Hey tout le monde ! J'espère que vous allez bien et que vous êtes content-es parce que je le suis. J'avais trop hâte de recommencer à poster ! Aujourd'hui, je vous retrouve avec un mois spécial Balthazar, qui est ouvert par une collabnoration avec mpon incroyable amie Mathou85. Elle a posté une version plus soft de cette histoire sur son compte si vous ne l'avez pas encore lue, ou si vous n'aimez pas l'explicite.

Avant de vous souhaitez une bonne lecture, j'ai plusieurs choses à dire. Tout d'abord, à partir de la semaine prochaine (lundi 12), les publications se feront à 21h au lieu de 19h, toujours le lundi. En effet, je commence à travailler lundi prochain et il va arriver que je finisse après 19h, donc j'ai préféré changer l'heure plutôt que d'avoir des horaires instables. J'espère que cela ne vous dérangera pas trop.

Ensuite, les annonces que j'avais fait cet été sur mon rantbook n'ont toujours pas été faites mdrr mais ça sera le cas bientôt.

Sur ce long message, je vous souhaite une bonne lecture! (PS : Si vous laissez des reviews, est-ce que vous pouvez laisser un endroit où vous répondre svp ? J'aime trop vous répondre mais parfois je ne peux pas et ça me gêne de ne pas pouvoir vous remercier, je me sens irrespectueux-se et ingrat-e alors que c'est pas du tout le cas)


Il était tard quand enfin, elle retrouva son lit. Et visiblement Antoine ne dormait pas… Depuis plusieurs jours elle se demandait si il la trompait… Tous ces messages, ces coups de fils et le reste… Il était temps qu'elle en ait le cœur net…

Quand elle lui demanda, il nia, lui disant que les coups de fils, c'était dans sa tête… Dans sa tête ? Était-elle fatiguée à ce point pour halluciner tout cela ? Non, elle ne le croyait pas. Pourtant, quand il lui tendit son téléphone pour qu'elle fouille, elle renonça, elle n'était pas comme ça… Et puis, à quoi bon, si il faisait ça, c'était qu'il n'avait surement rien à se reprocher…

Ensuite, Antoine en profita, un peu, pour détourner son attention, utilisant, contre elle, sa tension actuelle et essayant de lui faire l'amour. D'abord réticente, elle finit par se laisser aller dans ses bras. Au fond, elle savait qu'il n'allait pas lâcher et puis, elle en avait envie, quelque part, parce qu'il était vrai, elle n'avait pas fait l'amour depuis longtemps…

Si lui s'endormit assez vite, visiblement épuisé et satisfait, Hélène, elle, recommença à réfléchir. Était-il possible qu'il lui ait menti ? Qu'il se soit servi d'elle ? Et si il la trompait vraiment, qu'allait-elle faire ? Elle serait comme une idiote, seule et ses enfants allaient encore plus lui en vouloir… Parce que c'était toujours elle qui était blâmée, pour tout…

Le téléphone d'Antoine sonna et sa curiosité fût de nouveau piquée. Antoine semblait toujours dormir… Elle se dit que c'était le moment d'en avoir le cœur net, si il dormait, il ne pourrait pas lui inventer un autre mensonge face à ses découvertes…

Elle prit donc son téléphone et le déverrouilla. Son mari n'avait toujours pas bougé. Elle fut rassurée et en profita pour quitter le lit, mettant une chemise avant d'aller s'enfermer dans la salle de bain, pour faire cela en toute discrétion.

Quand elle ouvrit les messages, un contact l'interpella… Et les messages étaient très bizarres… C'était à cause de cette personne que le téléphone s'était allumé, et un garage qui envoie des messages à plus de deux heures du matin, c'était bizarre. Non, il y avait anguille sous roche, elle en était persuadée. Et il avait mis ce nom, pour qu'elle ne se pose pas de questions si jamais elle tombait sur les messages… Elle en était sûre.

Elle appuya sur le téléphone et le porta à son oreille. Elle allait enfin savoir. Au bout, une voix de femme répondit, et elle ne dit rien. La voix continua, appelant son mari "Mon cœur" et elle raccrocha. Le sien était en miette. Il l'avait regardée dans les yeux et il lui avait menti, lui disant qu'elle se faisait des films, la faisant presque passer pour folle. L'enfoiré…

Elle commença à pleurer en réalisant que sa vie venait de voler en éclat. Sa famille, qu'elle considérait comme une source de stabilité et de simplicité face aux horreurs qu'elle voyait, venait d'exploser sous ses yeux parce que son mari était allé voir ailleurs… Et qui allait être la coupable de tout ça… Elle encore une fois, bah oui, c'était tellement plus facile de lui faire porter le chapeau…

En regardant son reflet dans le miroir, elle se demanda si c'était la première fois qu'il la trompait et finit par penser que non, il l'avait possiblement déjà fait… Après tout, il n'avait jamais vraiment apprécié qu'elle fasse une telle carrière… Elle se sentait tellement mal et trahie… Combien de fois lui avait-il menti au juste ? Il avait dû bien tout préparer pour qu'elle ne s'aperçoive de rien, et tout cela aurait pu continuer longtemps sous son nez… C'était ce coup de fil, qui lui avait mit la puce à l'oreille… Et elle se demanda si Antoine était au courant qu'elle avait reçu un tel coup de fil…

Plus le temps passait et plus elle se posait des questions. Et c'était de pire en pire… Elle n'avait aucune envie de retourner dans son lit… Là où il était, là où il pourrait la prendre dans ses bras comme si de rien était… Non, ça la dégoûtait, il la dégoutait… Il lui avait fait l'amour pour qu'elle oublie… Et elle l'avait laissé faire… Du coup, elle se dégoûtait un peu aussi, quelque part…

Elle sortit de la salle de bain et alla reposer le téléphone de son mari sur sa table de nuit avant de prendre le sien et de descendre tout doucement, à pas feutrés dans son salon. Elle se posa sur le canapé et ferma les yeux. Elle avait encore envie de pleurer… Elle avait mis toute sa confiance en cet homme, elle ne l'avait jamais trahie, elle, elle était fidèle… Et il lui plantait un couteau dans le dos… Elle finit par fermer les yeux et s'endormit. Un sommeil très agité et pas du tout réparateur.

C'est la sonnerie de son téléphone qui la réveilla de bon matin. Elle se prépara rapidement, voulant éviter de croiser Antoine, avant de partir rapidement au travail, préférant fuir pour le moment plutôt que de l'affronter.

Pourtant, Balthazar remarqua vite qu'elle n'allait pas bien, mais elle détourna le sujet, elle ne voulait pas en parler, et surtout pas avec lui. Pourtant, il semblait bien être le seul à remarquer qu'un truc clochait…

Elle préféra se concentrer sur l'enquête, pour oublier, mais elle y pensait quand même. Dans un petit coin de sa tête. Et quand, Balthazar remis le sujet sur la table, elle reconnut qu'elle n'allait pas bien, mais ce n'était pas le moment d'en parler… Elle avait une jeune fille à retrouver…

Pourtant, avec douceur et humour, il essaya de la faire sourire, et ça fonctionna. Et puis cette phrase "C'est toujours mieux quand vous souriez"... Cela fit fondre son cœur. Il était gentil, doux, prévenant… Et à un moment, elle pensa à se venger d'Antoine en couchant avec lui. Après tout, il était jaloux du légiste, mais Balthazar ne méritait pas ça… Il ne méritait pas d'être pris dans l'engrenage d'une vengeance, pas en plus de tout le reste…

Cette enquête aurait pu mal tourner. Et elle avait envie de le tuer pour lui avoir fait une peur pareille. Mais enfin, qu'est-ce qu'il lui était passé par la tête pour agir tout seul et de manière aussi stupide ? Elle n'aurait probablement jamais la réponse et elle ne s'en portait que mieux…

"Mon mari me trompe" la confession passa naturellement les lèvres d'Hélène "Pardon je sais pas pourquoi j'vous dis ça" s'excusa-t-elle immédiatement après. Peut-être parce que le légiste avait vu qu'elle n'allait pas si bien qu'elle le prétendait et qu'il avait essayé de lui remonter le moral… Peut-être parce qu'il avait été le seul à le faire, et que, elle se sentait assez à l'aise pour lui dire…

Elle lui parla de Lise, lui disant qu'elle savait et qu'elle était désolée… Elle ne savait pas comment lui dire… Pourtant elle lui avait dit tout aussi naturellement que pour son mari… Parce que, elle ne pouvait plus lui cacher qu'elle savait, parce qu'elle avait de la peine pour lui et que, au fond, ça expliquait un peu son comportement.

"Vous allez faire quoi ?" demanda-t-il avec douceur. Il parlait de son mari, de ce qu'il lui avait fait. Après tout, ce connard était allé voir ailleurs et il faisait appel à tout son self contrôle pour ne pas aller lui casser la figure pour lui dire sa façon de penser. Et puis, de toute façon, là, il n'était pas vraiment en état de le faire…

"Je vais affronter la réalité" commença Hélène "Parce qu'à un moment faut arrêter de fuir sous prétexte que c'est agréable," ajouta la blonde et Balthazar l'approuva d'un signe de tête.

Après être repassée par la DPJ, Hélène rentra chez elle, Antoine n'était pas là, comme elle le pensait… À cette pensée elle eut envie de vomir, il devait être avec elle… Elle en était persuadée… Il fallait absolument qu'elle ait une conversation avec lui, mais les enfants ne pouvaient pas être là. Alors, même si elle était la première rentrée, et que c'était rare, elle les envoya chez sa mère, prétextant vouloir passer une soirée en amoureux avec leur père…

Le mensonge passa si naturellement ses lèvres qu'elle se demanda si Antoine n'avait pas déteint sur elle, avec tous ses mensonges depuis de nombreux mois… Elle secoua la tête, refusant cette possibilité… Elle ne pouvait pas dire la vérité à ses enfants, ils admiraient tellement leur père qu'ils n'allaient pas la croire, alors mentir était plus facile, et puis, elle ne voulait pas qu'ils assistent à une dispute…

Elle prit le temps de prendre une douche, après le stress qu'elle avait eu et la journée qu'elle avait subi cela lui faisait du bien. Ensuite, elle s'installa dans la chambre et attendit qu'Antoine daigne enfin rentrer.

Quand il arriva, il était tout content de voir qu'ils étaient seuls, pensant qu'elle avait tout prévu pour une soirée coquine… Il la dégoûtait, vraiment, profondément… Comment avait-il pu faire ça… Elle avait confiance en lui, elle l'aimait… Ils étaient ensemble depuis plus de vingt ans merde. Ils pouvaient parler, mais lui avait préféré aller voir ailleurs, avec une gamine de 25 ans en plus…

Quand elle ramena le sujet, il nia une nouvelle fois. Il se foutait vraiment de sa gueule c'était pas possible. Alors elle sortit le nom de contact et là, il se tendit, comprenant qu'elle savait. Il voulait se défendre, essayer de réparer, mais Hélène ne voulait pas l'écouter, ça allait encore être de sa faute…

Elle lui reprocha ses mensonges, droit dans les yeux, il lui avait dit qu'elle se faisait des films, c'est limite si il ne l'avait pas traiter de folle… Alors qu'elle avait raison. Elle devrait toujours écouter son instinct. Que ce soit celui de flic ou bien celui de femme…

Et en plus il l'aimait, il n'avait pas besoin de lui dire vocalement, elle l'avait comprit… Elle qui pensait qu'ils pouvaient être plus forts que ça… Il venait de tout foutre en l'air… Il tenta de se justifier mais elle ne voulait pas l'écouter, non, elle préféra partir, elle avait besoin d'air, de remettre ses idées au clair, et surtout, de ne pas passer la nuit près de lui…

Elle errait telle une âme en peine dans les rues de Paris, elle ne savait pas vraiment où elle allait, le plus loin possible d'Antoine semblait être une bonne possibilité. Elle écoutait en boucle une playlist de musiques tristes et elle s'était mise à pleurer… Tout autour d'elle s'était écroulé, elle n'avait plus rien… Sauf son travail…

Machinalement elle arriva devant l'immeuble de Balthazar, elle hésita une fraction de seconde avant de s'y engouffrer. Elle monta les marches et avant qu'elle ne s'en rende compte, elle était devant son appartement. Elle avait retiré ses écouteurs, ranger son téléphone… Elle ne prit pas le temps de cacher qu'elle avait pleuré et sonna.

Elle ne se demanda pas ce qu'il allait penser d'elle, il saurait pourquoi elle était là, elle n'aurait pas besoin de développer… Et puis, son visage parlait de lui-même. Elle avait mal et elle ne savait plus où elle en était.

La porte s'ouvrit sur le légiste, elle ne l'avait jamais vraiment vu comme cela, mais ce qui la marqua c'était plutôt l'expression de surprise sur son visage. Il ne s'était sans doute pas attendu à ce qu'elle trouve refuge chez lui.

"Capitaine ?" demanda-t-il au bout d'un long moment de silence

"Vous me laissez entrer ?" murmura Hélène dont les larmes n'étaient pas loin, elle le savait, elle ne supporterait pas un rejet…

"Oui, oui bien sûr" il se poussa pour la laisser entrer et il en profita pour la détailler un peu plus… "Pourquoi vous êtes là ?" il s'en doutait, mais il n'avait pas pu s'empêcher de poser la question.

"J'ai fait face à mes problèmes… Et disons que je ne supportais plus de le voir… Alors je suis partie et sans vraiment m'en rendre compte, j'étais au pied de votre immeuble et… Bah vous savez alors je sais pas… Ça m'a semblé logique…"

"Pardon de vous demander ça, mais… Comment… Qu'est-ce… Bref, je crois que vous avez compris…"

"Il a essayé de me mentir… Encore une fois… Il ne fait que ça de toute façon…" soupira Hélène "Et les coups de fils c'est dans ma tête, il ne se passe rien… Et l'hôtel c'était une erreur… Et le cinéma c'est plus calme l'après midi… Et.. Bref j'en passe" elle baissa la tête, refusant d'affronter le regard de son légiste "J'suis trop conne de toute façon, il s'est servi de moi en sachant que… Que j'ai confiance en lui et que de toute façon, la famille c'est sacré pour moi, que je ne veux pas reproduire le schéma de mes parents… De toute façon c'est une bien trop longue histoire…"

"Pardonnez-moi Capitaine pour ce que je vais dire mais… QUEL CONNARD !" s'exclama Balthazar "Comment il a pu vous faire ça ?" il serra doucement le poing, en espérant qu'elle ne le remarque pas…

"Si vous lui demandez, si il m'a trompé c'est de ma faute, je ne suis jamais là, je bosse trop, je fais pas attention à lui… Bref, c'est moi la méchante et lui la pauvre petite victime" Balthazar serrait désormais les dents, il allait lui dire sa façon de penser à ce gros connard… "Il a utiliser le…" elle marqua une pause et prit une profonde inspiration "Le sexe contre moi… Pour me détourner de mes soupçons… J'me sens tellement conne maintenant…"

Une rage sourde s'était emparé de Balthazar, et cela allait devoir sortir, mais avant tout, Hélène devait rester là, au chaud, il ne voulait pas l'impliquer dans ce qu'il s'apprêtait à faire. Doucement, il la dirigea vers le canapé dans le salon, elle y serait bien mieux que dans l'entrée et la laissa s'installer confortablement…

"Bougez pas, Capitaine, je reviens" sourit Balthazar en repartant vers le couloir

"Mais Balthazar" commença Hélène surprise de le voir partir, où pouvait-il bien aller ? Il fit demi-tour pour venir lui parler de nouveau

"Ne vous inquiétez pas pour moi, restez ici, au chaud, vous pouvez vous servir dans le frigo. Il y a de quoi manger" il lui sourit avant de repartir dans l'autre sens

"Mais…" seulement elle entendit la porte se fermer… Qu'est-ce qu'il allait faire à la fin… Il lui avait dit de ne pas s'inquiéter, mais c'était le meilleur moyen pour qu'elle le fasse. Finalement elle s'enfonça dans le canapé de son légiste en se disant qu'elle aurait la réponse bien assez tôt…

En dévalant en quatrième vitesse les escaliers, Balthazar réfléchissait à ce qu'il allait faire une fois sur place, et abattre directement son poing sur le nez d'Antoine lui semblait être la meilleure chose à faire.

"Si tu crois que je vais le laisser te manquer de respect comme ça... Ce connard n'aura que ce qu'il mérite" se murmura-t-il à lui-même avant de monter dans sa voiture et de partir en direction de la maison d'Hélène.

Il était en colère, et il roulait vite, il serrait tellement son volant que ses jointures étaient blanches. Antoine ne savait pas ce qu'il l'attendait, mais il allait en prendre pour son grade, Balthazar n'allait certainement pas se gêner.

Quand il arriva il se gara assez négligemment, devant chez sa collègue, il descendit et claqua la porte. Sa colère n'était toujours pas redescendue. Le portail de l'entrée était ouvert, il entra et remonta l'allée rapidement jusqu'à la porte. Là, il frappa avec force, il voulait se faire entendre.

La silhouette d'Antoine apparut enfin et il se dirigea pour lui ouvrir la porte. Raphaël était près à lui bondir dessus à la seconde où il allait voir son visage.

"Oui qu'est-ce-que…" commença Antoine mais il ne put finir sa phrase, le poing de Balthazar s'était violemment abattu sur son nez qui commença à saigner directement.

"Espèce de fils de pute" grogna Balthazar le poing à nouveau levé, près à se jeter sur Antoine "Faut vraiment pas être net pour la traiter comme ça"

"Pardon ?" demanda Antoine encore un peu sonné, sa main tenant son nez. Il n'avait pas vu son agresseur, mais il lui semblait avoir reconnu la voix

"Tu m'as bien compris pauvre con" répondit le légiste en le poussant dans son couloir "T'es qu'une sous merde"

Il leva la main pour frapper de nouveau Antoine mais ce dernier anticipa le geste et stoppa la main du légiste avant de le frapper à son tour.

"Je t'interdis de me parler comme ça, le légiste." grogna Antoine "T'es qui pour me dire ça ? C'est ma salope de femme qui t'envois" grogna-t-il "Tu te la tape hein ? Allez, je sais que tu te la tapes… Alors bon, ses leçons de morale elle peut se les garder."

A ses mots, le sang de Balthazar ne fit qu'un tour et il se rua sur Antoine, lui donnant des coups sans vraiment regarder où il tapait. Et il lui rendait coup pour coup. Il sentit du sang couler de son nez signifiant qu'il avait pris un coup à cet endroit.

"Contrairement à toi, j'ai beaucoup de respect pour Hélène. C'est une femme bien et toi, tu n'es qu'une sous merde" grogna le légiste toujours en train de se battre "Dommage pour toi, t'as tort, je me la tape pas." répondit Balthazar et Antoine lui donna un coup dans les côtes "Mais je suis sûr que si c'était le cas, elle prendrait bien plus son pied avec moi."

Le coup ne se fit pas attendre et s'abattit de nouveau sur le nez du légiste qui saigna abondamment. Cependant, cela ne l'arrêta pas, il donna de nouveaux coups à Antoine, hors de question de le laisser gagner.

"Je sais que tu la baises. De toute façon j'en ai plus rien à foutre d'elle. Si elle était plus là et qu'elle me satisfaisait plus, j'aurai pas besoin d'aller voir ailleurs"

"Wow, c'est classe ça… Bien sûr, c'est sa faute… Mais oui, c'est tellement plus facile que d'assumer d'être le pire des enfoirés… " répondit Balthazar "Garde tes excuses de merde, je connais peut-être pas Hélène depuis aussi longtemps que toi, mais je sais que c'est quelqu'un d'extrêmement bien qui ne mérite pas d'être traitée comme tu le fais."

Il poussa de nouveau Antoine pour qu'il le lâche et se releva, s'essuyant le nez. Il en avait fini avec lui, et puis, de toute façon, il ne méritait pas qu'il perde son temps avec lui… Il était pire qu'une merde, mais jamais il n'allait l'assumer.

"Et pour info, ta femme ne sait même pas que je suis là. J'ai pris la décision tout seul, comme un grand, de venir te dire ce que je pensais de ton comportement." Il regarda Antoine droit dans les yeux "Maintenant si être le pire des salauds ça te convient c'est pas mes affaires, mais ne rejette pas la faute sur Hélène, sinon je me ferais un plaisir de revenir te dire ce que je pense de toi."

Et il partit, laissant Antoine là qui n'essaya même pas de le rattraper, non il allait plutôt voir les dégâts qu'avait provoqué le légiste qui lui, remontait dans sa voiture. Il regarda rapidement dans le rétroviseur les dégâts, le nez en sang, la lèvre fendue ainsi qu'une coupure au niveau de l'arcade et son œil qui prenait déjà une couleur violacée, comme un oeil au beurre noir… Pas terrible, mais bon, il s'en fichait. Il démarra sa voiture et partit en direction de chez lui, pour retrouver Hélène.

De son côté, inquiète, la flic avait commencé à faire les cent pas dans l'appartement, elle l'arpentait de long en large et était de plus en plus angoissée à mesure que les minutes passaient. Elle essaya de l'appeler, mais il ne répondit pas… Et quand elle se dit qu'elle allait partir à sa recherche, la porte s'ouvrit et elle vit le légiste le visage en sang.

"Balthazar" murmura-t-elle avant de s'approcher et de presque se jeter dans ses bras "Qu'est-ce-qui c'est passé ?" demanda-t-elle

"Euh, longue histoire…" répondit le légiste pas très sûr "J'ai été dire à Antoine ma façon de penser…"

"Tu… Vous… Vous vous êtes battu ?" demanda-t-elle, et le légiste fit oui de la tête "Mais Balthazar, il n'en vaut pas la peine, vraiment…"

"Je pouvais pas le laisser te traiter comme ça… Il t'a insulté, il a dit que c'était de ta …" commença Balthazar

"Ok ok j'ai compris…" elle sourit "Bon je vais quand même m'occuper de nettoyer tout ça… J'espère que tu n'as rien de cassé."

Ils se dirigèrent vers le salon et elle installa Balthazar dans le canapé, lui demandant où était sa trousse à pharmacie qu'elle alla chercher avant de revenir et de se mettre juste en face de lui. Elle enleva sa veste de façon à être plus à l'aise pour s'occuper de soigner ses blessures avant de regarder de nouveau le légiste.

"Au fait, tu as de la glace ?" demanda la blonde et le légiste haussa un sourcil comme pour demander pourquoi elle avait besoin de glace, mais il eu la réponse en le faisant… Antoine l'avait frappé dans l'œil et il n'allait pas échapper à un œil au beurre noir. "Oui, pour ton œil effectivement" taquina gentiment Hélène.

Balthazar lui montra la cuisine en marmonnant qu'elle pouvait aller regarder dans le congélo pour lui apporter des glaçons. Elle en trouva, mais ne put s'empêcher de râler. Elle aurait préféré un paquet de haricots verts par exemple… Mais non, le légiste passait son temps libre à cuisiner et n'avait pas ça chez lui… Comment elle allait faire.

"Tu devrais trouver des poches de conservation dans le placard le plus proche du congélateur" cria Balthazar depuis le salon.

"Merci" sourit Hélène en ouvrant la porte et en trouvant lesdites poches. Elle y mit une bonne quantité de glaçons avant de la fermer et de revenir dans le salon. Balthazar prit la poche et la mit sur son œil. C'était loin d'être agréable, mais au moins, cela allait peut-être limiter un peu les dégâts.

Pendant ce temps, Hélène avait ouvert la trousse à pharmacie de son légiste, extrêmement complète, mais en même temps venant d'un médecin, même légiste, cela n'avait rien de surprenant. Elle prit un coton et mit du désinfectant dessus puis regarda le nez de son légiste.

"Bon ça va surement piquer un peu" sourit Hélène avant de poser le coton sur le nez de Balthazar et de nettoyer doucement le sang.

Le légiste grimaça, ce qui fit sourire la blonde. Il ne s'était pas loupé, enfin, Antoine ne l'avait pas loupé, mais bon, après tout, Balthazar avait voulu la défendre et dans le fond, cela la faisait fondre.

Elle nettoyait doucement, avec précaution pour ne pas lui faire mal. Son nez ne saignait plus, c'était déjà une bonne chose, mais il semblait douloureux. Balthazar aurait sûrement une belle bosse le lendemain.

"Bon, bonne nouvelle, ton nez n'a pas l'air d'être cassé. C'est une bonne chose" elle sourit tout en continuant de nettoyer le sang.

"Je suis résistant" commenta Balthazar en souriant, mais son sourire s'effaça quand elle passa sur une zone un peu plus sensible "Aie" grimaça le légiste

"Je sais bien que ce n'est pas agréable… Mais c'est pas ma faute si t'es amoché comme ça" elle le retira le coton pour regarder si il restait des traces de sang. "Bon il reste plus rien" sourit Hélène "Je vais regarder ton œil maintenant"

Elle lui sourit et Balthazar retira doucement la poche de glace et Hélène grimaça. En outre, la coupure qu'il avait à l'arcade la peau de son œil avait commencé à prendre une couleur violacée. Hélène passa un doigt avec le plus de délicatesse possible mais le légiste grimaça quand même

"Il t'as vraiment pas loupé hein" constata Hélène "Mais qu'est-ce-qui t'as pris de faire ça ? Sérieusement Balthazar…"

"Bah, j'aime pas la façon dont il te manque de respect" répondit naturellement le légiste "Il t'as vraiment traiter comme de la merde…" Hélène soupira en l'entendant dire ça. Elle savait qu'il avait raison, mais cela avait du mal à passer, pour elle qui avait tant fait confiance à cet homme. "Et puis, tu sais ce qu'on dit : T'aurais dû le voir lui" il rigola doucement

"T'es un idiot, Raphaël Balthazar" Hélène secoua la tête, mais elle arborait un fin sourire… Il est vrai qu'Antoine ne devait pas faire le malin non plus…

Après avoir inspecté l'œil de son légiste, et mit un petit pansement à son arcade, Hélène regarda sa main droite. Elle nettoya le sang qu'elle pouvait y voir puis la relâcha. Rien de grave à ses yeux, mais elle n'était pas médecin.

Il ne lui restait plus qu'à regarder sa lèvre fendue. Elle devait de nouveau désinfecter la plaie. Ce n'était pas trop grave, mais elle ne voulait pas prendre de risque. Doucement, elle prépara un nouveau coton pour nettoyer délicatement la plaie.

Elle approchait le coton des lèvres de son légiste mais il lui prit le poignet pour la stopper avant qu'elle n'ai pu atteindre sa destination. Elle le regarda une question muette dans le regard et doucement Balthazar s'approcha d'elle et posa brièvement, très brièvement ses lèvres sur celles de sa Capitaine.

"Raphaël…" murmura Hélène, perturbée après ce baiser.

"Je.." commença le légiste "Désolé…" il marqua une pause "C'est juste que ton mari est un con et j'avais envie de te montrer ce que c'est un homme qui traite une femme avec respect."

"Oh…" murmura Hélène "Je… C'est adorable" elle sourit en s'approchant doucement frottant son nez contre celui du légiste.

"Tu sais qu'il pense qu'on couche déjà ensemble ?" demanda le légiste

"Ça ne m'étonne pas, il est très jaloux de toi" elle sourit "Je ne l'ai jamais trompé tu sais… Mais là, je sais pas ce qui me retient, après tout, lui ne s'est pas gêné" elle sourit tendrement.

Doucement, Balthazar alla poser ses lèvres sur celles d'Hélène qui cette fois, prit plaisir à répondre, posant ses mains sur le visage du légiste, lâchant au passage le coton qui retomba par terre.

Le baiser était tendre, doux, presque renversant. Balthazar serrait doucement les hanches d'Hélène et il essayait de la rapprocher encore plus de lui. Comprenant le message, la belle blonde se leva légèrement et passa ses jambes autour de celles de Balthazar, se retrouvant sur ses genoux, sans jamais réellement détacher ses lèvres de lui.

-(fin de la partie de Mathilde)-

Les émotions qui s'étaient emparées des amants étaient si fortes, si pures. Jamais ils n'avaient connu pareille passion et pareil amour. Les mains d'Hélène se baladèrent d'abord dans le cou de Balthazar, puis dans son dos, tandis que ses mains à lui se glissèrent dans les boucles blondes de la Capitaine, jouant avec une tendresse qui contrastait le feu de leurs baisers.

Leurs lèvres ne se quittaient que lorsque l'air se faisait ressentir. La passion et le désir s'intensifiaient et les mains d'Hélène se dirigèrent vers le haut de son amant, qu'elle souhaitait enlever. Le remarquant, Balthazar lui demanda si elle était sûre de vouloir continuer, ce à quoi la Capitaine répondit qu'elle n'avait jamais été aussi certaine de quelque chose de toute sa vie.

Cela fut la confirmation nécessaire au légiste, qui se leva sans attendre une minute de plus, entraînant la blonde avec lui dans sa chambre. Son envie de montrer à son amante combien il l'aimait était intenable, le rendant impatient.

Une fois dans la chambre, Hélène fut posée au bord du lit, et Balthazar retira lui-même son haut, exposant ainsi une fois de plus son torse. À la différence de toutes les fois précédentes, la Capitaine avait enfin tout le loisir de regarder sans se cacher, ce dont elle ne se priva absolument pas.

Mais Hélène voulait plus que regarder, alors elle se leva et s'avança vers Balthazar, balançant son tee-shirt au passage. Une fois à sa hauteur, ses mains se posèrent sur le corps de cet homme qu'elle aimait déjà tant, laissant ses doigts courir sur les muscles de son légiste, qui la regardait, absolument fasciné. Ce qu'ils ressentaient était incomparable à tout ce qu'ils avaient déjà vécu avant, et ils voulaient s'y noyer tellement cela leur était agréable. Et bien que Raphaël appréciait la sensation des mains d'Hélène sur son corps, son but premier était de lui faire plaisir, de lui montrer comment se comportait un homme réellement amoureux et attentionné. Alors, il recula doucement la blonde, afin qu'elle se retrouve là où elle était un peu plus tôt.

Une fois que la Capitaine fut à nouveau sur le bord du lit, Balthazar la fit tendrement se reculer, ce qu'elle fit sans question. Puis, il se mit au-dessus d'elle, lui retira son sous-vêtement, avant de s'attaquer à son bas. Bien vite, la blonde se trouva entièrement nue devant le légiste. Alors qu'elle s'était attendue à se sentir gênée ou complexée, Hélène ne ressentit rien d'autre que de la sérénité, de l'amour, et de la passion. En effet, ce que la Capitaine pouvait y lire dans les yeux marrons de son amant surpassait tout ce qu'elle avait osé imaginer. De plus, jamais, au grand jamais, Antoine ne l'avait regardée comme si elle était la huitième merveille du monde, même au début de leur relation.

Son cœur gonfla d'amour pour cet homme qu'elle n'était pas censée aimer, et pourtant, Hélène ne pouvait plus imaginer sa vie sans son légiste. Et la manière dont il la regardait n'était qu'une raison de plus à ajouter à la liste déjà bien longue de ce qu'elle aimait chez lui.

Perdue dans ce tourbillon de sentiments, Hélène ne remarqua pas que son amant s'était déplacé, jusqu'au moment où elle sentit des mains se promener sur son corps et des baisers aussi légers que des caresses être déposés sur son entre-seins. Un soupir lui échappa, et Balthazar enregistra cette réaction. Il voulait se souvenir de la moindre fraction de seconde de ce moment, de la moindre réaction de sa belle. Dans sa tête, c'était "au cas où cela ne se reproduirait pas", même s'il savait qu'il ne pourrait plus vivre sans Hélène, encore plus maintenant qu'il s'apprêtait à la découvrir de la plus intime et vulnérable des façons.

Ensuite, Raphaël décida de passer à l'étape suivante, et il embrassa délicatement un sein d'Hélène, avant de s'attaquer à son téton, le mordillant et le léchant, tandis que la blonde soupirait de plaisir. Les attentions de Balthazar étaient réellement agréables, et s'il comptait lui offrir encore plus, elle n'allait plus jamais vouloir un autre homme, ce qui était en réalité le but du légiste.

Raphaël offrit ensuite le même traitement à l'autre téton de son amante, qui glissa une main dans la chevelure brune de l'homme qu'elle aimait. Puis celui-ci quitta sa poitrine pour continuer sa découverte du corps de la blonde. Balthazar reprit ses baisers, tandis qu'Hélène se laissait faire, profitant simplement des sensations qu'il lui provoquait. Après tout, cela ne lui était pas arrivé depuis bien longtemps.

Petit à petit, les baisers du légiste s'approchèrent de l'intimité d'Hélène, avant qu'il ne s'en éloigne à nouveau, préférant d'abord se concentrer sur l'intérieur de ses cuisses. Il reste là, de longues minutes, à déposer des baisers tantôt légers comme la brise, tantôt enflammés sur les cuisses de la Capitaine, avant d'enfin s'attaquer à son intimité, qui était déjà trempée.

À l'instant où il effleura de ses doigts le sexe d'Hélène, celle-ci laissa échapper un gémissement. C'était presque une supplique. Elle avait besoin de plus. Mais Balthazar semblait d'humeur à la taquiner encore un peu. La Capitaine avait l'habitude, bien qu'elle aurait aimé qu'il s'arrête au moins une fois. Sûrement après, quand il aura enfin décidé qu'il était temps, qu'elle avait assez langui.

Et finalement, ce fut comme si ses prières avaient été entendues puisque Raphaël inséra un doigt en elle, faisant des vas-et-viens relativement lents. Il se redressa, n'arrêtant pas ses actions pour autant, et quand ses lèvres furent à nouveau au niveau de celles de son amante, Balthazar l'embrassa comme si c'était la dernière fois. Mais ce n'était pas la dernière fois, puisqu'ils s'embrassèrent encore et encore, toujours avec la même intensité, et quand le légiste ajouta un deuxième doigt dans l'intimité de sa belle, cette dernière se cambra et ce fut comme si elle avait arrêté de respirer pendant une demi-seconde. L'intensité de ce qu'elle ressentait était telle que la blonde aurait pu être choquée si elle avait eu les idées claires, ce qui n'était plus tout à fait le cas.

Cependant, Hélène avait besoin d'un petit peu plus pour atteindre l'orgasme, et Balthazar sembla le comprendre puisque son pouce se mit à effectuer des pressions circulaires sur son clitoris et les réactions se multiplièrent à mesure que la Capitaine perdait le semblant de contrôle qu'il lui restait.

Sa respiration continuait de s'accélérer et son cœur continuait à battre plus vite. Ses gémissements se firent si intense qu'il était certain que ses voisins les avaient entendus. Son corps se mit à trembler légèrement, ses yeux se fermèrent et tous ses muscles se tendirent quand enfin elle atteignit l'orgasme tant attendu. Balthazar ne pouvait détacher ses yeux de ce spectacle qui était à couper le souffle. Son Hélène était en train de jouir avec une telle intensité qu'il voulait la voir encore et encore dans cet état-là.

La Capitaine, quant à elle, ne se sentait désormais plus capable de renoncer à cet homme dont elle était tombée amoureuse envers et contre tout. Son plaisir intense était décuplé par l'amour pur qu'elle ressentait, et si elle avait dû mourir à cet instant, Hélène serait morte au sommet du bonheur.

Les sensations provoquées par l'orgasme commencèrent à perdre en intensité, mais le cœur des deux amants continuait de gonfler d'amour et de joie. Ce qu'il venait de partager était sûrement l'un des moments les plus intenses de leur vie, alors que seule Hélène avait réellement pris du plaisir. Mais Balthazar pouvait tout à fait s'en passer si cela voulait dire qu'il avait réussi à prouver à sa Capitaine comment se comportait un homme concrètement et sincèrement amoureux.

Pendant un moment qui leur paraissait figé dans le temps, les amants profitèrent simplement de la présence de l'autre. Hélène reprenait son souffle et se remettait de son orgasme, tandis que Raphaël l'observait avec tant d'amour dans le regard que la blonde avait un sourire comme jamais il ne lui avait jamais vu sur le visage. Ils auraient pu rester ainsi jusqu'à la fin de leur vie. Mais la Capitaine voulait rendre à son légiste ce qu'il venait de lui faire vivre.

Ainsi, Hélène commença à bouger, afin de trouver une position plus confortable pour ce qu'elle désirait faire à son amant, qui la regarda surprise. Certes, il avait une petite idée de ce que sa Capitaine préparait, mais il lui avait dit que c'était pour elle, alors il ne s'était pas spécialement attendu à ce qu'elle le lui rende, surtout pas maintenant. Mais il n'allait certainement pas se plaindre. Le légiste laissa donc faire la blonde, qui avait enfin trouvé la place qu'elle pensait être la plus confortable.

La Capitaine fit voler le pantalon et le sous-vêtement de Raphaël, qui ne l'avait toujours pas retiré, et elle l'admira un moment. Mais ce n'était pas en observant qu'elle allait lui rendre le plaisir qu'il lui avait procuré, alors elle se mit à l'action. Lentement, afin de le faire un peu languir comme il l'avait fait plus tôt, Hélène déplaça ses mains sur le corps de son amant, tout en évitant son sexe. Il lui fallait faire monter doucement les sensations, afin qu'il reçoive un orgasme aussi puissant qu'elle. Après tout, c'était tout ce que Balthazar méritait aux yeux de la blonde.

Comme cela avait été le cas pour Hélène, l'amour ressenti décuplait les réactions et le plaisir. De plus, voir sa Capitaine ainsi, de l'entendre et d'être le responsable de son plaisir avait excité Raphaël plus que de raison. Et quand la main de la blonde s'enroula autour de son membre, il lâcha un râle de plaisir. Les premiers vas-et-viens se firent sentir et Balthazar soupira.

Pendant quelques minutes, Hélène continua ainsi, faisant monter tranquillement la pression et le désir de son légiste, dont les sentiments décuplaient les sensations provoquées par son amante. Il ne saurait pas expliquer comment ce qu'il ressentait pour sa Capitaine pouvait autant accentuer le plaisir procuré par ce qu'elle lui faisait, mais il ne voulait pas réellement comprendre. Tout ce qu'il désirait à cet instant, c'était qu'elle accélère ses gestes.

Cependant, ce n'était pas exactement ce que la blonde avait en tête. En effet, elle retira sa main, au grand dam de Balthazar, qui, pendant une seconde, pensa qu'elle allait le laisser comme ça. Heureusement pour lui, il se trompait complètement. Hélène remplaça plutôt sa main par sa bouche, et à peine il y eut contact, Raphaël savait qu'il était foutu. C'était l'une - si ce n'était la meilleure - des meilleures sensations qu'il avait éprouvées de toute sa vie.

Une fois encore, la force de l'amour qu'il éprouvait pour sa Capitaine décuplait tout ce qu'il vivait, mais, même sans cette puissance émotionnelle, cela restait réellement un moment de pur plaisir. Et cela devint encore plus intense, si c'était possible, quand Hélène commença à s'occuper de lui avec sa bouche et sa langue. La blonde savait ce qu'elle faisait, c'était indéniable, et bien vite, Raphaël se trouva sur le point d'exploser.

Pourtant, Balthazar se fit violence en se retirant de la bouche de la blonde. Il avait d'autres plans pour la nuit, et il comptait bien s'y atteler, dès que possible. Ainsi, le légiste repositionna sa Capitaine, qui se demandait quoi, avant qu'il ne la rassure en lui expliquant simplement ce qui l'avait poussé à arrêter.

Avant de faire quoi que ce soit d'autre, Raphaël s'assura une nouvelle fois qu'Hélène était toujours d'accord, et lorsqu'elle confirma, un sourire amoureux sur le visage, le légiste se mit en place au-dessus d'elle. Puis, dans un geste lent, il s'inséra en elle. Ils gémirent à l'unisson. Enfin… enfin ils étaient liés de la plus intime des manières, et il n'y avait rien de plus beau à leurs yeux. Pendant un moment, Balthazar resta immobile, permettant à sa partenaire de s'habituer à sa présence. Et quand ses hanches se soulevèrent, le légiste commença à se mouvoir en Hélène, tandis que celle-ci baladait ses mains partout où elle pouvait le toucher.

Tout leur semblait si intense qu'ils eurent presque l'impression de revivre une première fois, bien meilleure que tout ce qu'ils auraient pu imaginer. Comme toujours depuis qu'ils s'étaient laissés aller à leurs sentiments et leurs envies, l'amour décuplait toutes les sensations, sans qu'aucun ne comprenne pourquoi. Après tout, ils n'étaient plus franchement en état de réfléchir.

Tout ce qu'ils pouvaient encore faire, c'était gémir le nom de l'autre et se laisser complètement aller au moment qu'ils partageaient. Les mains se baladaient sur le corps de l'autre, les lèvres se trouvèrent et les langues dansaient. Entre deux baisers, les gémissements augmentaient en intensité, tout comme les coups de reins du légiste, qui se perdait lui aussi dans les tréfonds du plaisir, exactement comme son Hélène.

Ils continuèrent ainsi jusqu'à l'explosion, qui arriva d'abord pour la Capitaine peu après que son amant se fut mis à titiller son clitoris. Jamais elle n'avait ressenti de plaisir aussi intense et pur. Dans un cri, elle se laissa pleinement aller à la jouissance, ses ongles laissant des marques dans le dos de son amant, qui ne stoppa pas ses gestes. Au contraire, il accéléra et rejoignit bien vite Hélène.

Les amants restèrent immobiles le temps de reprendre leur souffle, puis Balthazar se retira de sa Capitaine. Il les repositionna, et Hélène se trouva blottie contre lui, pour le plus grand contentement des deux. Quelques regards furent lancés çà et là, puis la blonde déclara qu'elle avait passé un moment parfait, pour le plus grand bonheur de Raphaël, qui se contenta de confirmer les mots d'Hélène.

Les choses étaient loin d'être parfaites, mais tant qu'Hélène Bach et Raphaël Balthazar étaient ensemble, ils savaient qu'ils s'en sortiraient.