Disclaimer : Magnificent Century Kösem est l'oeuvre de Yılmaz Şahin .

Résumé : Il a mérité d'être grondé par sa mère. Mais Osman aurait aimé lui dire pourquoi il a levé la main sur Mehmed. Il a frappé en premier, mais il n'a pas porté le premier coup. [Magnificent Century : Kösem]

Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre de l'atelier d'écriture du Discord «La Fabrique à Plumes» du 07/09/2022. 30 minutes sur le thème : Citation et prompt – N°1:"Votre personnage subit ou commet une injustice.

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de personnages historiques (32/50) + Osman II + Prénom 202 : Osman + Scorpion : Osman II

Un coup qui ne se voit pas

C'est injuste, pense Osman, de se faire rabrouer ainsi. Certes, il a frappé Mehmed. Il n'aurait pas dû. Il n'aurait pas dû céder à sa colère. En tant qu'aîné, il aurait dû savoir se maîtriser face à son cadet. Sa mère a raison de dire qu'elle est déçue de lui : elle l'a élevé autrement.

Cependant, ce qui lui fait mal en ce moment, c'est qu'elle ne sait pas pourquoi il a levé la main sur son frère alors que l'intéressé, lui, à l'heure actuelle, est sans doute dans les bras maternels, à être consolé et rassuré sur le fait qu'elle l'aime. Après tout, il a bien laissé s'échapper qu'elle voyait le fondateur de leur fratrie comme son chouchou.

Demande à ton précieux fils.

Mérite-t-il d'être grondé ? Oui. Parce qu'on ne frappe pas les gens, encore moins ses adelphes.

Sauf que s'il a levé physiquement le poing en premier, ce n'est pas lui qui a porté le premier coup. Kösem n'a pas cherché à savoir pourquoi il a entamé cette bagarre alors qu'elle sait que ce n'est pas son genre. Elle ne veut pas entendre ses raisons. Cela ne l'excusera certainement pas, et il n'attend pas qu'elles l'absolvent. Il aurait juste voulu qu'elle le lui demande. Qu'il puisse le dire. Qu'elle sache parce qu'à défaut de l'excuser,ce qui n'est pas le but, elle aurait au moins compris, même sans approuver.

Mais non.

Elle l'a sermonné et est partie voir Mehmed...

Et elle ne saura jamais ce qu'il lui a dit.

Qu'il a trahi sa confiance alors que justement, il n'a pas touché Meleksima, il a même refusé son baiser malgré toute son envie, par respect pour le béguin de Mehmed à son égard.

Qu'il n'est qu'un sale petit voleur qui cherche à avoir toute la lumière, toute la place, parce qu'il est jaloux de lui : lui, il a quelque chose qu'il n'a pas.

Une mère en vie.

Parce que Kösem l'aime comme un fils, il l'aime comme une mère, mais sa vraie mère est morte depuis longtemps.

Que, comme ils n'ont pas la même mère, il n'est pas son frère, il n'est pas sa famille.

La favorite de leur père fait tout pour qu'il ne sente pas cette différence. Certes, Bayezid non plus n'a pas la même mère, mais la sienne, elle vit. Mahfiruze, elle, est morte depuis des années et il n'a aucun souvenir d'elle, aucun portrait, rien.

Mais cela, la sultane ne le saura jamais.

Mehmed ne s'en vantera certainement pas et lui, il ne pourra jamais avoir l'occasion de lui faire cette confidence. Il ne peut que ravaler sa bile, prendre un livre, essayer de ravaler sa fierté, ses larmes parce que les mots de son frère ont appuyé là où cela fait le plus mal, la bile dans sa gorge.

C'est injuste.

Et il ne peut rien y changer.

FIN