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Chapitre 19
Les enfants sur la terrasse étaient de train de faire un concours de corde à sauter. Jojo sirotait tranquillement son cocktail sans alcool, le regard perdu vers l'horizon.
Les filles étaient partit depuis une heure, juste après leur soutenance de fin d'études. Mais la blonde devait encore faire une garde dans quelques heures avant d'être officiellement en vacances.
Elle soupira. Elle sentait un énorme poids disparaître de ses épaules au fur et à mesure que les minutes passaient.
Son oral s'était très bien passé, ses recherches avaient été applaudis par le jury ainsi que ses collègues et une place venait de lui être offerte au sein de la prestigieuse unité d'urgences de marineford ainsi qu'un poste pour quelle puisse se consacrer à ses recherches et apporter son aide pour faire avancer la médecine.
Elle était officiellement docteur. Après tant d'années d'études, tant de travail et de sacrifices.
Mais quelque chose clochait. Elle n'était pas aussi heureuse qu'elle devait l'être. Au début, elle avait pensé que cela était à cause de Sakazuki. Depuis l'incident plusieurs mois plus tôt, leur relation s'était largement dégradée. Elle sentait cet étau se resserrer contre elle, comme si quelqu'un ou quelque chose essayait de la manipuler. Et la soignante détestait cette sensation. Elle acceptait de devoir suivre des règles et des protocoles parfois stupides et inutiles, mais elle refusait d'agir à l'encontre de ses valeurs morales. Et même plusieurs mois après elle n'arrivait toujours pas à accepter l'épisode du pirate (elle avait apprit peu de temps après qu'il avait succombé à ses blessures après avoir été laissé pour mort au milieu de l'avenue).
Elle avait alors demandée à changer de lieu de formation et, grâce à son dossier parfait, avait pu être transférée dans une unité certes mois intéressante mais qui avait l'avantage de ne pas avoir Sakazuki dans ses rangs. Depuis, elle n'adressait presque plus la parole à Sakazuki qui ne se gênait pas pour en faire de même. Elle n'allait plus dans ses quartiers après le travail et lui ne la rejoignait plus pour dîner. La jeune femme avait l'impression de ne plus le connaître. Certes, il avait toujours été froid et très protocolaire, mais elle n'avait jamais sentit une once de malveillance en lui, jusqu'à ce jour. Elle avait l'impression de ne plus reconnaître le soldat et son avenir l'effrayait.
« Ahlala, je mangerai bien ton sandwich ». Cette voix lente et profonde fit sursauter Jojo. Elle se retourna précipitamment pour apercevoir l'homme qui venait de s'asseoir derrière elle. Un énorme sourire apparut sur ses lèvres quand elle vit « la grande asperge » avec ses lunettes de soleil et son masque pour dormir.
« Kuzan ! Ca fait longtemps ! » Cria-t-elle en se jetant dans ses bras. Aokiji l'accueillit avec plaisir en lui tapotant le dos gentiment. Il vida son verre de rhum d'une traite.
« Tu es enfin rentré de mission ! Est ce que tu as finit tes études ? » Demanda-t-elle toute excitée. Cela faisait des années qu'elle n'avait pas vu la brun. Sa formation de soldat était plus courte que la sienne car moins théorique et il avait été directement embarqué sur des navires pour partir en mission vu ses capacités. Au final, elle n'avait jamais réussit à trouver un moment où chacun d'eux était disponible pour parler au den den mushis. Il fallait aussi avouer que sa relation avec Sakazuki l'avait éloigné de ses amis qui préféraient ne pas le côtoyer (elle comprenait pourquoi maintenant.)
« Je suis colonel maintenant. Je suis rentré hier de mission. Et je suis venue te voir faire ton grand oral. J'ai rien comprit et je me suis endormit. » Avoua-t-il, son éternel air fatigué sur le visage.
Jojo eut un énorme sourire. Cela lui faisait tellement de bien de le revoir. Les deux anciens camarades restèrent deux bonnes heures à discuter sur la terrasse. Évidemment, Kuzan avait engloutit son sandwich.
Chapitre 20
« Bordel de merde, comment on en est arrivés là. » Se demanda calmement la blonde alors que les sirènes de l'hôpital de Marineford hurlaient à pleins poumons. Elle soupira, lava une énième fois ses mains et enfila ses gants stériles. Le soldat était déjà prêt, allongé sur la table, endormit, prêt à subir l'intervention.
« Et c'est que le début ma belle. La guerre n'est pas encore finit. On va en avoir pour 36 heures au moins, j'espère que t'as prit du café. » Fit son collègue à sa droite.
Elle soupira à nouveau. Cela ne faisait même pas dix ans qu'elle travaillait pour Marineford et qu'elle et ses amies avaient réussit à bâtir une carrière digne de ce nom. Jeanne rayonnait dans la recherche tandis que les deux filles s'étaient spécialisées dans les soins d'urgences. Et vu le climat politique actuel ce n'était pas du luxe.
La grande guerre de Marineford contre les pirates de barbe blanche avait éclatée quelques heures plus tôt. Jojo avait demandé de faire partie de l'unité de soins sur le front mais son dossier avait été refusé. Officiellement, elle était trop douée pour prendre le risque de la perdre sur le front. Officieusement, un certains amiral Akainu avait bloqué son dossier.
Depuis qu'elle avait revu Aokiji sur cette terrasse des années auparavant, elle n'avait plus adressé la parole à l'homme lave. A l'heure actuellement, elle s'inquiétait surtout pour le faisan qui était lui aussi devenu amiral.
« Je vous laisse refermer, je vais au bloc suivant. » Fit-elle alors qu'elle déposa ses pinces gorgées de sang sur le plateau stérile. Elle retira son uniforme jetable, se lava les mains et sortit du bloc. La blonde prit son temps pour traverser le couloir ouest. Elle regarda par la fenêtre : une énorme vague glacée et une pluie de roches en fusion illuminaient le ciel.
« C'est quoi tout ce bordel ? » Elle vit au loin les silhouettes de plusieurs de ses collègues en train de se battre. Mais aussi l'empereur des mers qui avançait dangereusement vers son fils.
«blblblb » Son den den mushis sonna.
« Jojo, j'écoute. » Fit-elle lasse alors qu'elle regardait d'un œil distrait les combats.
« Docteur, nous vous attendons de toute urgence Bloc 21. Le vice-amiral Momonga est prêt pour le bloc. » Récita un soldat d'une voix paniquée.
« PUTAIN DE MERDE » Hurla-t-elle dans les couloirs alors qu'elle courrait à tout allure.
