Bonjour à tout le monde ! Un merci tout particulier à Milka et Elia pour leurs commentaires ! Et aux autres commentateurs aussi, bien sûr ! Très heureuse que l'histoire vous plaise et que la traduction vous convienne ! J'espère que ça va durer ! Voilà donc un nouveau chapitre ! J'espère qu'il va vous plaire. N'hésitez pas à laisser votre avis, c'est toujours un grand plaisir de vous lire, même si c'est pour dire que certaines choses ne vous ont pas plu. Ça reste toujours intéressant ! Bonne lecture et à très vite !
« Je suis une personne horrible pour faire quelque chose comme ça. » murmura Tonks tandis qu'elle se glissait par la fenêtre de la cuisine de Remus.
Le hibou perché près de l'évier – Strix, à priori – gonfla ses plumes et tressaillit au moment où elle bascula à travers. Il hulula lorsqu'elle renversa une assiette de l'égouttoir. Remus était vraiment parti en hâte s'il l'avait laissé plein.
« Bordel. » marmonna-t-elle.
Dans le noir, elle venait de marcher sur un éclat d'assiette et elle l'avait senti à travers sa chaussure. Elle fixa l'assiette en murmurant 'Reparo'. C'était un sort qu'elle connaissait depuis ses cinq ans et qu'elle utilisait depuis qu'elle avait une baguette avant ça, elle devait voler celle de Maman ou emprunter celle de Papa. Elle replaça l'assiette avec les autres, avant de se diriger vers le couloir et de réaliser seulement là que sa chaussette collait.
Elle alluma sa baguette pour inspecter les dégâts et remarqua une belle coupure sous son talon l'éclat d'assiette était passé à travers sa chaussure. En soupirant, elle se fit pousser une nouvelle couche de peau sous son pied, fit disparaître le sang et répara chaussette et chaussure. Se rendant compte que c'était stupide de ranger sa baguette – puisqu'elle allait sûrement rentrée dans l'un des canapés ou quelque chose d'autre – elle la laissa allumée. Il n'y avait personne d'autre qu'elle – et Strix, supposa-t-elle – dans la maison et elle n'avait rien à gagner à essayer de trouver son chemin dans le noir.
Tout ça pour être furtive, pensa-t-elle dans un soupir. Allez …
Elle passa devant les canapés jusqu'au couloir et se dirigea vers la porte du fond.
Remus transplana à l'endroit habituel dans la forêt de Gwydir. La forêt était la même à cette période de l'année blanche, avec des feuilles vertes qui sortaient par endroits de sous la neige. Une forme sombre – un autre loup-garou, supposa Remus, car il pouvait entendre des battements de cœur et personne d'autre ne vivait dans cette zone à cette période – sortit de derrière les arbres et vint à sa rencontre. Il resta parfaitement immobile en attendant que l'autre personne approche. Il l'entendit renifler bruyamment et Remus sentit un souffle chaud sur son visage.
Il aurait pu allumer sa baguette, mais lever une baguette était quelque chose à faire avec beaucoup de précaution près du camp certains loup-garous ne le prenaient pas très bien. Au lieu de ça, il attendit que ses yeux s'ajustent, ce qui ne prit pas longtemps, et une fois fait, il retrouva une vision relativement bonne.
Toute proche, l'autre personne – un homme – était reconnaissable. Il était large, chauve et n'avait qu'un œil, car il avait perdu l'autre lors d'une bataille avec Greyback quelques années plus tôt, ce qui lui valait le surnom de 'Cyclops'. Personne – Remus inclus – ne connaissait son vrai nom, mais le fait qu'il venait d'une famille de Sang-Pur était un secret de polichinelle. Remus se fit la réflexion de demander à Sirius s'il connaissait des Sang-Purs qui lui ressemblaient, car Sirius avait assisté à tant de réceptions quand il était enfant qu'il devrait probablement être capable de l'identifier.
C'est à ce moment-là que Remus réalisa tristement qu'il n'allait pas revoir Sirius ou Harry avant un très long moment.
« Triste d'être de retour ? » demanda Cyclops.
« Ça se voit ? » répondit Remus, avec ironie.
« Un peu. » répliqua Cyclops.
Le côté droit de son visage était trop abîmé pour bouger correctement, mais le côté gauche laissa échapper un sourire.
« Comment ça va depuis le temps, Lupin ? »
« Pas si mal, répondit poliment Remus. Toi ? »
« Pareil. » dit-il en haussant les épaules.
Remus sourit.
« Je peux ? »
« Vaut mieux toi que moi. On se voit dans un mois ou deux, je suppose. »
Cyclops ne se rendait jamais vraiment au camp. Il faisait parti des cinq sentinelles et était le seul à patrouiller à temps complet. Il dormait dans d'étranges abris qu'il construisait ou sous des arbres et chassait, ramassait de la nourriture ou se la voyait apporter par une des femmes du clan.
« Je repasserais, j'en suis sûr, dit Remus. Comme toujours. »
Remus n'était autorisé que dans le bâtiment principal. La dernière fois qu'ils y avaient été, Matt et lui avaient emprunté un des abris de Cyclops pour quelques nuits, après avoir été empêché de passer un moment de plus dans le bâtiment principal.
Cyclops sourit et le salua de la main. Remus choisit prudemment son chemin à travers les arbres, se basant sur son odorat plutôt que sur sa vue, car les arbres étaient tous identiques. Une minute après avoir quitté Cyclops, Remus commença à apercevoir les premières maisons et une seconde minute après, le bâtiment principal apparut dans la nuit.
C'était un monstrueux bâtiment rectangulaire, au moins dix fois la taille de la maison de Remus – probablement plus – mais malgré ça, il n'y avait qu'une seule petite porte.
Le loup-garou qui la gardait – une vieille femme que Remus avait déjà vu, mais jamais vraiment rencontré – leva la tête en le voyant approcher, renifla et acquiesça, avant de le laisser passer. Remus tourna la poignée et entra. Il toucha sa poche pour s'assurer que sa valise était toujours là, mais c'était probablement trop tard pour retourner en arrière si elle n'y était pas.
La porte s'ouvrit sur une grande pièce. Quatre longues tables avec des bancs – comme ceux de la Grande Salle à Poudlard. Seulement, sur celles-là il y avait des personnes de tout âge et pas juste des étudiants – envahissaient presque toute la salle, mais au milieu, deux bancs avaient été raccourcis pour laisser la place à un énorme fauteuil qui ressemblait à un trône. Greyback était assis là. Il leva brusquement la tête en voyant Remus entrer.
« Remus, dit-il en découvrant ses dents dans une très mauvaise imitation de sourire. Je t'attendais plus tôt. »
« Désolé de t'avoir fait attendre, Fenrir. » dit Remus.
Plusieurs personnes assises à table commencèrent à murmurer la plupart d'entre eux appelaient Greyback 'monsieur' ou 'père'. Fenrir leur semblait probablement irrespectueux en comparaison. Remus en était satisfait il ne voulait pas que qui que ce soit confonde familiarité et impolitesse.
« Mon départ n'était pas prévu, alors j'ai d'abord du m'occuper de quelques affaires, comme tu dois t'en douter. »
« Bien sûr, dit Greyback. Je ne suis rien si ce n'est compréhensif. »
« Bien sûr. » dit Remus en arquant un sourcil.
Il ouvrit la bouche pour demander où était Matt – il ne l'avait pas vu parmi les personnes présentes – mais se retint, préférant ne pas le faire devant toute cette audience.
« Pour information, ta chambre est prête. » continua Greyback en désignant la gauche de la pièce d'un revers de main.
Il n'y avait pas de murs à l'intérieur du bâtiment principal il n'y avait qu'une rangée continue d'ouvertures, si proches entre elles que le côté droit de l'encadrement était le côté gauche de la porte voisine. A travers elles, on pouvait apercevoir des chambres. Même si chaque pièce semblait ne pas être plus grande que quelques mètres de large et de long, elles avaient toutes été agrandi magiquement pour que même la plus petite chambre puisse accueillir un lit, une commode, une table et une petite salle de bain, qui contenait douche, toilettes et évier.
Chaque ouverture portait au-dessus d'elle une plaque avec un petit numéro. Sur celle de Remus était inscrit 37, car il était la trente-septième personne que Greyback avait mordu.
« Pourquoi ne vas-tu pas ranger tes affaires avant de nous rejoindre ? » dit Greyback.
Remus savait quand être impoli et quand il devait faire ce qui était demandé. Il y avait un moment où il fallait écouter. Les gens assis à table le regardèrent rentrer dans sa chambre et continuèrent à l'observer – à travers l'ouverture – une fois qu'il fut à l'intérieur. Il sortit sa valise de sa poche, lui rendit sa taille normale et la plaça sur une des deux chaises qu'il y avait autour de sa petite table. Il rêva, avec ferveur, d'une porte, mais il savait que ça n'arriverait jamais.
Une fois, des années plus tôt, il avait fait remarqué que l'intimité était un droit humain basique et Greyback avait répliqué – et ce n'était pas complètement faux – qu'ils n'étaient pas vraiment humains et avait voulu savoir ce que Remus voulait cacher à son clan. Remus n'avait pas ramené le sujet sur le tapis depuis et n'avait donc toujours pas de porte. Il n'y avait pas non plus de porte pour la salle de bain il n'y avait qu'un rideau.
Remus jeta un dernier coup d'œil résigné à sa chambre avant de retourner dans le hall.
« Bien installé ? » demanda Greyback.
Non. Remus acquiesça.
« Ta dernière visite remonte à un moment, dit Greyback. Que dirais-tu d'une visite pour retrouver tes repères ? »
Ce n'était pas une question, alors Remus haussa les épaules. Il attendit que Greyback appelle l'un de ses 'enfants', mais Greyback lui-même se leva et s'étira, attirant l'attention de tout le monde. Plusieurs d'entre eux se levèrent même, comme pour le protéger.
« On ne sera pas long, leur assura Greyback. Viens, Remus. »
Remus le suivit par la seule porte, dans la nuit enneigée. Greyback se dirigea droit vers les arbres et continua de marcher jusqu'à dépasser les limites du camp ils étaient passé devant une sentinelle sur le chemin. Remus observa les alentours pour voir si Matt avait été placé à l'écart comme une sorte de punition, mais il ne vit rien qui confirmait cette hypothèse.
« Maintenant, dit Greyback sur un ton très désagréable. Il faut qu'on parle. »
« De quoi ? » demanda Remus en s'appuyant contre un arbre.
« De toi et tes petits chiots, aboya-t-il. Tu en as deux maintenant – de ce que je sais – et je n'aime pas ça. Le petit Rosier était supposé être un des miens- »
« Je n'en suis pas propriétaire. » dit Remus en croisant les bras.
« Mais tu l'as ! »
Greyback le poussa. Remus grimaça en sentant un bout d'écorce lui piquer le dos et se mit à lisser son pull avec soin car il savait que ça allait ennuyer Greyback.
« J'ai du aller chercher Debbie – mais si je suis sûr que tu le sais déjà – au lieu que ce soit elle qui me cherche ! Tu interromps le processus naturel ! »
« Je n'étais pas censé l'aider à s'adapter ? »
Greyback ouvrit la bouche et la referma.
« Et comment une moldue était supposée te trouver ? »
Greyback lui adressa un regard dur.
« Et je pensais que tu aimais quand tes vic- »
La poitrine de Greyback se gonfla à l'entente du mot.
« Euh … les personnes que tu récompenses survivent à leur première pleine lune. »
Le visage de Greyback se contracta.
« Sans mon aide, Debbie y serait passé, dit Remus laconiquement. Elle s'est mise en pièces la première nuit et j'ai du utiliser toutes mes compétences médicales pour la sauver le lendemain matin. »
« Elle aurait du être ici. »
« Peut-être, dit Remus, avec neutralité. Mais elle n'était pas là. Toi, en revanche, tu étais ici. Pourquoi n'étais-tu pas avec elle ? J'aurais pensé qu'en tant que père, tu devais ça à ton nouvel enfant, être là quand il en a le plus besoin- »
« J'avais le reste du clan- »
« Aucun d'entre eux n'était en danger sans ta présence, dit Remus, platement. Si Debbie cherche de l'aide auprès de moi plutôt qu'auprès de toi, c'est probablement parce que je l'ai aidé. Toi non, même si tu aurais pu le faire. C'est ton problème, pas le mien, pour autant que je sache. »
La main de Greyback se retrouva autour du cou de Remus en un instant. Remus vit une longue cicatrice sur le dos de sa main et se demanda si c'était celle dont Dora était responsable lors de l'attaque de Matt. Il l'espérait.
« Je suis ton Alpha- »
« Alors qu'est-ce que ça peut faire si les gens me suivent ? demanda poliment Remus. Je te suis, non ? »
« Vraiment ? » gronda Greyback.
« Est-ce que mon indéfectible loyauté ne se voit- » dit Remus avec sarcasme, avant d'être interrompu par une pression plus forte sur sa gorge.
« Les choses vont changer, grogna Greyback. J'ai supporté tes conneries pendant des années, mais je n'ai plus de patience. Tu m'appelleras 'monsieur' ou 'père' comme tes frères et sœurs le font. Tu feras ce que je dis, quand je le dis et tu ne me défieras pas. »
« Et si je le fais ? »
« Tu n'es utile pour moi que si tu m'es loyal, dit Greyback avec le même ton désagréable qu'il avait utilisé plus tôt. Si tu ne l'es pas, alors tu ne fais que prendre de la place et influencer tes frères et sœurs. »
Il serra jusqu'à ce que Remus ne puisse plus respirer. Remus – qui en avait eu assez, sortit sa baguette de sa poche et pensa Depulso.
Greyback s'envola et atterrit dans un tas de neige. Il se releva en un instant, mais ne se rapprocha pas il fixa prudemment la baguette de Remus, qui était toujours sortie. Soit il n'avait pas amené la sienne, soit il n'était pas sûr d'être aussi rapide ou aussi doué que Remus lors d'un duel.
« Pourquoi tu n'arrêterais pas avec les menaces et les étranglements pour me dire simplement ce que tu veux ? » dit Remus en s'adossant de nouveau contre l'arbre.
Greyback avait l'air d'avoir des envies de meurtres, mais il reprit la parole.
« Tu menaces mon autorité. »
« Tu penses que je veux te défier ? » demanda Remus, incrédule.
Greyback grogna.
« Je t'assure que non. »
« Tu as récupéré deux personnes de mon clan ! »
« Et pour les récupérer, comme tu dis, j'ai mis huit ans, fit remarquer Remus. Je n'ai aucune intention de te défier, mais si je voulais le faire, il me faudrait au moins quatre-vingt ans pour réunir assez de monde. Et dans quatre-vingt ans, il est fort probable que tu sois mort et que je sois trop vieux pour m'en préoccuper. Alors- »
« Alors tu y as pensé ? » gronda Greyback.
« Bien sûr que j'y ai pensé, dit Remus. Ce n'est pas un secret que je n'approuve pas ce que tu fais ici, Greyback. J'ai songé à te renverser à Noël en 1981. »
Ça avait été une période sombre dans la vie de Remus.
« J'ai pensé à te tuer et à revenir ici pour dédier ma vie à réhabiliter les autres enfants que tu avais mordu. »
L'odeur de Greyback était pleine de fureur. Remus ne pouvait pas vraiment l'en blâmer il venait d'avouer avoir voulu le tuer.
« Alors bien sûr, poursuivit Remus. J'ai été frappé par la réalité – au premier et au second degré. »
McGonagall l'avait frappé pour avoir pensé à une telle chose et l'avait maintenu jusqu'à ce qu'il abandonne tous les plans idiots qu'il avait imaginé pour diriger le clan, ou pour entrer à Azkaban et tuer Sirius lui-même ou pour apprendre la Nécromancie et ramener Lily, James et Peter à la vie, ou pour voler Harry de chez sa tante et son oncle. Elle et Dumbledore l'avaient ramené à la réalité et il avait fini par sortir de cette folie provoquée par le deuil.
« Je n'ai eu aucune envie de te renverser depuis, je le promets. »
Et c'était vrai. Même s'il pensait que la plupart des victimes de Greyback iraient mieux en dehors du camp et de l'emprise de Greyback, il savait qu'ils auraient du mal à s'adapter la plupart d'entre elles avaient été élevé par Greyback et les loup-garous plus âgés dans un environnement fermé. Ils n'avaient aucune idée de la façon de vivre dans le monde réel et même si une grande part de Remus voulait aider de toute façon. Il savait qu'il n'aurait ni l'espace, ni le temps, ni l'argent pour les aider tous. S'il essayait, ils termineraient encore plus mal que maintenant. Greyback, bien sûr, n'aimerait pas sa logique, alors Remus ne rajouta rien.
« Je vais te croire sur parole, cracha Greyback, bouillant toujours de colère. Mais si tu places ne serait-ce qu'une patte en dehors des limites – si tu me défies une fois ou si tu fais quelque chose que je n'aime pas – alors je te détruirais, toi et tes petits chiots. »
Il découvrit ses dents.
« Tu comprends ça ? »
« J'ai compris, oui, répondit Remus, avec un frisson qui n'était pas uniquement du à la température. Je peux voir Matt maintenant ? »
« Bien sûr, dit Greyback, ses dents toujours brillantes dans l'obscurité. Pas de comportement suspect, souviens-toi. Je n'hésiterais pas. Je ne peux pas me le permettre. »
« Je t'ai entendu la première fois. » dit Remus en rangeant sa baguette dans sa poche.
Il s'approcha doucement de Greyback, mais celui-ci le laissa passer.
« Et je crois que c'est facile de dire qu'il n'y a rien de suspicieux à propos de mon inquiétude pour pour mon ami. Alors … Matt. »
C'était le troisième voyage de Harry et de Patmol chez Walpole ils y avaient été une autre fois, plus tôt dans la semaine pour récupérer un livre qui pourrait les aider à détruire les Horcruxes. Malheureusement, ça n'avait pas marché et Patmol avait tout essayé, alors ils étaient de retour.
« … l'objet avec vous ? » demanda Keira.
« Non, soupira Patmol. J'ai juste besoin- »
« Je ne peux pas beaucoup vous aider si tout ce que vous me dites, c'est que vous cherchez une 'puissance magique suffisamment destructrice qu'elle empêche toute réparation'. » dit-elle en lançant ses mains en l'air.
Harry ne croyait pas qu'elle était vraiment énervée – il pensait qu'elle appréciait plutôt le challenge – mais elle était certainement frustrée.
« Dites-moi au moins ce que c'est. »
« On ne peut pas. » dit Harry en s'attirant un regard noir.
« Et pourquoi pas ? » demanda-t-elle froidement.
« Écoute, dit Patmol, laconiquement. Nous avons juste besoin de savoir comment abîmer cette chose de façon à ce que rien – que ce soit moldu ou sorcier – ne puisse la réparer. »
Il sembla alors réaliser qu'il avait été brusque et sourit largement.
« C'est si difficile ? »
« Oui. » répondit Keira.
« C'était une- Peu importe. »
Elle n'avait pas vraiment le sens de l'humour, avait commencé à remarquer Harry. Il semblait que Patmol l'avait aussi remarqué.
« Tu penses qu'un livre pourrait nous aider avec ça ? »
Personnellement, Harry pensa qu'ils devraient juste essayer l'idée de Remus, qui était de lui laisser mordre l'objet lors d'une pleine lune il n'y avait aucune thérapie contre la lycanthropie. Cependant, Patmol – et Remus à un certain degré – avait préféré chercher une solution un peu moins imprévisible, car il n'y avait aucune étude sur les effets d'une morsure de loup-garou sur les objets non animés.
Quand ils mentionnèrent cela, Harry s'était immédiatement imaginé le médaillon plein de fourrure et de crocs, qui essayait de les mordre et cela l'avait rendu prudent, mais l'impatience commençait à dépasser l'inquiétude. Curieusement, Patmol cherchait aussi une solution qui permettrait à Harry de détruire l'Horcruxe.
Keira resta silencieuse pendant un moment, avant de glisser vers un rayon. Les livres Incantations irréversibles et Enchantements éternels se trouvaient dans sa main squelettique à son retour.
« Quelque chose comme ça ? » demanda-t-elle en leur donnant un livre chacun.
Patmol parcourut Enchantements éternels, avant de le lui rendre et de secouer la tête.
« Nous avons besoin de quelque chose de destructeur, pas d'un sort permanent anti-poussière ou d'un sort qui fait des nœuds qu'on ne peut pas desserrer. »
« Si vous me disiez juste ce que c'est- » dit Keira, avant de s'arrêter en entendant un nouveau client entrer dans le magasin.
Madame Walpole s'empressa de rejoindre la femme, qui était grande et blonde, et Keira baissa la voix avant de poursuivre.
« Si vous me disiez juste ce que vous cherchez, alors je pourrais être plus utile. »
« C'est sombre, murmura Patmol. Un objet maléfique dont nous voulons nous débarrasser. C'est tout ce qu'on peut te dire. »
« C'est un objet ou c'est vivant ? » demanda Keira en repoussant ses longs cheveux derrière son épaule.
Harry échangea un regard avec Patmol. Patmol avait toujours des cheveux sombres et des yeux gris, mais il portait une paire de lunettes rectangulaires, ses sourcils étaient plus épais qu'à l'accoutumée et ses cheveux étaient en pointes, un peu comme ceux de Harry – mais pas aussi ébouriffés – au lieu d'être broussailleux comme d'habitude. Il portait également une moustache. C'était toujours Patmol, malgré tout, et ils étaient capables de communiquer sans se parler, presque aussi facilement que d'habitude.
« Dur à dire. » dit finalement Harry.
« Soit c'est l'un, soit c'est l'autre. » dit Keira.
Harry et Patmol échangèrent un nouveau regard. Elle soupira.
« Magiquement irréparable … La magie noire – et je veux dire noire, pas un sortilège de Découpe ou le sortilège de l'Impérius – pourrait marcher. Sinon, certaines créatures magiques pourraient être utiles. Le feu de dragon serait sûrement efficace, du venin de basilic ou une morsure de loup-garou, mais vous n'avez accès à aucune de ces choses. »
Tu serais surprise, pensa Harry en dissimulant un sourire. Patmol avait toujours l'air incertain. Les yeux de Keira s'écarquillèrent un peu.
« Je viens de penser à quelque chose. Est-ce que votre objet mystérieux a des oreilles ? »
« Quoi ? Non. » répondit Patmol.
« Oui. » répondit Harry doucement, mais fermement.
« Oui ou non ? » demanda Keira en fronçant les sourcils.
« Oui. » répéta Harry.
Patmol n'avait jamais parlé au médaillon, mais Harry l'avait fait. Il n'était pas prêt de l'oublier.
« Ça n'a pas d'oreilles. » murmura Patmol.
« Non, mais ça peut entendre. » protesta Harry.
« Alors peut-être que je peux vous aider, dit Keira avec un sourire quelque peu carnassier. Ou l'une de ces affreuses plantes … On les appelle les mandragores. »
« Affreuses ? Elles sont censées être utiles. » dit Patmol en fronçant les sourcils.
« Oh, elles le sont, dit Keira, l'air menaçant tout à coup. Pour tuer les banshees. Si vous en voulez, alors je ne pourrais pas vous aider. »
Son expression s'éclaircit à nouveau.
« Si vous voulez mon aide, cependant, ça pourrait s'arranger. »
Son habituel petit sourire fit une apparition.
« Tu … quoi, tu lui crierais dessus ? » demanda Patmol, avant de rire.
« Si ça peut aider. » dit-elle en haussant les épaules.
« Excusez-moi. » dit une voix douce.
Harry s'écarta du chemin pour laisser passer la dame blonde qui était entrée plus tôt dans le magasin. Elle s'éclaircit la voix et Patmol, qui la fixait, sursauta.
« Désolé, Na- Madame. Désolé. » dit-il en se rapprochant de Harry et Keira.
Elle lui adressa un regard froid et attrapa deux livres, Épée et Choixpeau magique et Enfants prodigues. Elle les regarda tous d'un air hautain – Harry supposa que c'était mérité, puisque Patmol la fixait d'un air ébahi et que lui et Keira l'observaient en essayant de comprendre ce qui avait surpris Patmol – et s'éloigna en direction du comptoir.
« C'est ma cousine, murmura Patmol, une fois qu'elle fut suffisamment loin. Narcissa. Mariée à Malefoy. »
Il adressa un regard éloquent à Harry. Harry grimaça.
« Alors ? demanda impatiemment Keira. Vous aurez besoin de mon aide ? »
« Je ne sais pas, répondit lentement Patmol. Il faudrait d'abord l'ouvrir et ce n'est arrivé qu'une seule fois. Peut-être que si on t'enferme encore avec dans une pièce, gamin ... »
Patmol donna un coup de coude à Harry.
« Alors peut-être qu'on aurait une petite chance ... »
« Comment on ferait pour le garder ouvert, par contre ? demanda Harry. La dernière fois, il s'est fermé tout seul et on ne pourrait pas être là avec toi, Keira- »
« On dirait que vous avez matière à réfléchir, dit-elle en souriant. Mais sachez que vous pouvez accepter mon offre quand vous le souhaitez. »
« Merci. » dit Harry.
Patmol hocha la tête.
« Est-ce qu'il y a autre chose avec lequel je peux vous aider ? » demanda-t-elle en penchant sa tête sur le côté.
« Oui, dit Patmol. J'ai un ami qui a un grand besoin de lecture. »
Keira sourit à nouveau.
« Vous avez quelque chose de particulier en tête ? »
Plusieurs traînées la reluquèrent, mais le regard de Narcissa les retint de s'approcher. Généralement, son visage suffisait pour les garder à distance – tout le monde dans l'Allée des Embrumes savait qui elle était et savait qu'il ne fallait pas la déranger – mais elle avait modifié son visage et sa robe au moment où elle était sortie de chez Walpole. Elle était désormais petite, avait des cheveux roux, des yeux marrons et autant de tâches de rousseur qu'un Weasley.
Elle savait que c'était Sirius dans la librairie et que l'homme avec qui il se trouvait était probablement Harry Potter. Elle n'avait pas reconnu Sirius au premier coup d'œil, mais quand il avait aboyé ce rire, elle avait su c'était son cousin et même s'ils n'avaient jamais été proches, ils avaient passé beaucoup de temps ensemble à des événements familiaux et ensuite – plus âgés – à l'école.
Elle se demanda ce dont ils discutaient de façon si intense avec la banshee. Sirius avait toujours attiré d'étranges amis d'abord Lupin, ensuite la sang-de-bourbe qui avait épousé Potter et maintenant, cette femme.
Sirius et le petit Potter s'en allèrent cinq minutes après elle. Sirius portait un paquet encombrant sous son bras et parlait à voix basse au garçon. Narcissa, malheureusement, ne pouvait entendre ce qu'ils se disaient, mais le petit Potter souriait et hochait la tête. Elle les suivit, à distance, satisfaite de pouvoir les observer. Cette fois.
Lucius serait probablement furieux – en fait, il serait plus que furieux, considérant qu'il était actuellement en train de rencontrer Lupin concernant les recherches au Chaudron Baveur – mais peu importait. Narcissa avait ses propres plans ce matin-là.
Les deux hommes tournèrent à un coin de rue sombre et Narcissa patienta, prête à entendre le son d'un transplanage, mais il ne vint pas. Sirius réapparut, mais l'homme qui était avec lui avait disparu. A sa place se trouvait un garçon blond, avec des yeux du même vert que ceux d'Evans Narcissa avait été horriblement jalouse des yeux de la sang-de-bourbe durant toute leur scolarité.
Oui, pensa-t-elle en le regardant se hâter derrière Sirius. C'est vraiment le fils Potter.
Sirius et Potter quittèrent l'Allée des Embrumes et elle s'en alla après eux, curieuse. Elle était curieuse à propos de Sirius, qui – même s'il n'avait pas le même visage – avait l'air dans une forme remarquable et joyeux pour un homme qui avait quitté Azkaban depuis seulement dix mois. Cependant, elle était encore un peu plus intéressée par Potter. Il y avait tant de rumeurs le concernant qu'elle voulait une chance de voir si elles étaient vraies ou fausses.
Elle sut, après cinq minutes passées à le suivre, que Severus avait raison il n'avait rien d'un mage noir. Les mages noirs ne discutaient pas joyeusement avec leurs parrains, ou riaient ou souriaient autant qu'il le faisait. Et même si Potter semblait à l'aise avec la magie et avait une baguette dans sa poche arrière, il ne semblait pas extrêmement puissant. Certainement pas assez puissant pour avoir détruit le Seigneur des Ténèbres quand il était bébé.
Elle remarqua qu'il était plutôt mature – elle dut s'avouer à contrecœur qu'il était plus mature que ses deux enfants quand lui et Sirius entrèrent chez l'apothicaire, il prit les devants et dirigea Sirius vers différents présentoirs, mais ce n'était pas à la façon autoritaire dont l'aurait fait Hydrus ou Drago.
Les ingrédients ne semblaient aller ensemble dans aucune des potions qu'elle connaissait, mais elle admit qu'elle avait toujours été terrible pour ce qui étaient des potions. Il paya également pour tout ce qu'ils trouvèrent, ce qu'elle trouva étrange. Peut-être que Sirius n'avait aucun argent. Elle avait imaginé qu'il avait eu accès au coffre des Black, mais peut-être utilisaient-ils l'argent du coffre de James Potter.
Après la visite chez l'apothicaire, ils se rendirent à la Ménagerie Magique ils achetèrent des friandises pour hibou et elle les suivit en prétextant acheter de la nourriture pour les rats des garçons.
Elle les perdit à la sortie, malheureusement, et les chercha un peu, émettant l'hypothèse d'une direction dans laquelle ils seraient partis. Elle s'avéra être la bonne elle repéra Sirius à nouveau, qui attendait à l'extérieur d'un petit magasin Honeydukes qui vendait uniquement du chocolat les bonbons de chez Honeydukes n'étaient pas aussi populaires sur le Chemin de Traverse en raison de la concurrence avec Sucres d'orge et Dragées. Potter, cependant, n'était visible nulle part.
Narcissa hésita un moment, avant de passer devant Sirius et d'entrer dans la boutique. Elle était bondée – Noël arrivait dans quelques jours, alors les gens achetaient leurs cadeaux de dernière minute – mais c'était un petit magasin et il n'y avait que deux blonds dans la pièce. L'un était un homme âgé et l'autre était le fils Potter. Il portait plusieurs tablettes de chocolat et échantillons que le magasin proposait dans des petits bols sur les étagères.
Elle réalisa tout à coup comme il serait facile de simplement s'approcher et l'emmener. Avant qu'il puisse protester, ils seraient déjà loin et il n'y avait pas grand chose que quiconque puisse faire à ce propos, Potter et Sirius inclus. Elle et Lucius pourraient l'élever comme leur enfant – en expliquant qu'il était de la famille – en s'assurant qu'il aille à Serpentard. Drago n'aurait pas besoin de devenir un espion et si, ou quand, le Seigneur des Ténèbres reviendrait, il pourrait décider s'il voulait Potter mort ou à son service.
Mais si le Seigneur des Ténèbres le voulait mort ? Elle et les garçons – et possiblement même Lucius – se seraient attachés à lui. Pourraient-ils le condamner à mort juste comme ça ? Risqueraient-ils leur vie pour lui en essayant de le protéger ? Le Seigneur des Ténèbres les prendrait-il alors pour des traîtres et les tuerait-il ? Ou le Ministère pourrait le trouver avec eux, les condamnant elle et Lucius pour avoir aider Sirius ? Sirius serait-il le premier à le trouver, comme il l'avait fait à Ste Mangouste, et à le reprendre ? Et serait-il satisfait d'avoir récupérer Potter ou se vengerait-il d'eux ?
Ou devrait-elle juste le laisser à Sirius ? Le laisser devenir un Gryffondor, comme Severus l'avait prédit, et laisser Drago le rejoindre ? Devrait-elle laisser Drago perdre tous ses amis et peut-être même son frère à son arrivée à Poudlard dans le but de sympathiser avec Harry Potter ? Il aurait appris de nombreuses compétences utiles avec Severus, mais à quel prix ?
Drago apprendrait à mentir, espionner et protéger ses pensées. Elle ne saurait plus s'il était honnête avec elle ou non. Elle ne serait plus jamais sûre du côté choisi par son fils. Elle le perdrait pour le Seigneur des Ténèbres ou elle le perdrait pour Harry Potter elle avait accepté cette possibilité, même si ce n'était pas le cas de Lucius. C'était la raison qui l'avait poussé à demander l'aide de Severus en premier lieu. Pour que si Drago devenait l'ami de Harry Potter, il soit capable de le cacher. Mais cela en valait-il le-
« Oups. » dit une voix d'enfant.
Potter tenait deux paquets emballés de papier cadeau – probablement les chocolats – et la regardait d'un air désolé.
« Pardon. »
« Ce n'est rien. » dit-elle froidement, en frottant sa robe.
Potter avait l'air si coupable qu'elle céda et lui adressa un petit sourire. Il lui rendit un sourire timide et la salua poliment. A nouveau, elle fut forcée de s'avouer qu'il était beaucoup plus gentil que ses fils.
Il passa devant elle et courut pour rejoindre Sirius, qui lui ébouriffa les cheveux et attrapa les paquets avec une expression de dégoût. C'était une expression qu'elle connaissait, même sur un visage non familier c'était cette même expression que Sirius portait toujours lors des événements familiaux et quand on lui présentait une assiette d'olives fourrés aux œufs de fée. Elle se demanda quand il avait arrêté d'aimer le chocolat.
Potter laissa échapper un rire – probablement face à l'expression de Sirius – et – tandis qu'elle les regardait à travers la vitrine du magasin – continua à sourire alors que lui et Sirius continuaient de parcourir la rue.
Elle observa le sourire de Potter avec nostalgie ses fils affichaient des expressions similaires, mais ce n'était pas la même chose ils ricanaient ou souriaient, mais leurs sourires n'étaient jamais aussi larges. Ils n'avaient jamais l'air si détendus ou heureux juste pour le plaisir d'être heureux. C'était quelque chose qu'on lui avait toujours dit de ne jamais faire, car ce n'était pas correct, et c'était ce qu'elle et Lucius avaient répété à Hydrus et Drago. Mais c'était l'expression que portait Sirius, enfant, quand il regardait ses amis et l'expression d'Andy quand elle regardait Ted – insouciant et heureux.
Elle voulait cela pour Drago et son cœur se réchauffa un peu. Ça valait le coup. Harry Potter irait à Gryffondor, tout comme Drago. Et alors, avec les compétences qu'il aurait appris grâce à Severus, Drago aurait la possibilité de choisir son propre camp, en cachant la vérité à l'autre camp. Et il serait heureux – Harry Potter mentait au reste du monde en se déguisant, mais il semblait heureux – parce qu'il aurait fait ses choix lui-même.
Lucius et Hydrus penseraient que Drago serait un Gryffondor au service du Seigneur des Ténèbres, et ce serait tout. Si Drago se rangeait du côté de Potter, ils ne le sauraient jamais elle n'avait parlé à aucun d'eux des leçons de Drago avec Severus, et Drago et Severus n'en avaient pas parlé non plus, alors ils ne pourraient pas savoir qu'il était capable de si bien mentir. Elle ne serait pas dupe, mais si Drago était heureux, alors elle pourrait faire avec le côté qu'il choisirait.
De plus, d'ici au moment où Drago devrait faire un choix, il aurait suffisamment appris de Severus pour être capable de la regarder dans les yeux et mentir. Elle n'en saurait pas plus que ce qu'il voudrait bien lui dire et – même si elle n'y avait jamais cru – on lui avait toujours dit que le bonheur régnait dans l'ignorance. Juste pour cette fois, elle espérait que ce soit vrai.
« Je peux vous aider, Madame ? » demanda une sorcière qui portait la robe de chez Honeydukes.
« Oh, répondit Narcissa. Oui, merci. »
Elle choisit plusieurs boîtes de chocolat l'une avec un emballage argenté, l'autre doré et une grande boîte des meilleurs chocolats de chez Honeydukes. Ensuite, après réflexion, elle attrapa également une petite boîte avec des assortiments.
« Voilà. »
Elle paya, la sorcière emballa ses achats et la salua.
Sur le chemin pour rejoindre Lucius – qui était probablement en train de l'attendre – elle espionna encore Sirius et Potter, qui lisaient les prix devant chez Fortarôme. Elle hésita une seconde, avant de retirer les sortilèges qui modifiaient son apparence. Une petite fille la regarda, bouche bée, et tira sur la manche de sa mère, mais personne d'autre ne sembla l'avoir remarquer.
Elle se dirigea droit vers Potter et Sirius et s'éclaircit la gorge. Curieux, Potter releva la tête, tandis que Sirius se retournait lentement. Elle savait qu'il avait du la reconnaître, mais il ne le montra pas.
« Je peux vous aider ? » demanda-t-il en fronçant légèrement les sourcils.
« J'imagine que vous êtes le tuteur du garçon ? » dit-elle.
Sirius inclina la tête.
« Je vous suggère de le garder près de vous. Le laisser entrer seul dans un magasin est risqué. N'importe qui pourrait l'emmener. »
Je l'ai presque fait.
« Je vois, dit Sirius. C'est tout ? »
« Oui. »
Elle se tourna et commença à s'éloigner, mais elle s'arrêta.
« Avec Black toujours en fuite, aucun enfant n'est en sécurité. Je détesterais le voir enlevé. » lança-t-elle par-dessus son épaule.
Elle attendit une remarque pleine d'esprit autant qu'elle les détestait – parce que ses réflexions étaient souvent dirigées contre elle – elle avait toujours admiré la vivacité d'esprit et l'humour de Sirius. Quand rien ne vint, elle se retourna complètement pour vérifier qu'il l'avait entendu, mais ils avaient disparu. Elle sourit, satisfaite de l'avoir ébranlé ce n'était pas quelque chose pour lequel elle était particulièrement douée. Bella avait toujours été bien plus douée.
Elle était aussi impressionnée qu'il ait entendu l'avertissement il semblait qu'il avait mûri à Azkaban, ou peut-être était-ce le fait d'avoir Potter avec lui. Avant ça, il aurait pris le risque de rester.
Elle portait toujours un petit sourire sur son visage quand elle retrouva Lucius, qui avait l'air irrité.
« Où étais-tu ? » demanda-t-il.
Elle haussa un sourcil.
« Bonjour à toi aussi » dit-elle.
Lucius la foudroya du regard. Elle patienta.
« Désolé. » dit finalement Lucius, avant de lui embrasser le front.
Il désigna les paquets.
« Qu'est-ce que tu as acheté ? »
« Des livres et de la nourriture pour les rats. Et du chocolat, dit-elle. Pour les garçons et pour Bella. »
« Tu as quatre paquets de chez Honeydukes. » remarqua Lucius.
« J'ai pensé que j'allais peut-être envoyer quelque chose à Andy cette année. » dit-elle doucement.
« La traître à son sang ? » demanda Lucius, l'air confus.
« Être un traître à son sang ne semble plus si grave maintenant qu'un de nos fils va le devenir, dit-elle sans sous-entendu. Pour moi, du moins. »
Lucius semblait toujours perplexe.
« Comment s'est passé ton rendez-vous ? »
« Productif, admit-il. Lupin était aussi tolérable que possible pour quelqu'un comme lui et j'ai eu des informations sur chacun de ses types, de façon à pouvoir prendre rendez-vous avec eux. Tiens, laisse-moi prendre ça. »
Lucius réduisit les paquets et les fourra dans sa poche. Ensuite, il lui offrit son bras, qu'elle prit avant qu'ils ne sortent dans la rue bondée.
« Qu'as-tu fait d'autres ce matin ? »
« J'ai vu Sirius et le fils Potter. » dit-elle.
Lucius se figea.
« Tu quoi ?! »
Narcissa tira sur son bras pour continuer de marcher.
« Où sont-ils ? Pourquoi n'es-tu pas venu me chercher ? »
« Ils sont partis, dit-elle en haussant les épaules. Et je ne suis pas venue te chercher car si j'avais voulu les capturer, j'aurais été capable de le faire moi-même. »
Ou peut-être pas Sirius avait toujours été doué avec une baguette, mais il avait aussi toujours eu la manie de la sous-estimer.
« Tu n'as pas- »
Lucius secoua la tête.
« Narcissa, ce que tu dis n'a aucun sens pourquoi ne voudrais-tu pas qu'ils soient attrapés ? »
« Je les observais. » dit-elle.
« Observais- Tu aurais pu les observer une fois fait prisonniers ! Comment as-tu pu les laisser s'en aller ?! » siffla-t-il en s'arrêtant à nouveau.
Elle savait qu'il ne comprendrait pas ses raisons, alors elle le laissa juste pester.
« Il t'a échappé que c'est notre argent qui finance les recherches ?! Que diraient les gens s'ils entendaient- ? »
« Franchement Lucius, si tu es suffisamment stupide pour le dire à quelqu'un alors tu mérites tout ce que les gens pourraient dire de toi. » dit-elle.
Lucius se contenta de la fixer.
« Maintenant, tu préfères prendre une robe noire ou émeraude à Hydrus ? »
