Salut à tous ! Un grand grand merci pour les reviews, toujours hâte de lire vos réactions et vos avis. Clairement, j'adore ce chapitre et j'espère que vous l'aimerez autant que moi ! Bonne lecture et à bientôt !


Harry était allongé sur le ventre dans le bureau, regardant le petit serpent doré se tortiller autour du tapis. Il avait finit par achever le puzzle de serpent de Regulus – c'était une bonne distraction de toute la lecture sur la création de sort que Patmol lui faisait faire en vue de la prochaine étape de sa transformation en tant qu'Animagus.

Patmol descendit les escaliers bruyamment et entra. Harry détourna rapidement le regard sur le livre qu'il était censé lire. Patmol se mit à rire.

« Tu joues toujours avec ce truc ? » demanda-t-il en touchant le serpent avec sa chaussure.

Il se dressa et Patmol recula. Ses crocs dorés fendirent l'air, avant qu'il ne retourne à sa promenade.

« Comment est le livre ? »

« J'sais pas. » dit Harry.

Patmol leva un sourcil.

« Je … euh … je l'ai pas encore commencé. »

Patmol éclata de rire et agita sa baguette en direction du placard qui contenait le médaillon. Il l'en sortit et le posa sur le bras d'un des fauteuils.

« Tu as une autre idée ? »

« Peut-être. » soupira Patmol.

Il avait placé le médaillon dans cette armoire le mois dernier et l'y avait laissé, car il n'avait pas trouvé d'autres idées pour le détruire.

« Lunard a suggéré d'utiliser quelque chose de corrosif hier soir et j'ai un peu lu aujourd'hui, alors j'ai pensé que je ferais bien d'essayer. »

Il sortit sa baguette et murmura quelque chose – Harry le fixa intensément – mais rien ne se passa.

« Comedus. » dit-il en fronçant les sourcils.

« C'est censé faire quoi ? »

« Couvrir la cible d'une substance corrosive. » dit Patmol.

Il essaya un autre geste avec sa baguette.

« Peut-être que c'est Comedum, dit-il, incertain, avant d'essayer ça. Tu sais quoi ? Je vais aller chercher le livre. »

Il adressa un regard noir au médaillon et sortit de la pièce.

Harry reporta son attention sur le serpent, qui était parvenu jusqu'au bas du canapé. Il tendit la main et tira sur le bout de sa queue pour le ramener plus prés, mais le serpent ne sembla pas aimer ça il se tourna et le mordit.

Harry jura et le lâcha, mais les crocs du serpent étaient enfoncés dans sa peau près de son poignet. Il secoua la main, ce qui était douloureux, et leva le bras en espérant que le serpent allait le lâcher. Il refusa.

« Va t'en, murmura-t-il en grimaçant. Lâche-moi. »

Il essaya de lui ouvrir la bouche, mais c'était impossible.

« Allez, insista-t-il. Ouvre. Juste ouvre- oui ! »

Le serpent retomba sur le tapis et rampa sur le sol, visiblement satisfait. Harry suça la morsure qui saignait et frotta son front qui commençait à le picoter.

« C'est Comedo, s'écria Sirius depuis les escaliers. Comedo, pas Comedus- »

Harry leva les yeux juste à temps pour le voir se figer sur le palier.

« Quoi ? » demanda Harry en suivant son regard.

Il s'en trouva bouche bée et il sauta sur ses pieds. Des yeux verts étincelants et des yeux noisettes brillants le suivaient du regard.

« Patmol ? »

La baguette de Patmol était sortie et Harry hésita avant de sortir la sienne et s'approcher de son parrain.

« Bonjour Harry. » dit Lily en levant la main.

Harry leva les yeux vers Patmol, dont le visage était fermé, et il baissa un peu sa baguette. Sa voix était douce, presque nerveuse.

« Bonjour Sirius. »

« Ça parle. » souffla Patmol en fixant le médaillon, qui était grand ouvert devant eux.

Patmol était pâle comme la mort.

« Bien sûr, Patmol. » dit James.

Harry trouva qu'il avait une voix très chaleureuse. Il se demanda si leurs voix étaient les mêmes qu'avant leur mort.

« Et nous écoutons aussi. Nous voyons dans ton cœur, dans tes pensées. »

« Nous savons tout, dit Lily en souriant à Harry. Viens, mon chéri. »

Harry tenta un pas vers sa mère, mais la main de Patmol sur son épaule l'empêcha d'avancer. Une expression très laide apparut sur le beau visage de Lily.

« Rends-moi mon fils, Sirius. »

« Non. » dit Patmol.

« Patmol, dit James. Il ne t'appartient pas. »

La main de Patmol se crispa sur l'épaule de Harry.

« Rends-le nous. Tu sais que nous sommes des meilleurs parents que tu ne le seras jamais. »

« Ce n'est pas ton fils. » dit froidement Lily, avant que ses yeux ne deviennent rouges.

Patmol tressaillit.

« Je ne sais pas à quoi on pensait en faisant de toi son parrain, ajouta James. Tu es incapable de t'occuper de mon fils. Tu es un fugitif. Un criminel. Quelle sorte de vie peux-tu offrir à un enfant ? Il ne connaît même aucun autre enfant, il n'a que toi, Remus et ton elfe fou. »

« Tu penses qu'il est heureux ? » demanda Lily.

La main de Patmol serra l'épaule de Harry, tandis que sa baguette pendait inutilement au bout de son bras.

« Il le croit ! »

James se mit à rire, mais c'était un son horrible ce n'était pas du tout le rire que Harry avait imaginé.

« Je ne peux pas croire que tu sois aussi stupide ! »

« Taisez-vous ! » lança Harry.

« Il aurait du resté avec Pétunia. » dit James à Patmol.

« Il voulait rester, dit Lily. Mais avait-il la possibilité de dire non ? Tu ne lui as pas donné le choix, Sirius- »

« J'ai choisi Patmol. » dit fermement Harry.

Lily et James lui adressèrent des regards déçus.

« Nous sommes là maintenant, dit Lily. Tu ne veux pas retrouver tes parents, Harry ? Une famille ? Nous pouvons te donner ça. Tu n'as plus besoin de te cacher maintenant. Tu seras en sécurité. »

« Plus de risques. » ajouta James, avec l'air d'un père particulièrement inquiet.

« C'est justement le risque qui est amusant. » murmura Patmol.

« Amusant ? dit sèchement Lily, tandis que James avait l'air horrifié. Siriu- »

« Bombarda Maxima. » dit Patmol, sa voix étonnamment puissante.

Le canapé explosa et Harry couvrit ses yeux. Lily et James se mirent à crier, tout comme une autre voix celle-là était plus haut perché et donna l'impression à Harry que sa cicatrice était en feu. Le reste de son corps allait bien, cependant Patmol le protégeait.

Un instant plus tard, le cri s'arrêta et Patmol plaça la main sur l'épaule de Harry. Harry leva la tête. Patmol était pâle et avait l'air terrifié – ce qui rendit Harry nerveux – mais ne semblait pas blessé le dos de sa robe fumait et le bas brûlait, mais il marcha dessus pour l'éteindre, tandis que Harry le regardait faire.

« Tu vas bien ? » demanda Patmol avec une voix rauque.

Harry acquiesça. Ensemble, ils se tournèrent vers la pièce détruite. Il y avait beaucoup de suie et du tissu brûlé à l'endroit du canapé, mais pas grand chose d'autre. L'explosion avait fait tomber la tapisserie des Black du mur et avait éclaté les vitres des armoires. Le pot de poudre de Cheminette sur le manteau de la cheminée brûlait d'un feu vert et le livre de Harry était plus que roussi. Patmol se baissa pour examiner quelque chose de doré sur le sol.

« Il est mort ? » demanda Harry en s'approchant.

« Reparo. » murmura Patmol, avant de lever le serpent de Regulus qui s'agitait.

Le cœur de Harry flancha si le serpent avait survécu …

Il donna un coup de pied dans les cendres qui remplaçaient le canapé et évidemment, le médaillon était là, brillant d'un éclat doré et malsain. Il était cabossé et la chaîne avait fondu par endroit, mais il se répara de lui-même sous les yeux de Harry.

« Patmol. » dit-il en touchant le médaillon avec son pied.

Patmol leva les yeux et jura sans retenue. Harry apprit plusieurs nouveaux mots, mais il doutait que ces mots soient appropriés pour lui dans aucune situation.

« D'accord, dit-il en lâchant le serpent, qui s'éloigna en rampant. D'accord. Kreattur ! »

Kreattur transplana, avant d'avoir l'air ébahi par les dégâts.

« Kreattur a entendu le bang, oh oui, dit Kreattur. Mais Kreattur ne s'attendait pas … Kreattur entend des bruits tout le temps. »

Harry supposa que c'était vrai, particulièrement depuis que Patmol avait entreprit d'essayer de détruire le médaillon.

« Est-ce que les Maîtres vont bien ? »

« Ça va. » dit Harry, tandis que Patmol soupirait.

« Est-ce que le Maître Sirius a eu une dispute avec le canapé ? » demanda Kreattur, hésitant.

« Avec ça. » dit Patmol en tendant le doigt vers le médaillon.

Kreattur le foudroya du regard.

« On sort. Répare ça. »

Patmol sembla réaliser qu'il était brutal et reprit la parole.

« S'il te plaît, Kreattur. »

Kreattur lui tapota le coude, s'inclina dans leur direction et se mit au travail.

Harry avait tant de questions en tête Patmol allait-il bien – pas physiquement, mais mentalement – pourquoi Lily et James pensaient-ils que Harry n'était pas heureux de vivre avec Patmol et pourquoi ils avaient remis en cause les compétences parentales de Patmol ? Pourquoi Patmol avait-il attaqué à ce moment-là, après avoir attendu si longtemps ? Et la question qu'il mourrait de poser : étaient-ce vraiment leurs voix ?

« Où est-ce qu'on va ? » fut la seule chose qu'il finit par demander.

« Voir Keira. » dit Patmol en attrapant le médaillon avec une certaine révulsion.

« Maintenant ? demanda Harry. Il est huit heures et demi- »

« L'Allée des Embrumes ferme tard, dit Patmol. Viens. »

Harry ne manqua pas la façon dont sa voix se mit à trembler. Harry l'étreignit avant de penser Ostendere me omnia et de transplaner à l'étage pour aller chercher sa cape et ses baskets.


Est-ce que c'est … ? Ça l'est.

C'était son pull – celui qu'elle et Remus avait transformé en anneau d'argent au camp voilà deux mois – et il était sur les larges épaules de Greyback. Il était assis à un arrêt de bus moldu, occupé à la fixer.

Il était après elle depuis que Remus avait quitté le camp. Elle et Fol-Oeil l'avaient suivi – elle avait été prudente et avait gardé ses distances – mais voilà une semaine, il avait commencé à se montrer dans des endroits inattendus, alors qu'elle était en repos. Et il semblait seulement se montrer quand elle était seule. Cela commençait à l'inquiéter.

Il la vit regarder dans sa direction et il agita la main. Tonks fit mine de ne pas le voir et fit demi-tour, retournant à l'intérieur en espérant que Remus n'était pas encore parti ils venaient juste de terminer leur dîner et elle lui avait donné des nouvelles sur les recherches (qui étaient toujours désespérément calmes).

Remus était parti leur table était vide et il n'était pas non plus en train de parler avec Tom le barman. Elle avait prévu de retourner à la maison avant d'aller au Ministère – elle avait toujours une demi-heure de libre avant le cours de vingt et une heure trente – mais il était impossible qu'elle tente ça avec Greyback qui l'observait au dehors. Elle essaya de contacter Fol-Oeil avec son Sidekick, mais il ne répondit pas. Ce n'était pas inhabituel il le faisait pour ennuyer Scrimgeour.

Elle ne pourrait pas transplaner – il y avait des sortilèges anti-Transplanage dans le pub pour empêcher les gens de partir sans payer – et donc elle entreprit de prendre la Cheminée. Quand elle s'en approcha, cependant, le pot de poudre de Cheminette n'était pas là et le petit feu qui brûlait habituellement avait été éteint.

« La Cheminée est fermée. » dit Tom en passant près d'elle, un plateau de bièraubeurres à la main.

« Fermée ? demanda-t-elle en trébuchant alors qu'elle se mettait à le suivre. Pourquoi ? »

Tom haussa les épaules. Tonks se mordit la lèvre et jeta un œil vers la porte du pub. Ensuite, elle secoua la tête et s'éloigna vers la porte du fond elle transplanerait depuis le Chemin de Traverse. La cour intérieure était bondée, ce qui était inhabituel il était neuf heures et nous étions vendredi soir.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? » demanda-t-elle à une sorcière.

« Je ne sais pas, répondit la sorcière en jouant avec ses boucles blondes. J'espère qu'il y a une bonne raison, par contre – ils m'ont fait partir avant que je n'ai pu payé Madame Guipure- »

« Ils ? »

« Les Aurors, dit-elle avec une moue, avant d'attraper la manche d'un homme. Viens, Rob. »

« Les Aurors ? » murmura Tonks en se faisant grandir de quelques centimètres.

Le mur de briques qui menait au Chemin de Traverse était ouvert et à travers lui, des rangées d'Aurors parlaient aux gens.

« Tout le monde dehors ! cria une sorcière en robe marron, traversant la foule. Rentrez à la maison. Vous pouvez revenir demain- »

« Auror McDuff ! » s'écria Tonks, mais la sorcière ne l'entendit pas et elle fut forcée de retourner dans le pub avec les autres.

Une foule s'était formée autour de la cheminée, se plaignant bruyamment du fait qu'elle était fermée, et une foule encore plus grande se dirigeait vers les portes. Tonks reconnut une chance lorsqu'elle la vit elle se faufila dans la foule et transplana – en pensant à l'entrée du Ministère parce qu'il n'y avait aucun intérêt à rentrer à la maison maintenant – dès le moment où elle fut sortie.

Elle se hâta dans la cabine téléphonique aussitôt qu'elle fut stabilisée elle doutait que Greyback ait pu la suivre, mais elle ne voulait prendre aucun risque. Elle tapa le code des Aurors et se détendit une fois que la cabine se retrouva sous terre.

« Baguette, s'il vous plaît. » dit la sorcière dédiée au contrôle des baguettes, dans un bâillement.

Tonks hésita elle savait que Greyback n'était pas là, mais elle n'était pas rassurée à l'idée de se séparer de sa baguette.

« Baguette, s'il vous plaît. » répéta impatiemment la sorcière.

« Ne t'embête pas. » lança une voix.

McKinnon et Florence marchaient vers elle.

« Baguette, s'il vous plaît. » dit la sorcière, l'air ennuyé.

« Elle ne va pas traverser. » s'écria McKinnon.

La sorcière lui adressa un regard énervé et McKinnon l'ignora.

« Ah non ? » demanda Tonks.

« Le cours est annulé, dit Florence. Merlin seul connaît la raison, mais l'étage entier est désert. »

« Ça a quelque chose à voir avec le Chemin de Traverse ? » demanda Tonks.

« Le Chemin de Traverse ? demanda Florence, l'air inquiète. Pourquoi ? »

« J'étais au Chaudron Baveur à l'instant et tout le monde a été renvoyé à la maison- »

« L'Auror Finch enquêtait sur un commerçant de l'Allée des Embrumes, marmonna Florence. Ce n'était pas censé être dangereux elle était juste censée y aller avec un détecteur de magie noire … Quelque chose a du mal se passer- »

L'Auror Finch était aussi malchanceuse que Tonks était maladroite le jour où Tonks était allée au camp, l'Auror Finch avait eu besoin d'aide et avait passé une semaine à Sainte-Mangouste à récupérer d'un vilain maléfice.

« Si l'étage est vide, elle n'est apparemment pas toute seule. » souligna McKinnon.

« Évidemment McKinnon, mais si l'étage est vide, c'est que ça doit être quelque chose de grave, répliqua Florence. Je vais trouver Melvin. On se voit plus tard. »

Elle se mit à courir en direction d'une des cheminées, cria l'adresse de Melvin et disparut. Tonks et McKinnon échangèrent un regard.

« S'ils ont besoin de nous, dit McKinnon. Alors ils nous contacteront. »

Elle lança son Sidekick en l'air et le rattrapa.

« Mais sinon, soirée de libre. »

Tonks rit nerveusement et McKinnon lui adressa un drôle de regard. Elle se dirigea vers la cheminée, avant de regarder en arrière.

« Tu viens ? »

« Je crois que je vais rester ici. » dit Tonks.

« Pourquoi ? » demanda McKinnon, perplexe.

« Juste … »

Tonks montra l'atrium de la main.

« C'est sûr ici. »

« Sûr ? »

« Ouais, dit Tonks. Je vais attendre Fol-Oeil. »

Elle dormirait chez lui ce soir. Elle était sûre que ça ne poserait pas de soucis, mais elle ne voulait pas s'inviter, au risque qu'il l'attaque en rentrant à la maison plus tard. C'était aussi simple d'attendre.

McKinnon l'observa pendant un long moment et quelque chose derrière Tonks bougea. Elle sursauta, la baguette levée, et se tourna pour y faire face. C'était juste une affiche sur le mur qui venait de se détacher. Elle se tourna à temps pour voir McKinnon qui avait levé sa baguette, pensive.

« Tu as fait ça ? » demanda faiblement Tonks, pas sûre de savoir si elle était soulagée ou en colère.

Elle avait déjà compris que McKinnon sentait la faiblesse comme un Niffleur sentait les trésors.

« Qui te suit ? » demanda McKinnon.

« Qui a dit- »

« Tu sursautes, dit McKinnon. Ce qui veut dire que tu as vu ou entendu quelque chose qui t'a fait peur ou ça veut dire que quelqu'un te suit. Et puisque tu penses être dans un lieu sûr, ça veut dire qu'il y a quelque chose dehors auquel tu n'as pas envie d'être exposé et le fait que tu ne rentres pas chez toi veut probablement dire que tu ne veux pas mettre ta famille en danger. Ça indique un danger physique, plutôt qu'un danger connu. »

Tonks soupira.

« Alors, c'est qui ? »

Tonks regarda autour d'elle et manqua presque la silhouette qui se tenait devant la cabine téléphone, à l'entrée des visiteurs. Elle ne savait pas depuis combien de temps il était là, mais elle ne pensait pas que ça importait. D'une façon ou d'une autre, il l'avait suivi.

« Oh, Merlin. » murmura-t-elle, sa voix se brisant.

« Qui est là ? » demanda sèchement McKinnon en levant sa baguette.

La porte de la cabine téléphonique s'ouvrit et quelque d'argentée vola dans les airs jusqu'à elles. McKinnon l'attrapa et pâlit. Tonks tendit le cou pour voir c'était un badge de visiteur et où le nom aurait du être inscrit, il était écrit jetai alœil. A l'endroit où aurait du se trouver l'objet de la visite, on pouvait lire faisattention. Elle n'avait aucun doute qu'il voulait dire 'Je t'ai à l'œil' et 'Fais attention', mais le sort de création des badges avait un peu changé l'écriture. Quand bien même, le message était plutôt clair.

Elle releva la tête, mais la cabine téléphonique était vide.

« Tonks ? » dit McKinnon.

« Tu as déjà entendu parler de Fenrir Greyback ? » demanda Tonks avec une voix tremblante.


« Ne perds pas ça. » menaça Sirius, tandis que Keira les raccompagnait en dehors du magasin. Le médaillon était fermement serrée dans sa main verdâtre et Sirius espérait qu'il pourrait être détruit d'ici à demain matin.

« Et sois prudente. » ajouta-t-il.

« Je peux gérer un bijou. » dit-elle en levant le menton.

Elle savait ce que le médaillon était désormais – il avait abandonné et lui et Harry lui avaient expliqué le concept des Horcruxes – et elle savait donc que c'était plus qu'un simple collier. Il se demanda si l'euphémisme était son idée d'une bonne blague.

Harry avait également l'air perplexe.

« Merci Keira. » dit-il simplement.

Keira leur adressa un large sourire et ferma la porte.

Tout était immobile en dehors de chez Walpole il n'y avait aucun autre commerçant et la plupart des magasins semblaient fermés, malgré qu'il était seulement un peu plus de neuf heures.

« Prêt à partir ? » demanda-t-il.

Harry – qui avait l'air d'un quadragénaire – acquiesça. Sirius lui tendit le bras et Harry l'attrapa, avant de se tourner en pensant au pallier du Square Grimmaurd. Ils ne bougèrent pas, cependant Sirius se contenta d'une petite pirouette stupide et Harry tomba au sol.

« Pourquoi ça n'a pas marché ? » demanda Harry en acceptant la main de Sirius.

« J'sais pas. » répondit Sirius.

« Ostendere me omnia. » murmura Harry, et ses yeux s'écarquillèrent derrière ses lunettes.

« Il y a des protections ? » demanda Sirius en fronçant les sourcils.

Ils avaient transplané sans problème voilà seulement une demi-heure. Harry hocha la tête, l'air stupéfait.

« Ostendere me omnia. » dit doucement Sirius.

Il n'avait jamais essayé le sort auparavant, mais il avait apprit à Harry comment le lancer. De la lumière apparut devant ses yeux et quand il leva la tête, il y avait une toile tremblante de toutes les couleurs dans le ciel, aussi loin qu'il pouvait voir.

« Wow. » dit-il avant de regarder Harry qui était une masse d'étincelles rouge et or. Étrangement, sa magie était plus petite que le corps qui le dissimulait elle formait parfaitement la taille et la silhouette habituelle de Harry, cependant. Sirius lui-même était rouge – mais il y penserait plus tard.

« C'est toujours comme ça ? »

« Non. » dit Harry, l'air troublé.

« Tu peux passer à travers ? »

« Non, dit Harry. Il y a trop de couches. Chaque fois qu'il y en a une qui bouge, une autre arrive … Tu penses- »

« -que c'est pour nous ? » finit Sirius.

Finite, ajouta-t-il, car cela commençait à lui faire mal aux yeux.

« J'aimerais dire que non. »

« Mais tu ne peux pas, n'est-ce pas ? » demanda Harry en se rapprochant de lui.

« Non, je ne peux pas. » confirma Sirius.

Harry frissonna.

« Alors qu'est-ce qu'on fait ? »


« Merci encore. » dit Tonks piteusement, en suivant McKinnon en dehors des Trois Balais.

McKinnon n'avait pas pensé que c'était sûr pour elle de rester au Ministère et lui avait proposé de rester chez elle jusqu'à ce que Fol-Oeil trouve une meilleure idée.

« Pas de problème, répondit McKinnon en retirant de la suie de sa robe. En espérant que ça le ralentirait un peu. »

« Espérons. » confirma Tonks.

Mais si Greyback l'avait traqué jusqu'au Ministère, alors il serait probablement capable de la trouver chez McKinnon. McKinnon tendit son bras à Tonks et se mit à tourner. Tonks se sentit écrasée – le transplanage d'escorte était infiniment pire que le transplanage normal – et la pression finit par s'arrêter.

Tonks tomba sur le sol, mais McKinnon réussit à garder l'équilibre. Elles étaient arrivées dans un petit parc – moldu d'après son apparence – entouré de maisons mitoyennes.

« C'est ici que tu vis ? » demanda Tonks en regardant autour d'elle.

Ben, Melvin et Florence y étaient tous déjà venus, mais Tonks menait les recherches de Malefoy en tant que Tock et n'avait pas pu se rendre disponible.

« Numéro Treize. » dit McKinnon en faisant signe à Tonks de la suivre.

Elle la mena en dehors du parc, à travers la route et déverrouilla la porte d'entrée d'un coup de baguette. Il y avait quelques personnes dans le coin, mais aucune d'entre elles n'était assez grande pour être Greyback. Elles rentrèrent toutes deux à l'intérieur et McKinnon verrouilla à nouveau la porte, ce qui autorisa Tonks à se détendre un peu.

L'entrée était petite, mais lumineuse. Les murs étaient blancs, le parquet en bois pâle et une bannière de Gryffondor fatiguée était suspendue près d'une porte sur la droite. Tout était très propre.

« Tu peux prendre la chambre d'ami là, dit McKinnon en montrant la porte près de la bannière. Ou tu peux prendre la chambre d'en haut. »

« Celle d'en haut est plus loin de la porte, dit Tonks avec un sourire amusé, mais elle était sérieuse. Ça t'ennuie si je monte mon sac ? »

« Vas-y, dit McKinnon. Je vais faire à dîner. Tu- »

La sonnette résonna bruyamment et le cœur de Tonks s'arrêta. Elle échangea un regard horrifié avec McKinnon, qui fronçait les sourcils.

« S'il te plaît, dis-moi que tu attendais quelqu'un. » gémit Tonks.

« Non. » dit McKinnon en s'avançant.

« Qu'est-ce que tu fais ?! » siffla Tonks en sortant sa baguette.

« Je réponds à la porte. » dit McKinnon en levant sa propre baguette.

La sonnerie résonna à nouveau.

« Cache-toi. »

Tonks s'élança vers la chambre d'ami et ferma à moitié la porte. Elle jeta un œil à travers l'écartement, la baguette prête, juste au cas où. McKinnon ouvrit la porte, tendant sa baguette en avant.

« Lupin. » dit McKinnon en baissant sa baguette.

Le soulagement frappa Tonks comme un Cognard.

« Tu attendais quelqu'un d'autre ? » demanda faiblement Remus.

« Oui, en fait, répondit brusquement McKinnon. Je suis contente que ce soit toi. Tu veux bien rentrer ? »

« C'est probablement mieux, dit-il. Où est Dora ? »

« Ici. » dit Tonks en sortant de la chambre d'ami.

Remus lui sourit, mais ses yeux étaient inquiets.

« Vous vous connaissez tous les deux ? » demanda McKinnon en verrouillant la porte.

« Ouais, dit Tonks. Qu'est-ce que tu fais là ? Je pensais que tu étais rentré chez toi- »

« Je faisais ma petite inspection, admit-il, tandis que l'estomac de Tonks se serrait un peu. Sirius habitait tout près quand il était plus jeune et j'ai pensé que peut-être … Je ne sais pas ce que j'ai pensé. Personne n'était là, à part Kreattur. »

« Qui est- »

« L'elfe de maison. » soupira McKinnon.

« C'était stupide, marmonna Remus. C'était illusoire de croire qu'ils seraient là, mais ils n'y sont pas … Et quand je partais, je vous ai vu toutes les deux, pressées de rentrer à l'intérieur. Ça m'a inquiété, alors je suis venu voir s'il y avait quelque chose que je pouvais faire pour aider. »

« Tu es le bienvenu, dit McKinnon. Tu seras sûrement plus utile que moi si Greyback se montre. Tu as de l'expérience le concernant. »

« Quel chanceux je suis. » murmura Remus.

McKinnon se mit à rire et Tonks la fixa McKinnon ne riait vraiment pas souvent.

« Alors, c'est Greyback ? » demanda-t-il en regardant Tonks.

« Il m'a suivi au Ministère, dit Tonks. Je ne voulais pas rentrer à la maison, alors McKinnon m'a proposé de rester ici. »

« Il t'a suivi au Ministère ? » répéta Remus, effaré.

« Il portait mon pull. » ajouta Tonks.

Remus sembla révolté, mais pas surpris. Elle ne l'était pas non plus, pas vraiment Greyback avait porté la bague pendant des jours, apparemment.

« Et il lui a laissé ça. »

McKinnon essaya de lui donner le badge, mais il ne le prit pas.

« C'est de l'argent. » dit Remus.

McKinnon ramena le badge vers elle.

« J'ai oublié, Lupin, je suis vraiment- »

« Tu sais ? » demanda Tonks.

Remus et McKinnon ne semblaient pas vraiment très proches et Remus ne semblait pas être le type à parler à tout le monde de sa condition.

« Tu sais ? » demanda McKinnon, l'air aussi surpris que Tonks.

Ses yeux passèrent de l'un à l'autre.

« Comment vous vous connaissez vous deux exactement ? »

Remus et Tonks échangèrent un regard, mais n'eurent pas besoin de s'expliquer, car McKinnon sursauta et sortit son Sidekick.

« Je peux- ? »

« Vas-y. » dit Remus, tandis que Tonks acquiesçait.

McKinnon disparut dans la pièce d'à côté.

« Fol-Oeil sait à propos du Ministère ? »

« Je n'ai pas réussi à le joindre. »

« Oh. »

Remus avait l'air troublé.

« Tu restes ce soir ? lança Tonks, avant de poursuivre avec une petite voix. S'il te plaît ? McKinnon a dit qu'il n'y avait pas de problème. »

« Bien sûr, dit-il après un moment. Au passage, je crois que c'est mieux si Matt nous a présenté. »

Tonks acquiesça.

« Il faut que j'y aille. » dit McKinnon en réapparaissant.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? » demanda Tonks.

« Gawain a besoin de moi, dit-elle. C'est tout ce que je peux dire pour le moment, mais vous saurez assez vite, je pense. Vous pouvez tous les deux rester ici – je ne sais pas quand je reviendrais, mais i manger en bas. Je dirais ce qu'il se passe à Fol-Oeil si je le vois. »

Elle se tut un instant.

« Occupe-toi d'elle. » dit-elle à Remus.

« On va aller chez moi. » dit Remus.

Il était très pâle, remarqua Tonks, et elle se demanda s'il avait peur ou si c'était quelque chose d'autre. Tonks était soulagée qu'il ait proposé ça, cependant elle n'aurait pas aimé rester chez McKinnon si elle n'était pas là.

« Je transmets ça, promit McKinnon. Je suis désolée de m'en aller comme ça – si c'était autre chose – je passerais vous voir demain, d'accord ? »

« Sois prudente ! » s'écria Tonks, tandis que McKinnon se hâtait vers la porte d'entrée.

Il y eut un pop et elle disparut.

« Ça va ? » demanda Tonks en regardant Remus.

Il n'avait pas l'air bien du tout.

« Bien. » dit-il sans grande conviction.

« Pourquoi tu penses qu'on l'a appelé ? » l'interrogea Tonks.

Ce devait être important, quoi que ce soit, ou McKinnon serait restée avec elle. Peut-être que Finch avait eu beaucoup d'ennuis sur le Chemin de Traverse. Tonks ferma la porte à nouveau et jeta un coup d'œil rapide à l'extérieur. Par chance, elle ne vit personne dehors. Peut-être avait-elle réussi à se débarrasser de Greyback pour la nuit.

« Je ne suis pas sûr. » dit-il, mais elle n'arriva pas à le croire.

En réalité, il semblait en proie à une grande réflexion.

« C'est tout ce que tu as avec toi ? » demanda-t-il après plusieurs secondes.

Tonks acquiesça et joua avec la poignée de son sac à dos. Remus sourit. C'était sincère, mais elle pensa qu'il y avait bien une lutte intérieure en lui. Quelque chose à propos du départ de McKinnon l'ennuyait.

« C'est parti pour la maison alors. »


Patmol frappa à la fenêtre de Walpole, tandis que Harry continuait à regarder partout. Le visage pâle de Keira apparut et un moment après, la porte s'ouvrit.

« Ce n'est pas encore le matin. » dit Keira en les regardant, les sourcils froncés.

Patmol se glissa dans le magasin et Harry suivit. Keira avait l'air perplexe, mais eut le bon réflexe de fermer la porte.

« Oui ? »

« On pense que les Aurors sont là pour nous. »

Les sourcils de Keira disparurent dans sa chevelure noire.

« J'ai besoin de parchemin, d'une plume et de ton exemplaire le plus récent des Lois sorcières. » dit Patmol.

« Des Lois sorcières ? » demanda Harry, mais Patmol secoua la tête.

Keira s'éloigna et revint un instant après avec tout ce que Patmol avait demandé. Patmol commença à écrire.

« Tu es content de vivre avec moi, Harry ? » demanda-t-il quelques minutes plus tard.

« C'est à cause du médaillon- »

« Tu es heureux ? La vérité. »

« Je suis heureux. » dit Harry, un peu effrayé.

Patmol plia la lettre et la glissa dans le livre. Ensuite, il griffonna quelque chose d'autre sur un autre morceau de parchemin et donna tout ça à Keira.

« Tu pourrais envoyer le livre à la première adresse ? demanda-t-il. Fais-le dans la matinée, et seulement une fois que tu es sûre qu'on a été arrêté. S'il te plaît, assure-toi que ça ne soit pas intercepté. Garde le médaillon en sécurité. Si je reçois le Baiser du Détraqueur ou renvoyé à Azkaban, envoie-le à la seconde adresse. Il saura ce que c'est. »

Keira acquiesça et plaça une main sur l'épaule de Patmol. Il lui adressa un petit sourire nerveux. Ensuite, elle étreignit Harry et disparut dans l'arrière boutique.

« Je ne- pourquoi tu écris des lettres ? demanda Harry. On ne devrait pas essayer de s'enfuir ? »

Patmol tourna vers lui un regard que Harry ne savait pas comment interpréter il était à la fois nerveux, inquiet et excité.

« On ne fuit pas cette fois, gamin. »


« Bien installée ? » demanda Remus, l'épaule appuyé contre la porte de sa chambre d'ami.

« Ouais, dit Tonks en jouant avec la manche du pyjama qu'il lui avait prêté. Merci. »

« Bonne nuit. » dit-il.

Son sourire s'affadit – elle pensait qu'il était inquiet – mais il s'efforça de conserver un sourire malgré tout. Ensuite, il ferma la porte et elle entendit ses pas dans le couloir. La pièce semblait vide sans lui et son inquiétude à propos de Greyback, à propos de l'Auror Finch, de McKinnon et de Fol-Oeil qui ne répondait toujours pas à son Sidekick atteint son paroxysme. Elle tira les couvertures et s'installa sur son oreiller, bien qu'elle doutait d'être capable de bien dormir cette nuit.


« Arrête-toi, Black ! »

Sirius s'arrêta et leva doucement les mains pour montrer qu'il ne tenait pas sa baguette. A côté de lui, Harry s'était figé.

Faites que ce ne soit pas une erreur, pensa-t-il. S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît …

Il semblait que le Département de la Justice Magique au complet était venu les voir. C'était ridicule, mais rassurant il avait eu raison de ne pas essayer de s'enfuir. Auparavant, il l'aurait tenté – ça aurait été une grande aventure – mais il ne comptait pas risquer la sécurité de Harry, il avait grandi et était suffisamment intelligent pour savoir que ça finirait probablement par sa mort ou sa capture. Puisqu'il préférait être capturé plutôt que mort et que la capture semblait inévitable, c'était mieux d'être pris selon ses propres conditions.

Et bien qu'il ne serait jamais allé volontairement se rendre au Ministère, il n'allait fuir une situation comme celle-ci. La situation avec Marlène avait été différente elle l'aurait tué s'il était resté, Remus aurait été impliqué et Harry n'était pas avec eux. Tout ça avait rendu les choses compliquées.

Celle-ci, en revanche, était presque trop facile. Il pouvait se rendre tranquillement et obtenir un procès …

Le médaillon était une sale affaire, mais il avait eu raison quand il avait dit que Harry méritait mieux que d'être enfermé au Square Grimmaurd. Le Ministère serait trop curieux à propos de l'évasion de Sirius et de la façon dont il s'était caché d'eux pour le tuer de suite ou lui faire subir le Baiser du Détraqueur. Cela voulait dire qu'il aurait une chance de parler – un droit qu'on lui avait retiré huit ans plus tôt – et il se souvenait encore suffisamment du droit sorcier qu'il avait appris lorsqu'il était Auror pour s'assurer d'être écouté. Être écouté ne voulait pas nécessairement dire que les choses se passeraient bien, cependant …

S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, faites que ce soit la bonne chose à faire. S'il vous plaît, s'il vous plaît-

« Éloigne-toi du garçon, Black ! »

Les yeux de Harry croisèrent les siens.

« Tout va bien se passer, gamin. » dit-il.

Harry acquiesça, même si c'était évident qu'il ne le croyait pas.

« Black ! Éloigne-toi du garçon ! »

« T'es prêt ? » demanda Sirius.

« Pas vraiment. » dit Harry en essayant de sourire.

« Tu te souviens de ce que je t'ai dis ? »

« Ouais. » dit Harry.

Il hésita un instant avant de reprendre la parole.

« Je t'aime, Patmol. »

« Je t'aime aussi, gamin. » dit Sirius.

Sa gorge était incroyablement serrée. Harry lui adressa un petit sourire triste et Sirius lui donna un tape sur l'épaule. Alors, Harry se tourna et se dirigea vers les Aurors. Il le fit lentement il eut l'esprit de ne pas courir vers eux et quelques mètres avant d'arriver à leur niveau, il s'arrêta et sortit leurs baguettes de sa poche. Les Aurors se crispèrent tous, mais Harry retourna les baguettes et les tendit à l'Auror le plus proche. Sirius reconnut Lyra Finch, qui avait été formé en même temps que James et lui.

« Merci. » dit-elle prudemment.

Elle les attrapa et alors, plusieurs Aurors fondirent sur Harry, le bloquant à la vue de Sirius.

« On l'a ! » cria quelqu'un, et il y eut plusieurs pop de transplanage.

Sirius se sentit très seul tout à coup, malgré les nombreux Aurors qui l'entouraient.

Personne ne semblait savoir quoi faire de lui. Ils le regardaient tous comme s'il était une bête qui venait de s'évader la Forêt Interdite ils étaient à la fois fascinés et terrifiés. Sirius aurait pu lancer quelque chose d'impoli ou une phrase pleine d'esprit, mais il décida d'attendre.

« Petrificus Totalus ! Incarcerous ! »

Sirius tomba dans un souffle et atterrit durement sur le côté. Les Aurors murmuraient entre eux, mais personne ne bougea pour s'approcher de lui.

S'il vous plaît, s'il vous plaît, faites que ça ne soit pas une erreur-

« Un geste, Sirius, et je te tue dans la seconde. » dit une voix fière dans son oreille, tandis qu'on le redressait dans une position assise.

« Finite. »

Le sortilège d'Entrave se relâcha, l'autorisant à s'asseoir un peu plus confortablement.

« Je n'en doute pas. » dit-il.

Marlène laissa échapper un son qui aurait pu ressembler à un rire.

S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît.


Tonks soupira et roula sur le côté, attrapant sa baguette sur la table de chevet.

« Tempus. » dit-elle.

Une horloge fantomatique apparut. Il était juste un peu plus de minuit et cela ne faisait que dix minutes qu'elle venait de regarder.

« Bordel. » murmura-t-elle en agitant sa baguette pour faire disparaître l'horloge.

Elle n'avait pas encore réussi à s'endormir et ça la rendait folle.

Elle se débrouilla pour faire passer une partie de sa frustration sur son oreiller – en le frappant – avant de rouler sur son dos à nouveau avec un soupir. La porte s'ouvrit doucement et quelqu'un passa la tête dans l'ouverture. Tonks serra ses doigts autour de sa baguette.

« Remus ? »

Elle alluma sa baguette et le visage coupable de Remus lui apparut.

« Je ne savais pas si tu étais agitée dans ton sommeil ou si tu étais réveillée. » dit-il, penaud.

« Je suis réveillée. »

« Tu n'arrives pas à dormir ? » demanda-t-il en s'asseyant au bout du lit.

Elle secoua la tête.

« Moi non plus. »

Ils restèrent ainsi, assis dans un silence inquiet pendant plusieurs secondes, avant que Remus ne se lève.

« Je vais me faire une tasse de thé. Tu en veux une ? »

« Oui, s'il te plaît. » dit-elle en repoussant les couvertures.

Elle le suivit jusqu'au salon. Il semblait connaître son chemin dans le noir, mais Tonks se débrouilla pour trébucher contre un fauteuil malgré sa baguette allumée. Remus se mit à rire et alluma la gazinière avec une allumette, ce qu'elle trouva étrange, mais ne commenta pas. Tonks se laissa tomber sur une chaise, en baillant – elle se sentait fatiguée désormais, mais elle savait qu'elle serait incapable de s'endormir à la minute où elle retournerait au lit.

Le sifflement de la bouilloire se fit de plus en plus fort et Remus alla chercher feuilles de thé et tasses. Tonks tapait ses doigts contre la table.

« Merci. » dit-elle lorsqu'une tasse fumante se déposa devant elle.

« Pas de problème. »

Remus s'assit et ne tenta pas de commencer une conversation – il était plongé dans ses propres pensées – mais cela ne dérangeait pas Tonks. Elle imaginait qu'ils pensaient plus ou moins les mêmes choses de toute façon, alors pourquoi parler ? Elle avala un peu de thé.

Elle était de plus en plus fatiguée le thé la réchauffait de l'intérieur, il était tard, la chaise était confortable et Remus était là, pour la protéger et l'empêcher de devenir folle. Elle reposa la tasse avant de la faire tomber et ses yeux commencèrent à se fermer. Remus dit quelque chose d'une voix douce, mais elle ne l'entendit pas vraiment. Un instant après, elle sursauta si violemment qu'elle renversa sa tasse. Si Remus était déjà pâle avant, il était désormais d'une couleur de mort. Il ne semblait même pas avoir remarqué le thé qui coulait par terre.

« Tu as entendu aussi ? » souffla-t-il.

Tonks l'entendit à peine à cause de son cœur qui tambourinait quelque chose avait émis un pop à l'extérieur et à cette heure, la maison de Remus étant si isolée, ça ne pouvait être que Greyback.