « Comment ça se passe avec Shigaraki ? » Tenta Alone. Elle voulait absolument savoir ce que son père mijotait. Elle n'en pouvait plus d'être mise à l'écart.

- « Bien. Il sera bientôt prêt. » Répondit son père.

- « Et toi, tes blessures continues de te faire souffrir ? AllMight t'a mis dans un sale état. »

- « Ça va bien mieux. Tu n'as pas à t'inquiéter. »

- « Tu dis toujours cela. Que je n'aie pas à m'inquiéter… Mais je n'aurais pas à m'inquiéter si tu me disais simplement ce qui se passe. »

- « Je te l'ai dit Alone. C'est à toi de décider quoi faire de ta vie. Je ne t'ai jamais demandé de rejoindre ce combat. »

La jeune fille se leva d'un coup.

- « Alors pourquoi m'as-tu sauvée ? Pourquoi m'as-tu adoptée ? Pourquoi t'es-tu occupé de moi ? Pourquoi m'as-tu entraîné … si finalement tu n'as pas besoin de moi ?! » cria la voleuse essoufflée.

- « Et pourquoi te poser toutes ces questions inutiles ? » Répondit d'une voix très calme son père.

- « Car je veux t'être utile. » fit la jeune fille d'un air déterminé.

- « Alors continue de te perfectionner et nous en discuterons. Pour le moment, tu n'es pas encore prête. »

C'était la fin de la conversation. Alone était en train de massacrer un morceau de pain avec un couteau.

Quelques minutes après, elle demanda :

- « Mitsu arrive quand ? J'ai faim. »

- « On dirait qu'elle ne viendra pas. Elle ne t'a sûrement pas encore pardonné. »

- « Je ne vois pas pourquoi elle m'en veut encore. Ce qui s'est passé n'était absolument pas de ma faute. »

C'était clairement sa faute mais elle ne l'avouerait pour rien au monde.

Son père eut un regard amusé. La relation entre les deux filles avait toujours été un peu spéciale.

- « J'espère que tu ne t'ai pas relâché dans tes études ? C'était la condition pour quitter l'académie. »

- « J'apprends le portugais. J'aurais terminé à la fin du mois et je passerais au Corréen. Je me débrouille de mieux en mieux en combat malgré ma ... taille. Un de mes camarades va m'apprendre quelques nouvelles techniques de boxe et de Krav Maga. Je continue la gymnastique. Je sais toujours déverrouiller n'importe quel coffre. Je travaille ces derniers temps sur mes talents de déguisement. J'ai encore du mal avec quelques techniques de maquillage. »

- « Tu as l'air bien occupé. »

- « Toi aussi avec Shigaraki. » Dit-elle un peu amère.

Son père se contenta de lui sourire.

- « Et ton alter ? » Changea de sujet son père.

- « Disons qu'il y a des progrès… »

Elle avait maintenant une signature.

- « Alone tu sais que je ne t'ai pas donné cet alter au hasard. Plus tu auras de signatures, plus ton carnet montera de niveau et développera de nouvelles capacités. » Commença son père d'une mine réprobatrice.

- « Tu sais… dans les jeux vidéo, il y a toujours un moment où le joueur a du mal à avancer. » Continua la jeune fille essayant de s'expliquer.

- « Le level 1, Alone. »

La jeune fille se leva de nouveau en souriant avant de dire avec excitation :

- « Le level 2. J'ai atteint le niveau 2 à New-York. »

- « Fait voir cela. »

La voleuse dit « Book » d'une voix claire et donna le cahier qui venait d'apparaître à son père.

Son père feuilletait les pages. Sur la première page était noté en gros : « LEVEL 2 ». En dessous, se trouvait une explication des règles qui régissent le cahier. Elle avait changé. Elle pouvait maintenant invoquer le cahier 2 fois par jour. C'est-à-dire qu'elle pouvait changer d'alter 2 fois par jour. Dommage que sa fille n'ait qu'une seule signature… Cet alter avait tellement de possibilités.

Il tourna la page pour voir l'alter qu'Alone avait réussi à copier.

« ALTER : TRAJECTOIRE PARFAITE

POSSESSEUR ORIGINAL : Angelina SASJU

TRAJECTOIRE PARFAITE permet de contrôler la trajectoire des projectiles lancés. Les couteaux que le possesseur lance se tordent d'une manière qui n'est pas physiquement possible. Il peut contrôler la trajectoire d'un projectile une fois qu'il est tiré ou lancé. Cela permet au projectile de se courber autour des barrières et des obstacles pour atteindre des cibles, attaquer à des angles et des angles morts sans méfiance, confondre les adversaires, et lui faire gagner en élan et en puissance de perçage. »

S'il fermait les yeux, se cognait la tête contre un mur une centaine de fois, buvait dix verres d'alcools purs et oubliait ce qu'il venait de lire, il pourrait presque penser que ce n'était pas mal pour un début.

- « Tu sais comment utiliser l'alter que tu viens de copier ? »

- « Oui, j'invoque le cahier en disant '' BOOK '' à voix haute. Je mets le marque page sur la page que je veux utiliser. Je ferme le cahier. Le cahier disparaît et je peux utiliser l'alter. Magique ! » Dit-elle avec un sourire.

Son père eut un petit sourire.

- « A ce propos, j'ai un cadeau pour toi. »

L'homme claqua des doigts et une boîte à musique apparût sur la table. Elle était à la fois ancienne et distinguée. Cela ressemblait bien au genre de bibelot que son père pouvait offrir. Les sculptures tout autour représentent les 12 signes du zodiaque. Elle fit tourner la manivelle et ouvrit la boîte qui se mit à jouer une mélodie à la fois mélancolique et très belle.

- « Merci. Je l'aime beaucoup. »

C'était la tentative de détourner son attention la plus nulle qu'Alone n'est jamais vue.


Quelques heures plus tard …

- « Tu ne pourras pas te cacher plus longtemps sœurette. » dit Alone d'un air assez sadique. « Allez viens Mitsu, je sais que tu es là. »

Alone avança assez doucement. Elle avait une matraque électrique dans la main.

- « Fais pas l'enfant et sors de ton trou ! »

Une jeune fille sortie de la poubelle. Décidément, qu'est-ce qu'ont les gens avec les poubelles dans cette histoire ?

- « Ecoute Alone. Je n'ai pas vraiment envie de me battre avec toi. » Commença la jeune fille aux cheveux bleus.

- « C'est justement ça ton problème. Tu ne veux pas te battre. Même pour les choses importantes. » dit Alone précipitamment en essayant de frapper Mitsu avec sa matraque. Sa sœur savait esquiver, dommage qu'elle ne répliquait pas.

- « Je sens de la colère en toi. On peut en parler si tu veux ? » dit Mitsu en esquivant un nouveau coup.

- « Oui, ma matraque veut une conversation avec toi ! Du genre en tête à tête. »

- « Ça aurait été avec plaisir mais je doute des intentions de ta matraque. Je préfère avoir la discussion avec toi qu'avec la matraque. »

Alone jeta la matraque sur la jeune fille. Elle profita de la distraction pour lui donner un coup sur le ventre.

Mitsu commença à pleurer.

- « Aie, ça fait mal ! »

- « Réplique ! Je te laisserais même me casser un ou deux os ! » dit Alone en continuant ses coups.

- « Je veux parler avec toi. Pas me disputer. S'il-te-plaît, on est des sœur. Tu n'as pas à faire ça. »

- « Tu sais quoi, ce n'est pas drôle de se battre avec toi. Tu n'es qu'une lâche qui ne m'inspire que de la pitié. » Rétorqua Alone avec un regard noir sur sa sœur adoptive.

Avant de se retourner pour aller dans sa chambre, elle lui donna un coup sur la tête pour la forme.

- « Et n'oublie pas. Toi et moi on n'est pas sœur. Ni maintenant, ni jamais ! »


La jeune fille était allongée dans le lit d'une des chambres du manoir. Elle réfléchissait à ce qu'elle avait appris aujourd'hui. C'est-à-dire pas grand-chose.

Elle était venue pour tirer les vers du nez de son père sur ses plans mais elle avait lamentablement échoué.

Si elle ne pouvait pas le faire parler, tant pis. Elle irait chercher elle-même ses réponses.

Alone sortit doucement de la chambre.

Par où devait-elle commencer à fouiller ?

Les chambres.

Après une recherche approfondie, elle ne trouva absolument rien.

Le grenier ? Les gens ont tendance à cacher leurs trucs louches dans les greniers, non ?

Elle crocheta la serrure assez facilement.

L'endroit était sombre et lugubre. Un grenier tout en stéréotype en somme. Pourtant, Alone ne se doutait pas un instant qu'elle s'apprêtait à ouvrir une porte qu'elle ne pourrait jamais refermer.

Elle vit des dizaines et des dizaines de boîtes en carton empilées les unes sur les autres. Elle en prit une au hasard et l'ouvrit. Elle y trouva des documents de police et des articles de journal.

En voyant le nom sur les papiers, la jeune fille su immédiatement qu'elle aurait dû partir. Faire comme si elle n'avait rien vu. Remuer le passé ne donnait jamais rien de bon. Elle le savait d'expérience. Elle devait se concentrer sur le présent et le futur. Ce qui est perdu ne pouvait pas être retrouvé.

Mais … Il fallait qu'elle sache.

Elle ouvrit les autres boîtes et continua à consulter les documents. Ils parlaient de la même affaire. Pourquoi est-ce que tous ces dossiers étaient ici ? Le propriétaire de ce manoir lui avait pourtant dit de tout oublier de sa vie avant leur rencontre.

Elle mit la nuit à lire tous les rapports de police, d'interrogatoires et les articles de journaux que contenait les boîtes. Plus elle lisait, plus elle avait l'impression que cela avait eu lieu il y a plusieurs vies.

Oui, elle avait l'impression de redevenir la petite fille sans défense qu'elle avait été.

« Le XX/XX/XX, Washington déplore énormément de victimes lors du plus gros attentat que le pays n'a jamais connu. En effet, un attentat à la bombe a été perpétré en ce jour par un terroriste dans le stade qui accueillait la plus grande compétition de héros du monde : le Word Heroes Challenge. »

« Le suspect a été appréhendé. Il s'agit d'un dénommé Omar BRIGHT. Le suspect est placé en détention dans un complexe militaire… »

« Omar BRIGHT, auteur de l'attentat à la bombe qui a fait des centaines de victimes dont 61 héros vient d'être condamné à mort. En effet, les preuves accablantes… C'est le héros Allmight et ENDEAVOR venu pour cette occasion en Amérique qui ont réussi à rassembler les preuves en coopérant avec les autorités locales et la sécurité intérieure. »

« Omar BRIGHT est mort sur la chaise électrique le … Les familles devraient enfin pouvoir retrouver la paix … »

Il fallait savoir que ce n'était pas tous ces articles de journaux ou tous ces rapports qui mettait Alone aussi mal à l'aise. Non. C'étaient les cassettes vidéo qu'elle avait trouvé dans le 7ème carton.

Avait-elle vraiment le courage de voir ce qui se trouvait ?

Car peu importe ce que c'était. La voleuse n'aurait jamais la chance de l'oublier. Elle n'oubliait jamais rien. Sa mémoire retenait tout ce qu'elle voyait, entendait ou lisait.

Ne jamais rien oublier était très pratique pour devenir un génie du crime ou pour parler couramment une vingtaine de langues mais un peu moins lorsqu'il était question de traumatismes.

La question est maintenant : Pourquoi All For One voulait-il qu'elle trouve tous ces documents ? Lui qui lui avait toujours dit de ne jamais pensé au passé.


Alors ?

Que de mystères ^^

Qui avait deviné l'identité de son père ?

La suite au prochain chapitre !