Bonjour à tous ! Voici un nouveau chapitre. Désolé pour mon irrégularité totale, mais ma vie actuelle ne me laisse plus beaucoup de temps pour la traduction. J'essaie de faire au mieux et vous souhaite une très bonne lecture ! A très bientôt !
« Nymphadora ! Keith était prêt à partir pour aller te chercher ! » s'exclama Roberta.
« Il est trop lent. » plaisanta-t-elle.
Elle hésita, avant d'étreindre la mère de son petit ami.
« Joyeux Noël, Roberta. »
« Joyeux Noël, ma chérie, dit Roberta. Tu es ravissante. »
Tonks rayonnait elle portait le pull rouge de Remus, des yeux verts brillants et argentés, des cheveux qui ressemblaient fortement à des guirlandes et sa peau était vert pâle.
« Tiens, donne-moi ça. » dit-elle en montrant le sac de cadeaux dans les bras de Tonks.
Tonks lui tendit le sac et d'un coup de la baguette de Roberta, il avait disparu jusqu'au salon, où Tonks et Keith avaient décoré le sapin quelques semaines plus tôt.
« Merci. »
« De rien, ma chérie. Laisse-moi juste- Keith ! Nymphadora est là ! »
Le sourire de Tonks s'affaiblit un peu elle détestait ce nom. Deux paires de pas se firent entendre dans le couloir. Alfred fut le premier à apparaître, suivi de près par Keith.
« Keith, tu as présenté- »
« Wow ! Trop cool la peau ! »
Roberta eut l'air inquiet, mais Alfred s'empressa de la calmer.
« Ne t'inquiète pas, Rob. » dit Alfred, en lançant ses bras autour de Tonks, battant Keith qui s'était approché pour faire de même.
Keith eut l'air un peu ennuyé et l'enlaça dès qu'Alfred l'eut relâché.
« Nymphadora et moi sommes amis depuis des années. En fait, je crois que c'est moi qui lui ai présenté Keith en première année. »
Keith leva les yeux au ciel et embrassa la joue de Tonks.
« Salut. » murmura Tonks.
« Bonjour. » dit-il en souriant.
Il s'écarta, mais garda un bras autour d'elle.
« Comme ils sont mignons tous les deux. » commenta Alfred, en faisant rougir Tonks et rayonner Keith.
« Sois gentil, Alf, l'avertit Roberta, avant de sourire à Tonks. Ils sont magnifiques. »
Alfred lui tira la langue et elle lui frappa l'épaule.
« Le déjeuner sera prêt dans une dizaine de minutes. Occupez-vous d'ici là. »
« Très bien. Merci Maman. » dit Keith.
Roberta disparut dans la cuisine, d'où Tonks pouvait entendre d'autres voix.
« Est-ce que je ne devrais pas aller dire bonjour ? » demanda-t-elle.
« C'est juste Lou, Bec et ma mère, dit Alfred en agitant la main. Tu pourras voir au déjeuner. »
Il se tourna vers Keith.
« Tu veux finir la partie ? »
Keith adressa un regard pas si subtil à Tonks et secoua la tête.
« Quel jeu ? » demanda-t-elle.
« On jouait aux échecs. » dit Keith.
« Je jouais aux échecs, corrigea Alfred. Tu essayais de te saboter pour pouvoir aller chercher Nymphadora- »
« Vous pouvez finir si vous voulez, dit-elle en leur souriant largement. Ça ne me dérange pas. »
« Tu vas t'ennuyer. » dit Keith.
« Je vous regarderais. » lui dit-elle.
Keith grimaça comme s'il ne comprenait pas comment quelqu'un pouvait trouver ça amusant, et Tonks supposa qu'il ne comprenait vraiment pas il faisait parti de ceux qui avaient besoin de bouger ou il s'ennuyait.
« Et peut-être que je pourrais aider, ajouta-t-elle. Si tu étais en train de te saboter, tu auras besoin de mon aide pour gagner. »
« Ce n'était pas du sabotage ! J'ai juste perdu deux pièces. » protesta Keith, mais son côté compétiteur avait été touché et il les autorisa à se diriger jusqu'au salon où se trouvait l'échiquier.
Cinq minutes plus tard, Keith avait perdu tout intérêt et se plaignait d'ennui depuis un fauteuil proche. Tonks avait prit sa place et jouait contre Alfred, en prenant de ses nouvelles elle l'avait seulement vu une fois – brièvement – depuis que l'école était terminée. Il se plaignait de sa responsable au Département de contrôle et de gestion des enfants sorciers.
« Une saleté de crapaud, cette femme, dit-il en dirigeant son cavalier sur la case qu'occupait le fou de Tonks. Je ne crois même pas qu'elle aime les enfants, mais apparemment, elle travaille là depuis dix-sept ans … Elle a une voix horrible ... »
« Non ! Pas là, idiote, cria la tour de Tonks. Tu ne vois pas son pion ?! »
« Oh, c'est vrai. Désolé … euh … tu peux aller en F4 plutôt ? »
« Je ne sais pas, répondit la tour sur un ton narquois. Je peux ? »
« Et, poursuivit Alfred, en prenant la tour qu'elle venait juste de bouger. Elle porte tellement de rose que même toi, tu trouverais que c'est dur à regarder. »
Cette description rappela à Tonks une situation qu'elle avait vécu le mois précédent.
« Je crois que je la connais, dit-elle en fronçant les sourcils. On était dans l'ascenseur et elle m'a dit que mes cheveux étaient horribles. »
« Ça lui ressemble, dit sombrement Alfred. Fichue Ombrage. »
Keith vint immédiatement au secours de Tonks il alterna entre des insultes pour Ombrage et des compliments sur les cheveux de Tonks.
« Merci. » dit-elle en lui souriant largement, tandis que son cavalier traînait la reine d'Alfred en dehors du plateau.
Au moment où Alfred réussissait à se fourrer dans une impasse – il semblait que Tonks était prête à gagner – Roberta les appela pour manger. Alfred laissa échapper un cri de joie, se précipita dans le couloir et Tonks fit mine de le suivre, mais fut retenue par Keith.
« Je suis désolé. » dit-il.
Tonks pencha la tête.
« Pourquoi ? »
« Alfred. Je ne voulais pas qu'il vienne, mais- »
« Ne sois pas idiot, dit-elle. Vous faites toujours Noël tous les deux. »
Elle sourit.
« C'est bien. En fait, c'est super de le voir. »
« C'est juste … C'est notre premier Noël en tant que couple ... »
« C'est vrai, confirma-t-elle en embrassant sa joue. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas passer du temps avec d'autres personnes. »
Elle avait déjà vu Tom et Charlie le matin même et après déjeuner, elle était supposée aller au Ministère pour un cours qui serait suivi d'un repas fourni par les formateurs elle avait observé Fol-Oeil faire explosé trois gâteaux et mettre le feu dans un autre en tentant d'y faire tenir un glaçage. Elle était censée dîner avec sa famille moldue et avait aussi besoin de trouver le temps d'aller déposer le cadeau de Remus chez lui elle ne voulait pas prendre le risque de le poster.
« Je suppose que non. » dit-il.
« Keith ! appela encore Roberta. Toi et Nymphadora, venez manger ! »
« On arrive ! » répondit Keith en attrapant la main de Tonks.
Tonks passa le déjeuner coincée entre Keith et Rebecca, la grande sœur d'Alfred et en face de Greg, le père de Keith. Étant donné que les Booth et les William se voyaient tous les jours ou presque, Tonks se retrouva au centre de l'attention et fut la cible de questions venues de chaque côté de la table. Elle le raconta ce qu'elle pouvait de sa formation d'Auror, de Fol-Oeil et aussi un peu des autres apprentis.
Ils rirent tous lorsqu'elle leur raconta que l'Auror Finch avait acheté un réveil à Florence car elle avait du mal à se réveiller et manquait régulièrement des cours matinaux, et aussi Dale attaquée par une fleur rose dans la classe de Plantes et poisons depuis, Dale ne portait plus de rose, juste du violet. Ils frissonnèrent tous quand elle parla d'Azkaban. Elle fut soulagée quand Alfred commença à raconter son examen de transplanage – il l'avait finalement réussi – et attira à lui l'attention de tout le monde.
Après ça, ils déballèrent les cadeaux Tonks avait supposé que les Booth seraient là et avait donc acheté un petit présent pour chacun d'entre eux. Elle avait aussi amené des choses pour Keith et ses parents.
Keith enfila immédiatement le pull des Tornades de Tutshill qu'elle lui avait acheté et Roberta et Greg la remercièrent pour la boîte de chocolat.
Alfred offrit un Scrutoscope à Tonks (elle lui avait donné un livre écrit par un psychologue moldu) et Keith lui offrit une statue de verre. Elle représentait un bosquet d'arbres, un petit cours d'eau qui était enchanté pour couler en permanence et un petit personnage qui trempait ses pieds dans l'eau.
« C'est une nymphe, dit-il en montrant la figurine qui faisait la taille du plus grand doigt de Tonks. Pour ton prénom. »
« Tu crois que c'est une bonne idée de m'offrir à moi quelque chose de si fragile ? » demanda-t-elle en riant.
Il rit également. Aussi touchée qu'elle pouvait être par l'attention qu'il avait mis dans son cadeau, pourquoi, au nom de Merlin, fallait-il que ça soit une nymphe ? Bien sûr, elle se sentit coupable en pensant cela et elle reposa délicatement la statue pour pouvoir l'enlacer.
« Tu aimes ? » demanda-t-il, pendant Louise l'admirait.
Elle s'arrêta un instant, à la recherche de mots pour décrire correctement ce qu'elle ressentait.
« C'est joli. » dit-elle finalement en souriant.
C'était joli, mais c'était probablement la seule chose positive qu'elle pourrait en dire. C'était très fragile – elle ne riait pas quand elle lui avait demandé si c'était une bonne idée de lui acheter ça – et c'était une nymphe. Pour Nymphadora, son stupide prénom.
Keith rayonnait et Tonks rangea la statue dans sa boîte, pour la garder en sécurité.
Par chance, Alfred choisit ce moment pour offrir son cadeau à Keith et Tonks s'en tira.
Il faut que je m'assure que Maman ne voit jamais ça.
Charlie et Bill avaient toujours été proches. Cela venait probablement du fait qu'ils étaient bien plus âgés que les autres. Percy avait ses livres – même si Bill essayait de l'inclure autant que possible – les jumeaux se suffisaient à eux mêmes et Ron et Ginny étaient les plus jeunes et faisaient front tous les deux, même s'ils semblaient toujours avoir du temps pour leurs aînés Ron avait tendance à s'incruster partout où on l'autorisait, mais semblait se considérer comme un fardeau tandis que Ginny était douée pour que ce soit les autres qui lui collent aux basques.
Cependant, Charlie s'était considérablement rapproché d'eux deux depuis qu'il avait quitté l'école c'était le temps le plus long qu'il avait passé avec eux depuis qu'il avait commencé l'école, car avant ça, ils étaient trop jeunes. Quelques étés plus tôt, il avait appris à Ron à voler correctement et à Ginny comment dessiner. Elle avait aussi voulu apprendre à voler, mais apprendre à Ron avait déjà été assez compliqué et donc Charlie avait refusé.
Elle ne lui avait pas parlé pendant des jours et ensuite – pour aucune raison visible – elle lui avait soudainement pardonné. Elle faisait de longues promenades, qu'elle utilisait, Charlie le suspectait, pour se cacher quelque part et préparer sa vengeance chaque fois qu'il lui demandait, elle affichait un air hautain et refusait de répondre. Même si elle faisait toujours ses longues balades, elle n'avait plus redemandé de leçons de vol pendant des années, même si elle était maintenant suffisamment âgée pour ça. Charlie imaginait qu'elle avait perdu la motivation, alors il continua de lui apprendre à dessiner.
Charlie avait eu presque six mois avec eux désormais et appréciait vraiment de pouvoir apprendre à mieux les connaître. Ron avait reçu un jeu d'échecs pour son anniversaire et Charlie et Bill lui avaient appris à jouer. Charlie avait passé beaucoup de temps à jour avec lui et était honteux d'admettre qu'un enfant de dix ans le battait plus souvent que l'inverse.
Puisque Charlie vivait à la maison de nouveau, lui, Ron et Ginny passaient aussi beaucoup de temps ensemble à aider Maman. Ginny aidait avec la cuisine – ce que Ron refusait de faire – mais elle aidait aussi avec les poules, ce qui était un des boulots de Charlie. Ron avait visiblement beaucoup d'expérience pour ce qui était du dégnomage de jardin, car il se montrait très efficace chaque semaine quand on les envoyait, lui et Charlie, pour le faire. Ginny n'était pas censée approcher les gnomes, car Maman était inquiète qu'elle apprenne les gros mots que les jumeaux leur avaient enseigné. Charlie était presque sûr qu'elle les connaissait presque déjà tous, mais il n'était sûrement pas celui qui allait le dire à Maman.
Malgré leur rapprochement évident, cependant, Charlie et Bill étaient toujours plus proches en âge et se confiaient l'un à l'autre depuis des années. C'était pour cette raison que ce fut dans sa chambre – puisque Bill était à la maison pour Noël – que Charlie se rendit lorsque les hiboux arrivèrent lui et Bill partageaient sa chambre, puisque la chambre de Bill avait été donné à Ginny quand il avait commencé l'école.
« Ouais ? » demanda Bill, tandis que Charlie entrait.
Bill tournait le dos à la porte et était penché à la fenêtre Charlie vit Errol disparaître au loin.
« Regarde. » dit Charlie en se faisant du vent avec sa lettre.
Ce n'était pas le meilleur éventail il l'avait lu tant de fois que le parchemin commençait à ramollir.
« Qu'est-ce que c'est ? »
« Une lettre. » dit Charlie en haussant plusieurs fois les sourcils.
« Pour … ? » demanda impatiemment Bill.
« Moi, abruti. » lui dit Charlie.
Bill leva les yeux au ciel.
« C'est pour la Roumanie, ajouta-t-il. Je pars le trois. »
Au lieu d'avoir l'air heureux pour lui ou de crier ou de l'enlacer, Bill eut l'air choqué, puis en colère.
« En Roumanie ? demanda-t-il. Mais tu ne peux- »
« Ça dit que je peux. » dit Charlie en agitant le parchemin à nouveau.
« Mais- »
« C'est quoi le problème ? demanda Charlie en fronçant les sourcils. Je pensais que tu serais content pour moi. Aller en Roumanie, c'est ce que j'ai toujours voulu- »
« J'ai eu une promotion à la banque, dit Bill en montrant la fenêtre. Je pars en Égypte le deux. C'était ma confirmation avec Errol. »
« Félicitations, dit Charlie. Je parie que Maman est ravie. »
« En fait, dit Bill. Tu vois, je n'ai pas vraiment- »
« Oh non. » grogna Charlie, soudainement plein d'appréhension.
Ils allaient tous les deux quitter la maison à un jour d'intervalle et aucun d'eux n'en avait encore parlé à Maman il avait prévu de le faire au dîner quand toute la famille serait là et – plus important encore – quand Papa serait là pour calmer Maman.
« Oh oui, dit Bill. Je leur dis au dîner. Je ne pense pas que je peux repousser- »
« Je leur dis au dîner ! dit Charlie. Je prévoyais ça pour le faire au bon moment et maintenant que j'ai ma confirmation, je peux prouver que je suis- »
« Je croyais que tu n'avais pas eu le poste, grogna Bill en se laissant tomber sur son lit. Je croyais que tu serais encore là quand je partirais- »
« Je pensais que tu serais venu plus souvent à la maison, admit Charlie. Peut-être même revenir y habiter pour que Maman soit contente- »
Bill renifla et Charlie dut admettre qu'il y avait peu de chance il savait que Bill aimait trop la liberté pour revenir habiter avec le reste de la famille.
« Écoute, dit Bill. Je pars un jour avant toi, donc c'est logique que je lui dise en premier- »
« Ils savaient que j'avais envoyé ma candidature, contra Charlie. Maman m'a demandé l'autre jour si j'avais eu une réponse- »
« Alors elle ne sera pas aussi surprise quand tu lui diras, dit Bill. En fait, ça serait mieux que tu me laisses y aller d'abord, comme ça elle sera si surprise par ma nouvelle que la tienne la calmera- »
« Ou elle sera si bouleversée de te perdre qu'elle ne voudra pas me laisser partir. »
Bill grimaça.
« Tu vois- »
« Je devrais lui dire en premier. » insista Bill.
« Lâche l'affaire, dit Charlie. Je viens de recevoir ma lettre de confirmation. »
Il y eut un silence entre eux. Bill lui adressa un regard dur et Charlie réalisa qu'il avait du dire quelque chose d'important … Il avait sa confirmation. Bill ne l'avait pas encore, ce qui voulait dire que Charlie serait capable de répondre à n'importe quelle question de Maman. Mais si Bill avait prévu de le dire à la famille au dîner, cela voulait dire que sa lettre allait bientôt arriver. Charlie supposa qu'elle devait venir de Londres et non d'Égypte. Et maintenant que Bill connaissait la nouvelle de Charlie, il allait le dire à Maman dès qu'il l'aurait. Possiblement avant.
Ils se lancèrent tous les deux vers la porte de la chambre en même temps. La tête de Charlie cogna dans l'épaule de Bill et le coude de Charlie rentra dans l'estomac de Bill.
Ils grognèrent tous les deux et Charlie s'écarta en se tenant la tête, tandis que Bill le doublait en haletant. Cependant, Charlie avait déjà pris de pires coups au Quidditch et se força à continuer tant que Bill était distrait.
« Reviens ici ! » souffla Bill en essayant de l'attraper.
Mais Charlie fut trop rapide. Il l'esquiva et se lança à travers la porte. Sa lettre était toujours serrée dans son poing. Il se jetait sur le palier quand une corde s'enroula soudainement autour de ses jambes, le faisant tomber.
« Qu'est-ce qu'il se passe là-haut ?! Fred, George- »
« On est là, Maman ! » dit l'un des jumeaux de quelque part au rez-de-chaussée.
« Aïe ! » dit Charlie, tandis que Bill passait devant lui, en se tenant toujours le ventre.
La baguette de Charlie était dans sa poche, mais il ne la leva pas Bill avait vu et appris plusieurs choses raisonnablement incapacitantes depuis qu'il avait rejoint l'équipe de briseurs de sorts à Gringotts. Alors au lieu de sa baguette, Charlie attrapa sa chaussure et la lança sur Bill. Elle toucha son épaule et tandis qu'il trébuchait, Charlie lui attrapa les chevilles.
« Maman ! cria Bill. Maman ! T'es où ? J'ai quelque chose à te dire ! Lâche-moi ! »
Il essaya de donner des coups de pieds dans les mains de Charlie.
« Dans la lingerie, Charlie ! » répondit Maman.
Charlie se redressa – toujours accroché aux chevilles de Bill comme à sa propre vie.
« Maman ! »
« Oui, Charlie, mon chéri ? » répondit Maman sur un ton fatigué.
Elle avait cuisiné toute la matinée pour être sûre que le dîner de Noël soit inoubliable. Charlie était presque sûr qu'il le serait, pour plusieurs raisons.
« J'ai eu ma- »
« Non ! » cria Bill, en plaquant une main sur la bouche de Charlie.
Charlie la lécha, Bill afficha une grimace, mais ne lâcha pas.
« Qu'est-ce qu'il y a, mon chéri ? » demanda Maman.
« Ne t'inquiète pas, Maman. Il me parlait à moi ! Mais tu ne devineras jamais ce que- »
Charlie lui mordit la main.
« Aïe ! »
« Tu vas bien, Bill ? »
Bill examina sa main rougie. Charlie le repoussa et dévala les escaliers. Charlie arriva au rez-de-chaussée en courant et rentra dans Fred. Ou George. Il n'était pas sûr. Dans tous les cas, ils s'étalèrent tous les deux au sol.
« Fais attention ! » dit Fred – Charlie pouvait maintenant voir qu'il portait un pull tricoté avec 'F' dessus (même si c'était possible qu'ils aient encore échangé).
« Ça va, Freddie ? » demanda George, en levant la tête de la table de la cuisine.
Il semblait être en train de piéger un cracker de Noël. Depuis le sol, Charlie se fit la promesse de ne pas y toucher au dîner.
« Je viens juste d'être attaqué par ce grand clown, répondit Fred en acceptant la main de George. T'es pressé, Charlie ? »
Ouais, désolé. » dit Charlie en se levant tout seul.
George ne lui avait pas proposé d'aide, mais il supposa que c'était parce qu'il avait fait tomber Fred.
« Je dois parler à Maman- »
Avec un cri de guerre, Bill le fit tomber au sol à nouveau. Charlie tomba, écrasé par son grand frère. En grognant, il leva les yeux à temps pour voir Fred et George qui échangeaient de sourires identiques et maléfiques avant de se joindre à la mêlée avec leurs propres cris de guerre. Les poumons de Charlie se vidèrent de tout air, mais heureusement, les jumeaux avaient attrapé Bill. Charlie commença à se libérer.
« Fred ! George ! » cria Maman depuis la lingerie.
Ron, Percy et Ginny firent leur apparition, sortant du salon, apparemment dérangés par le bruit.
« Honnêtement, dit Percy en secouant la tête. Viens, Ron, laissons les se débrouiller. »
Ron leur adressa un regard, comme s'il était tenté de les rejoindre, mais il regarda ensuite Percy et acquiesça. Ils s'en allèrent.
« Aïe ! Fred, dégage ! » se plaignit Bill.
Ginny, cependant, les observait toujours avec un énorme sourire sur le visage. Charlie savait ce qui allait arriver avant que ça n'arrive Ginny se lança sur eux, ses cheveux volant derrière elle.
« Bordel de- » commença un des jumeaux.
« Ça suffit ! » s'écria Maman en sortant de la lingerie.
Ginny ne ralentit pas elle accéléra en passant devant eux et s'élança dans les escaliers, comme si c'était exactement ce qu'elle avait prévu de faire.
« Maman ! » dirent Bill et Charlie en chœur.
« Pas un mot ! dit Maman en plantant ses mains sur ses hanches. C'est déjà difficile quand Fred et George se comportent comme des animaux, mais que vous deux, vous les encouragiez- »
« Aïe, protesta George. On n'a pas commencé- »
Maman leva une main et il se tut – sagement, d'après Charlie.
« Et je n'ai même pas parlé de l'horrible exemple que vous donnez tous à Ron et Ginny- »
« C'est vrai, dit Bill. Désolé. Mais Maman- »
« -qui sont-ils supposés prendre en exemple pour les faire regarder vers le haut- »
« Eh bien, Ronny est si petit qu'il doit regarder vers le haut pour nous regarder tous, qu'on se comporte bien ou pas. » fit remarquer Fred.
Maman prit une longue inspiration.
« Maman. » dit Charlie en essayant de lui montrer sa lettre, mais George était assis sur sa main.
« Muriel et Bilius seront là dans une heure et si vous n'êtes pas là pour aider, alors vous êtes sur le chemin. Maintenant, allez-vous en. »
Fred et George se hissèrent sur leurs pieds et montèrent à l'étage, s'arrêtant pour attraper le cracker sur lequel ils travaillaient.
« Vous aussi. » dit Maman à Bill et Charlie.
« Mais Maman- » dit Bill.
« Pas un mot, prévint-elle. Maintenant, en haut, vous deux. Et croyez-moi, s'il y a encore une dispute entre vous deux ce soir- »
« Tiens- » dit Charlie en lui tendant la lettre.
Elle ne s'en saisit pas.
« Je n'ai vraiment pas le temps pour ça, Charlie. » dit-elle en levant les mains en l'air.
« J'ai eu- » commença Bill, avant de recevoir un coup de coude de Charlie.
« Assez ! dit-elle encore. Arrêtez cette dispute puérile et montez ! »
Elle tourna les talons et disparut dans la lingerie avant que l'un ou l'autre ait pu dire un autre mot.
« Je lui dirais au dîner. » dit Charlie à Bill.
« Ouais, après moi. » dit-il.
« Peu de chance, dit Charlie, énervé. Tu- »
« En haut maintenant ! » vint depuis la lingerie.
Aucun des deux ne se le fit redire deux fois.
Un espace extérieur était exactement ce que possédait Remus et ce que Sirius n'avait pas. La raison pour laquelle Sirius voulait un espace extérieur devint très vite compréhensible quand lui et Harry émergèrent de la Cheminée Sirius avait envoyé Hedwige avec un message disant que Remus devait venir à la maison pour Noël ou Sirius et Harry viendraient lui rendre visite au camp.
C'était exactement le genre de choses que Sirius était capable de faire – Remus aimait penser que Harry serait plus raisonnable – et Remus s'était donc arrangé avec Greyback pour quitter le camp pour quelques heures Matt s'était faufilé jusqu'à chez lui la nuit précédente pour passer Noël avec ses parents.
« Joyeux Noël. » dit Harry en enlaçant Remus.
Harry était d'une bonne humeur exceptionnelle l'odeur irradiait autour de lui.
« Joyeux Noël. » dit Remus, avant de se mettre à fixer l'élégant balai dans la main de Harry.
Voilà la raison pour la visite au cottage.
« C'est pour moi ? » le taquina-t-il, alors que Harry le plaçait contre le canapé près des deux autres balais que Sirius avait déposé.
« Euh. » dit Harry en regardant Sirius comme pour lui demander de l'aide.
Le pauvre Harry était trop poli et pas assez matérialiste pour en faire un scandale, mais il semblait apparemment en manque de mots.
« Va te faire voir, Lunard, dit Sirius, en souriant largement. C'est le sien. Le tien est là. »
Il désigna un des autres balais – celui avec un petit ruban rouge à l'extrémité. Avant que Remus n'ait pu bafouiller le moindre remerciement, ou même s'approcher pour inspecter le balai, Sirius l'étreignit à son tour, son bras libre portant une belle pile de cadeaux emballés.
« Tu sens les biscuits pour chien. » dit Remus en riant.
C'était assez évident de comprendre ce que Harry lui avait offert. Sirius se mit à rire et lui tendit les quatre paquets.
« Il y a plus qu'un balai ? » demanda-t-il, stupéfait.
« Ils ne sont pas tous pour toi, répondit Sirius. Le plus petit, c'est pour Matt – on allait l'envoyer avec Hedwige, mais c'est bien plus facile comme ça – le plus lourd, c'est ce que tu avais demandé pour Dora. Le plus fin t'appartient jusqu'à février seulement, mais le plus gros est tout à toi. »
Remus plaça les paquets pour Matt et Dora sur la table et déchira le papier du paquet fin. C'était un des miroirs – Remus ne savait pas dire qu'il s'agissait de celui de Sirius ou celui de Harry, mais il supposa que ça n'avait pas d'importance, car d'une façon ou d'une autre, il serait capable de leur parler.
« Vous êtes sûrs que vous voulez me donner ça ? » demanda-t-il.
« C'est seulement à toi jusqu'à février, le prévint Sirius. Ensuite, Harry en aura de nouveau besoin. »
« Merci. » dit Remus, incroyablement touché que Harry y ait même pensé.
Soudain, les cinq semaines qui lui restaient au camp lui semblèrent bien plus intéressantes.
« Pas de problème. » dit Harry avec un large sourire.
Remus le déposa sur la table et ouvrit l'autre paquet. Sa main entra en contact avec quelque chose de doux et d'humide et il recula. Le paquet tomba au sol et Sirius et Harry éclatèrent de rire c'était un steak cru, dans le même esprit que les cadeaux faits à Sirius, sur le thème des Animagus (une tradition débutée en cinquième année). Il se mit à rire et sortit sa baguette pour le faire disparaître, mais Sirius la lui arracha de la main.
« La Trace, Lunard. »
« Ah oui. » dit Lunard, se sentant idiot.
Harry – qui s'était crispé à la vue de la baguette – se détendit. Remus porta le steak jusqu'à la poubelle, avant de faire de même avec le plastique dans lequel il était emballé et qui protégeait ses autres cadeaux. Il se lava les mains dans l'évier et ouvrit les deux autres paquets – propres. L'un des cadeaux était la suite d'une série de livres d'un de ses auteurs favoris et l'autre était un livre de cuisine moldu. Harry sourit lorsqu'il ouvrit celui-là et Remus lui rendit son sourire.
« C'est un moyen de me faire comprendre que tu aimerais venir plus souvent ? » demanda-t-il.
« Nan, que t'es juste un foutu mauvais cuisinier. » dit Sirius.
Remus lui tira la langue et Harry se mit à rire en les regardant. L'intérieur du troisième paquet semblait contenir un échantillon de tous les produits de chez Pirouette et Badin.
« Vraiment ? » demanda-t-il en attrapant un petit paquet de poil à gratter sans odeur.
« On a pensé que tu pourrais t'en servir pour que Greyback se tienne à carreaux. » dit Sirius innocemment.
Sans odeur, pensa Remus, amusé. C'est brillant …
« On dirait que j'ai toujours quinze ans. » dit-il, en souriant comme un fou en voyant Harry lui montrer une potion de perte de cheveux.
Remus imaginait déjà les possibilités pour la pleine lune et n'avait aucun doute sur le fait que ces pensées avaient également traversé les esprits de Sirius et de Harry quand ils avaient acheté ça.
« Ça pourrait être intéressant. » dit Sirius, l'air étrangement pensif.
« Quoi ? » demanda Remus.
Harry avait jeté un œil à Sirius et s'était mis à ricaner.
« Rien. » répondit Harry en regardant Remus avec des grands yeux.
Sirius avait l'air satisfait.
« Des bêtises. »
Harry se contenta de sourire et Remus laissa tomber si c'était important, il le découvrirait bien un jour. Il les remercia tous les deux pour les cadeaux et alla retirer les choses qu'il leur avait choisi du tiroir du bureau.
« Joyeux Noël. » dit-il tandis que Sirius déchirait le papier de son cadeau.
« Tu m'as pris quelque chose ? » s'enquit Harry avec étonnement.
Sirius s'arrêta pour fixer Harry, avant de sourire à Remus.
« Bien sûr. » dit Remus en lui souriant.
C'était difficile de ne pas sourire quand l'odeur qui émanait de Harry était si pleine de joie, bien que Remus ne savait que faire de l'odeur de surprise. S'attendait-il à ne pas recevoir de cadeaux ? Harry rayonnait, il déchira le papier, révélant une énorme boîte de dragées de Bertie Crochue – Remus savait de source sûre qu'il n'en avait plus – une nouvelle montre – celle de Harry était très abîmée et bien trop grande (il suspectait qu'il avait du appartenir au cousin de Harry) – et trois cadres, pour que Harry puisse y placer les photographies de James et Lily.
Remus ne pouvait se permettre d'offrir un balai à Harry comme Sirius, mais Harry ne semblait pas s'en préoccuper il échangea avec enthousiasme sa vieille montre avec la nouvelle et offrit des dragées – Sirius en prit quelques-unes, mais Remus refusa.
Sirius riait des livres que Remus lui avait offert – l'un d'eux était une monstruosité de sept cent pages entièrement dédié à la vie de Sirius et sur les hypothèses concernant son évasion d'Azkaban. Ils n'avaient même pas réussi à trouver la bonne date de naissance, sans parler des autres faits et Remus l'avait simplement choisi dans le but d'amuser son ami. L'autre – Mère magique – avait également pour but de divertir Sirius. Sirius était – bien évidemment – amusé par le fait que Remus lui ait acheté un livre pour femmes, mais aussi intrigué il y avait des sorts intéressants dans ce livre. L'un, par exemple, permettait aux chaussettes sales de poursuivre leur propriétaire jusqu'à ce qu'elles soient mises à laver.
Mais avec un Sirius aussi intéressé par le contenu du livre, Remus et Harry durent endurer plusieurs minutes d'un Sirius mimant des expressions maternelles il alterna entre son horrible mère et une expression qui aurait pu ressemblé à Dorea, Lily ou même la propre mère de Remus. Peut-être un mélange d'entre elles.
Les choses se calmèrent après ça et Remus leur expliqua ce qui s'était passé au camp depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus. Cela ne faisait que deux jours, alors il fallait admettre qu'il n'y avait pas grand chose à rattraper. En retour, Harry et Sirius lui racontèrent leurs aventures au Square Grimmaurd Harry avait fait une erreur avec la potion qui devait révéler sa forme animale et avait fait exploser la salle d'entraînement – il avait une large brûlure sur le bras qui semblait extrêmement douloureuse et encore, c'était après que Sirius l'ait guéri – Sirius avait fini ses cultures magiques et souhaitait que Remus les aide à choisir le meilleur plant ils comptaient se rendre à Godric's Hollow après le dîner pour les planter sur la tombe de Lily et James. Et apparemment, Kreattur était resté debout toute la nuit, occupé à préparer assez de nourriture pour nourrir une petite armée lors du dîner de Noël.
« Kreattur veut qu'on soit à la maison pour six heures. » dit Sirius.
Harry – au plus grand amusement de Remus – jeta immédiatement un œil à sa nouvelle montre.
« Il est trois heures et quart maintenant. » annonça-t-il en leur souriant.
Sirius sauta sur ses pieds et se frotta les mains.
« On va avoir besoin d'au moins une heure pour t'apprendre à voler, ajouta-t-il en regardant Harry qui semblait, selon Remus, prêt à exploser d'excitation. C'est parti. »
« Tu m'as acheté un Nimbus ? » demanda Remus en attrapant son nouveau balai, l'observant vraiment pour la première fois.
Sirius sourit largement.
« Sirius, ça a du coûter- »
« Cher, dit Sirius en haussant les épaules. Mais c'était une bonne affaire puisque j'ai acheté les trois en même temps. »
« T'es allé dans le magasin pour les acheter ? » demanda faiblement Remus.
Dépenser autant d'argent en une fois avait du attirer l'attention. Et la dernière chose dont Sirius avait besoin, c'était de l'attention.
« J'ai déguisé en Ludo Verpey. » expliqua Sirius en souriant, tandis qu'il traversait le salon.
Harry attendait déjà près de la porte. Remus se mit à rire et admira l'écriture doré qui indiquait que son balai était un Nimbus 1700.
« Personne n'a trouvé ça étrange. »
Ils choisirent une belle parcelle de neige suffisamment grande – juste au cas où quelqu'un tomberait – et également plutôt plate, de façon à rendre le décollage et l'atterrissage plus facile. Sirius prit un instant pour expliquer à Harry la relation entre l'homme et le balai – le balai de Harry lui sauta dans la main à la seconde où il dit 'debout', ce que Remus ressentit comme le signe que l'apprentissage se passerait bien – tandis que Remus faisait de même avec son propre balai.
Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas volé sa mère ne l'avait pas laissé voler quand il était enfant et c'était James et Sirius qui lui avait appris en première année. Il n'avait pas volé depuis l'époque de l'Ordre, mais quand il s'approcha du Nimbus – qui était bien plus stable que son ancien Brossdur – il eut une bonne impression.
« Quel modèle as-tu, Harry ? » demanda Remus, tandis que Sirius observait la prise de Harry d'un œil critique.
« Galaxy, répondit Sirius. Et c'est le top, gamin. »
Remus fronça les sourcils.
« Un Galaxy ? Je pensais qu'ils avaient arrêté d'en fabriquer il y a plusieurs années, après le décès de ce joueur- »
« Ils n'ont plus été aussi populaires depuis ça, répliqua tristement Sirius, tandis que Harry perdait des couleurs. C'est à cause de cet abruti qui l'a utilisé pour un match de championnat. Ce sont des bons balais – beau et léger, efficace pour les manœuvres et carrément rapide – mais ce ne sont pas des balais professionnels. »
Harry n'avait toujours pas l'air rassuré.
« Ça ira très bien, gamin, dit Sirius. Il faut bien commencer quelque part et Lunard et moi, on fera en sorte que rien ne tourne mal. »
Remus monta sur son balai, tandis que Sirius aidait Harry. Ils l'entourèrent au moment où Sirius demandait à Harry se s'élever – à moins de deux mètres du sol – et de rester en vol stationnaire. Harry avait l'air relativement à l'aise, mais toujours un peu nerveux.
« Tu te débrouilles bien, l'encouragea Remus. Maintenant, penche toi un peu en avant et tu vas pouvoir avancer. Si tu veux t'arrêter- »
« Penche-toi en arrière, termina Sirius. Mais pas trop fort, sinon tu vas te retourner et paniquer. »
Flanqué de Sirius et de Remus, Harry se débrouilla pour avancer, s'arrêter et expérimenter un petit virage. Les deux hommes restèrent proches pour s'assurer qu'il ne tombe pas, même s'il semblait gérer de façon parfaite.
Après un quart d'heure de vol prudent et à basse altitude, Sirius jugea Harry capable de voler sans eux à ses côtés Remus et Sirius s'élevèrent jusqu'à être au moins à dix mètres et Harry, étonnement, les suivit. Sirius fit un boucle avant de s'arrêter près de Remus.
« Cognard. » dit-il en touchant l'épaule de Remus, avant de s'écarter.
C'était un jeu auquel ils avaient joué pendant des années – particulièrement quand ils n'étaient pas en nombre pour le Quidditch. Le but était de toucher l'autre personne – qui devenait donc le Cognard. La plupart des sorciers arrêtaient de jouer avant d'arriver à Poudlard, mais James et Sirius y avaient jouer pendant toutes leurs années à Poudlard – James avait même intégré le jeu aux entraînements de Quidditch – en y ajoutant même parfois des règles vol à une seule main, assis d'un côté et temps limité étaient des bonnes façons pour garder le jeu intéressant. C'était comme ça que Remus avait appris à voler.
« Aide-moi à l'attraper. » dit-il à Harry, qui était assis sur son Galaxy, l'air perplexe.
Remus n'attendit pas sa réponse avant de se lancer sur Sirius Harry le suivrait à son propre rythme.
Le rythme de Harry s'avéra être un rythme dangereusement rapide il dépassa Remus comme un boulet de canon, fonçant directement sur Sirius. Remus fit accélérer son balai, juste au cas où ; Harry se sentait probablement trop confiant, étant donné la façon dont il s'était débrouillé jusque là. Sirius jeta un coup d'œil en arrière et ses yeux s'agrandirent de façon comique avant qu'il ne fasse une grande courbe pour échapper à Harry. Remus volait jusqu'à Sirius – qui venait maintenant directement sur lui – quand Harry apparut d'un coup, sortant de nulle part, et tapa sur l'épaule de Sirius.
Sirius le retoucha immédiatement et enfin, Harry sembla comprendre Harry le toucha une fois de plus et s'élançait à une vitesse à se briser le cou, en riant follement. Sirius et Remus échangèrent un regard et Remus entreprit de rejoindre Harry – loin devant Sirius, qui était assez sympathique pour lui laisser quelques secondes d'avance.
Harry, cependant, ne semblait avoir besoin d'aucune aide. Sirius avait eu raison quand il avait dit que le Galaxy était rapide et efficace pour les manœuvres Harry réussissait à esquiver facilement chacune des tentatives timides de Sirius de le toucher, jusqu'à ce qu'elles ne soient plus timides. Remus put voir l'exact moment où Sirius commença à jouer de façon normale, mais Harry ne semblait pas avoir remarqué il écartait son balai de manière à s'éloigner de Sirius et vrillait, montant encore. Sirius volait derrière lui et Remus, réalisant qu'il était dépassé, retourna se poser au sol pour avoir une meilleure vue d'ensemble.
Ce qui suivit fut probablement l'une des démonstrations de vol les plus impressionnantes que Remus ait jamais vu Sirius avait été un bon joueur – peut-être même suffisamment bon pour jouer en championnat s'il n'y avait pas eu les Aurors et l'Ordre – et il semblait avoir retrouvé la plupart de ses compétences, malgré Azkaban. Harry avait un don inné – visiblement quelque chose qu'il avait hérité de James – et Remus se dit que s'il avait semblé si prudent au début, c'était à cause de l'inquiétude de Remus et de Sirius.
Sans eux, Harry avait un espace illimité et rien pour le retenir. Sirius avait visiblement le meilleur balai et des années d'expérience derrière lui, mais au final, ce n'était pas suffisant dans une tentative pour échapper à Sirius, Harry plongea à une vitesse folle et Sirius – étant Sirius – le suivit.
Remus avait sorti sa baguette, prêt à lancer un sort de Coussinage, mais il se souvint à temps qu'il ne pouvait pas le faire sans activer la Trace. Impuissant, il observa Harry poursuivre sa chute – même Sirius avait mis de côté son esprit de compétition et semblait inquiet – et alors, tandis que Remus grimaçait, Harry redressa son balai à quelques centimètres du sol.
Il s'en était fallu de peu l'extrémité de son balai avait arraché un peu d'herbe et Harry vacilla, mais réussit à rester droit sur son balai. Remus le vit remonter en spirale et il put se détendre, malgré que son cœur semblait être resté dans sa gorge. Sirius n'allait pas assez vite pour s'en sortir correctement, alors il redressa son balai et roula sur le côté, atterrissant dans la neige près de Remus.
« Incroyable, dit Remus en regardant Harry. James n'aurait pas réussi ça. »
« James aurait réussi avec le bon balai, dit Sirius, mais il semblait impressionné. J'aurais du savoir qu'il avait ce talent en lui, rien qu'en voyant la façon dont il a saisi son balai. »
« T'aurais du. » acquiesça Remus.
« Patmol ? »
Avec une rapidité qui le rendait flou et qui crispa encore Remus, Harry était descendu, volant au niveau de leurs tête, l'air inquiet.
« Tu vas bien ? »
« Viens là. » dit Sirius en faisant signe à Harry d'approcher.
Harry s'exécuta instantanément, visiblement inquiet.
« Plus près. »
Harry se rapprocha encore. Sirius leva le bras et Remus comprit ce qui allait arriver avant que ça n'arrive. Tout comme Harry visiblement au moment où Sirius lui toucha le bras en lâchant un 'Cognard' satisfait, Harry le toucha en retour et s'élança vers le ciel.
Sirius jura et fit volte-face, en riant. Ils regardèrent tous deux Harry prendre de l'altitude, avant que Remus ne se tourne vers Sirius.
« Tu penses qu'il jouera à l'école ? »
« S'il vole comme ça, je ne crois pas qu'il aura le choix, dit Sirius en souriant. La vieille Minnie l'attachera elle-même à un balai. »
« Tu penses vraiment ? » demanda Remus, l'air pensif.
« Et bien, oui, répondit Sirius. Tu sais comment elle est- »
« Pas ça. Et si Harry n'est pas à Gryffondor ? »
« Alors elle lui donnerait probablement des retenues pendant les essais, dit Sirius, mais il semblait pensif. Pourquoi ? Tu ne penses pas qu'il sera à Gryffondor ? »
« Je ne sais pas, dit Remus, regardant Harry qui vrillait, pivotait dans la direction opposée. Je pense qu'il y sera, mais tu y as sûrement pensé- »
« Bien sûr que j'y ai pensé. » répliqua Sirius, en dessinant des formes dans la neige.
Cela commençait à ressembler au blason de Poudlard au moment où Sirius reprit la parole.
« Je veux qu'il soit à Gryffondor … Mais s'il n'y est pas- »
« Tu serais déçu ? » demanda Remus.
« Un peu, répondit Sirius. Mais pas de lui, juste à propos du fait qu'il ne verrait pas la Salle Commune, du fait qu'il n'aurait pas Minnie comme Directrice de Maison ... »
« Pareil, admit Remus. Pas de lui, mais juste ... »
« Déçu de la situation, termina Sirius. Ouais. Mais le Choixpeau Magique sait ce qu'il fait il m'a bien placé à Gryffondor, pas vrai ? »
Remus acquiesça, même si la question était rhétorique.
« Il le placera où il doit être et si c'est à Serpentard, alors tant mieux pour lui. Il sera toujours mon filleul et je voudrais toujours de lui, toujours m'occuper de lui même s'il- »
« -a Rogue comme Directeur de Maison. » termina Remus.
« Urgh, j'avais oublié ça, dit Sirius. Mais oui, même dans ce cas-là. »
Remus observa Sirius du coin de l'œil ; Sirius regardait Harry voler avec un sourire plein d'affection sur les lèvres. C'était l'expression que James portait après avoir découvert que Lily était enceinte. Remus se tourna avant que Sirius ne le voit sourire. Sirius, cependant, l'avait évidemment senti.
« Quoi ? » demanda-t-il.
« Rien. » répondit Remus.
« Quoi ? » insista Sirius en lui jetant de la neige dessus.
« Patmol, abruti ! lança Remus en riant et en retirant la neige de son visage. Rien. »
« Va te faire voir, Lunard, ce n'était pas rien. »
« C'était rien. » dit Remus, en lançant un peu de neige sur Sirius.
Il atteint sa tête et Sirius laissa échapper un cri quand la neige toucha son oreille.
« … entendre des gens ? »
Sirius – qui avait réuni dans ses mains une énorme boule de neige sûrement destinée au visage de Remus – se figea, à l'image de Remus.
« Je crois aussi, dit une voix familière. Il n'est pas censé être là pourtant. »
« Où est-ce qu'il serait autrement ? » demanda une voix d'homme.
« Je pensais qu'il était parti pour un moment. » dit Dora.
« Harry ! siffla Remus, heureux que Harry soit assez bas pour pouvoir l'entendre. La forêt ! Maintenant ! »
Harry ne constata rien il s'éloigna à grande vitesse. A côté de Remus, Sirius s'agitait à la seconde où Harry avait atteint la lisière de la forêt, Sirius rétrécit son balai et le fourra dans sa poche.
« Remus ? » s'exclama Dora, avant de s'arrêter.
L'homme avec qui elle était s'arrêta également.
« Qu'est-ce que c'est que ça ? »
« Un chien errant, dit Remus, essayant discrètement d'effacer les traces de Sirius dans la neige. Peut-être un loup. Il y en a plein qui rôdent dans la forêt tout le temps. »
« Non, dit Dora. Je veux dire ça. »
Elle désignait le balai de la main et paraissait impressionnée.
« Oh, dit-il. C'est un cadeau de Noël. »
« T'as un bon ami quelque part. » commenta-t-elle.
« Un très bon ami. » confirma-t-il.
« Un Nimbus 1700, commenta son ami. Pas aussi bon que le Brossdur 5, mais il est correct. »
Dora lui adressa un regard incrédule.
« Pas aussi … murmura Dora. Tu rigoles, pas vrai ? C'est censé être le meilleur balai, en ce moment ! »
Son ami eut l'air de se renfrogner et Dora sembla un peu ennuyée ses cheveux étaient devenus rouges orangés et jurait avec le pull qu'il lui avait donné. Il était amusé de la voir le porter, mais il lui donnait un air festif avec sa peau verte. Keith ouvrit la bouche – certainement pour protester encore davantage – mais Dora reprit la parole.
« Comment il vole ? » demanda-t-elle.
« Parfaitement, dit Remus. Tu peux essayer si tu veux. Si vous voulez ! »
« Vraiment ? »
Malgré ce qu'il venait de dire, Keith eut l'air plutôt excité à cette idée.
« Je t'en prie. » dit Remus.
Keith plaça le balai au sol et s'écria 'debout'. Il lui sauta dans la main et il grimpa dessus. Il sourit largement à Dora et s'élança vers le ciel. Il était doué, mais Remus pensa qu'il aurait été plus impressionné s'il ne venait pas de voir un enfant de neuf ans qui était encore meilleur.
Dora sortit sa baguette et lança un Impervius sur son jean. Remus n'avait pas pu en lancer un sur lui-même avec Harry dans le coin et donc il serait sûrement tout mouillé quand il se lèverait.
« Il joue ? » demanda Remus.
Dora acquiesça tout en s'asseyant.
« Dans le coin, pour l'instant, mais il va faire des essais pour les Tornades en juillet. »
« C'est une mauvaise chose ? » demanda Remus.
Dora tourna les yeux vers lui et fit la grimace.
« Ça se voit tant que ça ? »
« Tu sens … comme si tu étais éteinte. »
« Oh. » dit-elle.
Quand elle pensa que Remus ne regardait pas, elle se renifla le bras. Quand il se mit à rire, ses cheveux devinrent roses vif, tout comme son visage.
« J'essayais juste de voir si je pouvais- arrête de rire ! »
Il aurait pu arrêter si elle ne riait pas elle aussi.
« Alors, tout va bien ? » demanda-t-il, quand ils furent tous les deux calmés.
« La formation, c'était un désastre, soupira-t-elle. Keith a insisté pour venir avec moi, même si je lui ai dis qu'il n'aurait pas le droit de regarder. Fol-Oeil était furieux que je l'ai même amené et il l'a fait attendre dans l'Atrium jusqu'à ce que nous ayons fini la leçon. Et après, il y avait une fête. »
Elle semblait triste.
« Il ne connaît pas grand monde et cet idiot s'est senti menacé par Melvin et Ben-, dit-elle avec dans la voix tant d'exaspération que d'affection. Il a pensé que je me sentirais menacé s'il parlait à Florence et ensuite, McKinnon ... »
Elle secoua la tête.
« Je suis plutôt reconnaissante qu'elle ait été là, dit-elle, en souriant d'un air penaud. Keith a commencé par lancer un commentaire méprisant sur Fol-Oeil et elle lui a sauté dessus … Elle a été impitoyable, en fait. J'aurais probablement été plus gentille à propos de ça, mais il a compris assez vite ... »
Remus avait passé assez de temps près de Sirius – qui avait souvent été du mauvais côté des reproches de Marlène – pour ressentir un accès de sympathie pour Keith. Il savait aussi, cependant, que – même si elle était souvent brutale – Marlène était très souvent juste dans ses reproches. Et donc, Remus ne pouvait pas faire grand chose que grimacer.
« Alors comment s'est passé ton Noël ? » demanda Dora dans un sourire joyeux, mais forcé.
« Bien, en fait. » dit Remus sur un ton d'excuse.
Dora se mit à rire.
« J'ai quelque chose pour toi. » ajouta-t-elle, en faisant glisser son sac à dos de son épaule.
Elle l'ouvrit et sortit un paquet recouvert de papier cadeau multicolores. C'était tellement Dora que Remus ne put s'empêcher de sourire.
« Merci. » dit-il, avant d'ouvrir le paquet.
Plusieurs morceaux de tissus informes en sortirent. Trois d'entre eux étaient des chaussettes, ce dont Remus avait désespérément besoin Dora, bien sûr, en avait parfaitement conscience car elle avait accès à sa garde-robe ces temps-ci. L'autre tissu était un tee-shirt gris tout simple.
« Le gris te va bien. » dit Dora, en lui souriant grandement.
Remus se mit à rire et déballa le dernier paquet. Quatre livres s'en échappèrent, mais il les ignora pour le moment. Il y avait un pull bleu marine et il était si ridiculement doux que Remus eut besoin de se retenir pour l'enfiler dans l'instant.
« C'est pour me faire pardonner pour celui que j'ai volé. » lui expliqua-t-elle.
« C'était un cadeau. » dit-il en faisant signe vers le pull en question.
« C'était de la corruption, lui dit-elle. Tu te souviens ? Mais je me sens toujours mal. Tiens. »
Elle attrapa les quatre livres qu'il avait fait tombé. Remus laissa échapper un rire. Elle lui avait acheté Les trois petits cochons, le petit chaperon rouge, le loup et les sept chevreaux et le conte sorcier populaire Le loup et le veaudelune.
Ça ne la dérange vraiment pas, réalisa-t-il avec un large sourire.
« Merci. » dit-il à nouveau, en référence à la fois aux cadeaux et à la façon dont elle gérait la nouvelle de sa condition.
« Pas de problème. » répondit-elle en ayant l'air de comprendre.
« Accio. » dit-il en agitant sa baguette en direction du cottage.
Ensuite, parce qu'il ne voulait pas d'un trou de la taille d'un livre dans le mur de sa maison, il ajouta 'Aperio'. La porte d'entrée s'ouvrit à temps et le cadeau que Sirius avait acheté à sa demande fonça dans sa main, manquant de peu Keith qui avait choisi ce moment pour voler plus bas. Remus le tendit à Dora sans attendre et elle le déballa avec un enthousiasme qui aurait pu rivaliser avec celui de Sirius. Son enthousiasme ne diminua pas lorsqu'elle vit ce que c'était un livre épais à la reliure de cuir.
« Caméléon humain. » dit-elle, en traçant du doigt le titre enjolivé.
Ses yeux étaient écarquillés et ses cheveux étaient jaunes, Remus ne les avait jamais vu aussi éclatants.
« Remus, murmura-elle en tournant les pages. Au nom de Merlin, où as-tu trouvé ça ? »
« Est-ce que tu me croirais si je te disais qu'un ami à moi l'a acheté à une banshee ? »
Cela la fit rire il ne pensait pas qu'elle l'avait vraiment cru.
« Tu ne l'as pas, n'est-ce pas ? »
« L'avoir- ? manqua-t-elle de s'étouffer. Non, évidemment que non ! Remus, il n'y a que dix exemplaires au monde ! J'ai lu des livres à propos de ce livre ! »
« J'ai pensé que tu pourrais le trouver utile, dit-il en souriant. Matt a participé- »
Tout comme Sirius et Harry, car il s'agissait d'un livre rare et très cher.
« -parce que tu as fait tant de choses pour nous ... »
Sirius avait juste voulu lui acheter quelque chose, puisque son temps à Azkaban lui avait enlevé la possibilité de le faire pendant de nombreuses années.
« -toute cette histoire avec Malefoy est juste folle- »
« Je peux apprendre beaucoup de ce livre, dit-elle, serrant le livre contre sa poitrine. Ils n'ont pas été capables de me trouver un professeur pour la compétence particulière en formation, mais avec ça … les notes d'autres Métamorphomages … Je vais pouvoir apprendre toute seule ! Merci ! Merci, merci, merci ! »
Elle rayonnait, tout en lançant un sortilège de Lévitation sur le livre elle ne voulait apparemment pas qu'il soit abîmé par la neige. Une fois que cela fut fait, Remus se retrouva à serrer dans ses bras une Dora incroyablement heureuse.
« Je me sens mal de t'avoir juste offert des vêtements et des livres maintenant. » dit-elle contre son bras.
« Non, j'aime ce que tu m'as acheté, lui assura-t-il. Ils- Tu pleures ? »
Il était incrédule, essayant d'apercevoir son visage tout ce qu'il pouvait voir était ses cheveux de la couleur du soleil.
« Non. » dit-elle, en reniflant tandis qu'elle s'écartait.
Elle essuya ses joues sur sa manche avant de reprendre la parole.
« Enfin, peut-être un peu. »
Charlie ouvrit la fenêtre de la cuisine et prit quelques inspirations d'air frais Fred et George n'avaient pas réussi à faire marcher quelque chose avec leurs pétards de Noël et avaient placé une bombabouse sous la chaise de la grande-tante Muriel pour se rattraper. La cuisine entière puait comme-
« -aurait du le savoir ! J'aime une plaisanterie autant que n'importe qui, mais vous avez été trop loin cette fois ! C'est un comportement irrespect- Peux-tu arrêter de rire, Bilius ! »
L'oncle Bilius tenta de calmer son rire – il le fit en enfonçant son poing dans sa bouche. Tout le monde à table – sauf Muriel (qui était partie dans un accès de rage), Maman et Percy – ricanèrent.
Papa sembla sentir le danger et se leva en lançant un rapide 'Je t'ai déjà montré ma collection de prises, Bilius ?' L'oncle Bilius sauta sur ses pieds et suivit Papa dehors. Charlie fit mine de le suivre, mais les yeux de Maman se posèrent sur lui et il ne put se résoudre à sortir.
Au lieu de ça, il s'assit, tandis que Maman continuait de crier sur Fred et George.
« -inapproprié ! Je n'ai jamais- »
« J'sais pas, Maman- » dit Fred avec un air pensif.
« -je pense que c'était plutôt approprié- » renchérit George, en hochant la tête vers Fred.
« La vieille chouette l'avait bien cherché. » dit Fred, sans aucune trace de repentance.
« Elle a de la chance qu'il n'y en ait eu qu'une seule. On en a trois en haut- »
Charlie sentit la couleur disparaître de son visage à côté de lui, le visage de Bill était devenu d'une étrange couleur grisâtre. Ils se levèrent tous les deux en même temps. Charlie attrapait Ron, tandis que Bill jetait Ginny sur son épaule et Percy était déjà en bas des escaliers.
Ils étaient arrivés dans la chambre de Ginny – quelque chose dont elle se plaignit, perchée sur l'épaule de Bill – quand Maman explosa. Percy claqua la porte et se laissa tomber contre elle, ses lunettes un peu de travers. Charlie lâcha Ron et Bill posa une Ginny plaintive sur son lit. Charlie se trouva un coin confortable sur le sol, que Ginny lui vola – il la chatouilla jusqu'à ce qu'elle s'éloigne – et rejoignit Ron, qui avait trouvé un paquet de cartes de Bataille Explosive.
Bill et Percy – qui parlaient à voix basse près de la porte – les rejoignirent et ils jouèrent plusieurs parties, avant que Maman – qui s'était considérablement calmée – ne vint les chercher pour le dessert.
Fred et George étaient introuvables et Papa était de retour et leur murmura à tous – tandis que Maman était commodément hors de portée de voix – que l'oncle Bilius était parti et leur avait souhaité à tous un joyeux Noël. L'odeur de la bombabouse s'attardait, semblant accroître l'irritation de Maman à chacune de ses respirations. Elle découpa le pudding avec un peu trop de brusquerie et la couleur de ses joues refusait de s'estomper.
Bill sembla le remarquer et tandis que Papa et Ginny débarrassaient la table, il se tourna vers Charlie.
« C'est quoi que tu voulais dire à Maman, Charlie ? »
Charlie savait que c'était un challenge, un défi et il savait que – peu importe ce qu'il faisait, il allait perdre s'il ne disait rien, Bill partagerait sûrement sa nouvelle et Charlie serait alors celui qui devrait lui dire qu'elle allait perdre deux fils. Cependant, parler de la Roumanie à Maman quand elle était dans une humeur pareille pouvait potentiellement avoir des conséquences mortelles.
Contrairement à Bill, Charlie n'était pas ingénieux – et il en était conscient – mais il aimait penser qu'il était un peu plus courageux que Bill. Et parce qu'il était courageux, et pas malin, Charlie fourra sa main dans sa poche et en sortit sa lettre qu'il tendit à Maman.
