petit mot de l'auteure : ce texte a été écrit pour mon papa Discord, Merlin ! En espérant que ce cadeau te plaise.
J'aime beaucoup le Reiner x Bertolt mais c'est la première fois que je tente d'écrire sur eux.
Comme bien souvent, ce fut Sieg qui repéra leurs ennemis en premier.
- Le bataillon ne va pas tarder à arriver. Il faut tout remballer.
Reiner avait beau trôner du Mur Maria, il ne voyait aucune fumée, ni entendait les chevaux du bataillon. Un regard à Bertolt lui apprit que son camarade était dans le même cas que lui. Toutefois, le Titan Bestial avait un sixième sens bien plus développé comme les leurs. Les deux amis obéirent alors au blond sans chercher à protester. Voyant que les deux plus jeunes avaient la situation bien en main, Sieg annonça partir patrouiller rapidement une dernière fois pour trouver une cachette.
Laissés seuls, Bertolt et lui-même auraient dû continuer à suivre les ordres. Mais sitôt que Sieg fut parti, Reiner arrêta le rangement.
- Qu'est-ce que tu fais ? S'inquiéta le brun. Il faut s'activer rapidement !
Qu'est-ce qu'il faisait, en effet ? C'était une bonne question. Reiner n'avait jamais mis en doute les ordres, il s'employait toujours à les suivre. Même lorsqu'il était encore infiltré dans le bataillon, il s'appliquait à être efficace. Mais ce soir là, quelque chose le retenait.
Quelque chose, ou quelqu'un...
- Je ne peux pas demeurer dans le mensonge plus longtemps, murmura-t-il.
- Quel mensonge ? S'étonna Bertolt. Nous ne sommes plus avec les démons insulaires. Cela fait bien longtemps que nous n'avons plus à mentir.
Et pourtant...
Pourtant Reiner s'était menti à lui-même durant des années. Il aurait pu – dû – garder pour lui ses désirs secrets encore plus longtemps, mais la vue désolée sur le district qu'offrait le mur Maria lui rappelait combien les vies humaines étaient fugaces. Bertolt et lui-même ne faisaient pas exception. S'il devait mourir, il voulait pouvoir le faire l'esprit et le cœur en paix. Il souffla alors pour se donner du courage, avant de confesser :
- Je t'aime, Bertolt.
Il n'osa pas regarder son camarade dans les yeux en faisant cet aveu. Mais sa réponse le conduit à le regarder.
- Merci.
- Merci ? Releva le blond.
- Merci de me donner une raison supplémentaire de rester en vie. Après tout, si on ne se bats pas pour ceux qu'on aime, pour qui d'autres sommes-nous sensés le faire ?
Avant que Reiner ne puisse pleinement comprendre ce que Bertolt venait de lui dire, le brun s'était approché de lui pour l'embrasser.
Tandis qu'ils étaient enlacés, Reiner sut.
Quoi que le lendemain leur réservait, il était prêt à y faire face.
