Disclaimer : Magnificent Century Kösem est l'oeuvre de Yılmaz Şahin .

Résumé : Mehmed n'en veut pas à son père pour son geste. Après tout, n'a-t-il pas une maladie au cerveau ? [Magnificent Century : Kösem]

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de personnages historiques (36/50) + Période historique du 12/08/2022 au 19/08/2022 : L'EMPIRE OTTOMAN (1299-1922) + Roulette : Mehmed (fils d'Ibrahim)

L'offense qu'il n'a pas eu à pardonner

Alors qu'il ajuste son turban, Mehmed passe la main sur la cicatrice encore rouge et en partie cachée par ses boucles sombres. En vérité, il se souvient bien peu de l'accident... Il se rappelle juste de la dispute entre sa mère et son père, de la rage paternelle, de ses bras avant une accélération soudaine...

Selon sa grand-mère, dans sa rage, Ibrahim l'a jeté... sauf qu'il a atteri la tête la première contre la fontaine.

La haseki et le sultan se querellaient à propos de la présence de Zarife Hatun, du bâtard qu'elle avait eu de lui, à l'époque où il n'était pas autorisé encore à prendre des concubines. Ils ne vivaient que parce que la grande sultane mère Kösem avait eu pitié, et s'en voulait.

Mehmed se souvient de certaines paroles, surtout la mise en doute maternelle de la parentèle du petit Osman... lequel se bouchait les oreilles, effrayé par les cris. Ce n'est pas étonnant que son père se soit fâché, il l'aurait été, lui.

-Il ne faut pas en vouloir à ton père, mon petit lion. Dit son aïeule

-Mais je ne lui en veux pas, Grand-Mère.

La vieille femme a l'air surprise.

-Il ne l'a pas fait exprès. Il était hors de lui. C'est le sultan, je lui dois le respect.

L'enfant s'approche d'elle et la regarde droit dans les yeux.

-Et puis... mon père est malade, n'est-ce pas? Comme mon grand-oncle Mustafa? Il a une maladie dans le cerveau, n'est-ce pas?

Kösem pâlit, se demandant comment il le sait, surtout à son âge si tendre...

-Ce n'est pas de sa faute, ce qui est arrivé. Ce n'est pas de la faute de ma mère, bien sûr. Mais ce n'est pas celle de mon père non plus. C'est sa maladie qui lui faire faire ou dire des bêtises. Mon père m'aime, et quand son cerveau va bien, cela ne lui viendrait jamais à l'idée de me faire du mal. Je suis sûr qu'il regrette beaucoup. D'ailleurs, je le lui dirai, que je ne lui en veux pas, et que je l'aime!

La sultane enlace son petit-fils, les yeux humides.

-Allah te bénisse, mon cher enfant. Mais personne ne doit savoir pour ton père.

-Je garderai le secret. C'est promis. Je le jure sur la tombe de mon grand-père Ahmed.

Comment un être aussi pur a pu sortir de Tuhran et d'Ibrahim, Kösem se le demande encore, mais elle remercie le ciel: il y a de l'espoir pour la dynastie.

FIN