/ ! / Avertissement / ! /

Ce chapitre évoque des abus graves sur enfants.

Personne sensible ou de moins de 15 ans, passez votre chemin.


Chapitre 16 : La fillette aux rats !


« La pendule tourne dans l'autre sens. Le cours de l'histoire va s'arrêter ici un instant, afin de nous laisser explorer le passé. Il ne s'agit que d'un instant, mais leurs lourdes conséquences perdurent encore… Cette histoire devrait être sue pourtant elle ne devrait pas l'être… Tel est le paradoxe de ce voyage dans le temps et les mémoires...

Nous devons connaître le passé, mais toutes les leçons que vous en tirerez seront oubliées. La vérité derrière le masque, voilà ce qu'on y trouvera... »

Ceci n'est pas une histoire heureuse. Non. Au contraire, ceci est une histoire empreinte de tristesse. Ceci est l'histoire d'une descente aux enfers. Ceci est une histoire d'une âme tourmentée, maltraitée, mal-aimée.

Alors ne jugez pas les protagonistes. Ne jugez personne. Car finalement, tout qui va suivre n'est la faute de personne.

Ceci est l'histoire d'un enfant au premier plan innocent mais coupable. Ceci est l'histoire d'Estella BRIGHT. Plus particulièrement l'histoire de sa mort.


ACTE 1 : ESTELLA BRIGHT

SCÈNE 1 : INNOCENTE ET DOUCE ESTELLA .

AGE : 0 à 6 ans.

Lieu : Washington, Amérique.

Par où commencer ?

Estella avait une vie parfaite.

Elle habitait dans un appartement avec son père et sa mère qui l'aimait tendrement.

Le père était un agent de police qui n'avait jamais pu réussir l'examen pour être héros mais qui adorait son métier. Quant à sa mère, elle venait d'une famille aisée qui l'avait reniée car elle ne possédait pas d'alter. Depuis elle travaillait comme pianiste et chanteuse dans plusieurs restaurants.

Ils formaient une famille heureuse et harmonieuse. Comme dans les contes de fées.

Ces contes de fées qu'Estella déteste tellement aujourd'hui…


Scène 2 : LE DÉBUT DE LA FIN ...

AGE : 7 ans.

Lieu : Washington, Amérique.

C'est ironique, paradoxal.

Comment tout peut basculer en un instant ?

Sans avertissement.

Sans aucun signe.

- « Les mains en l'air ! » était la seule chose que j'ai entendu la dernière fois que j'ai vu mon père.

J'appris quelques heures plus tard qu'il avait été accusé d'être le responsable du plus gros attentat jamais exécuté en Amérique.

C'était la dernière fois que je le voyais...

Et lui, ce fut la dernière fois qu'il voyait la lumière du jour…

Ce jour-là fut un jour de regret. Regret pour nos erreurs passées.

Mon erreur est de ne pas avoir pu lui dire que je l'aimais. De l'avoir laissé partir sans lui dire … sans lui dire de … de ne pas m'abandonner…

Mais lui aussi, il avait commis une erreur.

Ce fut son erreur. Avoir fait confiance au système de justice de ce pays... Y avoir cru toute sa vie. Sa punition a été des plus cruelles. Il est mort seul, désespéré, avec seulement ses regrets pour lui tenir compagnie ...


Scène 3 : BRAVE GENS ... TOUT LE MONDE MENT !

AGE : 7 ans.

Lieu : Washington, Amérique.

A partir de ce jour-là, maman et moi avons été abandonnés par tout le monde. Tout notre entourage nous a tourné le dos. Ils ont décidé de nous fuir, de nous ignorer, de nous éviter, ne voulant pas être associés à une famille de méchants. Tous ! Tous, sans exception, nous ont traités avec dégoût. Parlant derrière notre dos … On était devenues des pestiférés à éviter.

Le public et les familles des victimes nous ont blâmés. C'était tellement plus facile. Après tout, ont été les proches du ''terroriste'' … Alors notre culpabilité ne faisait aucun doute. On était coupable. Fin de l'histoire. Pas besoin de chercher plus loin... Pourquoi chercher plus loin ?


SCÈNE 4 : DESCENTE EN ENFER !

AGE : 7 ans.

Lieu : Washington, Amérique.

Puis commence notre descente en enfer... Insulte, graffitis, harcèlement... Ces braves gens n'ont pas hésité un seul instant à faire de notre vie un enfer vivant...

Maman fut licencier de ses emplois... Après tout, avoir une femme de terrorisme comme employé n'est pas vendeur. Pourtant, malgré toutes les difficultés, les humiliations … Maman ne perdit jamais espoir et continua à sourire. Elle me disait souvent avant de me coucher, de pardonner … De ne pas en vouloir à ces '' braves gens '' … De les plaindre au contraire de leurs ignorances...

On est très vite tombé à court d'argent et on s'est retrouvé à devoir déménager dans un immeuble délabré des bas quartiers de la ville... Malgré tout ça, maman voulait vivre honnêtement … Ce fut sa première erreur... Sa plus grande erreur…

Elle travaillait presque 12 heures par jour … Pour un salaire de misère … Pour des personnes dont une brosse à dent valait plus que ce qu'elle gagnait pendant une année entière. Pour des personnes ingrates, méchantes et l'humiliant sans cesse... Elle devait être épuisée. Sans jamais avoir le temps d'une pause. Essayant de son mieux de survivre dans ce monde qui faisait tout pour la broyer.

Pourtant elle souriait … Elle ne cessait jamais de sourire. Alors moi, j'ai fait tout mon possible pour ne pas pleurer … Pour continuer à sourire et faire comme si tout allait bien … Je ne voulais pas rajouter du poids à mon héroïne. Je voulais la croire quand elle disait que tout allait s'arranger... Ceci, ce fut ma deuxième erreur...


Scène 5 : UN AMI, UN FRÈRE !

AGE : 7 ans.

Lieu : Washington, Amérique.

J'ai toujours été étrange. J'avais une perception du monde unique. J'avais l'impression d'être un adulte dans un corps d'enfant. Cela m'a mis à l'écart des autres enfants. Après notre déménagement, j'ai fait une rencontre étonnante. Il était plus vieux que moi de quelques années mais il ressemblait à un petit chiot prêt à pleurer. Mais je vais peut-être trop vite.

Sa famille habitait à côté de notre nouvel appartement. Les parents du jeune garçon n'étaient pas des bonnes personnes. Ils passaient leur temps à le battre et à boire. Le garçon et moi-même, nous sommes rencontrés dans un balcon crasseux. On ne parlait pas. On se contentaient de regarder les étoiles après une dure journée passée à essayer de survivre.

Après quelques nuits, on a commencé à discuter. A se connaitre sans jugement. A s'amuser. Il venait chez maman et moi pour fuir ses parents et je lui tenais compagnie pour lutter contre ma solitude.

Quelle idiote ! A cette époque, je n'avais aucune idée de ce qu'était la solitude. La vraie.

Après tout, sans nous apercevoir, nous étions devenus inséparables. Nous vivions dans cet endroit minable, entouré de gens minables, qui menaient des vies minables.

Mais nous formions une famille, Maman, Keigo et moi. Cela suffisait à mon bonheur.


SCENE 6 : UN DÉPART !

AGE : 8 ans.

Lieu : Washington, Amérique.

- « Toi et moi contre le monde entier ? » dit la petite fille.

- « Promis ? » Demanda le garçon aux ailes rouges.

- « Promis. » sourit Estella.

Malheureusement, tout comme chaque chose en ce monde, cette promesse était éphémère. Elle n'était qu'un rêve d'enfant dans un monde d'adulte.

Quelques mois après notre rencontre, les braves parents de Keigo l'ont confié aux bons soins de la commission mondiale des héros. Keigo valait exactement 3000 dollars. Je suis sûre que ses parents auraient pu en retirer 50 000 s'ils avaient été un peu plus malin dans leur négociation.

Lui et moi, on ne se retrouvera que bien des années plus tard au Japon.


SCÈNE 7 : L'ARGENT, PLUS PUISSANT QU'UN DIEU ?!

AGE : 8 ans.

Lieu : Washington, Amérique.

Quand l'état de santé de ma mère se détériora, j'ai décidé d'arrêter l'école. Après tout, pourquoi pas ? Chaque jour là-bas n'était que souffrance à cause du harcèlement autant physique que moral de mes braves camarades de classe et de l'indifférence de mes professeurs. En plus, je devais aider maman à gagner de l'argent. C'était elle et moi contre le monde entier.

Un jour, maman a perdu connaissance sur son lieu de travail. Les médecins qui étaient chargés de la soigner ont dit qu'elle était victime d'une maladie grave et que malheureusement l'opération coûtait trop chère.

ESTELLA : Vous allez laisser mourir ma mère à cause de l'argent ! La vie de ma maman est plus importante que l'argent ! Vous pouvez la soigner, alors soignez là !

C'était le cri d'une enfant désespérée. Un préquel à la scène fatidique qui allait suivre. Ce que j'entendis ensuite brisa quelque chose en moi. Ce fut sûrement cet instant qui ferait de moi, ce que je suis aujourd'hui. Je découvris que tout le monde n'était pas égal à la naissance ...

Alors que maman était en train de dormir, je sortis de la chambre et entendis ce que je n'aurais jamais dû entendre...

Médecin 1 : Elle est canon. Dommage que la dame n'ait pas d'alter. Si c'était le cas, l'État aurait à payer pour l'opération.

Médecin 2 : Heureusement que l'état ne paye pas. Ce serait un gaspillage de l'argent public. Ceux sans alter n'apporte rien à la société. Ce ne sont que des déchets.

(Rires...)

Je ne compris que bien plus tard que ce jour-là que ce qui s'était brisé en moi, c'était l'espoir.


Scène 8 : Personne ne verse de larmes … Le paradoxe de l'humanité !

AGE : 8 ans.

Lieu : Washington, Amérique.

Maman ne put plus travailler. Sa maladie la fatiguait trop... Elle mourrait lentement mais sûrement et horriblement. Elle avait besoin d'aide et ''ces braves gens'' lui offrir un licenciement. Elle fut rapidement renvoyée de ses emplois de femme de ménage. Je me rappelle. Je ne pourrais jamais oublier ce moment où elle s'était mise à genoux pour qu'on lui laisse une chance car elle avait besoin de cet argent. Qu'elle avait une fille à nourrir. Mais les suppliques de cette femme désespérée rentraient dans l'oreille de sourds.

Lorsque je lui ai demandé pourquoi elle suppliait ces gens alors qu'ils ne cessait de la regarder de haut ? Sa seule réponse fut de me sourire. Un sourire triste et mélancolique.

On fut rapidement mis à la porte du taudis dans lequel ils logeaient. On a fini à la maison des parias … La rue… Officiellement devenues mendiantes, la plupart des gens se contentaient de nous ignorer ou de faire des commentaires philosophiques tel que : '' Cette femme devrait travailler au mieux de trouver la facilité dans les poubelles '' ; … On était devenu des proies du choix. Sans défense, sans droits, sans rien … On étaient devenues personnes.

Même ainsi, privée de toute dignité, maman n'a jamais perdu son sourire.

De mon côté, la vie dans la rue était dure mais j'étais avec la personne que j'aimais le plus au monde. Alors ça allait. Ça devait aller. Avais-je un autre choix que de faire semblant que tout allait bien ?


SCÈNE 9 : LA PETITE FILLE QUI ATTENDAIT QU'ON LA SAUVE !

AGE : 8 ans et 8 mois.

Lieu : Washington, Amérique.

Maman s'affaiblissait de jour en jour … Pour la première fois de ma vie. J'ai décidé de demander de l'aide. Je suis allée voir les héros. Ceux qui sauvent les petites filles. J'étais une grande fan. Ils me permettaient de rêver. Rêver qu'une vie meilleure était possible ! Les rêves étaient tout ce qui me restait. A l'époque, je croyais que personne ne pouvait me les voler.

J'avais cherché des jours et des nuits. Sans m'arrêter. Enfin, le miracle arriva. Je suis tombé sur le plus grand des héros. ALLMIGHT ! Il travaillait en Amérique à cette époque. J'étais tellement contente ! Mais... ce dernier me fit un autographe sans même prendre le temps d'écouter ce que j'avais à dire et partis aussi vite qu'il était arrivé pour combattre un autre méchant…

J'ai repris ma recherche. Courant sans cesse. Rue après rue. Le deuxième héros que j'ai trouvé était au téléphone avec son manager dans une ruelle assez isolée. Dès que je me suis approché de lui, il me prit et me jeta loin de sa personne en me disant de prendre un bain avant d'oser l'approcher de nouveau. Je ne l'intéressais pas s'il n'y avait pas de caméra.

Fatigué d'avoir passé ma journée à courir après des héros qui n'avaient pas une minute à me consacrer, je suis retourné vers maman. Le cœur lourd.

Quelque temps après, la dernière personne qui me restait s'est mise tout à coup à cracher du sang. J'ai essayé d'obtenir de l'aide. Mais je n'aie pu trouver personne pour me tendre la main. Tous ces braves gens croyaient que j'en voulais à leurs si précieux argents. Après tout, une mendiante est une mendiante…

ESTELLA : Madame, Monsieur, attendez ! S'il-vous-plaît, écoutez-moi. Je vous en supplie, … Pitié … écoutez-moi !

PASSANT 1 : Elle ne se sent pas bien. Amène-la donc à l'hôpital.

PASSANT 2 : Cherche plutôt un héros ! C'est à eux de s'occuper de cela !

Maman et moi avions trouvé refuge à l'intérieur d'une maison abandonnée. Son état s'aggravait d'heures en heures.

« Estella, ma douce et tendre Estella. Tu es encore si jeune... Si jeune que tu n'aies même pas encore capable de choisir ton destin. Mais tu dois vivre. Vivre pour te faire des amis. Vivre pour être heureuse. Fais-le pour toi et fais-le pour moi et ton père. Estella. Promet-moi que tu ne leurs en voudra pas. Je vois le regard que tu leurs lance. Alors je t'en supplie Estella, ne vis pas dans la colère, ni dans la haine… Non tu dois vivre pour être heureuse. Pour grandir. Ma douce et tendre Estella. »

Ce furent les derniers mots que Elisabeth QUEENZEL prononça...

La personne que j'aimais le plus au monde meurt d'une maladie curable, mais qui nécessitait une opération qui coûtait beaucoup d'argent. C'est à ce moment précis que j'ai compris.

Pauvre enfant. Tu viens de comprendre le monde où nous vivons est rempli d'injustice. Que c'est l'argent qui fait la valeur d'une personne. Que l'argent est plus puissant qu'un dieu … Que personne ne viendrait te sauver. Que c'est chacun pour soi... Qu'il fallait que tu te sauves moi-même.

Maman avait tort … Ne compte que la loi du plus malin et du plus fort... Le plus fort survit, le plus faible meurt… Le bien, les valeurs, l'éthique ne sont que des limites … Des poids morts...

N'oublie jamais petite.

Je n'oublierais pas.

FIN DE L'ACTE 1. LEVER LES RIDEAUX.


ACTE 2 : ADIEUX ESTELLA


Scène 1 : JE SUIS VRAIMENT SEULE AU MONDE !

ÂGE : 9 ans.

Lieu : Washington, Amérique.

J'avais seulement neuf ans lorsque ma mère est morte. C'est à cet âge que je me suis retrouvée à devoir survivre par moi-même. Je mangeais ce que je trouvais dans les poubelles et faisais de mon mieux pour éviter les dangers de la rue.

Etrangement, les dangers n'étaient pas seulement les drogues, les gangs, les voyous, les pédophiles, les brutes…

C'étaient aussi ''ces braves gens''. Ces braves gens … Honnête … Tellement honnête qu'ils ont accrochés des cadenas à leur poubelle pour ne pas qu'on volent leurs déchets. Ces mêmes déchets qui finiront dans une décharge à se décomposer pendant plusieurs années... Chaque jour, ils jetaient des kilos de nourriture. Mais ces braves gens préfèrent la voir pourrir plutôt que manger par ceux qui ne sont rien, ni personne.

A cette époque, je passais le plus clair de mon temps à courir... À fuir…


Scène 2 : LE MONSTRE QUI SOMMEIL EN CHACUN DE NOUS !

ÂGE : 9 ans et demi.

J'ai eu le bonheur de faire un séjour dans un orphelinat... C'était un passage de ma vie où j'étais heureuse. J'aimais vraiment cet endroit. J'étais assez triste lorsque j'ai été placé en famille d'accueil.

L'homme à qui je fus confier à un fermier qui se nommait Monsieur Clepton. Il était de premier bord de quelqu'un de respectable. Le monsieur tout le monde. Ce fut grâce à lui que j'ai appris à ne jamais me fier aux apparences… Oui, qu'est-ce qu'elles peuvent être trompeuse… Qu'est-ce que je pouvais être naïf à cette époque.

J'étais même assez sotte pour penser que quelqu'un viendrais me sauver. Oui, finalement je n'avais rien appris des erreurs de ma mère.

Mais mes parents y avaient cru toutes leurs vies ! Je me rappelle encore, après interview d'All Might qui promettait de toujours répondre aux appels à l'aide… Mon père m'avait dit qu'on avait de la chance de vivre dans un monde où il y avait tant de monde courageux qui risquaient leurs vies pour de parfait inconnu. Que quand on avait besoin des héros, ils répondaient toujours présent. Ils nous protégeais et que je ne devais donc pas avoir peur.

Pourtant le temps passait… Et le seul qui venait était … Lui ...Tous les jours … Toutes les nuits …

J'étais comme un cadavre ambulant. Je ne vivais pas. Je me contentais d'errer comme une poupée sous les mains de son marionnettiste.

Puis tout changea une nuit de printemps. L'homme venait juste de quitter ma chambre. C'est alors que j'entendis à nouveau la même voix que le soir de la mort de ma mère.

- « Tu n'as finalement rien appris. »

Quand les gens pensent que leurs vies est foutu, ils voient leurs regrets, leurs espoirs et leur vie dans des flash-back. Mais moi, en levant les yeux, je vis une version de moi-même adulte. Elle avait de long cheveux lisse et portait une veste de cuir noir.

- « Tu vas continuer pendant combien de temps comme ça ? » Dit la personne tout droit sortie de mon imaginaire. « Tu es vraiment aussi pitoyable que tes parents. Mais c'est mieux ainsi, n'est-ce pas ? … J'espère que tu t'habitues à cet homme car c'est maintenant ta vie. Tous les jours et toutes les nuits. Qui c'est, il fera peut-être de toi sa femme quand tu seras adulte. Après tout, si tu continues comme ça, tu porteras au moins 2 de ses enfants avant ta majorité. Quoi ? (Petit rire) Tu attends vraiment que quelqu'un vienne te sauver ? C'est sûre que ça a bien marché pour ta mère. Elle a attendu … encore et encore et encore. Pourtant, finalement la seule chose qui est venu pour elle est la mort. Ce sont des moments comme cela qui t'aides à trouver la voies. Alors vas-y et fais ce que tu as faire. Car tu n'es pas une poupée désarticulé ! . »

En entendant ces mots, quelque chose en moi s'est réveillé. C'était ma rage de vivre.

Elle avait raison, personne ne viendrait. J'étais seul au monde… Seulement une orpheline anonyme parmi tant d'autres. J'avais deux choix : être une victime ou me battre !

Et je me suis choisie moi. Même si je dois faire des choses horrible pour cela. Car si je ne me choisis pas, personne ne me choisira.

- « Si tu perds tu meurs, si tu gagnes tu vie ! Mais une chose est sûre, tu ne peux pas gagner sans te battre ! » M'avais dit la voix quand je suis passé à l'acte.

Bizarrement, même aujourd'hui, je n'éprouve aucun regret. Seulement une grande lassitude en pensant à ça. C'est à ce moment-là que j'ai su que quelque chose clochait chez moi.

Officiellement, la maison de M. Clepton avait brûler et aucune trace de lui, ni d'Estella ne fut jamais retrouvé. Les enquêteurs avait mis l'hypothèse d'un cambriolage qui c'était mal passé. Les voleurs avaient selon eux tenté d'effacer leurs traces en brûlant la maison. Ils avaient dû se débarrasser des corps quelque part d'autre.


SCÈNE 3 : On vit dans un monde fou... Réalité !

AGE : 10 ans.

Lieu : Washington, Amérique.

La petite fille qui dormait sur le sol froid et glacée compris la folie qui régissait ce monde un jour d'hiver.

Elle s'était cachée dans un centre commercial espérant profiter d'un peu de chaleur. C'est le brouhaha qu'elle entendu qui la décida à sortir pour aller voir ce qu'il se passait. En effet, une foule massive s'était formée dans la cour.

FOULE : « SHADOW ! SHADOW ! SHADOW ! SHADOW ! »

Donc c'était une attaque de méchant. Et le héros, en grande star qu'il était se trouvait juste là … … … Signant des autographes …

SHADOW : « EST-CE QUE VOUS VOULEZ QUE JE BOTTE LES FESSES DE CE VILAIN ? » a-t-il demandé théâtralement en prenant sa pose de super-héros.

FOULE : « OUI !»

FANGIRL : « KYA ! IL EST TROP COOL ! SHADOW ! SHADOW ! »

Pendant ce moment, un homme masqué et blessé courait vers la foule.

Le méchant s'était mis à courir de toutes ses forces, essayant de se mettre en sécurité. Le reste s'est passé très vite. La petite fille a entendu un hurlement. SHADOW venait de jeter violemment le méchant contre un mur à l'aide de son alter.

La jeune fille eut l'impression que le temps avait ralenti alors que le regard du méchant croisa le sien. Elle ne vu aucune cruauté, ni aucune méchanceté. Non, c'était seulement le regard de quelqu'un qui avait peur. Très peur. La fillette avait l'impression que l'échange dura plusieurs minutes mais ce n'était pas possible.

Puis elle entendit quelque chose. Au début, elle pensa que c'était son imagination mais non… Elle avait entendu : « Que quelqu'un me vienne me sauver…S'il-vous-plaît. »

Attends, alors même les gens considérés par la société comme des criminels veulent être sauver ?

Le méchant continua à essayer de s'enfuir en rampant mais une ombre crée par l'alter de SHADOW lui prit la jambe pour le tirer violemment vers le héros.

« La fête n'est pas encore fini mon ami ! » dit SHADOW en utilisant son alter pour continuer à frapper l'homme avec son ombre.

A cet instant, la fillette s'est figée... Cet homme était déjà à terre... Pourquoi s'acharner dessus ? Quelles raisons peut pousser quelqu'un à s'acharner sur quelqu'un à terre ? La popularité ? Le bien ? La gloire ? La justice ?

Y'a-t-il une raison pour s'acharner face à quelqu'un à terre ?

Pendant un bref instant, ce qu'elle a vu, ce n'était pas quelqu'un de mauvais... Non c'était un être humain effrayé qui n'avait aucun moyen de se défendre et qui était victime d'autres plus forts…

COMME ELLE … face à Monsieur Clepton ou face à ces commerçants qui la brutalisait à chaque fois qu'elle fouillait les poubelles ...

Était-elle réellement comme lui ?

Il faut que quelqu'un arrête ce massacre ! Pourquoi personne ne faisait rien ?

Au mieux d'intervenir, la foule était contente. Heureuse qu'un homme à terre se fasse massacrer.

Ils acclamaient ! Ils riaient et filmait la scène comme si c'était un spectacle… Ils ne s'en rendaient pas compte mais ils demandaient de cette violence encore et encore.

Donc, il est normal de s'acharner face à quelqu'un simplement parce que vous êtes un soi-disant « héros »…

Ces gens sont fous ! Non, ils ne le sont pas. La société les a rendus fous ! Ou peut-elle que ce fût elle qui était la folle de cette histoire ?

Le « méchant » était à genoux, en sang mais le héros continuait à le retenir à l'aide de son alter.

SHADOW : « Ne vous inquiétez pas ! Le grand SHADOW vous a sauvé ! » Dit-il en souriant.

FAN : « OUI ! » cria un groupe de ses fans.

- « S'il vous plaît, j'ai essayé de voler ses médicaments pour ma sœur. Elle en a besoin. Même si vous m'arrêtez, veuillez-les lui donner s'il-vous-plaît. » dit-il doucement.

La petite fille a serré le poing aussi fort qu'elle a pu. Elle prit la capuche de son vieux pull et la mit.

Elle courut vers le méchant en disant fort et distinctement :

- « J'ai fait ce que vous avez dit. Libérer ma maman ! S'il Vous Plaît. »

Voyant que le méchant ne comprenait pas. Elle continua :

- « Je serais votre OTAGE mais vous devez libérer ma maman. »

Le méchant continua à la regarder bizarrement. Finalement, elle allait peut-être le laisser crever comme un chien.

Elle fit semblant de pleurer en criant :

- « Au secours ! J'ai peur ! Le méchant vient de me prendre comme O-T-A-G-E ! »

L'homme réagit enfin. Il se leva rapidement, prit un couteau pour le coller au cou de la fillette.

« Un geste et l'enfant meurt. » cria le méchant.

La foule était réduite au silence. La jeune fille aurait pu rouler des yeux : « Au secours ! J'ai peur ! Monsieur le Zéro ! Venez m'aidez ! »

Puis la fillette se mit à chuchoter.

FILETTE : Ecoute-moi bien, tu fais exactement ce que je te dis de faire si tu veux t'en sortir.

MECHANT : Attends quoi? murmure-t-il en retour.

FILLETTE : Pas le temps d'attendre. Quel est ton alter ?

MECHANT : Je peux lancer des boules d'énergie de mes mains.

FILETTE : D'accord. Est-ce que tu peux viser les lumières avec ton alter ?

Le méchant recommença à la regarder bizarrement. Oui, elle regrettait de s'être impliquée.

FILETTE : Shadow peut manipuler son ombre. Pas de lumière = pas d'ombre = fuite facile !


Scène 3 : UNE RENCONTRE QUI CHANGE TOUT !

AGE : 10 ans.

Lieu : Washington, Amérique.

La petite fille n'aurait jamais deviné que cet événement changerait à ce point sa vie. Elle venait de passer trois jours à essayer de semer la police et les héros qui étaient à ses trousses.

Elle était en train d'agoniser, seule, effrayer, à moitié morte de faim dans la décharge qui lui servait de maison. Elle ne voulait pas mourir. Pas comme ça…

Elle avait vu un rat. Elle s'est levée doucement en prenant un morceau de ferraille qui trainait. Le rat avait le dos tourné. Elle lui a donné un coup. Cela l'a tué net. Il y avait beaucoup de sang. Elle se rappelle s'être demandé comment il pouvait y avoir autant de sang dans un tout petit corps comme le sien. Mais elle était désespérée. Elle avait tellement faim qu'elle était prête à faire n'importe quoi pour que ça s'arrête. Avant qu'elle ne puisse attraper sa proie, il est venu... Son héros … Son sauveur... Celui qui lui a tendu la main. Celui qui l'a vu …

ONE FOR ALL : « Tu ne dois pas t'abaisser pas à ça... Ma pauvre enfant, ça va aller. Je suis là maintenant. Tu n'es plus seule. Que t'ont-ils fait ? Pourquoi personne ne t'a sauvé. C'est la question que tu te poses ? Ne t'inquiète pas. C'est fini maintenant. Je suis là »

ONE FOR ALL a été le premier à lui tendre la main. Il a été le premier à remarquer son existence. Il avait besoin d'elle. Il lui a donné une raison de vivre. Une raison d'exister. Un but. Et ça lui suffisait pour le suivre sans poser de questions.


Scène 4 : UN CHOIX SANS RETOUR !

ONE FOR ALL m'a recueilli... Il m'a pris sous son aile... Il m'a emmené dans un immeuble et m'a nourri. Je fis une pause dans la nourriture après l'avoir entamé avidement.

FILETTE : Pourquoi ?

ALL FOR ONE : Pourquoi pas ? Faut-il vraiment une raison pour tendre la main ?

J'ai repris mon repas après cette réponse des plus vagues.

FILLETTE : Oui, il faut une bonne raison pour sauver quelqu'un.

L'homme sourit.

ALL FOR ONE : Petite, que veux-tu le plus au monde ?

FILLETTE : Je ne sais pas trop … Tout ce que je sais, c'est que je suis fatigué de vivre uniquement pour survivre... Je veux plus grand … J'en veux plus … Je veux être libre… Je veux être entendu…

ALL FOR ONE : ça te dirait de venir avec moi ?

FILLETTE : Où ça ?

ALL FOR ONE : Quelque part où je pourrais t'enseigner des choses. Tu aimes apprendre, pas vrai ?

FILLETTE : Quel genre de chose ?

ALL FOR ONE : Je voudrais t'entraîner. Pour un travail très important.

FILLETTE : C'est quel genre de travail ?

ALL FOR ONE : Le genre pas à la portée de tout le monde. Il faut être quelqu'un de très spécial pour pouvoir le faire. Si tu suis mes instructions, ta rage aura assez de portée pour être entendu partout.

FILLETTE : Je pourrais avoir de la glace ?

ALL FOR ONE : Oui, autant que tu pourras en avaler.

FILLETTE: Marché conclu.


Scène 5 : LA NAISSANCE D'ALONE FORGET !

AGE : 9 ans.

ONE FOR ALL m'a demandé de me choisir un nouveau nom. Pour pouvoir avancer … Pour oublier …

Après une intense réflexion, j'ai décidé de devenir : ALONE.

Alone pour me rappeler la solitude dans laquelle la société m'a laissée.

Alone pour me rappeler que mes parents sont morts seuls. Sans personne. Oublié du monde...

Alone pour me rappeler que personne ne viendra me sauver...

Alone pour ne jamais oublier.

Alone pour me rappeler je suis seule. Que j'ai toujours été seule…

ALL FOR ONE : A partir d'aujourd'hui, tu es ALONE FORGET. ESTELLA est morte dans cette ruelle.


FIN DE L'ACTE 2. LEVIER DES RIDEAUX .

SILENCE DES SPECTATEURS.

CHAQUE PERSONNE QUI AVAIT ASSISTER A LA REPRÉSENTATION PRIS LE TEMPS RÉFLÉCHIR.

MAIS ILS OUBLIERENT ASSEZ RAPIDEMENT L'HISTOIRE d'ESTELLA EN MANGEANT LEURS MCDO.


Fin de l'arc : « Un passé oublié. »