Septième mois de l'an 298, à l'heure du rossignol
Sansa se tenait dans le bureau de son père alors qu'il ne faisait pas encore jour, attendant que celui-ci vérifie les documents relatifs à l'arrivée du cortège Royal.
La cour devrait arrivé le jour même si les calculs de la jeune fille étaient exacts et ils l'étaient toujours depuis quelle avait repris l'apprentissage de cette matière avec plus de sérieux.
Son père posa les documents devant lui et l'observa.
- Les réserves sont plus nombreuses que je ne l'aurais espéré, la salle de banquet est prête depuis des lunes, la sécurité à été doublée, la vieille tour réparée, je ne sais pas comment tu t'y est prise mais Winterfell est prête, même plus que prête, souffla l'homme, Peut-être es-tu de ces personnes faites pour la gestion, ma fille.
Il allait pour la laisser retourner à ses occupations quand un loup noir et qui promettait de devenir massif se rappelle aux souvenirs des deux occupants du bureau, faisant s'agiter légèrement celui qui se tenait allongé derrière le Lord Stark.
Le loup s'approcha de Sansa et se positionna juste au bon niveau pour que la main de la jeune fille puisse lui caresser entre les oreilles.
Il s'agissait de Brousailles, le loup qui aurait du revenir, à Rickon mais qui était désormais le sien se dit-elle en se redressant, le loup semblant l'escorter, la protéger.
Elle tourna un instant son regard en direction de été, non, de Sage qu'il s'appelait à présent qu'il était le Loup de leur père et non celui de Bran. Sansa ne pouvait s'empêcher de le nommer été et, le Loup semblait se reconnaître à ce nom comme s'il….comme s'il se souvenait lui aussi ….
Plus tard le même jour :
Le cortège royal était arrivé et comme la première fois, le carrosse fut entouré du frère jumeau de la reine, éblouissant mais ternis par les souvenirs qu'avaient Sansa de l'homme qu'il deviendrait.
Devant lui se tenaient le Roi, toujours aussi ridicule et gros et son « fils » le Prince Joffrey.
Il était beau, c'était indéniable et Sansa comprenait comment la version d'elle plus jeune, naïve et la tête emplie de balades et contes sur de beaux chevaliers et princes aimants avait pu s'amouracher de lui.
Elle, ne voyait en son visage que le gamin faible et cruel qu'il était. Une royale tête de pioche.
Cette fois fût donc différente car elle se souvenait mais également car elle ne se tenait plus après Robb mais juste, entre lui et père. La place de Lady Stark. La place qu'aurait dû occuper mère.
Venaient ensuite, Robb, Jon, elle avait insisté pour cela et enfin, Arya.
À l'arrière, à quelques pas seulement, Theon qui fulminait de ne pas être mis en avant et juste derrière elle, sa chère amie, Dacey, quelle venait à considérer comme une sœur aînée. Une protectrice.
Elle était prête, elle devait être prête.
Quand le Roi s'approcha de son père et le prit dans une accolade brusque puis qu'il se posta devant elle, elle fit bonne figure, souriant quand il lui fit un compliment pour vite de désintéresser d'elle en faveur de Robb et de Jon.
Quand ce fut le tour du Prince, elle resta froide et insensible mais, quand ce fut la Reine qui entra dans son champ de vision, elle dû se retenir de se figer ou d'exprimer une émotion qui aurait pu la trahir.
Et juste à ce moment précis, Brousailles qui aurait du se tenir dans le bois sacré avec les autres loups, apparut à ses côtés, se collant à elle comme pour la rassurer.
Les festivités se passèrent relativement bien, bien qu'elle fut obligée de se tenir à la table principale, juste à côté de la Reine, mais elle pouvait sentir Brousailles à ses pieds, alors elle ne craignait rien.
- Est-ce toi qui à fait ta robe, petite colombe ? Lui demanda la Reine alors qu'elle observait Jon et Arya s'amuser.
- Non point, Majesté, répondit-elle.
- Non ? Peut-être n'aimes-tu pas le travail d'aiguilles ? Fit Cersei d'un air faussement attentionné et maternel.
- Il ne s'agit pas de cela, Majesté. Je n'ai tout simplement pas le temps pour ce genre de choses, il y à tellement de tâches plus importantes et utiles que de passer ses journées, une aiguille à la main
