Bonjour à tous !
Note : Suit à la review de Loodp : oups en effet c'est une erreur de ma part concernant Synopsis, la preuve que cela fait bien longtemps que je n'avais pas écrit !
Concernant le format de cette fiction : ne soyez pas étonnés de voir plusieurs chapitres sur une seule page. J'ai la très mauvaise habitude, depuis le début, d'écrire des chapitres minuscules. Plutôt que de vous frustrer en ne sortant que des petits chapitres je préfère en sortir plusieurs à la fois, ce sera plus agréable pour tout le monde je pense.
Bonne lecture !
Chapitre 4
La première année (l'année commune) avait été d'une longueur et d'une inutilité (aux yeux des jeunes femmes), que les trois soldates s'étaient retrouvées directement après les examens officiels de fin d'année, et étaient maintenant en train de savourer un délicieux cocktail sans alcool accompagné de viennoiseries, en se promenant le long des quais. La promenade portuaire était particulièrement agréable à la fin de l'été : l'horizon était parsemé des navires de guerre qui rentraient ou partaient en mission.
L'académie se trouvait à l'extrême nord de l'île où Marineford avait été implantée des siècles plus tôt. L'île était très certainement la plus densément peuplée du globe : entre Marineford, l'académie, et tous les bâtiments annexes de réparation, ingénierie, soins etc au moins un million d'hommes, de femmes et d'enfants étaient présents.
Les trois soldates aimaient particulièrement se promener le long de la mer pour rejoindre le quartier des familles qui était de loin le plus beau. Il y régnait une ambiance apaisante, loin du stress de l'académie et de l'intensité de Marineford.
« Tu vas faire quoi pendant ta semaine de vacances Jo' ? » Demanda Lisa en entrant dans l'une des nombreuses librairie du quartier des familles.
Jojo faillit se prendre la porte en pleins visage quand trois gamins déboulèrent dans l'autre sens pour échapper à leur mère qui les poursuivait en leur criant dessus. L'image frappa Jojo une seconde, elle était bien trop jeune pour envisager de s'épanouir dans une vie où sa mission principale serait de gérer des gosses insupportables.
« Honnêtement je ne vois pas trop ça comme des vacances. J'attends les résultats avec impatience. Sincèrement, si je ne suis pas assez bien classée et que je n'ai pas la spécialité Soins, je pense que je partirai. Hors de question d'intégrer « combat » « administration » ou « ingénierie ». Répondit celle-ci.
Les trois jeunes femmes se jetèrent un coup de d'oeil et hochèrent de la tête en même temps. Le plan avait été élaboré depuis longtemps : être formée dans l'académie de soins, se spécialiser dans le domaine de la santé qui les intéressait et construire une carrière phénoménale. Hors de question de dévier de ce chemin. Le plan B était de se former dans le civile et ouvrir un cabinet de soins dont le but serait de soigner le plus de monde possible. Hors de question, en cas d'échec dans la marine, de rejoindre la piraterie, l'armée révolutionnaire ou même les brigands. Elles arriveraient à se débrouiller seules.
« Sinon, les filles de première année de soins m'ont dit qu'il y avait des thermes au sud du quartier des familles, à côté des jardins exotiques. On pourrait y aller après le dîner ? » Propose Anne et payant son livre au libraire qui devait être au moins aussi âgé que sa boutique.
« Ca tu vois Anne c'est certainement la meilleure idée que tu ais eu de toute ta vie. » Répondit Jojo en croquant dans son dernier beignet à la pomme.
Les trois femmes, après avoir acheté une dizaine de livres de médecine, s'attablèrent dans l'un des restaurants chics du quartier. Celui-ci était particulièrement calme puisqu'il avait la réputation d'accueillir les jeunes couples de soldats et civils sans enfants. Elles furent installées à une table et remarquèrent à leur gauche un groupe de jeunes hommes de leur promotion qui finissait leur repas. Elles reconnurent quelques visages familiers : une grande perche prénommée Kuzan et l'homme au visage toujours sérieux : Momonga.
Jojo les salua de la main, notamment Kuzan. Elle était rapidement devenue amie avec lui, leurs comportement étant sensiblement les mêmes : ils dormaient à côté en cours mais arrivaient toujours les premiers au restaurant. Avec Momonga, Jo' avait eu plus de mal. Son côté strict et droit déviait un peu du sien ce que énervait facilement le jeune homme qui, en soldat bien éduqué, ne le montrait jamais.
Les deux hommes lui répondirent par un sourire et continuèrent leur repas.
« Tu as réussit à convaincre Kuzan à nous rejoindre dans les soins ? » Demanda Anne en scrutant la carte du restaurant.
« C'est pas faute d'avoir essayé mais honnêtement je pense que c'est une bonne chose de ne pas l'avoir avec nous. Ses mains sont aussi agiles que des pinces de crabes et je ne pense pas qu'il aurait les bons réflexes en cas d'urgence vitale. Tu aurais le temps de mourir au moins six fois avant que monsieur ne daigne se réveiller pour te sauver la vie. » Expliqua Jojo.
La remarque fit rire les trois femmes.
« KUZAN ! MOMO ! Venez avec nous aux thermes dans le quartier sud dans la soirée ! » Hurla Jo en direction des hommes. Kuzan lui répondit d'un pouce en l'air, Momo soupira bruyamment. Les thermes ne seraient pas aussi reposant qu'il l'espérait si cette tornade blonde était présente.
Chapitre 5
« Je pense sincèrement que tu vas te faire décapiter dans ton sommeil dès ta première année professionnelle Kuzan. Sauf si tu arrives à te réveiller entre temps... » Expliqua la blonde en nageant tranquillement dans la source chaude.
Les deux hommes et les trois femmes s'étaient retrouvés après un bon repas dans les sources chaudes, dans les bassins mixtes. Momo et Anne discutaient tranquillement, ils venaient de se rendre compte qu'ils étaient natifs d'îles voisines. Lisa profitait de la chaise longue pour commencer sa nuit. Et Kuzan et Jojo se baignaient, à moitiés endormit.
« Mmmm, tu as peut être raison mais ce serait peut être une belle mort ». Répondit simplement l'homme, qui sentait son énergie le quitter peu à peu à cause de son fruit du démon. Jojo restait à proximité pour l'aider en cas de noyade. Mais vu son gabarit, elle aurait bien du mal, il faisait au moins trois têtes de plus qu'elle et lui, contrairement à elle, était musclé puisqu'il prenait l'entraînement physique plus au sérieux qu'elle.
L'atmosphère était particulièrement calme et agréable jusqu'à ce que des gradés arrivent dans la pièce. Une femme, d'environ une trentaine d'année et un homme peut être un peu plus jeune entrèrent, reconnaissables grâce à leur tenue qu'ils quittaient rarement, même en repos.
Momonga fut le seul à reconnaître les deux protagoniste, puisqu'au final il était certainement le seul du groupe à avoir prêté attention pendant les cours sur les hauts gradés de la marine.
« Commadant Tsuru, Commandant Monkey D Garp » Fit il quand les deux gradés passèrent près du groupe. Les deux vieux amis lui répondirent d'un signe de tête et se mirent à l'écart dans un autre bassin. Les jeunes soldats pouvaient entendre le commandant raconter une histoire rocambolesque sur les aventures de son jeune fils Dragon.
« Bon, je pense qu'il faudrait mieux que l'on aille se promener dans les jardins exotiques, le glaçon est en train de fondre ». Fit remarquer Jojo en pointant du doigt le brun qui semblait apprécier de moins en moins l'eau chaude.
Momonga aida le brun à sortir du bain, suivit de Jojo qui gardait un œil sur lui. Son petit côté sadique de soignante rêvait peut être d'une toute petite, minuscule, inoffensive plaie que la femme pourrait soigner. Cela faisait bien trop longtemps qu'elle n'avait pas fait de médecine, à part dans ses lectures du soir, elle avait l'impression d'être en manque.
« Je vous abandonne, mon lit m'appelle ». Commença Lisa.
« Je vais emmener Kuzan dans nos quartier, une bonne nuit de sommeil nous fera du bien, il se fait tard. » Renchérit Momonga.
« Je viens avec toi Lisa, je veux commencer les livres que je viens d'acheter. Ca traite des brûlures superficielles et profondes mais des muqueuses, je pense que ça peut être intéressant si cela aborde la partie biologie plus que la partie... » Et c'est ainsi que Jojo se retrouva toute seule au milieu de la rue, en face de l'entrée des thermes.
Elle n'avait aucune envie de rentrer, elle était encore bien trop éveillée après la journée stressante qu'elle venait de vivre. Derrière elle, deux femmes passèrent, les bras chargés de plants et fleurs.
Elle aperçut au loin les escaliers menant aux jardins exotiques. Les jardins étaient en réalité à flanc de falaise ce qui permettait de faire toute une promenade le long des rochers.
« Bon, c'est partit j'imagine ».
Chapitre 6
La jeune femme était émerveillée par la vue. Elle se promenait depuis maintenant une demie heure le long de la falaise. La nuit était tombée depuis bien longtemps, la lune faisait luire les vagues presque sous ses pieds. Elle n'avait jamais vu de plantes aussi rares dans un même endroit. La proximité avec l'océan et les minéraux présents dans la falaise faisaient un parfait garde manger pour elles. Elle se nota mentalement de recherche demain si un centre de plantes médicinales existait dans les parages. Le silence régnait, il était plus de minuit passé et elle était seule à se promener. Le chemin n'était absolument pas dangereux puisque bien éclairé par les lampadaires et parfaitement emmuré pour éviter toute chute. C'était un parcours très prisé par les familles le dimanche.
Elle aperçut après plusieurs kilomètres un banc dans un renfoncement et s'y jeta presque, la fatigue arrivait enfin. Elle se reposa quelques minutes et s'endormit presque. Le son des vagues se projetant doucement contre la falaise la berça rapidement. Mais cette mélodie fut rapidement perturbée par le bruit de petits ciseaux. Elle se réveillé et chercha du regard la source de ce bruit. Elle ne l'avait pas remarqué au moment de s'asseoir, mais un homme, à la carrure assez imposante, habillé en civile, était assit et penché au dessus d'un minuscule bonzaï qu'il tallait délicatement.
L'homme sentit son regard sur lui mais ne se retourna pas, continuant son jardinage.
Jojo se retourna donc et tenta de reprendre sa sieste où elle l'avait laissée. Au bout d'une dizaine de minute, elle vit soudainement les lampadaires s'éteindre.
« Merde » Elle jura discrètement. Il n'y avait plus aucune source de lumière pour lui permettre de reprendre le chemin en sens inverse, et à flanc de falaise ce n'était peut être pas l'idée la plus lumineuse qu'elle ai eu. Evidemment, elle n'avait apporté que son argent, elle n'avait aucune source de lumière sur elle.
« Merde » Répété-t-elle en se relevant et en marchant doucement devant elle. Elle voyait toujours les extrémités du chemin grâce à la lune mais rien de bien rassurant.
La sentant s'agiter et jurer, l'homme au bonzaï se relevant doucement, épousseta son short et sa chemise des minuscules feuilles qu'il avait accumulé et retourna sur le chemin.
Il passa à côté de la jeune femme, la regarda paniquer légèrement et partit devant.
Jojo commençait à s'énerver contre elle-même et contre le service de gestion de l'île qui avait eu la brillante idée de couper les éclairages publics passé une heure du matin. Elle s'arrêta un instant pour regarder l'homme passer devant elle.
Elle essaya de le suivre, il devait sûrement connaître le chemin par cœur s'il venait faire son jardinage ici.
A peine eut-elle le temps de se dire que la chemise blanche du brun lui servirait de lampe torche qu'elle vit ce dernier enlever sa chemise.
Merde, elle n'aurait pas le temps de l'attendre s'il décidait de se baigner, elle commençait à en avoir marre, elle voulait rentrer le plus vite possible.
L'homme enleva délicatement sa chemise, la plia proprement et la garda dans sa main droite. Il continua d'avancer le long du chemin. Alors que Jojo le suivait silencieusement quelques mètres derrière, la jeune jura quand elle vit le torse et le dos de l'homme se transformer en torche de lave.
C'était décidément beaucoup plus pratique qu'un lampadaire.
