Le pays du vent était sans aucun doute le pays le plus pauvre. Avec son désert à couper le souffle, ses paysages sableux. Ses deux seules saisons. Celle sèche et celle des pluies. L'eau qui manque pendant six mois, le manque de nourriture qu'avait certains villages. Certaines mauvaises langues, celles dans les pays verdoyants, où seuls les bidonvilles et les sans-abris montrent la pauvreté. Diront que ses hommes et ses femmes qui y vivent ont choisi d'y rester et que la pauvreté n'était donc qu'une conséquence évidente de leur choix.

Ceux qui y vivent, que ce soit à Suna ou encore dans le peu de maison qu'il reste dans un village touché par une des tempêtes de sable hebdomadaire au fin fond du désert. Leur feront rappeler que le désert était à l'origine un lieu que leur ancêtre ont connus et vu seulement. Qu'avant les oasis étaient monnaies courantes, mais qu'à cause de la pollution et du réchauffement climatique, tout ce qui faisaient leurs fiertés avaient disparus et que c'était en grande partie de leur faute.

Quand Gaara supplia à genoux les kages des autres pays pour avoir de la nourriture et de l'eau pour son peuple entier et empêcher une nouvelle famine. Quand il donna les trésors de Suna et du pays du vent pour payer une paix provisoire. Quand il fallu soigner les enfants dans le désert, pendant les examens de chunnin. Quand ils durent durant la guerre, traverser des kilomètres de sable et de dunes. Ces mêmes mauvaises langues avaient bien été aises de profiter de ses hommes et de ses femmes qu'ils critiquaient pour les aider.

Le pays du vent avait vu passer de nombreuses crises de famines, mais c'était toujours relevé. Il avait aussi passé bon nombre d'année sans avoir de saison de pluie. Il avait beau avoir perdu des milliers et des milliers de villages aux courts des siècles, perdu des millions de personnes à cause du climat et de la dureté de la vie. Le pays du vent était peut-être le pays le plus pauvre, les riches et l'aristocratie là-bas n'étaient peut-être que la petite bourgeoisie des autres pays. Ils ne seront sûrement jamais aussi riche que les villes marchandes ou portuaires, mais il était un pays de courageux. Ce n'était pas tout le monde qui irait vivre dans un pays où mourir pouvait arriver à tout moment. Que ce soit chez toi au chaud, ou dans la rue. La famine et les scorpions certains ne connaissent pas, d'autres si, mais eux non.