Bonjour Chers amis miraculers.
Me revoici le chapitre suivant ^^ J'espère que vous l'aimerez. Bonne lecture et à très bientôt. Bisous miraculeux 3
Note de l'auteure: Les réponses à vos adorables commentaires sont désormais à la fin.
CHAPITRE 86 : EMILIE
Adrien s'était détransformé dans les toilettes de la mairie et avait attendu quelques minutes avant de rejoindre Ladybug, l'estomac noué par l'inquiétude de ce qu'elle s'apprêtait à faire pour lui.
Quand il retrouva enfin sa partenaire, elle lui demanda d'attendre son signe derrière le rideau qui avait été monté derrière l'estrade puis elle en sortit pour faire face à la population de Paris rassemblée par ses soins.
- Peuple de Paris, commença-t-elle d'une voix forte et posée, je vous remercie d'avoir répondu à mon appel et d'être venu me rejoindre si rapidement. Je suis venue vous parler pour réparer une injustice qui me brise le cœur et fait bouillir mon sang.
Un grand silence tomba dans l'assistance qui se tenait face à Ladybug et le coeur d'Adrien se gonfla de fierté devant la femme merveilleuse dont il était tellement épris.
- Vous avez placé votre confiance en moi depuis des années, reprit-elle d'une voix légèrement émue. Vous m'avez soutenue et écoutée. Je vous demande de le faire une fois encore.
Elle fit une nouvelle pause et regarda la foule devant elle comme si elle les regardait un à un, personnellement. Quand elle fut bien sûre d'avoir obtenu toute leur attention, elle poursuivit.
- Je sais ce que vous ressentez: vous être frustrés, en colère, vous souhaitez obtenir justice.
Des assentiments parcoururent la foule à ses paroles.
- Vous avez souffert. Trop souffert, continua-t-elle comme si de rien n'était. Vous avez eu et avez encore peur… moi aussi.
Elle se tourna légèrement dans la direction d'Adrien et il sut que c'était son signal pour entrer. Il inspira profondément pour se donner du courage et sortit de l'ombre du rideau pour la rejoindre sur l'estrade.
Lorsqu'il apparut, la foule se mit à siffler, à huer et à crier des injures à son encontre. Il hésita à faire demi-tour mais il croisa à ce moment-là le regard brillant de détermination et d'amour de sa bien-aimée et y puisa la force de la rejoindre. Quand il arriva finalement à sa hauteur, elle saisit sa main dans la sienne, derrière le pupitre qui dissimula son geste, pour lui montrer son soutien indéfectible et infini.
- Assez ! tonna Ladybug pour faire revenir le silence.
La foule se calma immédiatement, curieuse de savoir ce que préparait l'héroïne.
- Ce jeune homme est innocent ! enchaîna-t-elle d'une voix sèche. Il nous a même aidé, Chat Noir et moi, à mettre fin au règne de Papillon !
Mais la foule ne l'écoutait déjà plus et hurlait à tort et à travers.
- C'est le fils de Papillon et le cousin du Monarch ! Ce sont tous les mêmes ! Criait une femme sur le devant de l'estrade.
- Il ne vaut pas mieux qu'eux, ajouta un homme, au milieu de la foule. Il faut le mettre en prison avant que lui aussi ne s'attaque à nous !
Adrien pâlit et baissa la tête, défait. Mais Ladybug ne se démonta pas et poursuivit, son ton montant d'un cran pour couvrir les cris de la foule, tout en resserrant sa prise sur sa main.
- Parisiens ! Parisiennes ! Protesta-t-elle d'une voix plus sèche encore, presque grondante. Mais où est passée votre capacité à pardonner ?! Où est passée votre compassion ?! Où est passé votre sens de la justice ?!
Elle vrilla son regard implacable sur la foule.
- Allez-vous condamner tous les habitants de Paris qui ont été akumatisé ? interrogea-t-elle, d'un ton légèrement plus doux.
La même femme qui l'avait condamné en premier répondit immédiatement, d'un ton presque agacé.
- Bien sûr que non ! Ils n'étaient pas responsables: ils étaient sous l'emprise de Papillon et du Monarch !
Un léger sourire étira les lèvres de Ladybug, alors qu'elle hochait la tête d'un geste approbateur. Un éclat particulier brillait dans ses prunelles azures, ce qui poussa Adrien à penser que les parisiens prenaient la direction qu'elle voulait.
- Condamnez-vous les enfants des voleurs, des violeurs et des meurtriers, juste parce qu'ils ont le malheur de partager le même sang ? interrogea une fois encore l'héroïne.
Une autre femme, sur le côté gauche de la foule, répondit d'une voix forte et convaincue.
- Bien sûr que non ! Ça ne serait pas juste pour eux: les enfants ne devraient pas avoir à assumer les crimes de leurs parents.
Le sourire de Ladybug s'agrandit et devint triomphant.
- Exactement, affirma-t-elle fermement. C'est la même chose ici: Monsieur Adrien Agreste est autant une victime que toutes les personnes qui ont été akumatisés par son père et son cousin. Il n'a pas à payer pour les crimes qui ont été perpétrés par ces derniers.
Elle fit une pause quand elle entendit un chuchotement de protestation s'élever dans la foule, et la fixa d'un regard acéré.
- Connaissez-vous au moins sa vie avant de le critiquer ? Balança-t-elle d'une voix bien plus douce, en lui jetant un coup d'œil de coin, tout en resserrant légèrement sa pression sur sa main.
Il y eut des ricanements et des commentaires dans la foule mais l'héroïne ne se démonta pas.
- Son père a été tellement strict avec lui qu'il n'a jamais pu avoir de fête d'anniversaire, relata-t-elle, durement. Il y a moins de deux ans, il n'allait même pas à l'école. Son planning était tellement chargé d'activités choisies par son père qu'il n'avait pas une minute pour lui et qu'il pouvait rarement passer du temps avec ses amis.
Ladybug fit une pause et scanna la foule d'un regard intense.
- Vous trouvez vraiment que sa vie est enviable ? interrogea-t-elle un peu sèchement.
Le silence assourdissant de la foule était parlant en lui-même. Adrien l'entendit prendre une profonde inspiration, apparemment pour calmer un peu son agacement, puis reprit, d'une voix plus légère mais non moins convaincante.
- Chers habitants de Paris, écoutez-moi, demanda-t-elle. Je sais ce que vous ressentez. Je n'étais qu'une adolescente comme les autres, timide, maladroite et peu sûre de moi quand on m'a confié la mission de vaincre Papillon. Je ne me sentais pas capable de réussir et j'ai même failli abandonner. Je ne pensais pas être à la hauteur.
Le cœur d'Adrien battait furieusement dans sa poitrine en songeant qu'il avait plusieurs fois presque perdu sa partenaire. Les parisiens semblaient aussi sous le choc de ces révélations à coeur ouvert.
- Moi aussi, je suis en colère contre ce destin que je n'avais pas choisi, continua-t-elle. Moi aussi j'ai peur. J'ai peur d'échouer, de ne pas être à la hauteur… Certains combats que j'ai menés avec Chat Noir m'empêchent encore aujourd'hui de dormir paisiblement…
Elle se tourna vers Adrien et lui sourit doucement. Il voyait également briller dans son regard azur toute la force de l'amour qu'elle lui portait. Dire qu'il était ému était tellement faible par rapport à ce qu'il ressentait à ce moment-là.
- Mais malgré tout, je n'accuse pas Adrien Agreste, continua-t-elle en se tournant vers la foule, qui restait silencieuse depuis qu'elle avait décrit la vie d'Adrien. Cet homme possède l'une des âmes les plus pures qui existent. Il a un cœur en or et fait toujours passer le bien-être des autres avant le sien. Il est courageux, intelligent et généreux.
Adrien rougit violemment sous ces compliments et il y eut de nouveau quelques chuchotis dans la foule mais, cette fois, sans l'animosité qu'il y avait au début du discours de Ladybug.
- Ne pensez-vous pas que je ne le soutiendrais pas si je n'avais pas une confiance absolue en lui ? Questionna Ladybug. Moi plus que quiconque ?
L'héroïne regarda la foule, attendant une quelconque protestation qui ne vint pas. Semblant satisfaite, elle poursuivit.
- Et pourtant, je suis là ! rappela-t-elle, d'une voix convaincante et convaincue. J'élève ma voix pour faire entendre la sienne ! Faites-lui confiance ! Faites-moi confiance ! Vous ai-je déjà déçu ? Vous ai-je déjà abandonné ?
Ladybug fit encore une pause pour laisser l'occasion à la foule de lui répondre mais aucune voix ne s'éleva pour contester ses paroles. Le silence régnait malgré le nombre impressionnant de personnes présentes.
- Vous avez placé votre confiance en moi depuis des années, reprit-elle alors. Vous m'avez soutenue et écoutée. Je vous demande de le faire une fois encore.
Puis elle lâcha la main d'Adrien pour s'incliner devant la foule, ce qu'il fit à son tour, avant de regagner la sécurité de l'intérieur de la Mairie.
Adrien vérifia que la voie était libre puis il attira sa partenaire dans un coin sombre pour l'embrasser éperdument. Quand il relâcha ses lèvres, essoufflé, il posa son front contre le sien et plongea son regard brillant dans le sien.
- Merci, mon amour, souffla-t-il. Merci pour ce que tu viens de faire.
Elle posa sa main sur sa joue et lui sourit doucement.
- Tu le mérites, Adrien, répondit-elle tendrement. Tu mérites le monde et tellement plus encore.
Ils échangèrent un nouveau baiser enflammé.
- Je vais changer de nom, murmura-t-il enfin, quand il dut relâcher une fois encore ses lèvres.
Ladybug le regarda d'un air surpris.
- Pourquoi ? L'interrogea-t-elle. Si tu fais ça, tu leur donnes raison à tous.
Adrien rougit doucement avant de lui livrer le fond de sa pensée.
- Parce que ce nom n'est plus digne d'être un jour porté par toi, expliqua-t-il tendrement.
La Coccinelle leva les yeux au ciel.
- Tu racontes n'importe quoi ! contesta-t-elle avant de devenir aussi rouge que son costume. Est-ce… est-ce une demande en mariage ?
Adrien lui sourit, mi-taquin, mi-heureux de sa réaction.
- Non, souffla-t-il, c'est une promesse.
CN - CN - CN - CN - CN - CN - CN
Chat Noir et Lady Pégase surgirent du portail téléporteur qui les avait de nouveau conduit de Paris au Tibet. Il se referma derrière eux et les deux héros se retrouvèrent plongés dans le silence et la sérénité qui régnaient dans les lieux.
Lesdits lieux n'avaient pas changé depuis leur dernière visite, qui datait presque d'un an, et les deux héros se sentaient dans le même état d'esprit que ce jour-là: l'angoisse et le stress leur tordaient, cette fois encore, les entrailles. Une solution existait-elle pour réveiller Emilie ? Si oui, Maître Fong accepterait-il de les aider ? Y aurait-il un prix à payer et, si oui, quel serait-il ? Ne serait-il pas trop lourd à porter pour eux ?
Chat Noir et Ladybug étaient de nouveau arrivés sur la terrasse centrale du Temple, celle qui comportait le symbole géant des Miraculous. Pour tenter de calmer leurs nerfs, ils plongèrent leur regard dans le panorama qui s'offrait à eux et inspirèrent profondément l'air pur et frais de la montagne. Si, la dernière fois, ils étaient arrivés au lever du jour, cette fois-ci, le soleil était bien haut dans le ciel et illuminait de ses rayons les pics enneigés des géants de pierre qui les entouraient.
Le temple en lui-même étincelait de mille feux. La pierre blanche de ses murs renvoyait les éclats solaires, éblouissant à moitié les deux visiteurs, et la couleur de ses tuiles ocres, jaunes et rouges, chatoyait comme si elles étaient composées de pierres précieuses.
Lorsque leurs yeux se furent bien habitués à la luminosité ambiante, Chat Noir et Ladybug découvrirent qu'ils n'étaient pas seuls sur la terrasse: en effet, à une dizaine de mètres d'eux, il y avait un groupe de moines tibétains qui s'entraînait aux ars martiaux en silence. Ils se perdirent alors dans la contemplation de l'entraînement des moines, leurs mouvements fluides et lents leur apportant la sérénité qu'ils recherchaient.
Finalement, du coin de l'œil, le félin discerna un mouvement et s'arracha, à contrecœur, à sa contemplation des mouvements des résidents du Temple. Il se rendit compte qu'un moine s'approchait d'eux et que, selon les estimations de Chat Noir, il s'agissait du même que celui qui les avait accueilli la première fois.
Plus il s'approchait d'eux, plus Chat Noir pouvait voir le sourire tranquille sur son visage: il semblerait que Bat-erdene les ait prévenu de leur passage car il ne semblait pas surpris de les voir ici, au Temple, alors que leurs tests n'étaient pas encore terminés.
- Bienvenu Ladybug, bienvenu Chat Noir, les salua-t-il d'une voix calme et posée, avant de s'incliner légèrement vers eux.
D'un mouvement simultané, les deux héros parisiens s'inclinèrent à leur tour et lui rendirent leur salut.
- Maître Fong vous attend, reprit le moine, avant qu'ils n'aient le temps d'expliquer l'objet de leur visite. Suivez-moi.
Chat Noir échangea un regard entendu avec Ladybug: comme ils le soupçonnaient leur venue était attendue. L'appréhension prit de nouveau possession de leurs tripes alors qu'ils emboîtaient le pas au moine leur servant de guide.
CN - CN - CN - CN - CN - CN - CN
Le moine ne conduisit pas Chat Noir et Ladybug dans la même pièce que la dernière fois. En effet, au lieu de pénétrer dans le bâtiment principal, ils étaient entrés dans celui d'à côté, plus petit d'un étage. Il y faisait nettement plus sombre qu'à l'extérieur, n'étant éclairé que par des bougies et les quelques rayons de lumière du soleil qui parvenaient à passer par les petites fenêtres qui se trouvaient en hauteur. Il fallut donc un nouveau temps d'adaptation aux deux héros avant de découvrir qu'ils se trouvaient dans une immense bibliothèque.
Des rayonnages couraient le long des murs, jusqu'au plafond, n'étant interrompus que pour l'ouverture des fenêtres. Des dizaines de rangées de livres s'étiraient sur toute la longueur de la pièce, n'ayant entre elles que le passage d'un homme. Le seul espace vide d'étagères était là où ils se tenaient, dans l'entrée, où étaient disposées trois grandes tables en bois, devant lesquelles étaient assis d'autres moines, occupés à lire, à écrire ou à dessiner des enluminures à la lueur des bougies.
Chat Noir dut s'arracher à la contemplation des lieux quand il remarqua que leur guide ne les avait pas attendu et qu'il allait disparaître derrière l'un des rayonnages. Il attrapa la main de Ladybug, qui s'était également figée de fascination pour cette bibliothèque démesurée, et la tira avec lui pour rejoindre le moine qui les conduisait à Maître Fong.
Ils s'arrêtèrent devant une petite porte en bois d'un autre âge qui se fondait dans les rayonnages. Le moine frappa sur le panneau et attendit qu'ils obtiennent l'autorisation d'entrer, qu'ils ne tardèrent pas à recevoir.
Leur guide ouvrit la porte pour les annoncer à son supérieur puis s'effaça pour les laisser entrer, avant de refermer la porte derrière eux.
Maître Fong, ayant toujours l'apparence juvénile d'un enfant, était assis derrière un grand bureau en bois, les doigts croisés devant son visage souriant.
- Ladybug, Chat Noir, les salua-t-il d'un ton avenant. Vous tombez bien, je vous attendais.
Ils le saluèrent à son tour et le sourire du Grand Maître de l'Ordre s'agrandit encore. Il semblait heureux de les revoir, ce qui permit aux deux héros de se détendre: peut-être aurait-il de bonnes nouvelles à leur communiquer.
L'homme sans âge leur désigna ensuite deux chaises et les deux partenaires slalomèrent dans le capharnaüm de documents et de livres qui étaient empilés au sol pour venir s'y asseoir.
La pièce semblait assez grande mais elle était dans un tel bazar que Chat Noir n'était sûr de rien. Elle était néanmoins plus lumineuse que la bibliothèque car elle possédait sa propre fenêtre, dans le mur qui leur faisait face.
- Bat-erdene m'a expliqué la raison de votre visite, enchaîna Li Fong, dès qu'ils furent assis. Vous connaissez quelqu'un qui a abusé du pouvoir d'un Miraculous, c'est bien ça ?
Chat Noir déglutit et, sachant qu'il tenait là sa seule chance de pouvoir sauver sa mère, il raconta au Grand Maître son histoire, Ladybug lui tenant la main en guise de soutien.
Le sage écouta en silence, hochant de temps en temps la tête et prenant quelques notes puis, quand le félin eut terminé, il lui adressa un sourire plein de compassion.
- Ta vie a été remplie d'épreuves que peu de personnes peuvent subir et surmonter comme tu l'as fait, Chat Noir, murmura-t-il enfin, d'un ton qu'il laissait entendre que sa propre vie n'avait pas été qu'un long fleuve tranquille.
Le félin se sentit compris et le fait que Maître Fong ne le juge pas lui apporta un soulagement inespéré.
- En attendant votre venue, j'ai fait des recherches dans les mémoires de l'Ordre, expliqua finalement le Grand Gardien en tapotant le livre qui se trouvait devant lui. Et, au vu de ce que vous m'avez expliqué, je peux vous dire qu'il existe un moyen de réveiller votre mère de son coma magique, Chat Noir.
CN - CN - CN - CN - CN - CN - CN
Chat Noir se tenait à côté du cercueil de verre qui avait conservé le corps de sa mère depuis tout ce temps. Il l'avait ouvert et tenait à présent sa main dans la sienne.
- Maman, nous avons peut-être trouvé le moyen de te faire revenir, lui souffla-t-il, la voix enrouée par l'émotion.
En effet, quelques minutes plus tôt, le Grand Gardien des Miraculous leur avait expliqué les différentes étapes du processus qui pourrait leur permettre de ramener Emilie. Pour cela, ils devaient détenir en leur possession le Miraculous du Paon intact, ceux du Chat Noir et de la Coccinelle, le Sentimonstre qui avait provoqué le coma et, enfin, le corps de la personne concernée.
Le félin admira les beaux traits figés d'Émilie et imagina le moment où elle ouvrirait enfin les yeux et lui sourirait. Il était si impatient de la retrouver enfin, même si son cœur se serrait dans sa poitrine pour le sacrifice qu'il allait encore devoir faire pour la retrouver. Car on n'obtenait jamais rien sans rien en matière de magie miraculeuse… même s'il n'allait pas fusionner son pouvoir et celui de Ladybug pour faire le voeu comme son père.
Une grande main se posa sur son épaule et il se tourna vers elle, les yeux brillant de larmes contenues. Il croisa alors le regard de Dexter, qui l'observait en souriant d'un air doux. Une larme s'échappa finalement de ses yeux, immédiatement suivie par une autre et encore une autre. Chat Noir lâcha alors la main de sa mère et se jeta dans les bras du gentil Gorille qui l'avait soutenu ces deux dernières années.
Il pleura l'injustice de la situation et son sentiment de culpabilité qui l'étouffait de devoir sacrifier celui qui avait toujours été là pour lui depuis la disparition de sa mère. Cela lui brisait le coeur mais c'était le seul moyen de la ramener parmi eux et, même si ce dernier avait donné immédiatement son accord quand Ladybug lui avait exposé la situation, cela n'empêchait pas Chat Noir de profondément s'en vouloir, d'avoir l'impression de le trahir… Car, oui, pour qu'Émilie revienne parmi les vivants… l'existence de Dexter devait arriver à son terme. Elle lui avait donné une partie de son âme en le créant et elle ne pourrait survivre qu'en la récupérant.
L'étreinte du Gorille était douce et réconfortante, si bien que les larmes du félin finirent par se tarir.
- Merci, Dexter, souffla-t-il en s'écartant. Merci d'avoir été là pour moi et merci de faire ce sacrifice pour moi.
Ce dernier se contenta de lui sourire avant de poser sa main sur son cœur et de s'incliner légèrement. Puis, finalement, Chat Noir trouva enfin le courage de se tourner vers sa partenaire, qui attendait en silence, un peu en retrait.
- Je suis prêt, Ma Lady, annonça-t-il d'une voix cassée par le trop plein d'émotions.
L'héroïne avait fusionné son Miraculous et celui du Paon. De grandes bottes, de couleur violet lavande, recouvraient ses jambes jusqu'à mi-mollet et ses mains étaient parées de mitaines de la même couleur. Les pois noirs de son costume étaient à présent violets foncés et ses cheveux coiffés en forme d'éventail rappelant la queue du paon. Son regard, devenu rose derrière le masque, l'observait d'un air inquiet.
- Tu es certain, Chaton ? s'enquit-elle d'une voix douce.
Le félin n'était sûr de rien mais, malgré tout, il hocha la tête.
- Ça fait trop longtemps que maman attend dans ce cercueil, répondit-il, en jetant un coup d'œil dans sa direction.
PeaBug hocha la tête puis jeta son yo-yo en l'air.
- Lucky Charm ! s'écria-t-elle.
Une petite statuette en forme de gorille tomba dans sa main et Chat Noir sentit quelques larmes rouler de nouveau le long de sa joue: il ressemblait trait pour trait au jouet d'enfant dont Emilie s'était servi pour créer Dexter.
Elle s'empara ensuite de l'éventail qui lui permettrait d'utiliser le pouvoir de Duusuu et, au moment où elle prononçait les paroles : "je te libère de ton existence", Chat Noir se tourna de nouveau vers son garde du corps.
- Au revoir, Dexter, souffla-t-il avant de lever sa main et d'appeler son propre pouvoir.
Il posa sa main chargée de cataclysme sur le cœur de Dexter, les larmes roulant librement de ses yeux et, sous l'effet combiné de son pouvoir et de celui du Paon, celui-ci explosa en millier de petits éclats de lumière violette, laissant apparaître la petite statue qui lui avait donné vie. Une plume et un papillon, d'un blanc éclatant s'en échappèrent et le félin les regarda religieusement s'envoler loin d'eux.
- Miraculous Ladybug, s'écria alors l'héroïne, qui avait mis fin à son amalgame.
Les coccinelles magiques enveloppèrent alors le corps d'Emilie et, quand elles disparurent enfin, celle-ci ouvrit les yeux, pour la première fois depuis près de trois ans.
À suivre…
La semaine prochaine, Chapitre 87: Impunitum non relinqui facinus (c'est une locution latine ^^)
Les commentaires et les critiques constructives sont toujours appréciées.
LadyJoyNoir: Je suis contente que tu aimes toujours. Voici donc la suite ^^ Oui, ce sont des petits commentaires mais ça fait toujours chaud au cœur. J'espère que ce chapitre te plaira également. Bonne lecture et à très bientôt. Bisous miraculeux
Ladylysline: Evidemment, je n'allais pas carboniser nos chouchous XD Je me serais fait tuer XD Et oui, notre petite LB XD Non, en effet, Bat-erdene n'aime pas beaucoup Maître Fu. Il fallait tout de même que je fasse un gardien qui leur était un tant soit peu hostile XD Plagg est prêt à beaucoup de choses pour Adrien (on sait jamais s'il y a du camembert à la clé XD XD XD Non, je plaisante XD). J'ai eu l'idée de la tenue de Félix en écrivant ce chapitre. Je me suis dit que ça correspondrait bien au personnage de faire ça ^^ Ca aurait pu être intéressant de faire d'Emilie la mère biologique d'Adrien. Le rebondissement aurait été très intéressant ^^ En vrai, c'était son excuse, il l'a un peu fait pour sa mère mais surtout par vengeance et parce qu'il voulait le pouvoir. J'espère que tu vas aimer ma conférence de presse. Ca fait plusieurs mois que j'avais les grandes lignes sur un fichier à part sur mon PC XD J'espère que ce chapitre te plaira également. Bonne lecture et à très bientôt. Bisous miraculeux
Raang: Bienvenu dans mon monde 3 Je te remercie sincèrement pour ton commentaire. Il me va droit au coeur et est vraiment motivant ^^ Je comprends ton appréhension quand à la longueur mais je suis ravie que tu aimes ce que j'ai été. Merci beaucoup. Tu peux parfaitement est chauvin, j'ai vraiment essayé de faire découvrir d'autres cultures à mes lecteurs et le fait que tu aies apprécié cet effort me rend très heureuse ^^ J'ai pris beaucoup de plaisir moi-même à faire toutes ces recherches et à les partager ^^ Je te remercie encore mille fois pour ton commentaire 3 J'espère que ce chapitre te plaira également. Bonne lecture et à très bientôt. Bisous miraculeux
Sarah70801: Je suis ravie que tu penses que j'aurais des difficultés à te décevoir. C'est très rassurant ^^ J'espère que tu aimeras cette histoire jusqu'à la fin ^^ Pour la conférence de presse, tu vas très vite avoir ta réponse. Cela fait plusieurs mois que j'ai les grandes lignes sur un fichier à part dans mon ordinateur XD J'espère que ce chapitre te plaira également. Bonne lecture et à très bientôt. Bisous miraculeux
Emilie Narya: J'espère que tu as passé de bonnes vacances ^^ Et oui, c'était l'un des tests les plus difficiles que j'ai fait. On approche de la fin alors j'ai augmenté la difficulté XD Mais j'avoue que je me suis éclatée à l'écrire XD Et oui, on ne touche pas à Chaton ! XD J'espère que ce chapitre te plaira également. Bonne lecture et à très bientôt. Bisous miraculeux
Fan Miraculous: Et oui, tu avais raison ^^ Oui, je me suis dit qu'il était temps que quelqu'un leur dise officiellement qu'ils peuvent être en couple XD Le procès a lieu sur des jours différents donc ce n'est pas toujours Adrien et Marinette qui sont présents. Pour Félix, c'était LB et CN. Oui, LB va donner une conférence de presse. J'espère que tu l'aimeras. J'espère que ce chapitre te plaira également. Bonne lecture et à très bientôt. Bisous miraculeux
