Disclaimer : Magnificent Century Kösem est l'oeuvre de Yılmaz Şahin .
Résumé : C'est le padichah du monde. Et c'est un enfant. Il y avait d'autres moyens de lui faire comprendre la gravité de ses actes. [Magnificent Century : Kösem]
Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre de l'atelier d'écriture du Discord « La Fabrique à Plume» du 10/09/2022. 30 minutes. La Nuit en Musique et Citation. Ecrire sur ce que nous inspire la chanson/citation ou faire une song fic. N°3:Garou - Seul
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de personnages historiques (35/50) + Osman II + Prénom 202 : Osman + Scorpion : Osman II + Période historique du 12/08/2022 au 19/08/2022 : L'EMPIRE OTTOMAN (1299-1922)
Le padichah enfant
Le sultan a été incorrect avec eux, il est vrai. Très incorrect. Sauf que là, ce que l'homme voit, ce n'est plus le chef d'état.
C'est un enfant.
Ils oublient tous qu'Osman II n'est qu'un enfant.
Il a dix-sept ans.
Et certes, pour un enfant de dix-sept ans, il a fait montre d'intelligence, de courage, de résilience. Son impétuosité vient de sa jeunesse. Certes, son père, intronisé au même âge, n'a pas agi ainsi. Sauf qu'ils sont deux personnes différentes, et les époques, les contextes, étaient à des années lumières l'une de l'autre.
Ils oublient tous qu'Ömer Effendi a joué de la confiance de cet adolescent, l'a abusé, l'a nourri de mensonges.
Non, Genç Osman n'a pas été correct avec eux.
Mais méritait-il d'être ainsi humilié par ceux qui le servent ? Cette traversée qui a duré des heures, les jets de pierres, de légumes, déshabillé pour n'être que dans une simple chemise et des braies, pas même des sandales, privé d'eau, et même blessé dans sa chair... C'est indigne.
Tant de fois j'ai grimpé
Jusqu'au plus haut des cimes
Que je m'suis retrouvé
Seul au fond de l'abîme
Seul au fond de l'abîme
C'est le padichah du monde
Et c'est un enfant.
Il y avait d'autres moyens de lui faire comprendre la gravité de ses actes.
Tant d'amis sont partis
Du jour au lendemain
Que je sais aujourd'hui
Qu'on peut mourir demain
On a beau tout avoir
L'argent, l'amour, la gloire
Il y a toujours un soir
Où l'on se retrouve seul
Seul au point de départ
Il leur demande pardon, bien sincèrement. Lui, il le croit. Sauf que les autres, encore une fois, ne veulent pas de ses excuses. Ils veulent son sang. Ces chiens à la solde de Davud, quand les vrais janissaires, eux, seraient prêts à faire un pas vers lui.
Parce que le sultan est le premier des janissaires.
Il est un frère.
Et c'est un enfant.
Un enfant qu'on a promené quasiment nu dans la ville, qu'on a harangué, et qui n'a même pas un couvre-chef, forcé de sortir la tête nue devant tous.
Son cœur a choisi.
Il s'approche, retire son turban.
-Majesté. Prenez-le. Il est propre. Coiffez votre tête bénie avec. Ne la laissez pas être nue.
Osman est un enfant.
Un enfant que les traîtres enverront à la mort et dont le sang entachera l'histoire de leur glorieux empire.
FIN
