Les soignants

Yor regarda son compagnon de vie. Ce n'était pas son amant mais juste un partenaire dans ces noces de papier. Et la rigidité avec laquelle il se décalla quand elle prit les assiettes à sa droite n'était pas naturelle. Pas plus que la grimace qui lui avait échappé. Pourtant Loid n'en dit rien, sans doute ne voulait-il pas inquiété Anya. Cette dernière les regardait l'un après l'autre avec un air infiniement concentré. Yor adorait quand elle faisait ça : elle avait l'impression qu'un petit ange souhaitait son bonheur !

Mais cela ne l'empêchait pas de se faire du soucis. Alors elle attendit patiemment que Loid ait couché sa fille et qu'elle ait nettoyé un peu la cuisine (Loid laissait tellement peu d'affaires trainer, c'était agréable).

Quand il referma doucement la porte, Yor l'attenfait tranquillement. Ça faisait un peu guet-apens même si ce n'était pas son intension. Il en était clairement conscient vu le regard attentif qu'il lui lança. Pas grand chose ne parvenait à le surprendre en dehors de sa fille...

— Est-ce que tout va bien ? J'ai remarqué que tu semblais blessé. Est-ce que je peux t'aider ?

Son regard vif la jaugea rapidement avant d'acquiescer. Ils se posèrent dans la salle de bain, et il découvrit son épaule droite. Yor écarquilla les yeux en voyant le pansement posé maladroitement.

Elle sortit leur trousse de secours et se netttoya les mains. Elle avait déjà vu beaucoup de blessures en tout genre soit par son métier soit en voyant son petit frère grandir. C'était vraiment un bricolage maladroit et elle comprenait que son compagnon ait eu du mal à accéder à ce bout de peau. Elle eut de la peine en pensant à ce médecin si débordé et bienveillant qu'il n'avait pas eu le temps de demander de l'aide à un collègue. Et mon dieu, ses patients semblaient être de vrais sauvages...

Elle se chargea donc de nettoyer la plaie en enlevant les gravillons qui s'accrochaient avant de désinfecter l'ensemble. Un nouveau pansement plus tard, il était déjà moins tendu et lui offrait un tel regard de remerciement qu'elle rougit jusqu'à minuit.

Il faudrait peut-être qu'elle arrête de craquer pour son mari. Ce n'était pas très convenable. Mais cette nouvelle vie avait aussi quelque chose d'exaltant.


Défi : Nuit du Fof

Thème : Bricolage