Heyy tout le monde ! J'espère que vous allez bien. Aujourd'hui j'ai eu ma première journée de travail (formation) et en vrai, je m'attendais à bien pire donc c'est cool. Bref, je développerai dans la mesure du possible en rantbook si ça vous intéresse. Mais en attendant, c'est la première fois que je publie à 21h et ça me perturbe un peu mdrrr. Tout ça pour rien dire, si ce n'est que je vous fait attendre plus longtemps pour une toute petite histoire qui est même pas ouf. Promis, "Cinq ans" et "Terreur nocturne" sont bien mieux. Bref, bonne lecture quand même.

Hélène,

Si tu lis ces lignes, c'est que je suis loin de Paris. Au moment où je t'écris, je ne sais ni où je vais, ni quand je reviendrai. Ne m'en veux pas, s'il te plait. Je devenais fou depuis quelques temps. Je faisais n'importe quoi, et tu as pu constater certains de mes dérapages. Mais tu étais loin de voir l'étendue des dégâts.

J'aurais pu venir t'en parler, je le sais, mais je ne fais pas choses-là. Ou en tous cas, pas autant qu'il le faudrait, et comme à chaque fois, j'ai pensé pouvoir m'en sortir et me relever seul – après tout, plus personne n'était là pour moi depuis Lise –. Mais bon, ça a raté.

Marguerite, qui était mon meilleur ami depuis l'école de médecine, était là pour me changer les idées quand je ne voulais pas parler – souvent, donc – mais il a été tué. C'était un avertissement. Il a été tué parce qu'on s'était trop rapprochés du tueur de Lise, et si on continue comme ça, tous les gens auxquels je tiens vont mourir : Delgado, Fatim, Eddy… et toi Hélène. Et je refuse qu'il t'arrive quoi que ce soit par ma faute. Je ne le supporterais tout simplement pas. Pas après Lise. Pas après Marguerite.

Alors je pars. Déjà parce que je devenais fou, comme je te l'ai dit au début de la lettre. Et ensuite, je pars pour tous vous protéger. Pour TE protéger. Tu sais te protéger et te défendre, je le sais… Mais je ne veux pas prendre le moindre risque.

Je reviendrai. Je ne sais pas quand, mais je reviendrai. Et quand je revendrai, je te dirai enfin les mots que je brûle de te dire, ceux que j'espère tu brûles d'entendre. Je ne veux pas les écrire, pas pour la première fois. Alors je vais juste te dire que j'ai besoin de temps, mais qu'au moment où je serais prêt… quand je serais prêt, je te retrouverai, en espérant qu'il ne soit pas trop tard pour une seconde chance.

En attendant, je ne t'oublie pas, sache-le.

A bientôt, Hélène.

Raphaël