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Bonne lecture !


Chapitre 15

« -Tu sutures calmement et tu refermes. »

CLAC. Jojo coupa le fil avec dextérité après avoir noué le fil à la blessure. Le soldat la regarda, en sueur, et la remercia d'un hochement de tête avant de partir en se tenant le bras.

« CODE BLEU, CODE BLEU, ARRIVEE PREVUE DANS CINQ MINUTES ».

La voix résonna avec force dans le haut parleur du couloir. Jojo put voir toutes ses collègues se dépêcher de terminer leurs soins et de préparer les blocs d'accueil d'urgence.

L'infirmière en chef réceptionna l'ordre de mission du code bleu :

« Naufrage à 20km des côtes de Marineford. Un navire pirate était en embuscade. La flotte militaire l'a coulé mais s'est prit plusieurs coups de canons. Une vingtaine d'hommes doivent arriver. »

Jojo suivit le rythme de ses collègues à son tour et prépara tout son matériel. Une des soignantes lui fit un signe de la main pour la suivre et elles se dirigèrent vers l'entrée sud des urgences : la porte maritime. Dans le cas des naufrages, il n'était pas rare de voir les blessés arriver directement par la mer pour ne pas perdre de temps.

Et en effet, Jojo pouvait déjà apercevoir la silhouette du navire de sauvetage foncer à vive allure vers eux.

Il ne leur fallut que quelques minutes pour les rejoindre. La blonde vit alors trois hommes quelle connaissait bien pour avoir souvent travailler avec eux, décharger les victimes du navire sur des civières pliables. Elle regarda attentivement les hommes défiler devant elle, essayant de faire un rapide examen clinique de chacun des hommes. Elle s'empara du bref rapport d'urgence rédigé par son collègue pour le lire à voix haute à ses collègues.

« On a une quinzaine de matelots. Principalement des pathologies pulmonaires en lien avec l'inhalation d'eau de mer et des polytraumatisés. On a cinq blocs de libres : donc celui-là, celui-là et ces trois là passeront en premier. On va faire pouvoir transférer ces cinq là en pneumologie directement. Et on a aussi un gradé qui a été perforé assez brutalement, la poulie lui a traversé le corps. Il a un fruit du démon type logia mais comme il a perdu connaissance il n'a pas pu se l'enlever lui-même. Il s'agit du colonel ... »

Le choc envahit le visage de Jojo. Alors qu'elle lisait le rapport, un corps défila sous ses yeux. Elle aurait pu le reconnaître entre mille.

« Je m'en occupe » Dit-elle en suivant le brancard qui rentrait dans l'un des box d'accueil, tout en lançant son rapport à sa collègue. Elle ordonna aux sauveteurs de quitter les lieux une fois le colonel installé sur le lit et commença ses soins.

En quelques secondes à peine, le marine était raccordé à plusieurs machines qui évaluaient en temps réel ses constantes et elle venait de lui poser une perfusion sur la main pour l'aider à reprendre des forces. Elle s'étonna qu'elle puisse le piquer, normalement son corps se changeait immédiatement en lave. Il devait avoir atteint un niveau de fatigue extrême.

Elle resta enfermée dans le box pendant des heures. Ses possibilités étaient limitées : elle ne pouvait pas enlever la poulie sans prendre le risque de créer une énorme hémorragie si Sakazuki ne se réveillait pas pour utiliser son logia. Mais elle ne pouvait pas non plus attendre des heures voir des jours qu'il se réveille pour enlever la poulie sans prendre le risque qu'une très probable infection ne dégénère. Elle prit alors la décision la plus sage : elle lui laissait deux heures pour se réveiller avant de toucher à la poulie, le temps pour elle de préparer tout le matériel et de prévoir une place au bloc opératoire si les choses dégénérait.

L'idée de voir Sakazuki se vider de son sang devant elle la terrorisait.

Chapitre 16

« -Ne m'oblige pas à faire ça Sakazuki, s'il te plaît ».

Cela faisait une vingtaine de minutes maintenant qu'elle avait mis en place tout son protocole d'urgence et qu'elle attendrait avec angoisse le réveil du marine en lui tenant la main. Ce dernier n'avait montré aucun signe de réveil.

Elle soupira.

Elle décida de tenter une ultime chose, à l'abri du regard de ses collègues. Ce n'était pas la chose la plus professionnelle à faire mais certainement la plus efficace.

Elle s'empara d'une grande poche d'eau stérile qu'elle accrocha sur la barre au dessus du visage du marine. Elle raccorda la poche à un tuyau, arracha la protection et ouvrit le robinet à fond.

Aussitôt, une vague d'eau stérile déferla sur le visage du colonel. Elle voulait créer une sensation de noyade au cerveau de Sakazuki pour le forcer à se réveiller par instinct de survie.

Ce qu'elle réussit merveilleusement bien : il ne fallut que quelques secondes pour que le colonel se relève d'un coup, happant une énorme gorgée d'air.

Par réflexe, elle coupa le robinet et se propulsa contre le torse du marine, qui devait faire au moins deux fois le sien, pour l'obliger à se rallonger sur le lit. Elle attrapa avec force son visage et le força à la regarder.

« Regarde moi ! Arrête de bouger et reprend ton calme » Ordonna-t-elle.

Le corps du marine se détendit rapidement sous le toucher de la blonde. Sakazuki eu l'air perdu pendant un bref instant mais plonger dans les yeux de la blonde eu comme un effet sédatif pour lui.

Il était cependant toujours à court de souffle suite au choc.

« Tu es à l'hôpital, je te soigne. Tu as un objet dans coincé dans le torse. Est ce que tu le sens ? » Expliqua clairement Jo'. Sakazuki se concentra un instant et hoche de la tête.

« Tu vas m'écouter et faire exactement ce que je te dis. Est ce que tu es assez en forme pour utiliser ton fruit du démon ? »

Sakazuki hocha à nouveau la tête.

« Je vais arracher d'un coup sec la poulie et toi tu vas te concentrer pour refermer ta plaie avec ta lave ok ? »

Sakazuki agrippa discrètement le matelas sous son corps pour encaisser le choc. La blonde prit ça pour un oui et se positionna à califourchon entre ses jambes pour pouvoir enlever la poulie d'un coup sec. Elle le regarda dans les yeux et commença le compte à rebours. Elle pouvait décerner toute la confiance qu'il avait en elle en un seul regard.

« Maintenant ! » Ordonna-t-elle. Elle arracha la poulie d'un coup sec et vit la plaie se refermer aussitôt sous la lave.

Elle soupira de contentement et descendit du lit. La blonde se laissa tomber dans le fauteuil prêt du bureau, balançant la poulie dans la poubelle à sa droite. Du coin de l'oeil, elle aperçut Sakazuki se relever lentement pour s'asseoir au bord du lit. Il était complètement torse nu, n'avait plus son éternelle casquette et son pantalon était trempé suite au naufrage. Elle scruta le torse parfaitement musclé du soldat : la plaie avait déjà complètement disparu. Le colonel grimaçait tout de même un peu, son pantalon et ses chaussures étaient encore imbibées d'eau de mer ce qui ne l'aidait pas franchement à se rétablir. Elle n'avait plus la force de bouger, elle était exténue. Elle avait finit son service officiellement depuis plus d'une heure mais était restée pour soigner Sakazuki ce qui l'avait transformé en une boule de stress. Elle resta donc à moitié avachit sur le bureau à siroter une tasse de café.

« Tu as finit ton service ? » Demanda simplement Sakazuki en se nettoyant rapidement le visage avec l'eau du robinet.

« Oui, tu étais mon dernier patient » Fit-elle avec un sourire en coin.

Elle allait avaler une gorgée de café quand elle sentit la tasse lui échapper des mains. Sakazuki était penché au dessus d'elle et avait posé la tasse à l'autre bout du bureau. Sa main gauche vient se loger dans le coup de la jeune femme qui soupira de contentement en sentant la chaleur émaner de sa peau. Il caressa sa peau doucement et embrassa sa chevelure blonde parfaitement nouée. Jojo se laissa faire, cherchant même à garder le contact avec sa main le plus longtemps possible.

Il l'aida à se relever et passa son bras autour de ses hanches pour l'aider à marcher malgré la fatigue qui l'envahissait.

« Rentrons ». Fit-il simplement.

Chapitre 17

Jojo soupira de plaisir. Le contact de l'eau chaude ressemblait à une caresse langoureuse qui enveloppait son corps. En entrant dans l'eau elle soupira de plaisir, laissant tomber sa tête en arrière, dévoilant son coup et la naissance de sa poitrine au colonel qui savourait cette vision. Il ne fit cependant aucun commentaire et s'appuya contre le rebord du bain pour ne pas se noyer.

« Tu as eu une idée phénoménale Sakazuki » Murmura la soignante en se rapprochant du brun. Elle passa son bras sous celui du colonel pour garder appui et posa sa tête contre son épaule pour se reposer. Sakazuki grogna de contentement, il pouvait sentir le corps de la jeune femme se coller au sien.

Ils étaient seuls dans les bains publics du quartier sud, savourant le silence ambiant.

Après quelques minutes à savourer l'instant, Jojo se détacha du brun et se dirigea sans difficulté vers la minuscule cascade élaborée des années auparavant. Elle laissa l'eau brûlante recouvrir son corps, envelopper son visage et détendre ses muscles fatigués. Elle n'entendit pas le brun se rapprocher d'elle et l'enlacer par derrière, passant son bras entre son cou et sa poitrine. Jojo recula pour amoindrir encore la distance entre leurs peaux. Elle sentit le soldat grogner quand ses hanches entrèrent en contact avec les siennes. La blonde laissa sa tête retomber contre l'épaule du brun derrière elle, laissant libre accès à son cou au colonel. Celui-ci ne pu se contenir plus longtemps, il plongea son visage dans le cou de la jeune femme et posa ses lèvres contre sa peau, sa langue dessinant des cercles sur celle-ci. Jo' laissa échapper un soupir de désir et s'abandonna complètement à Sakazuki qui descendit sa main vers sa poitrine, passant sous le linge mouillé. La caressa la fit frissonner.

Elle n'aurait jamais imaginée finir la soirée ainsi.