Chapitre 2

La famille Zenin était réputé pour être l'une des plus puissante famille existantes dans ce monde. Le royaume des Ombres avait connu ces moments de gloire autre fois dans l'histoire quand les Zenin possédaient encore un héritier ayant la technique des dix ombres. Mais, hélas, l'âge d'or des Zenin avaient commencé à se faner lorsque le roi Hayato interdit le mariage incestueux. Beaucoup de Zenin n'avait pas aimé cette nouvelle loi du jeune roi qui méprisait tout ce qui était en lien avec l'occulte. En effet, le roi Hayato avait rejoint une secte croyant aux sciences dures et non à la magie qui, selon lui, n'amenait que du malheur. Il était un fervent partisans du mariage mixte et non intra-familial qui pouvait causé de gros problèmes de santé. Ce fut donc dans le but de protéger sa descendance, que le roi Hayato condamna l'inceste dans sa propre famille. Malheureusement, cela ne plut pas aux membres les plus anciens des Zenin qui croyaient que la seule façon de faire perdurer la technique des dix ombres, était le mariage entre deux Zenin oméga et alpha issus de la lignée principale. De nombreux nobles et membres de la dynastie des Zenin se révoltèrent contre le roi au point de créer une guerre civile entre le camp des partisans du roi et ceux des conservateurs. L'issue de cette guerre fut dévastatrice pour le royaume des Ombres au point de créer un début de famine. Mais heureusement, la guerre cessa quand l'armée impériale intervint dans la guerre civile. L'empire, dirigé à l'époque par l'empereur Haruo Gojo, avait soutenu le camp des conservateurs pour faire tomber le roi Hayato. Enfin, le royaume des Ombres put retrouvé sa stabilité et légaliser à nouveau leurs anciennes lois. Bien évidemment, l'inceste n'était pas quelque chose d'apprécier par tous les Zenin, mais la plupart durent s'y plier à la règle. Ce fut ainsi que Naoya Zenin naquit de son père Naobito Zenin, roi actuel du royaume des Ombres, et de sa sœur que le roi avait épousé.

Megumi referma ce livre de généalogie qu'il connaissait par cœur à propos de sa propre famille. Il savait que la famille de son père avait toujours été pour ce genre de pratique qu'il répugnait plus que tout. Son père était né d'un mariage incestueux mais heureusement, celui-ci avait brisé cette spirale infernale en épousant sa mère qui était née Fushiguro. Son père prit même le nom de famille de sa mère, l'une des seuls choses dont Megumi était fière de ce dernier.

-Toujours à fouiner dans les livres ? Un vrai rat de bibliothèque.

Megumi se tourna d'un coup vers la voix qu'il venait d'entendre.

-Maki ? Que fais-tu ici ? Je pensais que tu avais décidé de ne plus y mettre les pieds ?

- C'est toujours le cas. Je suis juste venue pour le mariage de Mai.

Ah oui…Ce fameux mariage. Megumi l'avait complètement oublier.

-A en croire par tête, tu as dû sans doute l'oublier ?

- Eh bien, quand tu sais que ce mariage donnera naissance à un fruit de l'inceste, tu cherches à l'oublier le plus vite possible, dit-il en rangeant son livre sur une étagère.

Maki eut un rictus.

-A croire que nous sommes les seuls à être sein dans cette famille de fou, dit-elle.

Un silence s'installa entre eux. Megumi continua de ranger les livres. Il ne voulait pas du tout croiser le regard de Maki. Il savait que cela le mettrait mal à l'aise même si l'alpha était toute sauf gênante. De tous les alphas que Megumi connaissait, Maki était la seule dont il appréciait la présence. Elle était différente de par son caractère mais aussi car elle ne possédait pas d'énergie occulte. Maki était née avec une restriction divine, tout comme son père.

-Est-ce que ça va avec Naoya ? Il ne te brutalise pas trop ?

Voilà pourquoi il se sentait mal à l'aise. Il savait que cette question allait lui être poser.

-A ton avis, soupira-t-il. Ce type est une vraie ordure qui deviendra le prochain roi.

- Pas si je le bas.

Megumi s'arrêta pendant un instant et fixa Maki.

-Ne me dis pas que tu penses lui prendre le trône en te battant contre lui ?

- Pourquoi pas ? Je suis doué et je sais que je peux le battre, se défendit-elle.

- Maki, tu es une femme et tu ne possèdes pas d'énergie occulte. Personne n'acceptera ta proposition. Personne ne voudra d'une reine dans ce royaume pourris.

- Je changerai les choses. Crois-moi. Bon, je te laisse. Je dois rejoindre ma chère et tendre sœur pour l'aider aux essayages de sa robe de marier. A plus tard ! lui lança-t-elle.

Megumi ne dit rien et la regarda partir. Maki avait beaucoup d'espoir pour penser qu'un jour cette société changerait. De son temps, le roi Hayato avait déjà essayé de changer quelques aspect de ce royaume et il avait été déchu de son titre de roi. Quand sera-t-il d'une simple femme qui voulait changer les règles de base ?

Peut-être que je pourrais changé les choses moi aussi. C'est vrai, je possède ce pouvoir en moi, pensa Megumi qui secoua tout de suite de la tête pour dissiper cette idée.

-Mais à quoi je pense. Kuro va chercher le livre sur la table basse, s'il te plait, ordonna Megumi à son chien divin.

Le chien noir revint tout de suite avec le livre et le donna à son maître.

-Bon chien, dit-il en le caressant puis il le fit disparaître.

Cela faisait une semaine que les Itadori séjournaient dans l'Empire. Yuji en avait profité pour visiter les lieux les plus touristiques de la capitale avec Nobara et de temps en temps Sukuna, qui depuis peu, avait arrêté de lui faire la tête. Son frère n'avait pas du tout aimer que Yuji ne refuse pas directement la proposition de l'empereur. Pour lui, ce titre d'ambassadeur ne présageait rien de bon pour leur famille, mais Yuji avait insisté sur le fait qu'il fallait renouveler les liens entre Kaisen et l'Empire, et pour cela, l'une des meilleures solutions étaient d'accepter cette proposition. Yuji avait fait savoir à Sukuna qu'il était prêt à endosser ce rôle, chose qui n'avait pas du tout plut à Sukuna. Le prince héritier avait donc décidé de nier son frère pendant trois jours, ce qui n'étonna nullement Yuji. Son frère pouvait être très rancunier quand il le voulait. Il se souvint la fois où Sukuna ne l'avait plus parler pendant près d'un mois car ce dernier n'avait pas du tout aimé l'idée que Yuji gagne à concours d'escrime sans qu'il puisse y participer. Sukuna était peut-être le futur roi de Kaisen et le plus sérieux des deux, il n'en restait pas moins tout autant capricieux.

-Sukuna ? Nobara et moi sortons. Nous voulons visiter l'immense marché de la capitale.

- Très bien, mais pas sans Choso, fut la réponse de Sukuna qui était toujours absorber dans son livre.

- Quoi ?!

- Soit tu sors avec Choso soit tu ne sors pas. Nous devons être plus prudent.

Yuji tira une mine boudeuse. Quand est-ce que son frère comprendra qu'il peut très bien se défendre tout seul.

-Très bien, il viendra avec nous. Choso, on y va.

Le dénommé Choso suivit Yuji et Nobara. Ce dernier n'était pas du tout un inconnu mais le demi-frère de Sukuna et Yuji. Il était né d'une union illégitime entre leur père et une autre femme. Choso avait pu rester dans la famille royale et avait été reconnu par leur père, mais il ne pouvait monter sur le trône de Kaisen. Cela convenait parfaitement au jeune homme qui s'était engagé dans la garde rapprocher de la famille royale. Yuji aimait beaucoup leur grand frère depuis tout petit. Choso avait toujours été bon avec eux mais il pouvait être un peu trop protecteur.

-Mais ? s'étonna Nobara en voyant Choso suivre Yuji. Laisse-moi deviner, Sukuna veut absolument que Choso vienne avec nous ?

- A ton avis ? Allez ne tardons pas, dit Yuji en montant dans la diligence.

Le grand marché de la capitale impériale était réputé pour regorger les meilleures bijoux et pierre de lune de tout l'empire. Yuji avait toujours entendu cela quand il était petit. Kaisen fabriquait aussi de belles pierres précieuses mais aucune d'entre elles n'étaient des pierres de lune.

-C'est vraiment remplis de monde ici, s'émerveilla Yuji.

- Hey ! Regarde ! lança Nobara en se dirigeant vers un marchand. Tu trouves que cette robe me va bien ?

- Euh…oui ? hésita Yuji en demandant du regard de l'aide à Choso.

- C'est quoi ça ? Une affirmation ou une question ?! lança l'oméga en colère. Franchement, je sors qu'avec des indécis ! Dépêchez-vous !

- Attends, Nobara ! Tu aurais pu m'aider non ? dit Yuji en fixant Choso.

- Je ne suis pas douer dans ce domaine. J'essayerai la prochaine fois de mieux m'y prendre, avoua Choso.

Ils continuèrent leur exploration dans le marché pendant plusieurs minutes. Nobara s'arrêtait devant chaque vendeur pour inspecter les objets que ceux-ci vendaient tandis que Yuji et Choso ne faisait que la suivre de près.

-Dis Nobara ? Tu cherches quoi en fait, demanda Yuji.

- Je veux une vraie pierre de lune en guise de souvenir. Il m'en faut absolument une avant notre retour.

- Et tu sais où en trouver ?

- Bien sûr ! On m'a dit qu'en me rendant dans la ruelle des Affres, il y avait une boutique réputé dans l'empire qui vendait de vraie pierre de lune.

- Euh…Les Affres ? Tu es sûr que c'est là-bas ? J'ai l'impression que le nom de cette ruelle abrite tout sauf une boutique de pierre de lune.

- J'ai eu cette information d'une source sûre durant le bal. Donc, ne t'en fait pas. Et puis, nous ne craignons rien, dit-elle confiante en s'engageant dans la dite ruelle.

- Attends…Je peux savoir qui t'a dit ça ?

- C'était une jeune fille aux cheveux noirs et court. Je ne me souviens plus de son nom mais ce n'est pas le plus important vu que je vais avoir dans quelques instant ma pierre de lune !

Yuji ne dit rien en retour et suivit Nobara en restant méfiant. Depuis qu'ils venaient de s'engouffrer dans cette fameuse ruelle, tout avait changé. La rue était sale, de nombreux détritus jonchaient le sol, il faisait extrêmement sombre et les gens ne ressemblaient en rien à ceux qui se trouvaient aux marchés il y a quelques minutes de cela.

-Nobara, je pense que l'on t'a menti.

- Yuji ! Arrête de faire la poule mouiller ! lui rétorqua-t-elle en avançant toujours rapidement.

Le jeune prince ne dit rien et essayait de garder son calme. Il savait se défendre tout comme Choso, mais il ne pouvait certainement pas tenir tête devant tous ces hommes aux allures sales et étranges qui les fixaient.

-Ah ! Voilà l'endroit…Mais... dit la jeune fille étonnée en s'arrêtant devant l'enseigne.

Yuji fixa l'établissement et fut tout aussi étonné que son amie.

-Nobara, je pense que cet endroit est tout sauf un commerce de pierre de lune, mais plutôt une maison close, confirma Choso.

En effet, l'enseigne en question s'appelait Les Affres du Plaisir Lunaire.

-Oh ! Si je la recroise je vais la tuer ! lança en colère Nobara. Elle s'est foutu de moi !

- Rentrons, suggéra Choso.

- Ce sera un peu difficile de la recroiser si tu ne connais ni son nom ni son prénom, intervint Yuji.

- Je la retrouverai crois-moi !

Ce fut ainsi, avec une Nobara plus qu'en colère et un Yuji embarrassé, que Choso rentra à nouveau au palais où les attendait Sukuna.

-Vous aviez fait vite. Il faut que je discute avec Yuji. Suis-moi, dit-il à son jumeau.

Sukuna guida Yuji jusque dans son bureau, il prit place tout comme Yuji.

-Tu m'as appelé pour quoi ? Parce que je voudrais me reposer. Nobara n'a pas été de tout repos durant notre sortie, donc j'espère que tu as quelque chose d'important à me dire ?

- Oui, il s'agit de ta réponse vis-à-vis de la proposition de l'empereur. Cela fait une semaine que le bal s'est terminé et je voulais savoir si tu avais réfléchis à la proposition avant notre retour.

- Avant notre retour ? Mais on ne part que dans deux semaines, j'ai encore tout le temps.

- Non. Grand-père est mourant, Yuji, dit-il en tendant une lettre à son frère. Il ne va pas bien et je crains que nous devrons rentrer plutôt que prévus, expliqua Sukuna.

Leur grand-père était mourant ?

-Mais…Il allait très bien avant notre départ, je ne comprends pas…

- Crois-moi, je ne comprends pas ce qui l'affecte. Uraume est arrivé hier soir au palais. Et d'après ses dires, il semblerait que le mal qui le touche serait une maladie se rapprochant de la peste rouge.

- Quoi ?! Mais cette maladie avait été éradiqué depuis des années ! Nous n'avions plus eu de cas de peste rouge depuis longtemps ! s'emporta Yuji.

- Du calme. tenta de le rassurer Sukuna. Tu as raison et c'est pour cela que j'ai demandé à Uraume de faire des recherches.

- Des recherches ? Est-ce que tu penses qu'il…

- Je ne penses rien, Yuji. Je veux juste être certain. Nous avions été isolé de tous ces royaumes durant de nombreuse années et cela a été l'un de nos plus gros défaut. En nous isolant nous avions oublié les coutumes et habitudes de certaines familles puissantes qui feraient tout pour grapiller un peu plus de pouvoir. Je trouve aussi cela suspect que du jour au lendemain, grand-père soit mourant d'une soit disant peste rouge alors qu'aucun autre cas n'a été signalé parmi nos soigneurs.

- Donc, nous sommes potentiellement attaqué ?

- Peut-être ou peut-être pas. Tout dépendra des résultats qu'Uraume obtiendra, avoua Sukuna.

L'isolement, la voilà leur plus grande erreur. Il fallait que cela change, il fallait que Kaisen s'adapte aux autres royaumes pour que ceux-ci se rendent compte que Kaisen n'était pas aussi dupe et faible qu'ils le pensaient.

-J'accepte.

- Quoi ? demanda Sukuna.

- J'accepte la proposition de l'empereur. Je vais devenir l'ambassadeur de Kaisen au sein de l'empire.

- Yuji, tu n'as pas à te…

- C'est le seul moyen pour que les autres royaumes reconnaissent notre puissance. Nous devons essayer de les connaître à nouveau pour pouvoir mieux les contrer. Je sais qu'au fond de moi, j'aurai tellement voulu retourner chez nous, revoir notre peuple et se coutumes… mais si il faut que je reste ici pour assurer la sûreté des nôtres, alors je le ferai, admit Yuji en fixant du regard son frère.

Sukuna regarda son frère et agréa avec beaucoup d'hésitation.

-Je ne te laisserai pas seul ici, Yuji. Choso et Nobara resterons. J'enverrai aussi l'un des membres des Inumaki pour assurer ta protection. Est-ce que ça va, demanda Sukuna.

- Je…Ce sera la première fois où je serai séparé de toi…D'habitude, nous étions toujours ensemble.

- Comme des inséparables. Mais, je serai toujours là quoi qu'il arrive, assura Sukuna en plaçant l'une de ses mains sur l'épaule de son frère.

- Est-ce que…Je peux ?

- Ah…Oui, vas-y, autorisa Sukuna qui se fit prendre dans les bras tout de suite pas Yuji. Par contre, pas trop longtemps, pleurnichard.

- Hey ! Je ne suis pas un pleurnichard ! Je suis juste quelqu'un d'expressif, c'est tout ! se défendit Yuji.

- Oui, c'est ça. Va te laver et te reposer au lieu de pleurer, renchérit l'aîné.

- Tes taquineries ne me manqueront pas, lança Yuji souriant en sortant de la pièce de son frère.

Idiot. Je sais que tu te sentiras seul, pensa Sukuna avant de rédiger sa lettre pour l'empereur.

Le réveil du lendemain matin avait été dur pour Satoru. L'empereur avait encore une fois abusé de ces soirées de purs plaisirs sauf que cette fois-ci, celui-ci avait surtout exagérer dans la prise d'Euphoria. C'était la seule chose qui arrivait à l'apaiser en dehors du sexe. Être empereur n'était pas chose aisé. Une immense pression pesait sur les épaules de Satoru. Heureusement, qu'il avait gardé se côté rebelle de son adolescence car il était sûr d'une chose, s'il venait à obéir à toutes les demandes et exigences de son grand-père, il n'aurait fait que vivre dans la servitude de ses attentes. Mais Satoru en avait décidé autrement. Il était l'empereur, il était celui qui s'imposait et non celui qui subissait, alors il faisait ce qui lui convenait et à sa façon. De plus, il était conscient d'être le plus puissant de tous avec sa maîtrise de l'infini mais surtout grâce à son sixième œil qui lui conférait encore plus de puissance. Satoru était peut-être celui qui devait subvenir aux besoins de son peuple, ce qu'il n'hésitait pas à faire si besoin il y en avait, mais il n'était nullement le petit toutou de ces vieux nobles traditionnalistes. Son grand-père, Masao, ne le supportait pas pour cela. Chaque moment de prise de décision se finissaient en joute verbale entre Satoru et son grand-père qui ne cessait de lui rappeler qu'il possédait plus d'expérience et connaissait parfaitement le rôle d'empereur. Il détestait que son grand-père lui fasse la moral. Certes, il avait peut-être été empereur, mais maintenant c'était lui l'empereur et personne d'autre. Satoru avait plus d'une fois imaginer un moyen de se débarrasser de son grand-père pour cette raison mais surtout lorsqu'il venait à mépriser son propre fils Seiji et son épouse Hidemi. Ses parents étaient les seuls êtres qu'il avait tant chéri. Ce fut un drame quand ceux-ci avaient perdu la vie pour le sauver. Ses parents s'étaient sacrifiés pour lui et il ne leur remercierait jamais assez.

-Toru ? Satoru ?

- Hein ?

- Ça va ? demanda Geto. Tu me sembles perdu.

- J'ai juste mal dormi à cause de la soirée d'hier.

- Tu peux reprendre, Yuta, demanda Geto.

- Alors, comme je le disais, nous avions une lettre de la part du prince Sukuna qui explique qu'il doit retourner dans trois jours à Kaisen. Son grand-père est mourant et il se peut qu'il devienne le prochain roi de son royaume.

- Quoi ? Déjà ? Mais, nous n'avions pas pu discuter ensemble ni même avoir pu conclure des accords, s'étonna Satoru.

- Mais ce n'est pas tout, reprit Yuta. Il affirme que son frère, le prince Yuji, a accepté ta proposition d'ambassadeur, mais à la seule condition qu'il soit entouré de sa propre garde personnel et qu'il soit logé dans les meilleurs endroits de la capitale.

- Ce n'est pas du tout un problème. J'avais déjà prévu de lui céder le palais Blanc.

- Le palais Blanc ? Mais, c'est là où ta famille logeait ? Est-ce que Masao sera d'accord ? demanda Yuta.

- Oui, je ne pense pas que ton grand-père approuve l'idée de loger un étranger dans ce somptueux palais, ajouta Geto.

- Dois-je vous rappeler qui suis-je ? Qui suis-je ? insista Satoru.

Les deux autres jeunes hommes roulèrent des yeux et finirent par dire à l'unisson.

-L'empereur.

- Voilà ! Ce qui signifie que je décide de tout ! Est-ce que c'est tout ? demanda Satoru à Yuta.

- Non, il demande également que Kaisen est un ambassadeur de l'empire sinon il n'acceptera pas la proposition.

Satoru et Geto se fixèrent étonné.

-Et qui veut-il comme ambassadeur ? demanda Geto.

- Euh…Eh bien, c'est là où les choses se corse. Il souhaite que Fushiguro Megumi le devienne, dévoila Yuta mal à l'aise.

- Quoi ? Fushiguro Megumi ?! Mais il est auprès des Zenin ! Il n'a plus aucun lien avec l'empire ? lança Geto.

- Disons que c'est un peu compliquer. Megumi est toujours sous ma tutelle et il n'est pas un Zenin car il n'a pas épousé Naoya ni n'a été revendiqué par la morsure de ce dernier.

- Donc, il est toujours considérer comme un membre de l'empire ?

- Même plus que ça, il est encore un membre de la famille impériale, expliqua Gojo. Ce futur roi de Kaisen est assez malin pour son jeune âge. Il a dû se renseigner en si peu de temps pour émettre ce genre de proposition. Après, je me demande pourquoi est-ce qu'il veut Megumi et non quelqu'un de plus compétent. Mais ce dont je suis sûr c'est que Megumi n'acceptera pas la proposition.

- Oui, il ne voudra jamais quitté les Zenin à cause de sa sœur, Tsumiki, confirma Geto. Alors que faut-il faire ?

- Je vais lui proposer quelqu'un de bien plus compétent que Megumi. Vous pouvez disposer.

Yuta et Geto quittèrent la pièce.

Pourquoi est-ce que Sukuna était si intéresser par Megumi ? D'ailleurs, comment l'avait-il rencontré ?

La soirée venait de débuter et comme chaque soir, Megumi rejoignait la chambre de Naoya. L'héritier Zenin avait décidé que chaque soir Megumi et lui devaient dormir ensemble histoire de renouer leur lien qui n'était autre qu'illusoire selon Megumi. Naoya ne le voyait que comme son divertissement le plus précieux. En effet, Megumi avait hérité de la technique des dix ombres ce qui faisait de lui l'héritier légitime du trône, mais son grand-oncle, Naobito Zenin, en avait décidé autrement. Celui-ci avait stipuler que tant qu'il était vivant, il serait roi. Megumi avait donc été reléguée au titre de simple futur époux de son fils Naoya. Mais il savait que ce n'était qu'une façon de lui rappeler sa condition d'oméga. Il avait beau avoir hérité de ce puissant pouvoir, le fait qu'il soit un oméga l'empêchait de monter sur le trône au profit de Naoya qui sera le prochain roi et sa descendance mâle alpha aussi.

Megumi entra dans la chambre vêtu d'un peignoir en satin noir.

-Je savais que tu allais être sublime dans cette tenue. Approche et montre-moi ce qui s' y cache, ordonna Naoya qui était assis sur son lit.

Megumi obéit et s'approcha de Naoya puis défit le nœud de son peignoir pour se retrouver en sous-vêtements. Naoya aimait le vêtir en tant que femme. Ce n'était pas quelque chose qui dérangeait Megumi, il pouvait très bien porter des soutiens-gorges ou porte jarretelle, mais uniquement pour la personne qu'il aimait, et Naoya n'était pas cette personne. Enfin, au départ de leur rencontre, il avait commencé à ressentir une sorte de tendresse envers l'héritier, mais tout changea ce fameux jour où il put voir son vrai visage qui n'était que de la haine et du mépris envers lui. Depuis, il était devenu le défouloir de l'alpha.

-Tu es toujours aussi sublime, dit-il en caressant les hanches et le ventre de Megumi. Si beau. Cela ne m'étonne pas que le prince de Kaisen se soit rapproché de toi lors de la cérémonie.

Les yeux de Megumi s'écarquillèrent. Comment était-il au courant de cela ?

-Je t'avais dit que j'avais des yeux et des oreilles partout Megumi. Ne soit donc pas si étonné, lui murmura l'alpha. Fais-moi plaisir maintenant.

Megumi se mit à genoux et commença à déboutonner le pantalon de Naoya pour libérer le sexe de ce dernier déjà dur. L'oméga fit quelques va-et-vient avec ses mains pour exciter encore plus l'alpha et mettre celui-ci encore plus à l'aise. Megumi était habitué à faire ce genre de pratique depuis son plus jeune âge, ou plutôt depuis qu'il avait été vendu au Zenin. Ceux-ci n'avaient pas du tout attendu à lui enseigner les pratiques sexuelles qu'un oméga devait prodiguer à un alpha, et ce, même lorsqu'ils surent que Megumi était le détenteur de la technique héréditaire des Zenin. Ils ne l'épargnèrent pas du tout. Après tout, pourquoi bon lui éviter ce genre de chose quand il n'était que perçu qu'à travers sa condition d'oméga ?

-Pourquoi mets-tu autant de temps ? Mon pénis te rebute tant que cela alors qu'il te fait crier de plaisir ?

- C'est en prenant son temps que le plaisir en devient des plus intense, répondit Megumi.

- Ne m'explique pas comment je dois ressentir mon plaisir ! Active-toi !

L'oméga garda son calme et approcha son visage du sexe de l'alpha puis lapa le gland de celui-ci. Il recommença plusieurs fois cette même action en partant du bas jusqu'au bout du gland, puis il finit par pénétrer tout doucement le sexe dans sa bouche. Megumi resta concentrer en évitant le regard de Naoya. Il se concentrait sur les va-et-vient qu'il faisait lorsqu'il sentit la main de Naoya pousser sa tête jusqu'à son pubis.

-Plus vite ! Oui, comme ça ! Megumi, ta bouche est sublime ! Dommage que de nombreuses inepties ne cessent d'en sortir.

La scène se répéta jusqu'à ce que Naoya vienne dans la bouche de Megumi.

-Non, non, non. Tu sais ce qu'il faut faire, dit l'héritier en retirant son pénis de la bouche de Megumi. On avale.

Megumi prit son courage à deux mains et se força d'avaler la semence. Celle-ci était d'un goût aussi âpre que son détenteur et cela le répugnait.

Naoya se dévêtit totalement et en profita pour en faire de même avec Megumi.

-Toi aussi, tu sembles avoir eu beaucoup de plaisir, constatait-il en caressant le sexe dure de l'oméga.

Megumi eut des frissons quand il sentit la main de Naoya sur son pénis. Son corps et son côté oméga aimaient peut-être cela mais son esprit se sentait sale à l'idée qu'un homme comme Naoya le touche.

-Je vais donc te récompenser pour m'avoir fait plaisir. D'ailleurs, vu que je suis de bon humeur, je suis même prêt à t'enfanter ? N'est-ce pas ce que tu souhaitais le plus au monde, Megumi ? lui demanda Naoya en continuant de le masturber.

Aucune réponse ne sortit de la bouche de Megumi, mis à part quelques gémissements.

Il y avait une chose que Megumi avait toujours voulu, avant de subir tout ce calvaire, il avait toujours souhaité fonder une famille auprès de l'alpha qu'il aimerait. Il avait eu cet espoir lorsqu'il avait rencontré Naoya pour la première fois. Le jeune alpha était âgé de quatorze ans et lui à peine de dix ans quand il s'était révélé être un oméga. Dès que les Zenin surent qu'il venait de se présenter en tant qu'oméga, et détenait le pouvoir héréditaire des ombres, Naobito avait scellé les fiançailles de son fils à ceux de Megumi. Au départ, Megumi ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait, on lui avait juste dit qu'il deviendrait l'époux de l'héritier du royaume. Naoya était encore gentil avec lui, il pouvait se montrer capricieux mais il le respectait et le protégeait. Mais tout changea lors de ses seize ans. La famille Zenin avait pour tradition que l'alpha héritier prenne la virginité et marque son oméga lors d'une cérémonie publique appelé La Procession des Ombres. Cette cérémonie était faite en l'honneur de leur déesse des ombres Alva. Tout héritier des Zenin devaient passer par cette cérémonie et ce fut le cas pour Naoya et lui. Megumi s'était senti si mal durant toute la cérémonie, il n'osait pas se mettre nue devant tous les Zenin ni se faire prendre au beau milieu d'une salle remplis d'inconnus. Mais Naoya avait encore une fois réussi à le rassurer, après tout, il était son alpha et lui avait dit que tout allait bien se passer. Ce fut ainsi que Megumi accepta de se prêter au jeu et qu'il perdit sa virginité. En revanche, la peur avait pris le dessus lorsque Naoya s'apprêtait à le marquer. La cérémonie s'était donc terminé avec beaucoup de déception de la part des membres des Zenin, y compris de la part du roi. Mais Naoya était resté encore une fois très calme et compréhensif avec Megumi. Le couple continua de se voir chaque soir ainsi que de coucher ensemble jusqu'au jour où Megumi tomba enceinte. Ce fut une excellente nouvelle. Naoya était heureux d'apprendre que sa lignée allait perdurer et Megumi était plus que content de donner vie à un petit être. Malheureusement, il finit par faire une fausse couche et depuis ce jour, Naoya le méprisa ainsi que la plupart des Zenin car pour eux, un oméga ne pouvant porter et donner vie à la semence d'un Zenin, était un oméga maudit.

-Réponds-moi ! ordonna Naoya.

- Oui…Oui, je le veux…

- Bien. Commençons.

Oublie ce qu'il se passe. Imagine quelque chose de rassurant ou quelqu'un de bien, ne cessa de se répéter Megumi les yeux fermer quand il sentit que Naoya voulut le coucher sur le lit. Pense à quelqu'un de bienveillant.

Il se concentra en fermant les yeux et commença à visualiser dans son esprit cette personne bienveillante. Celle-ci possédait un teint halé, une mâchoire carré, une chevelure de couleur pêche et des yeux rouges. Cette personne était rassurante, son odeur était protectrice. Megumi s'accrocha à cette image dans sa tête pendant que Naoya commençait à le pénétrer ainsi que durant tout l'acte. Cette personne rassurante remplaçait Naoya. Megumi s'imaginait que celle-ci l'embrassait, lui mordillait le cou et la pénétrait. C'était cette personne et non Naoya qui le touchait. C'était cet inconnu qui finit par se déverser en lui et non Naoya.

Megumi ouvrit à nouveau les yeux quand il sentit l'alpha se coucher à ses côtés.

-Je n'arriverai jamais à me lasser de toi et de ton cul, Megumi.

L'oméga ne dit rien et se contenta de fixer le plafond alors que l'alpha se revêtit.

-Malheureusement, tu n'es pas capable d'enfanter un Zenin. C'est dommage, tu étais à ça de la perfection. Mais tu as été maudit, comme ton père. Bonne nuit, furent les derniers mots de Naoya avant que celui-ci ne laisse un Megumi seul avec ses tourments.

-J'ai pensé à lui…, dit-il étonné.

-Vous êtes ? demanda Sukuna depuis son bureau.

- Nanami Kento, votre Altesse. J'ai été envoyé par sa Majesté l'empereur pour vous servir d'ambassadeur à Kaisen.

- J'avais demandé à ce que mon ambassadeur soit Fushiguro Megumi.

- En effet, mais sa Majesté a préféré me mandater à la place de son seigneur Fushiguro. Selon lui, j'ai une meilleure expérience en diplomatie, expliqua l'homme aux cheveux blond.

Sukuna soupira. Il savait que cela n'allait pas être chose aisé.

-Très bien, Nanami Kento. J'espère que vous êtes prêt à entamer un long voyage car nous partons demain matin, dit le prince. Sur ce, je vous prie de m'excuser, mais je dois rejoindre mon frère dans son nouveau chez lui.

- Bien sûr, votre Altesse, répondit Nanami en s'inclinant devant Sukuna.

Sukuna sortit de la pièce plus qu'énerver. Satoru avait encore réussi à imposer ses choix. Il était très curieux de connaître les raisons de ce refus. Sukuna espérait faire plus ample connaissance avec l'oméga de la cérémonie. Celui-ci l'avait beaucoup intriguer et il devait se l'avouer, il n'avait eu de cesse de penser à ce fameux Fushiguro Megumi.

-Préparez-moi une diligence pour le palais impérial. Je dois rencontrer l'empereur dans très peu de temps, ordonna Sukuna à l'un de ses domestiques.

Yuji ne s'attendait pas à ce que l'empereur le loge dans un aussi beau et grand palais, certes, il savait qu'il aurait droit à une belle demeure mais celle du palais Blanc. Cela faisait déjà deux jours qu'il y séjournait et qu'il était toujours autant subjugué par la beauté de ces lieux.

-Votre Altesse, votre diligence est prête, intervint une domestique.

- Merci.

Il devait rejoindre l'empereur aujourd'hui, tout comme son frère, devant la noblesse impériale. Yuji savait qu'il allait être le centre de l'attention durant ce petit comité, cela le mettait mal à l'aise, mais en même temps, c'était un excellent moyen pour apprendre à gérer ses futurs confrontation en tant qu'ambassadeur. Et puis, il allait revoir l'empereur qui semblait l'apprécier.

-Tout va bien se passer Yuji, se dit-il en montant dans la diligence.

- Ah ! Te voilà ! J'ai cru que tu avais pris la fuite, lança Nobara qui se trouvait déjà dans la diligence avec Choso et un jeune homme aux cheveux blond cendré.

- Euh…

- Voici, Toge, le fils héritier des Inumaki. Il a été envoyé par Sukuna pour t'assurer une protection, expliqua Choso.

Le dénommé Toge s'inclinant poliment face à Yuji en guise de salutation.

- Une protection ? Merci, mais je sais me défendre.

- Je n'en doute pas. Mais il vaut mieux être prudent. Nous vivrons désormais dans l'Empire et nous ne pouvons pas nous permettre de baser notre garde, petit frère, ajouta le noiraud.

- Merci, j'avais compris ça.

Bien sûr qu'il était conscient qu'il devait rester vigilant, mais au point d'avoir Choso, et maintenant un Inumaki en guise de garde du corps, cela en faisait un peu trop pour Yuji. Sukuna était décidément un peu trop protecteur avec lui.

-Inumaki ou pas, il aurait pu se présenter de lui-même, dit Nobara.

- Les Inumaki ne peuvent parler ou du moins, ils évitent de prendre la parole car ils sont pour la plupart des incantateurs, expliqua Choso.

Nobara ne dit rien et se contenta de toiser du regard le fameux incantateur.

-En tout cas, incantateur ou pas, il reste un joli oméga pour les impériaux.

La diligence commença à se mettre en route et Yuji inspira un bon coup. Cette journée allait être des plus pénible.

Geto marchait d'un pas presser jusqu'à la salle de conférence où allait se donner la réunion entre les dirigeants des grandes familles nobles de l'Empire. Il avait fait en sorte de bien se vêtir pour avoir bonne allure devant ces nobles qui le méprisaient à cause de ses origines. Heureusement qu'il pouvait compter sur son meilleur ami. Satoru avait toujours été là pour lui et il ne le remercierait jamais assez de lui avoir donner cette chance d'être anobli.

-Geto ?

Le jeune homme s'arrêta net lorsqu'on l'appela. Il avait tout de suite reconnu cette voix. Il se tourna vers la personne et put la voir habiller dans une sublime robe de couleur bleu royale, ses longs cheveux de couleur chocolat qui ondulait jusqu'au bas de son dos et son ventre bien arrondis. Shoko était si magnifique.

-Oh…Shoko ! Mais que fais-tu là ?

- J'accompagne Miyake à la conférence de ce soir. Son père ne se sentait pas très bien alors il a décidé de venir à sa place. Je suppose que tu es aussi invité ?

- Bien sûr. Il faut bien que quelqu'un veille à ce que Satoru dise ou fasse.

Shoko émit un petit rire puis reprit tout de suite une expression calme.

-Tu as l'air épuisé, dit-il. Tu aurais dû rester chez toi.

- Non, ça va. Je me serai ennuyé toute seule. J'avais envie de vous revoir. Satoru et toi me manquiez, avoua-t-elle.

Elle s'approcha de Geto et ajusta son col en jabot puis détacha la chevelure du jeune homme.

-Mais…Shoko !

La jeune femme se mit à nouveau à rire.

-Comme ça c'est mieux. Tu es bien mieux avec tes cheveux lâcher.

- Est-ce que tu sais le temps que ça m'a pris pour les discipliner ?

- Laisse-moi t'aider.

Shoko se mit derrière lui.

-Abaisse-toi.

L'alpha obéit et laissa faire Shoko qui prit quelques mèches de ses cheveux pour lui faire un petit chignon à l'arrière de sa tête.

-Et voilà ! Tu es bien mieux comme ça.

Geto se dirigea tout de suite vers l'une des fenêtres du couloir pour inspecter sa nouvelle coiffure.

-En effet, vous possédez des doigts de fée, docteur.

- Je ne suis plus docteur.

- Tu le redeviendras après ta grossesse.

- Ah bon ? Tu crois ? dit-elle en s'approchant de lui. J'ai surtout l'impression que ma vie se limitera à m'occuper de cette enfant et de mon foyer. Je n'aurai plus la possibilité de me rendre chez mes patients. Je devrais m'occuper de mon bébé.

-Et qu'en pense Miyake ? demanda Geto.

- Il est prêt à prendre une nourrisse pour que je puisse continuer à professer, mais je ne sais pas si c'est une bonne chose, admit-elle en posant une main sur son ventre. Je ne veux pas que mon enfant passe la plupart de son temps auprès d'une inconnue. Je veux l'élever, le voir grandir.

- Tout ira bien Shoko. Tu sais que tu peux toujours compter sur Satoru et moi. Je suis sûr que tu pourras toujours soigner tes patients. Au pire, je serai même prêt à m'occuper de ton enfant. Les jumelles seront ravis de prendre soin d'un bébé. Elles adorent les enfants, lui rassura Geto en caressant tendrement sa main.

- Ieiri ? Ah te voilà, mon amour ! Je te cherchais partout. La conférence va bientôt commencer. lança un grand homme à la chevelure rousse. Oh ! Geto ! Cela fait un petit temps que nous ne nous sommes pas revu ! Comment vas-tu ?

- Je vais bien, merci. Et toi ?

- Je suis assez déborder avec la santé de mon père et les rénovations de notre maison. Mais, je tiens le coup. Après tout, il le faut bien pour Ieiri et le bébé, répondit Miyake en plaçant sa main sur le ventre rond de Shoko.

Geto ne dit rien. La seule chose qu'il fit, fut d'offrir un sourire forcer à Miyake, l'homme qu'il enviait plus que tout, l'homme qui vivait la vie qu'il aurait tant voulu auprès de celle qu'il aimait.

-Eh bien je suis ravis d'entendre cela. Allons-y, sinon nous serons en retard, dit Geto en s'efforçant de sourire.

Megumi avait été envoyé par Naoya à la conférence dans le but de le tenir au courant. Il l'avait envoyé lui car il faisait encore partie de la famille impériale vu que son tuteur était encore Satoru Gojo. C'était un excellent moyen pour se tenir informer de ce qui se tramait. Bien évidemment, Satoru n'était pas dupe. Il savait que si Megumi se trouvait ici, ce n'était qu'uniquement parce que Naoya l'y avait forcé. L'oméga détestait ce genre de réunion.

-J'imagine que Naoya a eu l'idée de t'envoyer pour le tenir au courant de ce qui allait être dit à la conférence ? dit Satoru en s'approchant de Megumi.

- Je ne dirais rien. Enfin, je modifierai certaines chose.

- Je sais, ne t'en fait pas. J'ai confiance en toi, Megumi, lui assura-t-il. Tu sais, je pourrais mettre un terme à tout ce que tu subis. Il suffit que tu me le demandes et je t'aiderai ta sœur et toi à quitter les Zenin.

- Non. Tu en as déjà trop fait pour nous. Et puis, j'ai choisi de m'embarquer dans ce chemin. C'est donc moi qui doit m'en sortir tout seul.

- Megumi…

- Non, Satoru. Je te remercie pour tout mais c'est un problème que je dois régler moi-même.

Satoru fixa Megumi parmi les quelques convives qui se trouvaient dans la même salle qu'eux, et se souvint du petit garçon qu'il était. Megumi avait été vendu aux Zenin dès l'âges de ses six ans mais Satoru avait décidé de le prendre sous son aile alors qu'il venait d'être sacrée empereur du Rokugan à l'âge de ses quinze ans. Il avait fait cela pour se racheter auprès de Toji. Il avait pris Megumi auprès de lui uniquement parce qu'il avait eu pitié du père de Megumi et aussi car il savait ce qu'allait subir l'enfant auprès des Zenin. C'était encore pour cela qu'il n'avait pas retirer sa tutelle de Megumi alors que le jeune homme était âgé de dix-neuf ans. Tant qu'il était encore son tuteur, Megumi restait protéger ainsi qu'un membre à part entière de la famille impériale.

-Je pense que tu devrais commencer la conférence, tout le monde semble être là, dit Megumi.

En effet, les princes Itadori venaient de prendre place en s'asseyant comme tout le monde autour de l'immense table. Satoru prit place au bout de la longue table et attendit que tous les invités se taisent pour qu'il puisse commencer son discours.

-Mes très chers invités, je vous remercie de vous être déplacer pour cette importante conférence. Comme vous le savez tous, en tant qu'empereur, j'ai décidé qu'il fallait que l'Empire renoue des liens avec le royaume de Kaisen. Pour cela, j'ai donc nommé le prince Yuji en tant qu'ambassadeur de Kaisen. Celui-ci séjournera désormais dans le palais Blanc de la capitale.

- Veuillez m'excuser votre Majesté, intervint un noble à la longue barbe blanche. Qu'en pense votre grand-père ?

Et voilà, il fallait que tout tourne autour de l'avis de son grand-père.

-Mon grand-père n'est plus l'empereur. Son avis n'aura pas d'énorme conséquence sur mes choix.

- Bien sûr. Vos choix sont tout à fait raisonnés votre Majesté.

Satoru regardait toutes les personnes attabler autour de lui puis croisa le regard de Yuji.

-Si aucune autre question ne m'est posé, je peux présenter les personnes qui aideront son Altesse le prince Yuji Itadori durant sa fonction d'ambassadeur.

Satoru fit signe à un domestique de lui donner un livre.

-Mes conseillers et moi avions bien étudier la question et nous pensions que la garde rapprocher du prince sera composé Maki Zenin et de Yuta Okkotsu.

- Excusez-moi, intervint Sukuna qui depuis le début n'avait pas pris la parole. Mais je ne suis pas d'accord. Je pense que mon frère serait en meilleur compagnie si il était entouré de personne qu'il connaissait en plus de vos deux gardes.

- Très bien. Et puis-je avoir leur nom ? demanda l'empereur.

- Choso Itadori et Toge Inumaki.

- Bien. Êtes-vous d'accord avec ces choix ? s'adressa Satoru à Yuji.

- Oui, je le suis, dit Yuji en fixant intensément du regard Satoru.

L'empereur eut des frissons quand Yuji le fixa de la sorte. Il pouvait ressentir toute la détermination et l'énergie que l'oméga dégageait à travers ce seul regard. Satoru se pourlécha les lèvres de plaisir. Il adorait ce qui était en train de se passer avec l'oméga qui se trouvait juste en face de lui. Ils ne pouvaient peut-être pas s'effleurer pour ressentir ce que l'autre éprouvait, mais leur regards étaient amplement suffisant pour capter la tension qui venait de naître entre eux.

-Alors nous sommes d'accord en ce qui concerne la garde rapprocher de son Altesse Yuji. Pour le poste de précepteur du prince j'ai nommé Megumi Fushiguro. Il connait toutes les coutumes et les histoires de l'empire. De plus, je suis sûr que vous deviendrez d'excellents amis.

Megumi regarda étonné Satoru.

-Je n'ai jamais demandé à ce que je…

- Je le sais, affirma Satoru. Mais tu es le meilleur dans ces domaines et j'ai une immense confiance en tes capacités pour enseigner tout ce qui doit être nécessaire à son Altesse.

Megumi Fushiguro allait donc être son précepteur ? Yuji n'avait pas du tout remarqué la présence du jeune homme. Était-il un membre de la famille impériale ? Il ne ressemblait pas du tout à un Gojo et Yuji n'avait jamais entendu le nom Fushiguro avant maintenant.

-Je ne connaissais pas cette famille, murmura Yuji à son frère. Sukuna ? Sukuna ?

- Hein ?

- Je rêve où tu n'es pas du tout concentrer ?

- Tais-toi, fut la réponse de l'aîné.

Sukuna devait se l'admettre, il n'avait été que concentré que durant le sujet touchant à la protection de son frère, ensuite, son regard s'était braqué sur Megumi et l'odeur que celui-ci dégageait. Il n'avait jamais autant aimé l'odeur d'un oméga que celle de Megumi. Était-ce un subterfuge des impériaux pour le rendre plus vulnérable ? Il n'en avait aucune idée mais une chose était sûr, l'alpha en lui mourrait d'envie de toucher le corps de l'oméga, de le prendre, de caresser sa peau, de l'embrasser et de le marquer jusqu'au…

-Qu'en pensez-vous votre Altesse Sukuna ?

- Pouvez-vous répété votre question ? demanda-t-il en se reprenant.

- Qu'en pensez-vous sur le choix du médecin attitrer pour votre frère le prince Yuji ?

- Et bien, je ne connais pas le médecin en question. Qui est-il ?

- Je m'appelle Shoko Ieiri. Enchanté de faire votre connaissance, votre Altesse Sukuna.

- Cela me va.

- Bien ! Nous avions donc terminé. Je vous propose de mettre un terme à cette conférence, lança Satoru en se levant de son siège suivis des autres nobles.

- Tu m'avais l'air hypnotisé par ce Megumi Fushiguro, le taquina Yuji.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, rétorqua Sukuna.

- Allez, ne joue pas les timides.

- Laisse-moi. Je suis fatigué. Demain sera une longue journée pour moi.

- Quoi ? Tu ne comptes pas rester ici un peu ? Allez, prends un verre et profite de cette soirée. Fais le pour moi, s'il te plait ? supplia Yuji à son frère.

- D'accord, mais je ne reste pas très longtemps, capitula Sukuna.

La soirée battait son plein et Megumi s'était mis en retrait pour observer ce qui se déroulait. Il savait que cette petit conférence se terminerait en une sorte de soirée pour négocier des alliances ou parler de commerce. Il avait suffisamment vécu auprès de Satoru pour connaître les habitudes de ce dernier.

-Et bien, nous nous retrouvons enfin ? J'espère que cette fois-ci tu ne seras pas aussi méfiant que la dernière fois.

Megumi détourna son regard du centre de la salle et vit Sukuna s'approcher de lui. Ses mains commencèrent à devenir moite alors que ses joues commencèrent à chauffer. Il n'avait jamais réagis de cette façon face à un alpha, mais Sukuna était une exception. Il avait pensé à lui pendant son rapport avec Naoya. Il ne savait pas pourquoi son esprit l'avait directement imaginé lui et son odeur.

-Tout dépendra de la façon dont vous m'aborderez, lui rétorqua Megumi en ramenant son verre à sa bouche.

La seule réaction de Sukuna fut d'esquisser une petit sourire.

-Tu es ravissant dans cette tenue.

- Merci, vous aussi.

- Tu peux me tutoyer, lui dit Sukuna.

- Je sais mais je n'ose pas trop faire cela en public, avoua Megumi.

- Alors allons dans un endroit moins fréquenter ?

En temps normal, Megumi aurait refusé ce genre de proposition. Il fallait être fou d'accepter de suivre un oméga que l'on connaissait à peine. Mais quelque chose au fond de lui, le poussait à faire confiance en cet alpha. C'était comme si l'oméga qui résidait au plus profond de ses entrailles faisait aveuglement confiance en Sukuna. Megumi se sentait en sécurité avec le prince et l'odeur que celui-ci dégageait naturellement. Mais, il savait qu'il était préférable d'étouffer les envies de son côté oméga. Il devait rester lucide.

-Je ne pense pas qu'il soit judicieux de nous éclipser de la sorte. Les autres s'imagineront des choses entre nous et je ne veux pas créer de rumeurs, se justifia Megumi.

- Je comprends. Dans tous les cas, je suis ravis que tu sois le précepteur de mon frère. Tu m'as l'air d'être quelqu'un de cultiver et seul les dieux de ma patrie savent à quel point Yuji peut être maladroit ou ignorant sur certaines de vos coutumes.

- Je n'ai jamais demandé à être à ce poste. C'est encore une fois l'empereur qui a voulu cela. D'ailleurs, j'ignore la raison de pourquoi moi et pas quelqu'un d'autre.

- Peut-être parce que comme je l'ai dit, tu es quelqu'un d'intelligent. Mais aussi, un très bel oméga ayant beaucoup de caractère, lui murmura près de son oreille Sukuna.

Le jeune oméga pouvait sentir le souffle de l'alpha caressant son oreille ainsi que la puissante odeur de phéromone que celui-ci émettait. La chaleur regagna les joues de Megumi et son cœur se mit à battre plus rapidement que la normale.

-Je te fais de l'effet, n'est-ce pas ? demanda Sukuna d'une voix rauque. Sache que c'est aussi le cas pour moi. Je n'arrive plus à t'enlever de ma tête. Tu es si captivant, Megumi Fushiguro. J'ai tellement envie de prendre possession de tes lèvres, ici et maintenant.

- Non. Il y a trop…de monde ici.

- Je m'en fiche, répondit Sukuna en rapprochant dangereusement ses lèvres de celle de Megumi.

- Attends, le stoppa net Megumi. Pas ici, suis-moi.

Megumi s'éloigna de Sukuna et quitta la pièce discrètement tandis que Sukuna regardait autour de lui pour voir si on l'observait puis il en profita pour rejoindre Megumi qui l'attendait près d'une porte attenante à la salle de conférence. Sukuna entra en premier dans la pièce qui n'était autre qu'un simple bureau et Megumi en fit de même.

-Approche, dit Sukuna en tirant Megumi vers lui.

Megumi n'attendit pas et se jeta sur les lèvres de Sukuna. C'était plus fort que lui, il ne pouvait pas résister encore plus longtemps. Il était attiré par l'alpha tel un aimant. Sukuna le plaqua contre la porte et répondit au baisé de l'oméga avec la même énergie. Leur langues étaient en train de mener une dance endiablée comme si l'une voulait prendre le dessus sur l'autre.

-Depuis quand te retiens-tu ? demanda le prince entre deux baisés.

Depuis quand se retenait-il ? Peut-être depuis qu'on l'avait retiré sa liberté.

Mais tu n'as jamais été libre, résonna la voix de Naoya dans sa tête. Tu es un oméga.

-Tais-toi, dit-il à voix haute.

Sukuna ne riposta pas et reprit ses baisés en posant ses lèvres sur la mâchoire de l'oméga ainsi que le cou de ce dernier dont il n'hésita nullement à mordiller.

-Ton odeur est si captivante.

On ne lui avait jamais dit cela. Naoya s'était toujours contenté de le baiser pour assouvir ses envies ou lorsqu'il était en rut.

Sukuna continua d'embrasser langoureusement Megumi et commença à caresser le torse de celui-ci. Avec son genoux, il vint frotter l'entrejambe de l'oméga qui semblait s'être déjà durci, ce qui fit gémir Megumi. En voyant cela, le prince en profita pour passer l'une de ses mains sous la chemise de l'oméga pour toucher la délicate peau blanche de celui-ci. Sa peau avait l'air si fragile.

-Megumi, tu es si sublime. J'ai envie de te prendre ici et maintenant.

Tu es sublime, magnifique, Megumi. Un excellent oméga qui obéit tel un esclave à son alpha. Tu aimes que l'on te mal traite, n'est-ce pas ?

Encore une fois, la voix de Naoya resurgit dans ses pensées lorsqu'il sentit la main de Sukuna se rapprocher dangereusement de son bas ventre.

Tu es une vraie putain. Tu aimes te faire prendre par n'importe qui. Mais sache que si tu oses me trahir, je m'en prendrais à ta chère et tendre sœur. Ne l'oublie pas, Megumi, j'ai des yeux et des oreilles partout.

Pas Tsumiki ! Pas elle !

-Non ! Ça suffit ! cria Megumi en repoussant Sukuna.

Sukuna observa Megumi de façon perplexe. Avait-il fait quelque chose de mal ? Il avait pourtant compris que Megumi était d'accord de faire cela avec lui, alors pourquoi l'avait-il repoussé ?

-Qu'y a-t-il ? Ai-je fait quelque chose qui te déplait ? demanda-t-il en voulant caresser la joue de l'oméga.

- Non…Je…Excuse-moi, fut la seule réponse de l'oméga avant que celui-ci ne quitte précipitamment la pièce.

Yuji avait entamé une discussion avec Yuta et Maki grâce à Nobara. Son amie avait reconnu la jeune femme à lunette et n'avait pas du tout hésiter à l'aborder sachant que celle-ci avait été choisi pour assurer sa sécurité.

-Alors, c'est toi que l'on doit protéger ? Tu ne m'as pas l'air d'être un petit faiblard, mais bon, si grâce à toi je peux quitter les miens et vivre dans le palais Blanc, et bien je ne m'en plaindrais pas, dit Maki.

- Excusez-la. Elle peut paraître froide mais je vous assurer, votre Altesse, que ce n'est pas le cas, intervint Yuta.

- Oh non, ne t'inquiète pas. Je préfère que l'on s'adresse à moi de cette façon, surtout lorsque nous allons devoir nous côtoyer régulièrement, le rassura Yuji. Tu dois être Yuta Okkotsu. Je suis ravis de faire ta connaissance.

- Moi de même, votre Altesse, dit le jeune homme en voyant Satoru derrière Yuji. Veuillez m'excuser mais nous allons prendre l'air.

Yuji vit Yuta, Maki ainsi que Nobara le laisse seul.

-Euh…Mais pourquoi vous partez ?

- Yuji ! Je suis si content que tu aies accepté ma proposition et pour te remercier, je t'invite à venir dîner en tête à tête avec moi, demain soir dans mon palais, lança Satoru.

- Oh…Je vous…Je te remercie, mais tu n'es vraiment pas obligé de faire cela, dit mal à l'aise Yuji.

- Non, j'y tiens vraiment. Ce n'est pas tous les jours que deux grandes puissances peuvent retisser des liens entre elles.

- C'est vrai. Mais mon frère part demain et…

- Et ? Désormais, tu es libre d'agir par ton propre chef. Tu es le prince et l'ambassadeur de Kaisen. Il suffit que tu donnes un ordre et tout le monde t'obéira.

C'était vrai. Il avait du pouvoir actuellement. Mais, cela lui paraissait étrange. Il n'avait jamais été celui qui commandait, ce rôle appartenait toujours à Sukuna. En fait, non. Il avait aussi du pouvoir de par son titre de prince, mais Yuji avait toujours eu du mal à donner des ordres. Il n'aimait pas s'imposer là où son frère ne ressentait aucun mal à dicter des ordres aux autres.

-Tu as raison, admit-il à Satoru.

- Je suis ravis que tu en prennes conscience. Demain, dès que ton frère partira, j'en verrai une diligence te chercher. Nous passerons toutes la journée ensemble jusqu'au dîner du soir. Je te ferai découvrir ce que j'aime le plus, murmura-t-il d'une voix rauque ce qui fit légèrement rougir Yuji. A demain, votre Altesse royale, prince et ambassadeur de Kaisen.

Quelque chose lui disait que cette fameuse journée n'allait pas juste se passer à discuter des passions de chacun mais plutôt s'engouffrer dans des domaines qui étaient encore inconnu à Yuji. Cela l'effrayait d'un côté, mais de l'autre, il était tellement excité de découvrir de nouvelle chose grâce à l'empereur. Il se souvint de leur discussion sur la terrasse et les sensations que Satoru avait réussi à lui faire ressentir. Il avait tellement aimé cela qu'il était prêt à les revivre, voire tenter quelque chose de plus même si Yuji était inexpérimenté sexuellement parlant.

Le lendemain fut dur pour Yuji non pas parce qu'il n'avait pu dormir, mais parce qu'il savait qu'il serait difficile de voir son frère partir sans lui. Ils avaient toujours été ensemble depuis tout petit. Ils faisaient tous ensemble même si des fois ils leur arrivaient de se chamailler. Yuji n'avait jamais quitté Sukuna si longtemps. Il savait que son frère reviendrait le voir mais quand ? L'état de leur grand-père n'était pas parfait et Yuji redoutait le pire pour celui-ci. Si son grand-père venait à décéder, il serait dévaster par sa mort mais aussi car il connaissait parfaitement ce qui allait suivre. Sukuna allait devenir roi et son frère se verrait assigner à vie au trône de Kaisen, ce qui signifie qu'il ne pourra plus venir le voir comme bon lui semble.

-Est-ce que ça va ? lui demanda Sukuna en terminant son petit déjeuner.

- Oui.

- Tu es un mauvais menteur. Tu n'as pas du tout touché à ton petit déjeuner, lui fit remarqué son frère. Tâche de t'améliorer dans ce domaine. Mentir peut être un excellent atout.

Il savait déjà tout cela. Mais il n'avait pas la tête de parler de ruse. En ce moment, les pensées de Yuji était concentré sur son frère.

-Je reviendrai. Je te le promet.

- Ah bon ? Et si tout se passait mal ? Si en arrivant là-bas, le pire arrivait et tu devenais roi ?

- Alors, je deviendrai roi, fut la simple réponse de Sukuna.

Yuji détourna son regard de son frère. Il sentait les larmes lui picoter les yeux, mais se retint de pleurer.

-Yuji, si je deviens roi. Je pourrais toujours trouver un moment pour venir te voir. Tu pourras même venir quand bon te semble à la maison. Regarde-moi, pleurnichard.

- Hey ! Je ne pleurniche pas ! se défendit-il.

Sukuna fixa droit dans les yeux Yuji puis éclata de rire.

-Pourquoi ris-tu ?! Tu te moques de moi ?! lança Yuji.

- Tu es si sensible, réussit à dire l'aîné entre deux bouffer de rire.

Yuji se mit aussi à rire puis se calma aussi tôt.

-Je sais. Mais j'ai bien peur que ma sensibilité ne soit pas une force dans ce monde. Je ne sais toujours pas ce qui m'a pris d'accepter la proposition de l'empereur, mais j'ai l'impression que je vais regretter ce choix, admit l'oméga.

- Détrompe-toi. Je suis sûr que tu t'en sortiras. Tu as de nombreuses qualités Yuji. Je suis sûr que ce poste te dévoilera tout le potentiel qui se cache en toi.

- Votre Altesse royale, votre diligence est prête, intervint un domestique.

Yuji observa Sukuna et s'approcha de celui-ci alors qu'il recula d'un pas.

-Non.

- S'il te plait…Juste une dernière fois ? lui supplia Yuji.

Sukuna roula des yeux.

-Très bien…

Yuji ne se fit pas prier plus d'une fois et étreint son frère contre lui.

-Hey, doucement, se plaignit Sukuna.

- Tu vas me manquer, mon frère. Prends soin de toi.

- Cela vaut de même pour toi. N'oublie pas que tu as toujours des gens autour de toi sur qui compter et que tu m'as aussi.

Après cette embrassade entre frère, Sukuna quitta la pièce jusqu'à sa diligence. Yuji put voir de sa fenêtre la diligence s'éloigner jusqu'à ne plus la percevoir.

-Il est partie ? demanda Nobara.

- Nobara ? Est-ce que l'on a préparé ma tenue pour rejoindre l'empereur ? demanda Yuji en ignorant la question de son amie.

- Oui. Veux-tu que je t'aide à te vêtir ?

Désormais, les choses sérieuses allaient commencé. Il n'était plus juste un simple prince oméga, qui plus est, frère du futur roi de Kaisen, mais il était aussi l'ambassadeur de sa patrie. Tout le sort de sa nation reposait en partie sur ses épaules.

-Oui, s'il te plait.

Yuji arriva comme prévu l'après-midi chez l'empereur. Il s'était vêtu de simple habille, qui étaient toujours autant sophistiquer, mais plus confortable que ce qu'il portait lors de la cérémonie ou durant la conférence d'hier. Il avait opter pour des vêtements de couleur bleu foncé. Les gens d'ici préféraient les couleurs sobre contrairement à Kaisen.

Il fut tout de suite conduit auprès de l'empereur qui l'attendait avec impatience.

-Yuji ! Je suis si content que tu sois venu ! Vas-y, je t'en prie assieds-toi !

Yuji prit place dans le magnifique salon blanc de l'empereur. Ce dernier n'était pas du tout seul lorsqu'il arriva. En effet, un homme aux cheveux noir et une femme enceinte se trouvaient déjà dans la pièce.

-Je ne vous dérange pas ? demanda Yuji.

- Non, bien sûr que non. Je te présente mes plus proches amis Suguru Geto et Ieiri Shoko, mais tu dois déjà la connaître vu qu'elle sera ton médecin attitrer.

- En effet. Par contre, je ne connais pas votre autre ami.

- Ce n'est pas étonnant. J'ai été anobli par l'empereur depuis quelques années. Mais tu peux m'appeler Geto ou Suguru. Je suis le meilleur ami de Satoru.

Yuji observa les deux personnes en question. Il n'avait pas pu les contempler hier mais il était subjugué par la beauté de ces deux personnes. Ils avaient beaux être vêtu de façon plus simple, Yuji les trouvaient si charismatique tout comme Satoru.

-Alors…Qu'aviez-vous prévu ? enchaîna Yuji.

- Et bien, je m'étais dit qu'il serait sympathique si l'on se faisait une promenade à cheval ? Il fait très beau dehors et ce serait un tel gâchis de ne pas profiter de ce beau temps, dit Satoru.

Une promenade à cheval ? Pourquoi pas. Cela faisait longtemps qu'il n'était plus monter à cheval.

-Je pense que nous allons vous laisser entre vous, dit Shoko en se levant.

- Oui. Je suis sûr que vous allez bien vous amuser. Au revoir, dit Geto en sortant de la pièce suivis de Shoko.

Il ne restait plus que Satoru et Yuji dans la pièce.

-Et bien qu'attendons-nous ! lança Satoru.

Les écuries du palais se trouvait de l'autre côté des appartements de l'empereur. Satoru et Yuji avaient dû traverser le palais pour atteindre les écuries. Cela ne déplut nullement au jeune prince qui put s'émerveiller devant les magnifiques peintures et sculptures du palais. A chaque fois qu'il s'arrêtait devant une peinture, Satoru prenait le temps de lui expliquer le sens et la provenance de celle-ci. Yuji adorait l'art, en particulier, l'art qu'il ne connaissait pas encore. Il avait tellement été habitué à la peinture, sculpture et architecture de son pays que l'art impérial lui prodiguait une tout autre sensation. C'était comme s'il découvrait quelque chose de nouveau. Cela le poussait même à repeindre.

-Je vois que tu adores l'art impérial.

- Oui ! J'adore l'art. Avant, j'avais l'habitude de peindre des toiles mais avec le temps, j'en ai perdu l'envie. Mais depuis que je suis ici, je pense que je voudrais m'y remettre, avoua-t-il.

-Et bien, je demanderai à ce que l'on te fournisse des toiles et de quoi peindre. Ensuite, tu me montreras ce que tu as réalisé ? lui dit Satoru en le guidant à travers le palais.

Ils arrivèrent enfin aux écuries où les attendaient un jeune homme aux cheveux noirs attachés. Celui-ci arborait une cicatrice à la joue gauche.

-Comment vas-tu, Kokichi ? demanda Satoru au jeune homme.

- Votre Majesté, s'inclina le dénommé Kokichi. Je vais bien.

- Voici, mon invité, son Altesse royale, le prince et ambassadeur de Kaisen. Il aurait besoin de l'une de nos meilleures montures. Je compte sur toi.

- Bien entendu, votre Majesté. En attendant, voici votre cheval.

- Je te remercie.

Satoru prit les rennes de son cheval de couleur blanc.

-Il est magnifique. A-t-il un nom ? demanda Yuji en le caressant.

- Il s'appelle Mugen.

À l'entente de son nom, le cheval se mit à hennir.

-Il m'a l'air d'être impatient, constata Yuji.

- Il l'est, affirma Satoru. Voici ton cheval.

Yuji se retourna et vit le jeune palefrenier venir vers eux avec un cheval de couleur alezan.

-Il est encore jeune et cela fait peu de temps que je l'ai débourré, mais je suis sûr qu'il vous conviendra.

- Comment s'appelle-t-il ? demanda Yuji en s'apprêtant à monter sur le cheval.

- Il n'a pas encore été nommé, dit Kokichi.

- Yuji s'en chargera vu que ce cheval lui appartient, dit Satoru en montant sur son cheval. Allons-y, ne perdons pas plus de temps.

- Attendez ! Quoi ? Mais…Je n'ai jamais demandé à avoir un cheval !

- Prends le comme un cadeau de ma part en guise de bienvenue ? lui dit Satoru avant de donner l'ordre à son cheval de se mettre en route.

- Un cadeau…Ce n'était pas nécessaire, murmura gêner Yuji en rejoignant l'empereur.

Ils galopèrent pendant plusieurs minutes jusqu'à arriver à un lac. Satoru descendit de son cheval et Yuji en fit de même. Le lieu était magnifique. Ils étaient seuls entourés d'arbre et de verdure ainsi que le lac qui s'étendait devant eux.

-C'est très beau et apaisant comme lieu, dit Yuji en brisant le silence.

- En effet, c'est un endroit que j'affectionne tout particulièrement. Répondit Satoru en longeant le lac. Je venais régulièrement ici avec ma mère pour cueillir des fleurs ou nous baigner.

Yuji ne dit rien et contenta d'écouter d'une oreille attentive l'empereur.

-Je te remercie d'avoir accepté ma proposition. Je sais que je dois me répéter, mais je tiens vraiment à ce que mon empire s'allie à ton royaume. Ma famille a trop longtemps négliger les alliances avec les autres royaumes. En tant qu'empereur du Rokugan, la seule chose importante était d'agrandir notre territoire. Mais ça, c'était avant que je ne devienne empereur, expliqua Satoru en lançant une pierre dans le lac.

- Tu sembles ne pas tellement apprécier ton titre.

Satoru se tourna vers Yuji quand celui-ci prit la parole.

-Pardon. J'ai été maladroit.

- Est-ce ça se voit tant que ça ?

- Non ! Non ! Excuse-moi, je ne voulais pas dire cela, se sentit gêné le prince.

Satoru eut un petit rictus.

-Non, ne t'inquiète pas. Tu n'as pas tort. Ce n'est pas quelque chose que j'aime. Je ne devais pas être empereur aussitôt mais les choses se sont passés autrement et je n'ai pas eu le choix. Lorsque mes parents sont morts, je n'étais qu'un enfant…Mon grand-père avait repris son rôle d'empereur jusqu'à ce que je n'atteigne l'âge légale de siégé sur le trône. J'étais jeune…trop naïf et malléable…pour certain. On m'a fait faire des choses que je n'ai pas toujours aimé, mais en grandissant, j'ai commencé à me rebeller et ne plus vouloir écouter ces vieux séniles, dit-il en relançant une pierre, j'ai arrêté les guerres de conquêtes et essayer d'établir des relations amicales avec les autres royaumes. Depuis, je ne suis pas apprécier des conservateurs de l'empire ainsi que de mon grand-père. Tu ne l'as pas encore rencontrer parce que je l'ai envoyé faire un petit tour au nord de l'empire. Juste histoire qu'il me laisse tranquille. Mais, je sais qu'il reviendra. Je sais aussi que ces foutus larbins ont dû lui raconter que j'ai tissé des alliances avec ton royaume. Yuji, quoi que l'on te dise à mon sujet, sache que je suis de ton côté et de celui de ton frère. Il y avait un temps, où nos deux patries s'entendaient, alors ne te laisse pas avoir par ces personnes.

- Tu peux compter sur moi. Je ne te trahirai pas. Mais…Est-ce cela veut dire que vos ennemis dans votre cour sont également les miens ?

La question pouvait paraître assez naïve mais Yuji avait besoin de l'entendre de la bouche de Satoru.

-Pars du principe que tout le monde est ton ennemi avant que tu ne les connaisses parfaitement. C'est la meilleure façon de se préparer à tout cela, lui conseilla Satoru. Oh ! Je crois qu'il va pleut.

Il devait donc se méfier de tout le monde. Mais dans quoi est-ce qu'il s'était embarqué ?

-Le temps est assez capricieux dans l'empire contrairement à Kaisen. On fait la course ? demanda Satoru.

- Bien sûr ! lança Yuji en montant sur son cheval.

Il ne renoncerait pas à une bonne course de cheval.

Satoru arriva, tout tremper, en premier aux écuries tandis que Yuji arriva second en train de bouder d'avoir perdu et d'être tremper à cause de la pluie.

-Ce n'est pas juste ! Mon cheval est encore jeune ! se plaignit Yuji.

- Cesse de te plaindre et admet ta défaite, le taquina Satoru en se dirigeant dans le hall d'entrée du palais. Ton cheval était juste lent.

- Ah bon ? Très bien ! Alors, est-ce que tu es aussi rapide que ton cheval ? lança Yuji en courant jusqu'aux appartements de l'empereur.

- Quoi ? Attends tu vas voir ! Je ne vais pas te laisser gagner ! lui répondit Satoru en le poursuivant.

Ils arrivèrent en frac en même temps dans le salon. Yuji était en train de rire à gorge déployer et Satoru le rejoint dans son rire.

-J'ai gagné, dit Yuji.

- Non. Nous sommes arrivés en même temps.

- Non. J'ai gagné. Tu es vraiment un mauvais perdant, Satoru Gojo.

- Ah bon ? demanda celui-ci en s'approchant de plus en plus de Yuji. Tu crois que je le suis ? Moi, je pense que tu es celui qui ne veut pas admettre sa seconde défaite. Qu'en penses-tu ?

- Je pense que tu as tort, lança Yuji.

Ils continuèrent de rire ensemble jusqu'à ce qu'ils se calment et se fixent l'un l'autre.

-Mes vêtements sont…

Yuji ne put terminé sa phrase que les lèvres de Satoru s'abattirent sur les siennes. L'oméga fut pris au dépourvu mais répondit au baisé passionné de l'alpha.

Leur lèvres ne cessaient de se rencontrer, leur langues se touchaient mutuellement comme si l'une voulait prendre le dessus sur l'autre. Satoru prit par les hanches Yuji et le plaqua contre la table du salon et reprit ses baisés en faisant des allés et retour entre le cou, la mâchoire et les lèvres de Yuji. Tout était si intense et jouissif. Instinctivement, Yuji referma ses jambes autour de Satoru pour le rapprocher de lui tandis que l'alpha passa sa main sous la chemise de Yuji ce qui eut pour effet de le faire frémir.

-Satoru…Je…, marmonna Yuji.

L'alpha retira d'un coup sa chemise qui était trempé et voulut faire de même pour Yuji sauf que celui-ci l'arrêta net.

-Satoru…Je n'ai…

- Oh…Je vois…Euh…Je ne savais pas. Excuse-moi, s'empressa de dire l'empereur en s'éloignant un peu de l'oméga.

Yuji se mit debout et regardait l'homme aux cheveux blanc torse nu qui se tenait face à lui. Il ne l'avait jamais fait. Yuji n'avait pas peur de perdre sa virginité. Les omégas avaient le droit d'avoir des rapports sexuels avant leur mariage à Kaisen, mais il avait peur de ne pas exceller dans ce domaine.

-Je suis désolé. Je me suis emporté alors que je devais me douter que tu devais encore être vierge, s'excusa à nouveau Satoru.

- Non, ça va. Tu ne pouvais pas savoir si je l'étais encore ou pas. Mais…Mais je voudrais que…Tu m'apprennes ce genre de…choses ? dit Yuji les joues rouges.

Satoru haussa un sourcil. Est-ce qu'il avait bien entendu ce que Yuji venait de lui dire ?

-Euh…Je comprendrais que ce soit assez déplacer comme demande. Mais, je voudrais que tu sois celui qui m'apprennes tout cela…

- Et bien…Je m'attendais à tout sauf ce genre de demande. Mais, es-tu sûr de vouloir cela ? J'espère que tu es bien au courant que je pratique certaines choses qui peuvent être perçue comme déroutantes aux yeux de quelques personnes ?

Il avait déjà entendu des rumeurs sur l'empereur et ses pratiques sexuelles par les domestiques dans le palais où il séjournait. Beaucoup avaient dit que l'empereur aimait les relations sadomasochistes, d'autres disaient qu'il adorait le sexe en public ainsi que réaliser chacun de ses fantasmes.

-Je veux…essayer.

Satoru esquissa un large sourire.

- Je me ferai donc un immense plaisir à t'apprendre tout ce dont je connais, lui dit-il en embrassant son front. Je vais demandé à des domestiques de te couler un bain chaud et de te donner des vêtements de rechange avant le dîner. Ensuite, nous pourrons entamer notre première leçon.

Yuji resta debout et regarda Satoru sortir de la pièce.

Il allait avoir des relations sexuelles avec Satoru. Mais dans quoi c'était-il encore embarqué ?