Auteur : kitsu34
Origine : Saint seiya (série originale)
Couples : Aucun ou couples variés, au gré des idées.
Disclaimer : Rien à moi dans l'univers de Saint Seiya qui appartient à son auteur. Je ne revendique que le monde de Iéranissia.
Note : Pour l'anniversaire d'Aiolos...
Bonne lecture à tous^^.
Iéranissia au quotidien
Chapitre 5 – Kala Gennethlia, Aiolos
« Seigneur d'Or, le Grand Pope vous demande en urgence au palais, toutes affaires cessantes ! »
Aiolos arrêta son geste immédiatement et se retourna vers le garde qui venait d'accourir lui porter ce message. Aldébaran, son partenaire d'entraînement, le rejoignit et lui lança un regard interrogateur. Les autres binômes suspendirent également leurs échanges et les apprentis admiratifs qui regardaient les chevaliers d'or à l'entraînement commencèrent à chuchoter les uns avec les autres à voix basse d'un air concerné.
« Oh, ça a l'air urgent, Aiolos ! Tu sais de quoi il s'agit ?
- Non absolument pas.
- Ça a peut-être quelque chose à voir avec la délégation de Templiers arrivés hier ? Je trouvais aussi qu'ils avaient tous une sale tête…
- Être moche ne veut pas dire être un sale type, tu sais, Dite.
- Ah bon ? Pourtant ça marche, généralement. Regarde Rhadamanthe : moche et sale type !
- Je t'emmerde, Dite !
- Moh, il défend son cher et tendre ! Comme c'est mignon !
- Toi aussi Death, je t'emmerde !
- Quand vous aurez fini, on en reviendra peut-être à l'essentiel : à savoir ce qui motive un message pressant de la part de Saga au palais ? Non, parce que notre Grand Pope est peut-être en danger.
- Bien sûr que non, Aldé ! Tu t'imagines bien que si mon frère était en danger, je l'aurais senti depuis longtemps ! Et sans messager, moi ! On est connecté, lui et moi, même si ça déplaît à certains. »
Aiolos, qui se dirigeait déjà vers la sortie de l'arène à la suite du garde, entendit parfaitement la dernière pique de Kanon, lancée sur un ton moqueur. Il soupira. Kanon des Gémeaux ne lui pardonnerait sans doute jamais complètement d'avoir conquis le cœur de son jumeau. Mais, et les lèvres harmonieuses du Sagittaire s'arquèrent narquoisement, après tout, lui non plus ne lui pardonnerait pas d'avoir tenté de les séparer, Saga et lui. Alors au bout du compte, il ne pouvait pas lui en vouloir d'être rancunier…
En se dirigeant vers les vestiaires pour se doucher rapidement, Aiolos fut arrêté respectueusement mais fermement par le garde.
« Pardonnez mon audace, Seigneur d'Or, mais sa Majesté a bien dit « sans aucun délai ». Vous n'avez pas le temps de prendre une douche ou de vous changer.
- C'est urgent à ce point ?
- La voix de Sa Majesté était inquiète et pressée et il a bien insisté sur l'urgence.
- Mais il fallait le dire tout de suite ! »
Et, saisi par le sentiment que quelque chose n'allait pas, le Seigneur d'Or prit son envol. Augmentant son cosmos flamboyant, il se précipita de toute la puissance de son énergie. A présent, avec les années de pratique et d'entraînement acharné, lorsque Aiolos déployait sa force profonde, il parvenait presque à voler, porté par un souffle de feu irradiant. Le vent du Sagittaire se mêlait à son propre rayonnement de chaleur et de flammes et une traînée cosmique ardente le portait sans qu'il ne touche terre, presque. Et le spectacle était étincelant et magnifique. A chaque fois.
Saga ne s'en lassait jamais. Il adorait voir Aiolos déployer ses ailes cosmiques et s'embraser… Un frisson le parcourut. L'embrasement le gagnait à son tour, comme à chaque fois, songea-t-il, avec un sourire railleur. Un rire grave et chaud retentit dans le bureau du Pope. Après tout, c'était le but. Et le Grand Pope parvenait toujours à son but. Toujours.
La porte s'ouvrit violemment et Aiolos fit irruption dans le bureau du souverain. Saga lui tournait le dos, dans l'embrasure de la fenêtre. Il était seul. Aucun danger ou même menace ne se trouvait là. Le Seigneur d'Or embrassa la pièce du regard et s'arrêta net, au comble de la surprise.
Bouche bée, il contempla la table, élégante et raffinée, dressée avec soin et délicatesse. La nappe brodée. Les chandelles. Le bouquet de roses rouges mêlées aux gerberas pourpres. Les deux couverts.
Deux bras puissants l'enlacèrent avec douceur et un corps harmonieux se coula contre son dos. Les yeux toujours attachés sur la table de dîner romantique, Aiolos sourit sans se retourner. Saga aussi souriait, il en était sûr. Il pouvait sentir son sourire contre le lobe de son oreille que son souffle caressait légèrement.
« Une demande pressante, hein ? Tu n'as pas l'impression d'abuser du pouvoir de ta charge, là ?
- Que veux-tu, il faut bien qu'il y ait des avantages, parfois, à bosser comme un forcené.
- Oh, et à quoi dois-je ce faste ?
- Tu as oublié ?
- De quoi parles-tu ? C'est l'anniversaire de notre rencontre ou un truc du genre ? Je ne te savais pas si fleur bleue, Saga, c'est amusant.
- Tu as oublié.
- Mais j'aime beaucoup, mon amour, que tu sois fleur bleue de temps en temps. Ça compense ton manque de romantisme habituel.
- Tu vas me reprocher cette soirée de Saint Valentin manquée longtemps encore ?
- Vu qu'à chaque fois tu fais ce qu'il faut pour te faire pardonner, toute ma vie, je crois. »
Le rire d'Aiolos. Le frisson s'accentua et la fièvre s'empara de Saga. La pression de son corps contre celui d'Aiolos s'accentua et le rire lumineux retentit à nouveau.
« Eh bien, si ça continue comme ça, tu auras fait préparer cette belle table pour rien !
- Non, je tiens à ce que nous dînions. Viens, c'est ta place. »
Et Saga le conduisit jusqu'à l'un des deux sièges puis s'assit en face de lui avec un sourire qu'Aiolos trouva un peu trop satisfait et malicieux. Il lui adressa un regard interrogateur auquel Saga ne répondit qu'avec une invitation à soulever la cloche d'argent qui maintenait la nourriture au chaud. Le cœur battant sans bien comprendre pourquoi, Aiolos obtempéra et enleva la protection de métal.
C'est alors qu'il le vit, dans l'assiette.
Un écrin à bijoux de velours bleu nuit, marqué du nom d'une grande bijouterie.
« Joyeux anniversaire, Aiolos. »
Aiolos releva son regard de jade stupéfait et comblé vers l'homme qu'il aimait et qui riait doucement.
« J'y crois pas ! Tu avais vraiment oublié ton propre anniversaire ! C'était bien la peine de me faire autant de souci pour que tu ne te doutes de rien ! »
Le regard de jade, illuminé de mille éclats de bonheur, se riva au regard d'océan qui déroulait ses vagues apaisées. Deux mains puissantes et belles se joignirent au centre de la table et deux cosmos entrèrent en raisonnance.
Le temps s'arrêta.
Les chevaliers d'or encore dans l'arène levèrent la tête comme un seul homme vers le palais, à la grande surprise des chevaliers d'argent et de bronze et des apprentis présents. Les Ors échangèrent des regards complices et des sourires entendus. Quelques rires se firent entendre.
« Une urgence vitale, hin ! Après tout c'est vrai, ça peut être pressant.
- Rho, Angie, que dis-tu ?
- Tu ne vas pas dire le contraire, Dite, non ? Je me souviens que Shura est plutôt coupant dans ce genre de moments.
- Tu ne respectes rien, soudard !
- Mouarf ! Non, rien ! Aie ! Sale brute !
- Bien joué, Mû ! Ce rustre n'a que ce qu'il mérite.
- Je trouve aussi.
- Toi le mouton, fais attention, tu as de la laine à tondre !
- Et tu prétends t'en charger, le crabe ?
- Mais ça pourrait se faire, mon agneau… Viens voir là un peu. C'est une demande pressante, hein…
- Hop, hop, hop, on calme ses ardeurs, il y a des enfants, ici, Death ! »
Aldébaran, de sa tranquille poigne de géant, avait arrêté Deathmask dans son élan vers Mû. Le chevalier du Cancer ne lutta pas mais lança un sourire moqueur à Mû dont le visage s'éclaira de la même façon narquoise. De son côté, Aphrodite se moquait également de son ami, dans son dos, quand Aiolia débarqua, Milo sur ses talons.
« Qu'est-ce que vous foutez les gars ? Vous étiez sensés occuper Aiolos pour qu'il ne se doute de rien ! Il est où ?
- Laisse tomber Aiolia, la fête est à l'eau.
- Mais qu'est-ce que tu racontes, Dite, ça fait des heures qu'on s'occupe de tout décorer ! Camus est encore en train de sculpter sa glace éternelle !
- Milo, Aiolia, vous ne sentez rien ?
- Que… Oh !
- Ahahaha ! Oui, « Oh ! » Les gars ont raison Aio, je crois que c'est mort pour avoir le héros de la fête ce soir. On célébrera l'anniversaire de ton frère demain, avec celui de Seiya ! »
oOoOo
