Voyager en Europe n'avait pas toujours été dans ses préoccupations et ses désirs, mais à la fin de la bataille quand Monroe fut véritablement vaincu et que la ville avait enfin réussi à avoir une certaine stabilité entre les deux mondes. Le jeune homme, diplômé et une certaine petite somme d'argent qu'il avait réussi à économiser en vivant pendant un temps chez Liam lui avait donné cette envie et qui ne lui dit pas qu'il trouvera le bonheur et un moyen de trouver la manière de se repentir pour tous ses crimes et actes qu'il avait commis au cours de sa vie. C'est donc avec cette idée, argent, billet d'avion qu'il était parti (confiant sa voiture à Liam en cadeau pour l'avoir hébergé gratuitement) pour sa première destination, l'Angleterre.

Autant commencer dans un pays où il comprenait la langue et ainsi ne pas être trop dépaysé (il se doutait bien que les États-Unis et l'Angleterre étaient pratiquement deux pays différents). Il y avait passé pas mal de temps, enfin, pas autant que sa destination finale, mais un certain temps quand même. Il avait eu la chance (par hasard, il devait bien l'avouer) de pouvoir côtoyer pendant un mois entier une communauté de kitsune. Il avait été surpris de les voir bien l'accueillir alors qu'ils étaient connus en Europe pour être hostiles aux étrangers.

Peut-être que c'était pour le remercier d'avoir sauvé (encore une fois au hasard) une jeune enfant de leur tribus. Cela c'était donc très bien passé, à son plus grand bonheur, il avait appris quelques petites choses pouvant lui être utile (notamment dans les pays du sud, les Grecs pouvaient être très revêches quand on les titillait un peu trop dans le sens du poil, les loups-garous là-bas avaient une réputation bien à eux) dans les autres pays.

Ensuite, pendant deux longs autres mois, il avait parcouru les différentes villes du Royaume-Uni ainsi que celles des autres « États anglais » ne restant que très peu de temps dedans. N'étant plus dans l'union européenne, la chimère avait cru que ses déplacements dans les différents pays seraient compliqués, mais grâce aux réseaux qui s'étaient créés entre les différentes meutes de loups-garous, il avait pu voyager assez tranquillement. Il avait aussi compris grâce aux deux dernières semaines dans une meute de loups à Édimbourg que certaines meutes avaient le statut d'indépendante dont celle dans laquelle il était et permettait ainsi une plus libre accès aux loups-garous passant par elles.

Ce que Théo avait béni rapidement, pour pouvoir se faire plaisir et permettre de pouvoir changer la monnaie au fil de ses voyages, il travailla contre de l'argent pour les alphas des meutes voir pour de simple habitant des bourgades voulant de l'aide (il construisit avec l'aide d'un groupe d'homme une grange pouvant abriter le foin et la paille pour les bêtes dans une meute en Irlande, ou encore quand il fit une mission de sauvetage au Pays de Galle, son côté chimère lui avait permis d'aider les bêtas envoyés dans cette mission).

Ensuite, pour continuer son voyage il partit pour la France, direction le nord du pays, il passa un court week-end en Bretagne voulant visiter le Finistère, passa par le mont St Michel pour partir vers Dunkerque où il y resta deux semaines visitant la ville au gré de ses envies et partit vers la Belgique goûtant au passage à leurs gaufres (succulentes, avait-il dit au vendeur la bouche remplie de bout de gaufre), il fit un rapide passage au Luxembourg ne s'y attardant pas et partit vers l'Allemagne après avoir longuement hésité avec la Suisse ou encore les Pays-Bas.

Il y fit plusieurs travaux, bénissant de nouveau le fait que les alphas parlaient anglais. Regarda à plusieurs reprises des matchs de football (il avait gagné de l'argent en pariant que le Bayern Munich gagnera contre Paris en finale de ligue des champions). Il visita Francfort, s'arrêtant de nombreuses fois devant les monuments historiques pour se prendre en photo. Goûta la bière allemande (il s'en acheta même une pour le voyage). Il décida ensuite de partir vers les Pays-Bas avant de faire son ascension dans les pays nordiques (où il avait plus ou moins compris qu'un ancien ami de Scott vivait peut-être là-bas dans un de ses pays), découvrant le pays et ses magnifiques paysages.

Les meutes là-bas étaient vraiment sympathiques, dommage que les chasseurs soient passés par là tout comme en Allemagne. Il avait appris qu'une révolte des meutes allemandes et néerlandaises avait éclaté contre eux et que ceux-ci avaient été décimés par les loups-garous dans leurs ensembles. Il y travailla aussi, apportant son soutien aux meutes en tuant (comme en Allemagne) bon nombre de chasseurs contre de l'argent et une fois un bon paquet d'argent, un billet d'avion dans les poches de nouveaux, il partit enfin vers son road trip nordique.

Road trip nordique, voilà ce qui allait l'occuper au moins quatre bons mois. Il prit aussi la décision de passer les fêtes de Noël en Finlande dernier lieu qu'il fera durant son road trip (l'Islande étant le pays qu'il avait décidé de faire après le Danemark et avant les trois pays de l'autre côté des deux mers au nord). C'est donc une fois arrivé au Danemark et après un passage à l'ambassade américaine que le jeune homme voyagea à travers le pays. Il y passa un certain temps et c'est une fois dans le Nord-est du pays qu'il fit la rencontre du fameux ami de Scott.

Il venait de poser un pied dans le village et après avoir plus ou moins au début réussi à se faire comprendre (il finit par faire des gestes pensant que cela serait plus clair, mais il ne fit qu'ajouter de nombreux louveteaux gloussant agglutinés autour de lui) à la fin il finit par désespéré et ne fut sauvé que par un bouclé qui fit partir les louveteaux d'un geste rapide et dans un danois assez proprement bien parlé teinté pourtant toujours d'un accent américain. Il put parler avec lui en anglais quand il remarqua (ne sachant pas qui était cet homme au début) qu'il connaissait la langue.

En s'installant temporairement dans une auberge lambda pour le reste de son voyage, il apprit que le bouclé s'appelait Isaac, qu'il était le fameux jeune homme dont Scott parlait souvent avec un regard triste (n'ayant plus de contact avec lui depuis son départ de Beacon Hills), il fut surpris de voir à quel point les meutes dans ce pays s'acclimatent bien avec les autres. L'ancien jeune natif des États-Unis rassura dans un petit rire Théo en lui indiquant que c'était comme ça depuis des siècles et que cela venait de l'héritage viking du pays (au temps où le Danemark était le roi du Nord, précisa Isaac), il y fit bon nombre de travaux.

Souvent à l'église, Isaac lui trouvant du travail dans l'entretien aidant les apprentis (comme lui-même) à garder en état le bâtiment religieux. Il repartit du Danemark, en promettant après avoir échangé leur numéro de téléphone que la chimère ne dirait rien sur sa localisation à Scott, il voulait le rappeler quand il se sentirait prêt à le faire et pas avant. Pour l'Islande, il voulait impérativement visiter le volcan de l'île et peut-être y rester deux semaines tout au plus.

Visiter un volcan, toujours en éruption crut bon se rappeler la chimère était extrêmement dangereux, mais aimant le risque, il avait demandé à un guide et à un volcanologue si c'était possible d'y aller et après avoir réservé avec d'autres personnes, il avait fait le tour de plusieurs volcans à la vue du nombre de volcans qu'il avait visité, Théo ne vit pas les deux semaines qu'il s'était fixé passer rapidement. Il ne se rendit compte que quand il reçut sa notification pour lui rappeler que son billet d'avion pour la Norvège avait été confirmé.

Il prit donc, un peu déçu de la rapidité de son séjour, il n'avait pas pu rencontrer les meutes du pays, mais se promit d'y retourner plus tard pour les rencontrer, l'avion et se laissa guider par un audio lui parlant des activités forts plaisantes à faire en Norvège tout du long du voyage. Il se rappela aussi qu'il devait de nouveau changer sa monnaie, il le fit facilement à force de le faire pour les autres pays il comprit rapidement le système. Une fois fait et après avoir passé de nouveau par l'ambassade américaine, il put rejoindre après que le secrétaire qui l'a reçu à l'ambassade ait prévenu l'alpha vers la meute de celui-ci pratiquement à la frontière avec la Suède au nord.

Il y passa deux semaines aussi, ayant assez d'argent pour l'instant pour ne pas faire de petit boulot par-ci par-là. Il put profiter pour apprendre là aussi les bases du langage norvégien (comme il avait fait pour les autres pays, il marquait tout dans un carnet et il pourra bien approfondir plus tard une fois son voyage terminé) ainsi que de profiter du paysage enneigé des hautes montagnes. Il y fit plusieurs rencontres comme dans les autres régions européennes qu'il n'était pas près d'oublier. Le compagnon de l'alpha lui avait fait bonne impression lorsque son mari avait dû s'absenter pour aller à un congrès entre tous les alphas des pays nordiques au Danemark.

Il lui avait fait comprendre qu'un oméga pouvait très bien dirigé une meute et se faire respecter (il comprendra à la fin de son séjour qu'à l'origine c'était son père l'ancien alpha et que quand il s'était marié à son alpha de compagnon à la mort de son père c'était naturellement lui qui avait pris la place de leader, mais que légalement c'était lui, simple oméga, qui était le chef).

Son voyage en Suède, dont il eut simplement le besoin de traverser la frontière, fut tout aussi plaisant, il y resta un bon mois, voyageant entre deux-trois meutes, il eut aussi la chance de pouvoir vivre avec une meute non-nomade qu'il a pu suivre au gré de leur avancée dans les terres n'utilisant de ce fait aucun argent, il ne se rappela pas avoir dépensé d'argent durant son séjour en Suède.

Il partit enfin vers le dernier pays de son road trip nordique qu'était la Finlande avec une grande partie de son carnet rempli de mots suédois et des petites figurines fabriquées par des artisans des meutes qui l'avaient accueilli. Il était arrivé par la voie terrestre en Finlande, le premier décembre pour ne repartir que le deux janvier après le nouvel an. Il avait décidé de profiter de ce mois-là pour fêter les fêtes de fin d'année dans ce pays.

Liam aurait bien rigolé de son malheur s'il avait su qu'au cours du mois il avait été coursé par de nombreux rennes en colères contre sa personne dont il n'eut son salut que grâce à plusieurs loups arrêtant les animaux de la forêt ou encore à un charmant jeune homme soûle l'ayant dragué pendant le nouvel an le trouvant : "Extrêmement à son goût malgré son air un peu trop américain qu'il dégageait !" Il n'avait pas su comment le prendre, mais avait préféré être flatté (même quand le père du jeune loup-garou vint s'excuser auprès de lui du comportement de son fils).

Il avait dépensé énormément (non pas en cadeau, ni même en forfaiture) pour la nourriture de Noël et du nouvel an pour remercier la famille qui l'avait hébergée gratuitement tout le long du mois sans jamais rien demandé en échange. Il avait donc dû faire le matin même de son départ une mission pour l'alpha (escorté son fils aîné jusqu'à la frontière russe où il devait s'installer un temps pour faire de la diplomatie) en échange d'une somme qui l'aurait fait pleurer en voyant le nombre de zéros que cela faisait, s'il n'avait pas été Théo Reaken.

Et le voilà enfin en Russie, prêt à affronter les meutes slaves (il se rappela aussi qu'il n'allait pas faire les pays baltes, ni même la Pologne ou encore l'Ukraine) qu'étaient à elles-seules celles de ces pays (la Biélorussie étant aussi sur son chemin, il espérait ne pas mourir avant).

La Russie, il devait vraiment expliquer pourquoi ce pays quand tu étais un loup-garou américain était très dangereux ? Il savait bien que c'était la culture du pays et des vestiges de la guerre froide qui avait influencé les meutes de loups-garous (des nids de vampires aussi, mais ils ne se mêlaient jamais aux êtres surnaturels ou même simplement vivant autrement que pour se nourrir), mais surtout leurs haines envers eux.

Il avait donc dû se la jouer fine pour ne pas finir dans un ravin après avoir subi une multitude de coups de griffes, de crocs et de pioches en pleine tête pour s'être aventuré un peu trop dans les tréfonds de la Russie surnaturelle. Il s'était donc fait passer pour un loup-garou anglais, les relations étaient toujours aussi tendues, mais il n'était plus (potentiellement) en danger de mort.

Il avait pris son courage à deux mains, munie de son téléphone et de reverso il fit la rencontre de plusieurs meutes où, sûrement grâce à son talent d'acteur, lui permit de s'inventer une certaine vie (bien différente de la sienne) et s'apporter un peu de sympathie de ses comparses slaves. Il visita Moscou, passa trois jours dans la forêt de Sibérie avec une meute nomade (qu'il jugea dans sa tête de malade mentale pour vivre dans une simple grotte en ces temps terriblement froids).

C'est au bout de deux semaines et deux jours qu'il décida de partir vers la Biélorussie, il avait appris des mots russes (mais il devait vraiment suivre un cours intensif pour apprendre l'alphabet, il n'avait rien pigé à leur écriture et s'était fortement trouvé perdu quand il avait dû s'orienter dans la capitale) et espérait que dans le pays voisin cela l'aiderait à comprendre.

Il devait aussi se racheter un carnet dont le sien était rempli à ras bord. Il passa aussi deux semaines là-bas ne voulant pas trop s'attarder à cause de son origine américaine, il passa tout de même deux bonnes semaines de tourisme à prendre en photos les monuments et à faire des visites guidés (dont il réussit à acheter au court d'une d'entre elles deux carnets et un cahier de dessin pour quand il sera dans les pays latins pour crayonner le paysage de l'antiquité romaine et grec pur).

Après cela, sa destination fut la Roumanie dont il fut heureux quand il constata que l'écriture était la même que la sienne (dans le sens de l'alphabet utilisé bien évidemment). Les meutes de loups-garous étaient rares dans ce pays, mais le peu qu'il y avait, pouvez rivaliser avec les plus grandes d'Afrique Centrale et d'Inde au niveau du nombre de membres qui les composent.

Il y passa un mois entier à visiter le paysage et à apprendre la langue auprès des nomades. Il dut dépenser un certains nombres d'argents quand il se trompa d'endroit et qu'il dut à plusieurs reprises prendre le train pour se diriger vers la capitale, mais cela n'enlève pas l'envie qu'il avait depuis le début de son aventure de visiter et profiter un maximum du pays et de ce qu'il lui donnait.

Il continua ensuite après avoir témoigné de la sympathie pour la dernière meute qu'il rencontra vers la Croatie où il se fit en même temps que les rencontres avec les meutes un petit tour des stades croates, il vit plusieurs matchs de football ainsi que de basket-ball. Il ne fut pas surpris au bout d'un moment et après avoir voyagé autant maintenant que les pays européens ne pratiquaient pas le cross comme eux aux États-Unis. Une particularité de leur propre pays.

Il avait eu (même si, l'avouer était douloureux pour sa fierté et son égo) des étoiles dans ses yeux et un sourire enfantin quand il vit le stade de la capitale et un match s'y jouer. Fort heureux de tout ce voyage, il continua son ascension en partant vers la Grèce, sachant déjà grâce aux bouquins de Liam qu'il avait pu lire au fil des journées où il pleuvait et qu'il n'avait rien à faire que la langue grecque n'utilisait pas le même alphabet qu'eux.

Il acheta donc un dictionnaire avec l'alphabet. Athènes, les îles des Cyclades, Mykonos. Olympie si possible, il voulait faire toutes les anciennes cités grecques que ce soit pour goûter leurs nourritures ou encore pour pouvoir voir les sites archéologiques et dessiner les temples et lieux antiques encore visibles.

Il y passa un mois, il trouva même lors de son départ pour l'Autriche qu'il aurait pu rester un peu plus longtemps. Mais comme pour l'Islande, il se promit de revenir pour voir spécialement les meutes de loups-garous et connaître enfin la raison de leur réputation dans toute l'Europe surnaturelle.

Dès qu'il fut en Autriche, Théo partit vers un quartier de Vienne sachant que dans celui-ci se trouvait une meute de loups-garous forts sympathiques avec les étrangers et dont il avait appris qu'un bêta (qu'il avait rencontré à Munich) vivait avec celle-ci et avait proposé au jeune homme de l'héberger durant le temps de séjour.

Il y resta aussi un mois et trouva que ce temps fut assez pour visiter les coins les plus beaux du pays, il goûta aussi la nourriture découvrit le paysage et la culture autrichienne (il se demanda comment son ami avait pu avoir des places aussi vite pour écouter de l'opéra alors que l'artiste qui y jouait affiché complet depuis des mois) à travers la musique et l'architecture.

Il apprit la langue, là aussi, et l'histoire du pays. Il prit donc ensuite, la route pour la Suisse où il resta un mois encore. Il partagea la maison d'une jolie dame qui, veuve et sans enfants, avait accepté avec joie d'héberger une personne comme elle (il apprit qu'elle était une louve oméga), il put goûter aux chocolats suisses et même profiter des talents de chocolatière de la dame.

Il fit son propre chocolat (après avoir raté plusieurs fois au cours du mois, il réussit pourtant la dernière semaine) qu'il dégusta au fil de ses rencontres avec des petits groupes de loups-garous (les grandes meutes du pays étant en congrès en République Tchèque il n'avait pas pu entrer en contact avec aucune d'elles et s'était donc reporté aux plus discrètes et moins influentes, mais toutes aussi chaleureuses).

Il décida ensuite, après avoir pu récupérer un autre assortiment de chocolat suisse (il regretta un instant dans l'avion d'avoir bu sa bière allemande en Islande, il aurait pu en manger avec) qu'il allait continuer maintenant en Italie. Pays qu'il voulait absolument visiter pour tous ces temples romains et grecs à certains endroits qu'abritait la botte méditerranéenne (et pour accessoirement goûter à de bonne pâtes italiennes et les vraies pizzas napolitaines) et voir à quoi ressemble en vrai le Vatican si possible.

L'Italie, sa nouvelle destination et s'il comptait bien c'était l'avant-avant-dernière destination, les deux autres étant l'Espagne et le Portugal (destination finale de son voyage pour le jeune homme). Arrivé à l'aéroport, il dut s'orienter et faire attention à sa vie quand il vit les voitures, les vélos et véhicules à deux roues ainsi que les piétons avancer vite sur les routes et trottoirs de la ville de Milan.

Sachant que, grâce à un traité avec les autres pays latins et leurs états, les êtres surnaturels avaient la possibilité de voyager et séjourner dans leur pays sans avoir le besoin impératif de se manifester à leur ambassade. Il partit directement visiter, c'est donc comme un enfant, sachant que maintenant il n'avait plus le besoin de cacher sa joie devant tout cela et qu'aucun des membres de la meute de Scott ne le voient, qu'il visita bon nombres de villes et de souterrains.

Florence et la demeure des Médicis donna des frissons à la chimère, le long couloir traversant une grande majorité de la ville impressionna Théo ainsi que les passages secrets qu'il découvrit au fil des visites. Naples, fut la destination parfaite pour s'installer un temps, quelques jours, pour pouvoir goûter aux fameuses spécialités de la ville dont les pizzas napolitaines.

Il fit attention à la mafia présente dans les rues et témoigna de la sympathie pour la meute locale. Tous des Italiens pure souche, la langue italienne à son plus grand étonnement fut bien une des langues qu'il réussit à retenir facilement. Il remercia la lune de ne pas bouger les bras comme le faisaient les loups-garous qui lui parlaient quand il employait le peu d'italien qu'il sortait. La suite fut pareille, il mangea énormément essayant le plus possible de se faire inviter ce qui marcha beaucoup de fois.

Une fois à Rome, il essaya de prendre comme dans les autres villes et lieux non habités. Le plus de photos possible des monuments, des places. Il dégusta en route une bonne glace à l'italienne faite maison, fraise-vanille, la base de la base. Le Vatican lui donna le vertige, ainsi que de l'envie en voyant (même s'il ne pouvait pas entrer dans les bâtiments) la beauté des lieux, il se contenta de prendre des photos et de dessiner un peu en écrivant sur ses carnets des mots qu'il comprit par-ci par-là.

En descendant, il fit un rapide détour vers le talon de l'Italie faisant attention de ne pas rencontrer en cours de route la deuxième mafia italienne et partit vers la Sicile, il découvrit beaucoup de temples et lieux encore assez bien conservé lui donnant la chance (d'y manger un pique-nique quand midi sonnait) de les dessiner.

La Cosa Nostra étant de ce qu'il comprit la plus grande mafia italienne, il décida qu'il était peut-être temps pour lui de partir vers l'Espagne. Changeant son argent directement à l'aéroport de Syracuse pour de la monnaie espagnole, il embarqua un sourire gravé sur son visage en faisant défiler sur son appareil photo les images de ses voyages depuis le début. Il avait déjà fait un certain bout de chemin et depuis un bon bout de temps.

Arrivé à Barcelone (il aurait bien voulu commencer à Madrid, mais il avait préféré finir par celle-ci), il partit vers la meute locale, le traité était vraiment bien pratique pour voyager librement. Faisant le tour des villes, mangeant de la paella et crustacés, regardant des spectacles avec des taureaux, visitant les terrains de football de chaque ville s'arrêtant au camps du Real Madrid espérant voir des footballeurs il eut l'immense joie de prendre en photo Sergio Ramos et d'autres joueurs sortir.

L'Atlético aussi fut investi par la chimère, Suarez fut pris aussi en photo et d'autres. Il partit après avoir remercié une nouvelle fois les meutes avec lesquelles il avait pris un numéro de téléphone ou un moyen de les contacter vers le Portugal qui s'en mauvais jeu de mots fut sa terre promise.

Il y rencontra en premier lieu une meute qui le fit sentir comme chez lui, il s'y était tellement bien intégré qu'il commençait à se demander s'il n'avait pas un lien éloigné avec elle. C'est là-bas aussi qu'il le rencontra. De son prénom Salaja, Théo en tomba amoureux dès la première vision de ses yeux et de son visage.

Il la perdit de vue après un tournant, il la chercha et tomba avec un jeune homme lui ressemblant peut-être un membre de sa famille avait pensé le jeune homme en essayant d'attraper l'homme qu'il perdit lui aussi dans la foule. Il fit la rencontre de la femme ou plutôt de l'être surnaturel qui avait fait chavirer son cœur, en constatant que l'être était un métamorphe, dans une prairie tout près de la meute où il avait élu domicile depuis son arrivée.

Le coup de foudre, qu'il soit envers un homme, une femme ou même une personne non-genrée n'avait jamais vraiment gêné la chimère. Savoir que le ou la métamorphe devant ses yeux était à l'origine une sorte de créature vraiment glauque ne pouvant retrouver son vrai corps que si une personne lui dit : "Tu n'as pas de maître !" et pouvant prendre l'apparence de n'importe qui, n'avait fait que tomber amoureux encore plus le jeune homme.

Chaque métamorphe avaient une version définitive de lui en homme et une en femme. Théo avait eu le coup de foudre pour sa version en femme, mais ne disait pas non à celle en homme. Et son coup de cœur devait être réciproque car l'être surnaturel se laissa volontiers tomber dans les bras de l'américain.

Théo en oublierait même qu'il n'était pas de ce pays, tellement que la chaleur, l'ambiance et le mode de vie (mais surtout la meute et Salaja) qui abritait cette région de l'Europe le faisaient vouloir rester vivre ici. Peut-être avait-il trouvé sa repentance et son bonheur dans les plaines du Portugal. Les baisers que lui offrait Salaja furent le coup fatal à ses réflexions.