Bonjour, bonsoir ! Heureuse de partager un nouveau chapitre avec vous ! D'autant plus que vous êtes au rendez-vous dans les reviews et que c'est vraiment agréable et très encourageant. Autre chose : je viens de remarquer que les points virgules ne sont visiblement pas acceptés par le site, ou du moins ne résistent pas au transfert OpenOffice - Fanfiction. Or, dans l'histoire initiale et donc sur mon traitement de texte, il y en a plein. Voilà donc pourquoi à certains endroits, il manque une ponctuation. Je travaille à une solution, mais en attendant, désolé pour le dérangement ! Merci beaucoup et bonne lecture !
« Lupin ! »
« Oui ! » répondirent Remus et Dora.
Son visage – enfin, celui de Matt – s'embrasa, mais par chance, ses cheveux ne changèrent pas de couleur. Remus se demanda un peu si elle avait appris à mieux contrôler grâce au livre qu'il lui avait donné à Noël.
« Désolé, marmonna Dora. L'habitude. »
Par chance, soit Greyback ne l'avait pas entendu, soit il n'en pensa rien.
« Toi aussi, Rosier. »
Remus et Dora s'approchèrent du trône de Greyback. Remus se plaça là, droit, avec les bras croisés, tandis que Dora plaçait ses mains dans ses poches elle était probablement en train de cacher toutes les parcelles de peau qu'elle pouvait, pour éviter que Greyback ne puisse la sentir. Si le sortilège sur l'anneau avait failli, il était possible que les autres sortilèges ne marchent pas bien non plus. Remus était inquiet – très inquiet – pour la sécurité de Dora et se sentit vraiment idiot de l'avoir amener là, bien qu'il était incapable de comprendre comprendre Greyback pouvait savoir qu'elle était là.
Greyback renifla d'abord Dora. Elle avait l'air remarquablement calme – même exaspéré – malgré l'inspection, tandis que Remus priait pour sa sécurité.
« Qui est-ce que tu cherches exactement ? » demanda Dora, reculant légèrement lorsque Greyback se mit à renifler ses cheveux noirs et courts.
« Elle. Votre sœur perdue. »
Remus manqua d'éclater de rire. Greyback ne cherchait pas du tout Dora il cherchait sa mystérieuse fille – Remus et Matt l'avaient surnommé Smoky, rapport au fait qu'elle avait disparu comme de la fumée dans le vent.
« Je peux la sentir sur l'anneau … C'est faible, mais je le ressens, je la ressens- Je sais que c'est elle qui l'a placé là ! »
Greyback portait l'anneau à présent et Remus espérait qu'il le faisait souffrir.
« C'est un message, un symbole de sa défiance, je le sais ! »
Les sorts sur Dora semblaient avoir tenus, car il la repoussa – Remus grogna – et s'avança vers Remus, pour le renifler. Quelques secondes plus tard, Remus était également congédié et il ramena Dora jusqu'à leur banc.
Ils observèrent Greyback choisir des personnes – de façon apparemment aléatoire – et les envoyer dans un coin. Quand Greyback eut passé en revue les cent-et-quelques personnes présentes et sélectionné environ vingt personnes parmi elles sans trouver Smoky, il devint un peu fou. Il attrapa l'une des vieilles femmes par l'écharpe et la tira vers lui.
« Où est-elle ? » grogna-t-il en la secouant.
« Je ne sais pas, Père, dit la femme en inclinant la tête. Je le jure, je ne l'ai pas vu- »
Greyback la repoussa violemment et se lança sur un petit garçon. Dora tremblait – de peur ou de rage, Remus l'ignorait – et observait la scène qui se déroulait devant leurs yeux, incapable de regarder ailleurs.
« Il faut qu'on te sorte de là. » murmura Remus, la faisant tourner les yeux vers lui.
« C'est de ma faute, pourtant, souffla-t-elle. Je- »
« Non, dit Remus. Ce n'est pas toi qu'il cherche. »
« Mais il a dit- »
« Il a mordu une fille, il y a quelques temps, expliqua Remus en penchant vers elle, pour ne pas que quelqu'un d'autre entende. Et d'une façon ou d'une autre, elle a réussi à rester cachée. Greyback est obsédé à l'idée de la retrouver et je ne sais pas comment, mais c'est son odeur à elle qu'il a senti. »
« Oui, souffla-t-elle. Sur mon pull. »
« Tu l'as sûrement frôlé en rentrant, dit Remus en essayant de se souvenir. Et quand tu as mis le pull de Matt, celui que tu portais a sûrement du perdre la protection du sortilège. En plus, si c'était juste toi, il ne les aurait pas sélectionné. »
Il pencha la tête vers le groupe que Greyback était toujours en train de harceler.
« Je devrais faire quelque chose pour aider- » dit-elle.
Elle ouvrit la bouche et détourna les yeux quand Greyback frappa un homme si fort qu'il s'effondra au sol. Une des femmes qu'il n'avait pas sélectionné se mit à crier, avant de reculer lorsque Greyback regarda dans sa direction.
« Matt, dit Remus en soutenant le regard de Dora. Il n'y a rien que tu puisses faire. Si Smoky débarque, d'accord, mais je doute qu'elle- »
« Smoky ? »
« La fille. On sait qu'elle n'a pas placé l'anneau là puisque c'est nous qui l'avons fait et elle a déjà prouvé qu'elle était maligne. Si elle est déjà venue ici- »
Remus devait admettre qu'il était possible que Greyback imagine des choses.
« -elle doit déjà être loin et ça veut dire que Greyback sera incapable de la trouver. »
« C'est une mauvaise chose ? »
« C'est potentiellement fatal, dit Remus sombrement. Pour toutes les parties impliquées. »
« Tout le monde dans sa chambre, grogna Greyback, lâchant le cou d'un homme qu'il interrogeait. On va passer à l'interrogatoire individuel. »
« Soixante-quatre, souffla Remus dans l'oreille de Dora alors qu'ils se levaient. Va dans la salle de bain et transplane – je vais me débrouiller. »
« Mais- »
Dora se tut lorsque Greentooth passa près d'eux.
« Tu viens ? » demanda joyeusement Greentooth.
Remus ne savait pas si elle était heureuse parce que Greyback avait une chance de trouver Smoky, ou si c'était parce qu'elle avait interrompu une conversation visiblement importante. La connaissant, ça pouvait être les deux. Par chance, Dora réalisa que Greentooth lui parlait et elle acquiesça.
Alors – et Remus devait admettre qu'elle imitait très bien le comportement de Matt – elle adressa un dernier regard inquiet à Remus et se dirigea vers la chambre de Matt sans attendre Greentooth. Remus était satisfait de voir que Greentooth était contrariée par cela, avant qu'elle ne disparaisse à son tour dans sa propre chambre, la soixante-six. Remus, pendant ce temps, priait pour que Dora l'écoute et s'en aille.
Remus ne perdit pas de temps et rejoignit également sa chambre, une fois Dora partie. Il se rendit directement dans sa minuscule salle de bain et tira le rideau. Il ferma ensuite le couvercle des toilettes et s'y assit. Sans ça, il n'aurait pas eu assez de place pour ce qu'il voulait faire.
« Spero Patronum. » murmura-t-il en pensant à Sirius et Harry.
Son loup apparut dans la pièce et glissa d'une façon presque comique jusqu'à manquer de rentrer dans la douche, même si Remus se doutait qu'il serait certainement passé à travers le mur. Le loup leva le nez et renifla avant de montrer ses crocs bleus, grognant sans émettre le moindre bruit. Il se mit ensuite à marcher dans le minuscule espace.
« Lunard. » dit Remus, attirant son attention.
Le Patronus s'approcha et Remus le laissa renifler le dos de sa main le museau de Lunard était à la fois chaud et froid et le cœur de Remus s'allégea un peu. C'était – même si ce n'était pas surprenant – comme toucher un souvenir heureux.
« J'ai besoin que tu trouves Matt, murmura Remus. Que tu lui dises de revenir immédiatement. Il doit transplaner directement dans sa salle de bain et rester dans sa chambre jusqu'à ce que Greyback vienne le voir. Greyback lui posera des questions étranges et Matt devra y répondre du mieux qu'il peut. Matt ne devra rien dire sur le fait d'être absent aujourd'hui, parce que Greyback pense qu'il était ici. »
Le loup s'étira et marcha vers le mur.
« Dis-lui que c'est urgent. » ajouta Remus, tandis que le Patronus s'en allait.
Remus soupira, se sentant seul à nouveau, et il se leva, repoussant le rideau avant d'aller s'allonger sur son lit.
S'il te plaît, s'il te plaît, rentre à la maison, pensa-t-il, le visage de Dora dans la tête. Il pensait qu'elle allait le faire – les apprentis Aurors étaient censés suivre les ordres – mais il suffisait de regarder Sirius et James pour savoir que ce n'était pas toujours vrai. Dora n'était pas différente elle avait montré un penchant indépendant et même s'il admirait cela, ce penchant l'inquiétait aussi. S'il te plaît, pensa-t-il.
« Rosier ! »
Matt, toujours un peu désorienté par son transplanage, passa la tête par le rideau. Greyback se tenait là, les yeux brillants et la respiration haletante.
« Attends. » dit Matt, se reculant dans la salle de bain.
Il s'appuya contre le mur de pierre de sa douche, prenant quelques inspirations profondes. Un peu plus et c'était trop tard, pensa-t-il, prenant un instant pour retrouver son calme. Il tira la chasse d'eau pour faire bonne mesure, tira ensuite le rideau et entra dans sa chambre. Greyback attendait toujours.
« Tu as pris une douche. » dit Greyback, jetant un œil à ses cheveux mouillés.
« Je pensais que tu prendrais plus longtemps. » dit Matt en croisant ses bras.
Greyback n'avait pas besoin de savoir qu'il avait pris sa douche chez ses parents. Il était heureux de l'avoir fait la dernière chose dont il avait besoin, c'était que Greyback sente l'odeur de ses parents sur lui.
« Je n'ai jamais dit que tu pouvais te doucher- »
« Je ne me souviens pas que tu aies qu'on ne pouvait pas non plus. » répliqua Matt.
Il semblait que Greyback ne l'avait pas dit, car – même s'il semblait frustré – il ne nia pas. En revanche, il attrapa Matt par le cou et le força à s'asseoir au bord du lit. Matt cria en sentant quelque chose lui brûler le cou quand Greyback le lâcha et commença à faire les cent pas – donnant à Matt l'impression que c'était une sorte d'interrogatoire – Matt sembla voir une bague argentée brillant dans la main poilue de Greyback.
Il est devenu dingue, pensa Matt. Il est vraiment devenu fou. Il se demanda ce qui avait déclenché ça et si Remus en était à l'origine.
« Où étais-tu aujourd'hui ? » demanda Greyback en faisant les cent pas.
« Avec Remus. » dit Matt avec assurance.
Lui et Remus avaient fait un pacte quelques années plus tôt, qu'il couvrait les absences de l'autre dans des situations telles que celle-ci.
« Même si je ne sais pas pourquoi tu demandes, puisque tu nous as vu- »
« Où es-tu allé après votre promenade dans la forêt ? » s'écria Greyback.
Matt laissa échapper un soupir de soulagement il bluffait et n'avait pas été découvert. C'était aussi inquiétant Matt n'était pas là aujourd'hui, alors si Greyback les avait vu, comme sa réponse semblait l'indiquer, alors pourquoi pensait-il que Matt était là ? Remus était un bon menteur, mais pas si bon.
« Ici. » dit Matt en décidant de jouer le jeu.
Peut-être que Greyback était vraiment devenu fou et l'avait imaginé toute la journée. Matt n'allait certainement pas le questionner.
« Avec Remus, on s'est assis et on a discuté de choses vraiment pas suspectes jusqu'à- »
Matt tenta sa chance et fit un geste en direction de Greyback.
« -ce que tout ça arrive. »
Quoi que soit tout ça … pensa Matt. Greyback, cependant, sembla comprendre et Matt ne pouvait pas croire sa chance.
« Est-ce que tu as vu ou senti quelque chose de suspect, Matthew- »
« Oh, c'est Matthew de nouveau alors ? demanda Matt, arquant un sourcil. C'était Rosier depuis des semaines maintenant- »
« Ne me manque pas de respect ! » gronda Greyback en s'arrêtant de marcher.
Matt se recula.
« Et réponds à ma question, garçon. As-tu vu ou senti quelque chose- »
« Non, dit Matt. Je n'ai pas- »
« Où est-elle ? » demanda Greyback en saisissant Matt à la gorge à nouveau.
« J'en sais rien. » répliqua-t-il, réussissant à faire lâcher Greyback.
Ses mains tremblaient, ce qui était étrange. Peut-être que l'argent de la bague était vraiment en train de lui faire mal ou peut-être avait-il perdu sa force avec sa santé mentale.
« Mais comme je l'ai dis, j'étais avec Remus toute la journée – faisant des choses non suspectes, d'ailleurs – et comme le reste de notre adorable fratrie nous évite comme s'ils étaient humains et que nous ne l'étions pas- »
Greyback sembla satisfait de la comparaison et Matt dissimula un froncement de sourcil, ennuyé que sa remarque n'ait pas contrarié Greyback.
« -nous n'avons eu de contact avec personne d'autre. »
« Alors tu ne sais pas ? » demanda Greyback.
« Je n'ai pas la moindre idée de l'endroit où elle peut être, dit Matt. Je ne l'ai pas déjà dit ? »
« Tu peux sortir. »
Greyback, étrangement, semblait toujours heureux de la remarque de Matt qu'il avait pris pour un compliment.
T'es un malade, voulait dire Matt. Un lunatique complètement taré … Mais il resta silencieux et suivit Greyback dans la pièce principal. Greyback se dirigea immédiatement dans la chambre suivante, tandis que Matt balaya la pièce du regard à la recherche de Remus. Les yeux de Remus brillèrent quand Matt prit place près de lui, même s'il l'observait avec un air curieux.
« Tu attends quelqu'un d'autre ? » demanda Matt.
Remus eut l'air amusé, mais aussi soulagé. Matt décida de ne pas demander pourquoi.
« Alors, c'est quoi le bordel qui se passe ici ? Je veux dire, c'est déjà une maison de fous habituellement, mais là ... »
« Il pense que Smoky est là. » répondit Remus.
« Elle est là ? » demanda Matt.
« Je pense pas, non. » dit Remus.
« Et c'est quoi cette histoire de bague ? » demanda Matt en touchant la brûlure dans son cou.
« Il pense qu'elle l'a laissé pour lui. »
Matt leva les yeux au ciel.
« Elle a fait ça ? »
« Non. » dit Remus.
De nouveau, Matt décida de ne pas en demander plus. Ça avait été visiblement une journée intéressante.
« Comment vont Robin et Cornelius ? »
« Ils te passent le bonjour. » dit Matt en haussant les épaules.
« C'était bien de retourner à la maison ? »
Matt sourit.
« Clairement, dit-il. Je veux dire, j'y étais allé pendant dix minutes à Noël avant qu'on aille chez ma tante – ce qui était cool – mais vraiment rester à la maison … La première chose que j'ai faite, c'est claquer les portes. Ma mère a cru que j'étais devenu dingue. »
Remus se mit à rire.
« Ça fait du bien d'avoir un jour où rien de bizarre n'arrive, pas vrai ? »
« La soirée a réussi à rattraper ça, dit Matt sur un ton triste, avant de froncer les sourcils. Enfin, il y avait quand même quelque chose de bizarre ... »
« Quoi ? »
« Et bien, j'ai pris une douche pour me débarrasser de l'odeur de cet endroit et ensuite, quand j'ai voulu chercher des vêtements qui ne puaient pas comme Greyback, il n'y en avait aucun. »
« C'est vrai qu'il pue. » murmura Remus.
« Oui, mais ce n'est pas le problème. Je voulais surtout dire que tous mes habits semblent avoir disparus, dit Matt. Ceux qui ne sont pas au camp, du moins. Comment ça a pu arriver ? Maman a dit qu'il avait du y avoir un cambriolage, mais au nom de Merlin, qui vole des vêtements ? »
« Qui, en effet ? » murmura Remus, l'air de trouver toute cette histoire très drôle.
Tonks transplana dans la cuisine, se disant qu'à vingt et une heure, il n'y aurait personne pour la réprimander le travail de Maman à la banque avait repris de plus belle, avec la fin de l'année fiscale dans seulement deux mois et Papa allait toujours au lit assez tôt à cause de ses horaires étranges. Ils devaient être tous les deux endormis.
Seulement, ils ne l'étaient pas et aussitôt que Tonks vit leur silhouette, elle ajusta son visage pour ne plus ressembler à Matt, ni à quelqu'un d'inquiet ou de terrifié. Maman, Papa et Keith étaient assis à table, tenant chacun une tasse de thé et parlant à voix basse, sur un ton inquiet. Alors, à peine une seconde après qu'elle ait transplané, le grand CRACK les surprit tous. Papa renversa un peu de thé devant lui et Keith tomba de sa chaise. Maman, au contraire, ne semblait pas avoir été surprise par son apparition soudaine et n'était visiblement pas impressionnée.
« Nymphadora Gladys Tonks ! »
Tonks détestait son prénom avec passion, mais il y avait aussi une bonne raison pour laquelle elle utilisait son nom de famille et pas son deuxième prénom.
« Au nom de Merlin, où étais-tu ? » demanda Maman, la serrant avec force dans ses bras.
« Je suis sortie. » dit Tonks, adressant un regard à Keith.
Sa colère avait en partie disparue, mais il était clair qu'ils avaient encore beaucoup à discuter.
« Tu aurais du laisser un mot. » dit Papa en ramassant les tasses.
Il l'embrassa sur le front sur le chemin jusqu'à l'évier.
« Je suis content que tu ailles bien, Dora. »
« Moi aussi, dit Maman, la serrant encore plus, avant de reprendre sur un ton dangereusement bas. Mais je crois t'avoir déjà demandé de ne pas transplaner dans la maison ... »
Tonks s'extirpa rapidement de son étreinte, avant que Maman ne la serre au point de casser quelque chose. Keith se tenait dans un coin, un peu gêné, et Papa, qui avait fini de s'occuper des tasses, leur jeta un coup d'œil.
« 'Dromeda, tu pourrais m'aider à trouver cette chemise, maintenant ? »
Maman le regarda avec les sourcils froncés.
« Je t'ai dit que je l'avais mis dans le placard. » dit-elle.
« Tu es sûre- »
« Bien sûr, Ted, soupira Maman. Si tu n'étais pas si désorganisé, alors peut-être que tu serais capable de la trouver sans mon aide. »
Elle sortit de la pièce, ne s'étant apparemment pas rendue compte que Papa avait seulement évoqué la chemise pour donner à Tonks et Keith une opportunité de se parler seul à seul. Maman était la plus rusée de tous, mais Papa avait des années d'expérience et savait exactement comment obtenir ce qu'il souhaitait. Habituellement, Maman le prenait au piège, mais semblait toujours manquer ses manipulations subtiles lorsqu'il utilisait l'auto-dénigrement. Pour des Poufsouffles comme Dora et Papa, l'humilité était naturelle, tandis que Maman – en tant que Serpentard – semblait incapable de comprendre que quelqu'un puisse s'auto-dénigrer si ce n'était pas absolument nécessaire. Papa adressa un clin d'œil à Tonks en sortant de la pièce.
« Alors, tu vas bien ? » demanda Keith.
« J'ai vu mieux. » répondit-elle avec honnêteté.
Elle était un peu secouée par ce qu'elle avait vu au camp, inquiète pour Remus et honteuse de l'avoir laisser là-bas, même si c'était exactement ce qu'il lui avait demandé. Et ensuite bien sûr, elle était agacée par Keith à cause de ce qu'il avait dit dans l'après-midi et une myriade d'autres sentiments dont elle ne pouvait pas se soucier à cet instant précis.
« T'étais là tout ce temps ? »
Keith passa d'un pied à l'autre, évitant de croiser son regard.
« Tu viens juste de rentrer. Je pensais que peut-être, tu étais partie pour te calmer, mais comme tu ne revenais pas … J'étais vraiment inquiet. » dit-il avec une petite voix.
« Désolé de t'avoir fait peur. » dit-elle, sentant un petit pincement de culpabilité.
« Alors où étais-tu ? » demanda-t-il.
Ses yeux se posèrent sur le jean qu'elle portait et sur le pull de Matt. Par chance, quand elle avait modifié son apparence, elle avait pris l'apparence d'une grande femme ronde qui remplissait bien les vêtements, ce qui pouvaient bien les faire passer pour des vêtements de femme.
« Parce que tu ne portais pas ça quand tu es partie. »
« Je me suis changée. » dit-elle simplement.
« Ouais, j'ai cru voir, dit-il. Écoute, à propos de tout à l'heure- »
« Ne t'inquiète pas. » soupira-t-elle en sortant de la cuisine.
« Non, pas ça. Je veux toujours que tu penses à arrêter. » dit-il en la suivant.
C'était étrange d'être infantilisé par Keith moins de dix minutes après avoir vu Remus la traiter comme une adulte, comme une Auror. Sans surprise, elle n'aima pas trop ça.
« Je ne compte pas arrêter, Keith. » dit-elle, ouvrant la porte de sa chambre.
Son après-midi et sa soirée au camp n'avaient fait qu'accentuer son éthique et son sens moral. Il ne semblait pas avoir entendu. Il était en train de ramasser quelque chose au sol.
« Nymphadora ? » dit-il.
Tonks se crispa. C'était un caleçon. Elle en avait acheté quelques-uns quand elle avait commencer à prétendre être Remus et Matt – elle ne les avait pas emprunté, ça, c'était sûr.
« Ça va avoir l'air vraiment stupide. » commença-t-elle, tandis que Keith le lâchait et souleva un jean large appartenant à Matt.
Elle était si pressée ce matin avec Keith, Florence et Melvin qui devaient arriver à la maison qu'elle avait juste tout laisser sur le sol de sa chambre. Habituellement, elle était prudente avec ses déguisements et – contrairement à tout ce que faisait Tonks habituellement – les gardait bien rangés dans un tiroir de sa commode. Elle se demanda si elle ne se transformait pas en Tock, qu'elle avait toujours imaginé comme quelqu'un d'ordonné, ou peut-être en Remus.
« A qui sont-ils ? demanda Keith, en agitant le jean devant elle. Impossible qu'ils t'appartiennent. »
« Ils pourraient, dit-elle en croisant les bras. Je peux choisir la taille et le corps que je veux. »
Il se contenta de la fixer.
« Mais non, ils ne sont pas à moi. »
« A qui sont-ils ? » répéta-t-il sombrement.
« Je ne peux pas te dire son nom, dit-elle. C'est la personne dont je prends l'apparence sous couverture. J'ai plus ou moins emprunté- »
Parce qu'elle ne voulait pas lui dire qu'elle était entrée dans sa maison et volé sa garde-robe.
« -ses affaires. »
« Même ça ? » demanda Keith en touchant le caleçon avec son pied.
« Non, s'agaça-t-elle. Ça, c'est à moi. »
« Bien sûr. » dit-il, n'ayant absolument pas l'air de la croire.
« C'est à moi. »
Elle le dévisagea.
« Keith ? »
« C'est là où tu es allée ce soir ? Le voir ? »
« Quoi ? Non. » dit-elle.
Cette fois, il sembla la croire. Il resta silencieux pendant un long et douloureux moment. Quand il releva la tête, il fronçait les sourcils et avait l'air troublé.
« Keith ? »
« Je ne peux pas, lança-t-il, jetant le jean par terre. Nymphadora, je suis désolé, je ne peux pas supporter ça. »
« Keith, quoi- ? »
« Tu n'avais pas dit que c'était un homme dont tu prenais l'apparence ! »
« Je ne vois pas pourquoi c'est important- » commença-t-elle.
« C'est comme ça, c'est tout, dit-il en passant une main dans ses cheveux courts. C'est- Je n'aime pas ça, que tu- non. Juste non. »
« C'est mon travail, dit-elle. C'est sûr que c'est un peu bizarre et c'est aussi bizarre pour moi, mais je dois- »
« Non, tu ne dois pas, dit-il. Arrête. »
« Je ne vais pas- »
« Je réfléchissais pendant que tu étais sortie ce soir. » dit-il en s'asseyant sur son lit.
Elle poussa des livres pour pouvoir se percher sur son bureau.
« Et j'en ai conclus que c'était soit moi, soit la formation. »
« S'il te plaît, ne m'oblige pas à choisir, murmura-elle. Ça peut marcher – je sais que ça peut marcher, si on essaye- »
« Ça ne devrait pas être si difficile, fit-il remarquer en donnant un coup de pied dans une chaussure qui traînait sur le sol. On ne devrait pas essayer, ça devrait être- »
« Facile ? » dit-elle faiblement.
Il acquiesça.
« Je crois que ce n'est facile pour aucun couple, Keith. »
« Peut-être que non, admit-il. Mais tu ne peux pas nier que ça serait plus facile si tu ne travaillais pas. »
« Non, dit-elle en croisant les bras. Je ne peux pas le nier. »
Elle l'observa un moment.
« C'est ce que tu veux ? Une relation facile ? »
« Pas toi ? »
« Ça serait bien, dit-elle. Mais ça ne va pas se passer comme ça. »
« Pas avec ta formation, corrigea-t-il. Mais je ne mérite pas plus que ça ? »
« Je ne mérite pas que tu fasses l'effort de t'y faire ? répliqua-t-elle, sentant des larmes désespérées lui mouiller les yeux. Si tu m'aimes comme tu le dois, alors tu ne devrais pas essayer un peu plus longtemps ? On se débrouillera pour- »
« Je t'aime, dit-il d'un coup. Nymphadora- »
« La formation. » murmura-t-elle.
D'une certaine façon, derrière toute cette confusion étourdissante, elle était consciente que l'utilisation de son prénom par Keith était probablement ce qui lui donna la capacité de prendre la décision la plus difficile de sa vie.
« Je choisis la formation. » répéta-t-elle.
Elle passa une main sur ses yeux, mais ne sembla pas capable d'arrêter le torrent de larmes lent, mais constant.
« Je suis désolée, Keith, mais si tu me forces à choisir, c'est ainsi que ça sera. »
Il ouvrit la bouche en la regardant.
« Mais- tu peux pas- je- nous- »
Il se tut, visiblement confus. Elle se demanda s'il s'était attendu à ce qu'elle le choisisse, lui, et si elle était une mauvaise personne parce qu'elle ne l'avait pas fait.
« Je suis désolée, dit-elle encore. Keith, je- »
Il secoua la tête et se leva, visiblement pressé de partir aussi vite que possible.
« Keith, murmura-t-elle. On peut faire en sorte que ça marche avec la formation. Je ne veux pas avoir à choisir- »
« Tu l'as déjà fait. » dit-il, avant de se préparer à transplaner.
Il avait probablement imaginé un départ rapide – et dramatique, mais les sortilèges Anti-transplanage de Maman le rattrapèrent et il tomba sur le sol de la chambre. Il se débrouilla pour se désartibuler l'oreille et la moitié de sa main gauche, que Tonks s'empressa de soigner.
Elle ne le supplia pas, parce qu'il avait visiblement fait son choix et il avait raison – elle avait fait le sien – mais elle essaya de lui parler ils avaient été amis avant de se fréquenter et pendant quelques secondes, elle envisagea qu'ils puissent au moins préserver leur amitié. Keith ne répondit cependant à aucune de ses tentatives de reprendre la conversation et cet espoir disparut rapidement.
A la seconde où son oreille et sa main furent soignés, il s'éloigna d'elle, se leva et partit sans un merci ou aucun autre mot. Tonks eut l'impression que quelque chose en elle venait d'exploser et de mourir. Ses cheveux poussèrent, devenant longs, plats et noirs. Elle pleurait toujours en faisant disparaître d'un coup de baguette le sang qu'il avait laissé derrière lui.
Elle ne l'avait pas aimé – pas vraiment – mais elle pensait ne pas avoir été si loin de le faire. Elle se sentait horrible de l'avoir perdu en temps que petit ami et en tant qu'ami, coupable de ne pas l'avoir choisi et encore plus coupable de l'avoir blessé. Elle agita sa baguette en direction de la porte pour la verrouiller elle n'était pas d'humeur pour voir Papa ou Maman. Elle se glissa du bureau jusqu'à son lit, d'où elle vira Canis, pour se blottir sous les draps.
Canis cracha dans sa direction avant de remonter sur le lit, l'air irrité. Il continua à siffler et à faire des bruits de chat énervé, balançant la queue de droite à gauche, au niveau de ses genoux, mais Tonks s'en fichait. Une seconde après, cependant, ses oreilles se relevèrent et sa queue arrêta de bouger. Ensuite, à sa grande surprise, il tenta doucement de grimper sur la couette, passa ses genoux, son coude et s'assit près de son épaule.
« Par Merlin, tu fais quoi là ? » renifla-t-elle, essuyant à nouveau ses yeux.
Canis lui adressa simplement un regard hautain – comme pour la prévenir que ce n'était que l'affaire d'une fois – et s'installa un peu mieux, de façon à ce que son minuscule corps soit blotti entre son oreille et son épaule, le haut de sa tête appuyé contre son menton.
« Merci. » murmura-t-elle.
Canis lui lança un regard dédaigneux avant de se rouler en boule. Elle s'en trouva si surprise qu'elle s'arrêta de pleurer.
Ce fut le son calme des battements de son cœur qui l'aidèrent à plonger dans un sommeil agité.
Elle et Keith étaient assis chez Madame Pieddodu. L'angelot lui jeta des confettis dessus, mais pour une fois, elle ne s'en offusqua pas.
« Épouse-moi ? » dit Keith en essayant de lui passer une bague.
Tonks retira sa main et la regarda, posée à plat sur la nappe rose, brillant d'un éclat argenté.
« Je ne peux pas, dit-elle. On vient de rompre. »
« Tu veux rompre ? » demanda Keith, le visage crispé.
Tonks acquiesça.
« Je suis désolée. » dit-elle en lui rendant la bague.
Quand elle toucha sa main, cependant, il se mit à hurler et lorsque Tonks leva la tête, ce n'était plus Keith. C'était Greyback.
« Je le veux. » dit-il en passant la bague à son doigt avec un sourire sauvage.
« Non. » dit-elle en s'éloignant.
L'angelot lui jeta des confettis, la gênant dans sa fuite, mais elle parvint à se rendre jusqu'à la porte.
« Non, je ne veux pas me marier avec toi ! »
« Pourquoi pas, Nymphadora ? » demanda Greyback, rôdant autour d'elle.
Tonks ouvrit la porte à la volée, mais elle ne s'ouvrit pas sur la rue principale de Pré-au-Lard comme elle aurait du. Au lieu de ça, elle s'ouvrit sur une pièce pleine d'étagères remplies de caleçons. Elle choisit un chemin et se mit à courir. Elle ne pouvait plus le voir à présent, mais elle savait que Greyback n'était pas loin, et cela l'inquiétait.
« Où est-elle ?! » l'entendait-elle crier.
Tonks tourna à un coin, à un autre, avant de trébucher au troisième. Une main forte la remit sur ses pieds et Tonks se détendit. C'était Remus. Il garda la main sur son bras et la mena en avant. Quand Tonks détourna les yeux de son visage calme, elle vit Greentooth et Yellowpaw en robes de demoiselle d'honneur, glissant le long d'une allée au bout de laquelle Greyback patientait. Matt, Charlie et Tom étaient tous en robes de cérémonie, l'air fier, assis sur les côtés.
« Remus, dit Tonks en essayant de se libérer. Je ne peux pas me marier avec Greyback ! »
« C'est juste les nerfs. » lui dit-il.
« Non. Remus, s'il te plaît- »
Remus sourit, comme s'il n'avait rien entendu de ce qu'elle disait, et passa sa main à Greyback avant d'aller rejoindre Charlie et les autres.
« Charlie, Tom ! » cria-t-elle désespérément.
Ils se contentaient de lui sourire.
« Non ! » dit-elle, essayant de se libérer de l'emprise de Greyback.
Fol-Oeil émergea de nulle part et commença à réciter des vœux de sa voix grognante.
Tonks se réveilla, le souffle court, et fut incapable de retrouver le sommeil cette nuit-là.
« Joyeux anniversaire, Maman. » dit Harry, traçant les lettres du nom de Lily.
Pour l'occasion, Sirius avait ensorcelé ses cheveux pour qu'ils soient aussi roux que ceux de Lily, lui avait donné une belle quantité de tâches de rousseur, mais avait laissé ses yeux aussi verts que d'habitude.
« Trente ans, Lils, murmura Sirius. Ou du moins, ce que tu aurais eu. »
Lily n'avait jamais dépassé vingt et un ans dans son esprit et il doutait qu'elle le ferait jamais.
« Par Godric, dit-il. Quand sommes-nous devenus si vieux ? »
Il pouvait les entendre Lily aurait soupiré et elle aurait dit qu'elle ne savait pas, et James aurait ri et précisé que lui et Remus n'avaient toujours que vingt-neuf ans. Sirius était bien sûr conscient que trente ans, ce n'était pas si vieux c'était juste … un âge adulte.
Il y avait encore des fleurs sur la tombe aujourd'hui un unique lys blanc, comme c'était déjà le cas à Halloween, et un bouquet de roses orangées – Sirius soupçonna que s'il les comptait, il y en aurait trente. Il connaissait suffisamment Marlène pour savoir qu'elle les avait amené et sentit à la fois une vague de tristesse et un pincée de soulagement à l'idée d'avoir manquer sa visite. La fleur que lui, Remus et Harry avaient planté à Noël se portait bien.
C'était un lys, blanc, avec des tâches oranges et jaunes à la base. Plus bas, Sirius avait ajouté lui-même d'épaisses tiges vertes, avec l'aide du livre que Remus lui avait acheté pour son anniversaire. Pour le moment, les tiges étaient seulement hautes de quelques centimètres, mais avec le temps, elles allaient grandir et former une structure proche des bois de cerf qui – si Sirius avait bien fait les choses – allaient s'enrouler autour de la fleur et permettre à la plante de pousser, même s'il neigeait.
Sirius dégagea un peu de neige avec sa chaussure et s'assit sur la terre glacée. Un moment après, il s'écartait pour faire place à Harry, qui s'assit juste à côté de lui.
« Ça va, gamin ? »
« Bien. » dit Harry, tournant un sourire endormi vers Sirius.
Aucun d'eux n'avait dormi la nuit précédente, car ils avaient travaillé sur le potion révélatrice d'Animagus de Harry, qui en était rendue à son étape la plus délicate et avait besoin d'une supervision constante. Par chance, tout s'était bien passé et Sirius pensait que celle-ci allait probablement marcher. Ils en seraient sûrs début mars.
Sirius retira son miroir de son sac et le posa sur le sol enneigé, en murmurant « Harry Potter ». Leur reflet – éclairé par les lampadaires du cimetière – tourbillonna avant d'être remplacé par l'obscurité. Sirius et Harry patientèrent un instant et Sirius finit par rompre la liaison, rangeant à nouveau le miroir.
Un Remus très stressé et très fatigué – Sirius ne l'avait pas vu comme ça depuis la semaine des A.S.P.I.C. - les avait contacté à une heure interdite ce matin là pour leur parler de Greyback, d'un anneau et d'une fille appelée Smoky. Ni Sirius, ni Harry n'avait tout compris, mais Sirius du moins avait saisi l'essentiel Remus allait devoir faire profil bas jusqu'à ce que cette histoire s'apaise, ce qui signifiait qu'il ne serait pas capable de venir les voir avant plusieurs jours et qu'il ne serait pas non plus capable de les contacter.
« Tu penses qu'elle sait ? » demanda doucement Harry, en regardant la tombe.
« Qu'elle sait quoi ? » l'interrogea Sirius.
« Que c'est son anniversaire. » répondit Harry en levant les yeux verts de Lily vers Sirius.
« Ouais, dit Sirius. Je pense qu'elle sait. Ta mère ne loupait pas beaucoup d'informations. »
« Elle en loupait certaines, alors ? » demanda Harry.
Sirius manqua de lâcher 'Peter', mais il se retint. Ils y pensaient probablement tous les deux, mais il n'y avait aucun besoin de le citer à haute voix.
« James. » dit-il en souriant largement.
Harry arqua un sourcil.
« Et bien, le fait qu'elle lui plaisait. Elle pensait que c'était une blague ou quelque chose comme ça, je crois. »
Harry savait déjà que James avait passé des années à essayer de conquérir Lily et qu'elle avait passé autant de temps à le rembarrer, et ce n'était donc pas une nouvelle pour lui.
« C'est drôle, vraiment, qu'elle soit si perspicace avec le reste de nos vies amoureuses et complètement aveugle à propos de la sienne. »
« Comment a-t-elle compris ? » demanda Harry.
Sirius le fixa.
« Je ne te l'ai pas dit ? »
« Non, dit Harry en fronçant les sourcils, à la recherche de souvenir de cela. Je sais juste qu'ils ont commencé à sortir ensemble pendant la dernière année d'école. »
« Je ne peux pas croire que je ne t'ai pas raconté ça. » marmonna Sirius.
Juste quand il pensait qu'il était un parrain exemplaire, un énorme manquement, tel que celui-ci, éclatait au grand jour. Harry haussa les épaules.
« Il y a eu un incident. » dit Sirius, se lançant – avec enthousiasme – dans le récit.
Il parla à Harry du Professeur Gurdan – leur professeur de Défense en septième année – et de la première leçon de l'année, de comment James et Lily s'étaient soudainement retrouvés … attachés l'un à l'autre.
« C'était entièrement de la faute de Peter. » ajouta Sirius.
Épris de Lily comme il l'était, James se montra extrêmement reconnaissant que ça ait prit trois jours à Madame Pomfresh pour les séparer. Sirius raconta ce qu'il savait du jour suivant, jusqu'au matin où James avait embrassé Lily dans la Salle Commune – Harry fit la grimace en entendant ça – et avait fiché la trouille à Sirius, Remus et Peter.
« Il n'a fallu que trois jours ? » demanda Harry, suspicieux.
« Plutôt quatre. » dit Sirius.
« Ce n'est pas … J'sais pas, un peu rapide ? » demanda Harry, l'air troublé.
« Un peu, dit Sirius. Mais ils se connaissaient depuis des années et une fois que ta mère a vu que James n'était pas un abruti complet, elle a changé d'avis sur lui assez vite. Comprends-moi bien, au début, c'était étrange Lily s'attendait à ce que James … retrouve ses habitudes ou quelque chose du genre et il n'était pas vraiment lui-même pendant plusieurs jours, parce qu'il était complètement terrifié à l'idée de la faire fuir. »
Harry se mit à sourire, mais n'avait rien à ajouter. Sirius aurait pu continuer à raconter, mais il décida de garder la suite pour une autre fois. Le fait que Lily avait finalement intégré ses sentiments pour James avait été un éclat de lumière dans une sombre année et Sirius ne pensait pas que Harry était prêt à entendre tous les horribles détails de la guerre. Il s'était passé des choses en septième année qu'il avait lui-même encore du mal à accepter. Et il avait trente ans. Il était adulte.
Les yeux de Harry semblaient distants et alors, Sirius – incapable de s'en empêcher – lui toucha le ventre. Harry sursauta, leva les yeux et Sirius ne put cacher son large sourire à temps.
Enfin un adulte ... en quelque sorte.
