Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !
Mercredi 26 mars 2008 !
La Push !
Le retour de Jared au lycée fut très remarqué, et comme pour Paul, il fut commenté dès qu'il mit un pied dans l'enceinte de l'établissement. Il ignora les commérages, et il fit encore moins attention aux regards des filles. Une seule l'intéressait, et il alla vers elle dès qu'il la vit en train de fouiner dans son casier.
« Salut, toi ! »
Le sourire de Kim était toujours éblouissant, et il atteignit Jared jusqu'aux tréfonds de son âme. Pourquoi réagirait-il ainsi, si elle n'était pas son âme-sœur, hein ? Il devait prendre son mal en patience. D'ici là, il se rapprocherait de Kim sans pour autant la séduire ou quoi que ce soit d'autre.
« Salut ! » lui sourit-elle.
« Rassure-moi, il n'y a pas de contrôle aujourd'hui ? » demanda-t-il.
« Non ! » répondit-elle. « Mais on a un devoir à rendre en Espagnol. »
Jared se figea. Quoi ? Il n'avait rien vu dans les notes de Paul qui indiquait qu'un devoir dans cette matière était à rendre. Un sourire taquin aux lèvres, Kim lui dit :
« Je rigole ! »
« Depuis quand t'es devenu aussi vicieuse ? » gronda-t-il.
« Désolée, mais c'était trop tentant. » dit-elle sans se défaire de son sourire. « Prêt pour reprendre les cours ? »
« Oui, puisque tu es dans tous les cours que moi. » lui dit-il.
Il se délecta de la voir rougir. Kim referma son casier, et elle ne vit pas Jared échanger un regard avec Paul. Ce dernier semblait dire à son meilleur ami de faire attention.
« Euh, je vais à mon casier poser des affaires. Tu m'y rejoins dans deux minutes ? » demanda Jared à Kim. « On ira en classe ensemble ! »
« Ouais, d'accord ! »
Il lui effleura les doigts tout en passant à côté d'elle. Une fois à son casier un peu plus loin, il l'ouvrit et fit ce qu'il avait à faire, quand Paul vint à sa gauche.
« A quoi tu joues ? » grinça-t-il sans élever la voix.
« Je sais ce que je fais. » assura Jared. « Et tu n'es pas à ma place, tu ne sais pas ce que je ressens. »
Il referma son casier.
« Jared, ce n'est pas pour te faire chier que je te dis ça mais… »
« Ecoute-moi un peu ! » le coupa Jared. « Mon loup commence à s'intéresser à elle. J'ai vu Kim sur la plage hier, on a parlé et il lui a prêté attention. Au-delà de la promesse qu'on s'est faite tous les deux, c'est la seule fille qui a su me séduire. Les autres me laissent indifférent. Il n'y a qu'elle qui compte à mes yeux, et je sais qu'elle est faite pour moi. Je le sens au plus profond de moi. »
Paul n'avait jamais vu son pote, son frère, aussi convaincu de sa vie, mais il ne voulait pas non plus qu'il se fasse des illusions.
« Je te le souhaite vraiment, mon pote, je t'assure. » lui dit Paul. « Mais ne fais rien de stupide tant que je n'aurais pas marqué Bella. »
« Je sais, et je n'ai pas l'intention d'être autre chose que l'ami de Kim. » dit Jared. « Pour l'instant ! »
« Bien, sinon je te botterais le cul si fort qu'il te faudra des jours pour guérir ! » le prévint Paul.
S'adossant contre son casier, Jared regarda Kim, qui était en train de parler avec deux jeunes filles de premières années qu'elle aidait en cours de soutient. Cette fille était vraiment parfaite. Non seulement elle était belle et gentille, mais elle était la fille la plus altruiste qu'il connaissait.
« Alors… » dit-il sans la quitter des yeux. « Les rêves ont commencés ? »
« Ouais ! » répondit Paul. « Ça fait deux nuits de suite. Elle ne devrait pas tarder à sentir le lien et à venir jusqu'à moi. Aujourd'hui, j'espère ! »
« Est-ce que c'est aussi chaud que le laissent sous-entendre les légendes ? » demanda Jared.
Le rictus qu'afficha le loup fit s'impatienter Jared encore plus. Il se demanda alors comment leurs rêves, à Kim et lui, seraient mis en scène. Kim vint les rejoindre au moment où la première sonnerie retentit.
« Salut Paul ! » le salua-t-elle.
« Kim ! »
« On devrait y aller, ou le prof va nous taper sur les doigts. » dit Jared.
Forks !
C'est à peine si elle avait réussi à s'extirper du lit quand son réveil sonna. Elle ne l'avait pas éteint en se couchant la veille. Quelle cruche ! Mais bon, elle n'irait pas au lycée pendant au moins deux jours. Une heure. Voilà le temps qu'elle avait réussi à dormir après un deuxième rêve érotique. Sur la plage, cette fois. Ça c'était passé sur une plage qu'elle n'avait jamais vu de sa vie. Chaque fois qu'elle y repensait, elle était certaine de sentir encore les mains de Paul sur elle, et sa bouche dévorant la sienne. Comment diable était-ce possible ? Ce n'était pas juste un rêve reflétant ses fantasmes depuis qu'elle avait croisé le regard de ce beau gosse. Elle jurait qu'il avait un sens. Que tous les rêves étranges qu'elle faisait avaient un sens, et Paul en était la clé. Le problème, c'est qu'elle ne savait pas où il habitait. Oh, elle n'aurait aucun mal à trouver la réserve La Push, il n'y avait qu'une seule route qui y conduisait, mais comment savoir qu'elle était la bonne maison ? Son père pourrait le lui dire ? Non, pas question qu'elle dise à son père qu'elle voulait aller chez un gars qu'elle connaissait à peine pour parler de rêve érotique. Jamais de la vie. Bella passa la matinée à faire le ménage malgré la fatigue qui la tiraillait. Elle briqua la salle de bain, les escaliers, le salon et la cuisine jusqu'à deux heures de l'après-midi, puis, après une longue douche bien chaude, elle s'installa sur le canapé du salon avec un bol de céréales. Ce n'était pas dans ses habitudes, mais elle alluma la télé et chercha un programme intéressant. Elle n'aimait pas flemmarder devant la télé, alors elle mit une chaîne qui diffusait des documentaires animaliers, baissa le son et mangea son bol de céréales, qu'elle posa sur la table basse. S'emmitouflant dans un plaid, elle s'allongea et regarda le documentaire sans vraiment y prêter attention. La fatigue la rattrapa…
Des arbres à perte de vue. Chaque fois qu'elle tournait la tête, c'était pour ne voire rien d'autres que des arbres. Des arbres et encore des arbres. Un grognement provint de derrière elle. Doucement, elle se tourna et tomba nez à nez avec un loup gris, babines retroussées. Elle déglutit, et fit un pas en arrière. Le loup cessa de grogner, mais il n'arrêta pas de la regarder. Il ne la quittait pas des yeux. Cédant à la panique, elle tourna le dos au loup et se mit à courir. Elle ne s'arrêta pas, encore moins quand elle jeta un bref coup d'œil en arrière. Le loup lui courrait après. Elle accéléra, le souffle court et les jambes douloureuses jusqu'à arriver au sommet d'une falaise. Elle se stoppa au dernier moment, et des bras chaud et puissant la tirèrent en arrière afin de l'empêcher de tomber. Tournant la tête vers son sauveur, elle se perdit dans les yeux noirs de Paul, qui affichait un sourire de prédateur…
Bella se réveilla quand on frappa à sa porte plusieurs fois. Elle en avait vraiment ras-le-bol de ces rêves à n'y rien comprendre. Les coups à la porte se firent plus insistants. Repoussant le plaid, elle se leva et alla ouvrir à l'insistant. Ou plutôt à l'insistante. Angela cessa de frapper à la porte quand elle vit Bella à travers la vitre.
« Salut ! »
Bella lui répondit d'un puissant bâillement.
« Ok, je vais te laisser les cours que j'ai fait photocopier pour toi, et je te laisse te reposer. »
« Je te raconterais quand j'aurais moi-même compris tout ce bazar dans ma tête. » lui dit Bella, la chemise en carton dans les mains. « Merci, pour les cours. »
« Je t'en prie. Je repasserais demain ! » dit Angela, qui pris aussitôt congés.
Bella alla poser la chemise contenant les cours sur la table de la cuisine. Elle ne savait vraiment pas quoi faire, à présent. Elle était bien trop fatiguée pour étudier. Une seule option se présentait à elle. Montant dans sa chambre, Bella troqua son pantalon de pyjama contre un jean et rajouta un pull et mis ses baskets. Elle resserra sa veste sur elle et sortit une fois ses clés en main. Elle ferma la porte d'entrée à clé, et monta dans sa camionnette rouge que son père lui avait offerte. C'était un tas de boue, mais il roulait très bien. Charlie l'avait racheté à son meilleur ami, Billy Black, dont le fils Jacob s'était occupé des petites réparations à faire. Elle ne l'avait pas revu d'ailleurs, depuis son arrivée. Tout en prenant la route qui menait à La Push, Bella sentit quelque chose se former en elle. Comme un battement à l'intérieur de ses propres battements de cœur. Plus elle s'approchait de la réserve, plus son esprit s'éveillé. Comme si une partie d'elle manquait, et qu'elle se rapprochait de cette partie manquante à mesure qu'elle approchait du territoire Quileute.
La Push !
Paul était chez Sam et Emily, plongé dans un devoir de Sciences qu'il devait rendre le lendemain, quand son loup fut soudainement aux aguets. Cessant d'écrire, Paul se concentra. Il ne mit pas longtemps à comprendre. Bella. Elle venait à lui. Eh bien, elle venait le voir pile comme il l'avait prédit. Rangeant ses affaires dans son sac, il se leva de sa chaise si brusquement qu'il attira l'attention des autres.
« Où est-ce que tu vas ? » demanda Sam, alors que Paul allait à la porte.
« Bella, elle vient vers moi. » répondit-il.
Et sans aucune explication supplémentaire, il monta dans sa voiture et arriva chez lui en deux minutes, montre en main. Bien, elle n'était pas encore là. Entrant à l'intérieur, il enleva sa veste et posa son sac dans la cuisine avant de ressortir. Il s'asseya sur les marches et attendit. Elle n'était pas loin, il le sentait. Son loup était en alerte, prêt à passer à l'action.
« Calme-toi sombre idiot ! On ne va pas la marquer aujourd'hui. » Son loup protesta, et rua contre sa cage. « Qu'est-ce que je t'ai dit ? On doit la mettre en confiance et lui parler des légendes. »
Les battements de son cœur triplèrent, quand une camionnette rouge entra dans son champ de vision. Bella se gara à côté de sa Chevrolet. Il se leva et la rejoignit, quand elle descendit de sa camionnette.
« Il était temps que tu nous trouves ! » dit Paul.
« Nous ? » répéta Bella, incrédule.
Paul se contenta de lui tendre la main.
« Tu as des questions, et j'ai les réponses. »
Oui, elle avait des questions, et il n'y avait aucune réticence en elle. C'était très étrange. Bon sang, elle le connaissait à peine. Mais elle glissa sa main dans la sienne. Chaude. Douce. Comme dans les rêves. Paul ne l'emmena pas à l'intérieur. Il fit le tour de la maison et alla droite vers les bois situés derrière elle.
« Où m'emmènes-tu ? » demanda Bella.
« Dans un endroit où je pourrais te montrer qui je suis. » dit-il.
Il la prit dans ses bras, comme une mariée, et se mit à courir jusqu'à trouver l'endroit idéal. Un simple espace assez large pour qu'il puisse se transformer sans blesser Bella. Il la reposa, mais ne la lâcha pas pour autant. Cette bouche… Prenant son visage en coupe d'une main, il traça le contour de sa bouche du bout du pouce. Il vit Bella tressaillir et fermer les yeux.
« Tu te souviens, n'est-ce pas ? » susurra-t-il. « Mes mains sur ta peau. Ma bouche sur la tienne. »
« Oui, je me souviens ! » répondit-elle dans un murmure. Elle rouvrit les yeux et les plongea dans ceux de Paul. « Pourquoi est-ce que ça semblait si réel ? »
« Parce que ça l'était. Chaque fois que je me réveillais, ton odeur était partout autour de moi. » lui dit-il. « C'était pareil pour toi ? »
« Oui ! » souffla-t-elle. « Je suis si fatiguée, j'ai besoin de comprendre. Et de dormir. »
« Je suis désolée que tu ne puisses pas dormir comme tu le voudrais. » Il était sincère. Son loup et lui n'aimaient pas savoir qu'elle ne dormait pas. Lui, qui connaissait les effets de l'imprégnation, il n'avait eu aucun mal à se rendormir la nuit dernière, et l'absence de nouveau rêve lui avait fait comprendre que ce n'était pas le cas pour elle. « Je vais tout t'expliquer, mais avant je vais t'embrasser. Je veux goûter ta bouche, maintenant que je suis éveillé. »
Et elle le laissa faire. Elle fit même la moitié du chemin et leurs bouches se touchèrent en même temps. Si on mettait les rêves de côté, c'était le premier vrai baiser de Bella, mais ce qu'elle ne savait pas, c'était que pour Paul aussi. Elle n'allait sûrement pas le croire, mais il avait attendu qu'elle arrive dans sa vie. C'était comme ça pour chacun des garçons de la meute.
C'était un baiser doux et sauvage à la fois. Tendre et langoureux. Paul se laissa guider par son désir de la goûter et de la toucher. Comme lors du premier rêve, il mordilla sa lèvre et elle lui accorda l'accès qu'il quémandait. Avec une avidité non feinte, il glissa sa langue dans la bouche et l'aspira entre ses lèvres. Il la tint fermement contre lui quand elle failli s'effondrer. Quand il mit fin au baiser, il sourit fièrement en voyant les lèvres gonflées de Bella de par le baiser qu'ils venaient d'échanger. Elle avait les joues rouges, et s'il ne la faisait pas asseoir dans les secondes qui suivaient, elle risquait de s'effondrer s'il en jugeait par l'expression de son visage, alors, il la fit asseoir sur une souche d'arbre et s'agenouilla à ses côtés.
« Tu te sens mieux ? » demanda-t-il, un sourire en coin.
« Euh, o… oui. » Et la revoilà qu'elle bégayait à nouveau. « Oui, ça va. »
« Tu me croirais si je te disais que c'était aussi mon premier baiser ? » La façon dont elle le regardait le fit sourire. Non, elle ne le croyait pas. « C'est si dur que ça à croire ? »
« Oui ! »
« Et pourtant, c'est la vérité. Et il y a une raison à cela. » Il prit ses mains dans les siennes et joua avec ses doigts, qu'il porta à ses lèvres pour les embrasser un à un. « Tu n'as jamais entendu parler des légendes de ma tribu, n'est-ce pas ? »
« N… non ! »
Qu'est-ce qu'elle était mignonne quand elle bégayait. Et le rouge qui colorait ses joues… Il y porta une main et la caressa du pouce.
« Nos ancêtres avaient la capacité de se transformer en loup afin de protéger notre peuple. » commença-t-il à raconter. « Certains d'entre eux le pouvaient, grâce à un gène qui se transmettait de père en fils. Mon père était porteur du gène, mais il ne s'est jamais déclenché. Au contraire de moi. »
Il planta ses yeux dans ceux de Bella pour jauger sa réaction.
« Tes rêves Bella. » lui dit-il. « Bien avant qu'on se rencontre, tu as fait des rêves, n'est-ce pas ? Il y avait un loup dedans, non ? »
« Oui ! » souffla-t-elle. « Je n'y comprends rien. »
« Tu n'as pas à en avoir peur, Bella. Les rêves vont s'estomper avec le temps, maintenant que je t'ai trouvé. » dit Paul en l'embrassant. « Il faut que je te montre quelque chose. Promets-moi de ne pas t'enfuir, et de ne pas avoir peur de moi. »
« Pourquoi est-ce que j'aurais peur de toi ? »
« Juste, promets-le. S'il te plaît ! »
Elle le lui promis. Prenant son visage en coupe, il l'embrassa avant de se relever et de s'écarter le plus loin possible d'elle. Il ne fallait pas qu'elle soit trop proche quand il changerait. Il ne voulait pas la blesser. Pas question. Un à un, il enleva ses vêtements. Son t-shirt, ses chaussures, puis son jean.
« Euh, tu fais quoi ? » demanda Bella, qui déglutit en le regardant faire.
Ouh, il était très beau. Son corps était musclé, et elle mourrait d'envie de le toucher, et il était très bien gâté par la nature si elle se référait à ce qu'elle voyait à travers le caleçon, qu'il eut la décence de garder.
« Je ne veux pas éclater mes vêtements. » répondit Paul. « Bella, sache que je ne te ferais jamais de mal. »
Bella était complètement perdu. D'abord, elle avait réussi à trouver l'endroit où il vivait en suivant une sorte de lien invisible qui l'avait guidé dès l'instant où elle était entrée sur le territoire Quileute, ensuite, elle le suivait dans les bois et elle se laissait embrasser sans la moindre réticence. Et là, alors qu'une fille normale se serait sentie terrifiée de voir un garçon qu'elle connaissait à peine se déshabiller devant elle, après l'avoir emmené au beau milieu de la forêt, elle ne bronchait pas d'un pouce. Elle ne ressentait aucune peur. Tout ce que Paul lui avait dit faisait écho quelque part en elle, et c'est pour cela qu'elle ne bougea pas de sa place.
Paul se référa au lien qui les unissait, et il ne ressentit aucune peur. Pour l'instant. Il n'y avait plus une minute à perdre. Plus vite il lui aurait montré son alter-ego lupin, plus vite il serait fixé. Laissant le loup se manifester, Paul se transforma, et un énorme loup gris se tenait désormais à la place de l'humain. Il s'ébroua avant de fixer sa compagne, qui n'avait pas bougé de la souche d'arbre sur laquelle elle était assise depuis dix minutes. Elle n'eut aucun mouvement de recul, mais avait les yeux écarquillés. Doucement, le loup s'avança jusqu'à elle. Bella se retrouva nez à nez avec le loup, dont la truffe humide se posa sur sa joue. Il lui lécha la joue avant de la renifler. Dans le cou, les cheveux, chaque parcelle de son corps auquel il eut accès avant de s'asseoir, et de poser sa tête sur les genoux de Bella. Il était en attente d'une caresse. Bella le comprit, alors avec précaution – c'était la première fois qu'elle se trouvait face à un loup - elle porta sa main entre ses oreilles, et commença à le caresser. Sa fourrure était toute douce, elle aima cela. Le loup aussi. Il voudrait pouvoir s'enrouler autour d'elle.
« Ok ça devient bizarre euh… » dit Bella, qui cessa de le caresser. « Tu peux reprendre forme humaine, s'il te plaît ? »
Le loup grogna. Il ne voulait pas mettre fin à ce moment tout de suite. Redressant la tête, il la lécha encore, sur la joue, dans le cou et l'oreille.
« Arrête, c'est dégoûtant ! »
L'animal s'éloigna et retourna vers la pile de vêtements pour reprendre sa forme humaine. Paul se rhabilla, et ne put s'empêcher de rire quand il vit Bella s'essuyer avec la manche de sa veste, là où le loup l'avait léché.
« Excuse-moi, mais mon loup est un peu trop possessif. » dit-il en la rejoignant. « C'est sa façon à lui de marquer son territoire. »
« Tu ne pouvais pas l'en empêcher ? » lui demanda Bella. Au sourire qu'il lui servit, elle sut qu'il aurait pu, mais qu'il n'a pas voulu. « Pfff ! »
« Pfff ? C'est tout ? » s'amusa Paul.
« Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? » dit-elle. « Ewe, ça colle ! »
« Viens, je t'emmène chez moi. Tu pourras te nettoyer. »
Il la reprit dans ses bras dès qu'elle fut sur ses jambes, et en moins de cinq minutes, il la fit rentrer par la porte de la buanderie, qu'il ne fermait pour ainsi dire jamais à clé.
« Bienvenue chez moi ! » lui dit-il en la faisant entrer dans le salon.
Il eut envie de rajouter chez nous, mais s'abstint en se mordant la langue. Chaque chose en son temps. Il lui montra la salle de bain, et la regarda, amusé, se nettoyer les endroits de sa peau que le loup avait léché. Le loup, lui, n'aima pas voir sa compagne se laver.
« Retourne à la niche, sac à puce ! » lui dit Paul.
« Ne refais plus jamais ça à l'avenir. » le prévint Bella.
« Je ne peux pas te le promettre. » dit Paul. « Viens, on a des tas de choses à se dire. »
Oui, elle avait encore des tonnes de questions.
« Donc, tu es un loup-garou. » dit-elle, une fois installée sur le canapé.
« C'est ça ! » acquiesça-t-il. « Ça fait partie de moi. »
« Pourquoi est-ce que tu me l'as dit ? Je veux dire, qu'est-ce que je viens faire là-dedans ? » demanda Bella. « Je ne suis pas une Quileute, je ne devrais pas être… je ne sais pas, mêlée à ça. »
Paul ne s'offusqua pas de sa réaction. Après tout, c'était tout à fait normal, mais il ferait tout pour la rassurer.
« C'est l'imprégnation, Bella ! » Il prit une de ses mains dans les siennes, la porta à sa bouche et l'embrassa. « J'ai su que je deviendrais un loup-garou quand j'avais dix ans. Mes parents me l'ont dit, et j'ai aussi su ce jour-là que lorsque mon loup se manifesterait, nous trouverions une personne née, faite pour nous. Ces derniers temps, j'ai été attiré vers Forks, de plus en plus fort chaque jour. Ce n'est pas une coïncidence si on s'est croisé au supermarché. Une amie, Emily, avait besoin de certaines choses alors j'ai sauté sur l'occasion pour essayer de voir où le lien me conduirait. Et il m'a conduit droit à ce supermarché. Je me suis laissé guidé, et je suis tombé sur toi, trop petite pour attraper un paquet de farine. »
Il eut un petit rire quand il la fit se renfrogner, et il lui attrapa le poignet quand elle voulut lui asséner une claque pour s'être moqué d'elle.
« Pardonne-moi, je n'évoquerais plus ta petite taille ! »
Quand elle voulut s'éloigner, Paul resserra sa prise sur ses poignets et, la seconde suivante, Bella se retrouva allongée à même le sol, les mains maintenues d'une poigne ferme au-dessus de la tête. Elle eut une étrange sensation de déjà-vu. Pas si étrange que ça, se dit-elle. Paul, qui s'était glissé entre ses jambes sans qu'elle ne résiste, lui caressait la joue de sa main libre, et lui mordilla la lèvre.
« Quand mon regard a croisé le tien, Bella, j'ai su. » susurra-t-il. « J'ai su que ce petit bout de femme, cette belle étrangère aux yeux envoûtants était mon âme-sœur. »
Hein ? Quoi ? Non mais c'est quoi ce délire ?
« Oui, Bella ! » dit-il. « L'imprégnation, c'est quand un loup croise le regard de sa future compagne. Et mon loup t'a reconnu comme étant à nous. »
Voilà mes amis, ça fait 3, comme promis.
J'espère que ça vous a plu.
Vous aurez un chapitre tous les mercredis, donc soyez un peu patient, et tout viendra à point nommé.
Je vous fais de gros bisous, et je vous dis à mercredi !
Aurélie !
