Le voyage jusqu'à l'aéroport du Caire se passa sans problème. On mit le coffret bien dans une de nos valise afin qu'il soit protégé et le vol se passa lui ausii sans problème.

On avait atterrit à l'aéroport de Londres et avions récupérer tous nos bagages. Alors qu'on se dirigeait vers le parking pour retrouver notre voiture, une annonce se fit entendre dans les hauts-parleurs de du bâtiment.

« Mademoiselle Mercier-O'Connell est priée de se rendre au comptoir des télégrammes, merci »

Ils ont dû savoir que j'étais sur le vol qui venait d'atterrir. Pourquoi est-ce qu'on me demande ? Intrigués, on alla tous au comptoir indiqué par l'annonce. Une fois là-bas, je montrai ma carte d'identité afin de prouver que c'était bien moi.

-Bonjour Mademoiselle. Nous avons reçu un télégramme pour vous avec l'indication comme quoi vous reveniez aujourd'hui. Me dit l'hotesse en me tendant le papier.

-Merci.

Le télégramme venait de James et du professeur Stephen, qui me demandait de venir au musée dès mon retour car ils avaient reçu plusieurs caisses pour la nouvelle exposition et qu'ils aimeraient que je vienne pour les aider à préparer l'exposition qui commencera dans deux jours.

Voyant avec Rick et Evy si ils pouvaient me déposer là-bas sur le chemin, j'envoyai à mon tour un télégramme qui arrivait directement à la réception du British Museum pour leur dire que j'étais en chemin et que j'arrivais.

-Elle a l'air impressionnante cette exposition tante Mila.

-Elle l'est Alex, et penses que vous pourrez la voir avant l'ouverture du musée dans deux jours.

-Super ! Me dit le petit blond.

Quand je ne travaillais pas et quand j'étais en train de le garder, c'est souvent qu'on allait au British Museum pour regarder l'exposition du moment, les objets exposés, etc… il préfère être là-bas qu'être à la maison.

En chemin, on discuta du temple et du tatouage de Rick dont le symbole était sur le mur. Je ne dis rien à propos du fait qu'il avait le symbole des Medjaï tatoué sur sa peau, il fallait que je demande d'abord des informations complémentaires à Ardeth.

En parlant de lui, quand Rick m'a posé sa question lors de notre nuit dans le désert, j'avais réussi à éluder la question en répondant qu'il avait préféré me prévenir justement à cause de mon tatouage. Il avait été satisfait de cette réponse.

On arriva devant le British Museum une heure et demi après notre départ de l'aéroport. Je laissais mes affaires dans la voiture et Rick me demanda de l'appeler au manoir quand j'aurais terminé pour qu'il vienne me chercher alors que je lui avais dit que je prendrais un taxi. Il refusait, surtout si c'était en pleine nuit. Ce côté protecteur n'a pas changé en huit ans, même si il a un an de plus que moi.

Je fis un énorme bisous sur la joue d'Alex, qui râla bien sûr, disant qu'il n'était plus un bébé mais c'était en même temps pour lui souhaiter bonne nuit, vu que je ne sais pas à quelle heure j'allais rentrer.

Une fois qu'il fut sûr que je sois bien rentrée dans le musée, Rick ralluma la voiture et la petite famille rentra au manoir. A l'intérieur, je vis que la réceptionniste, Clarice, était rentrée chez elle et que le télégramme avait été prit. Au moins, ils savent que j'étais en route.

-James ? Professeur Stephen ?

C'est bizarre qu'ils ne soient pas là. Ils doivent être dans les caisses de transport d'artefact jusqu'au cou. Je parcourai les couloirs du musée pour aller jusqu'à la salle de l'exposition en cours d'amménagement.

-James ? Professeur Stephen ? Vous êtes là ?

Aucune réponse, ça commençait à m'inquiéter. jPeut-être alors l'entrepot de réception des transporteurs. Aucune lumière dans la salle, où est-ce qu'ils étaient ? Allumant la lumière, je vis que j'étais seule avec les caisses où il y avait marqué « fragile ».

Avançant doucement, je vis une ombre bouger derrière une des caisses.

-Hey !

Je trotinais jusqu'à cette ombre qui disparu mais cela ne m'arrêta pas, je continuai ma route vers l'endroit où elle était.

Je ne regardai pas où je mis les pieds car je me pris les pieds dans quelque chose et tombai sur le sol. Seulement sur les genoux et je m'étais rattrapé sur mes mains.

-Merde, quelle conne. Murmurai-je sur mon inatention.

En me retournant pour voir ce que j'avais percuté, je me figeai d'effroi. Ce qui m'avait fait tomber était en fait des pieds, ceux de James. Et juste à côté de lui, perpendiculairement, se trouvait le professeur Stephen.

-Non, non, nononon.

J'allais à quatre pattes vers eux, espérant que ce ne soit qu'une illusion, qu'ils ne soient pas mort. Je pris James par la chemise et le secoua légèrement…aucune réaction…je posai deux doigts sur son cou, au niveau de sa carotide, priant pour sentir un pouls….rien. Il était mort. Allant vers le professeur Stephen, je me rendis compte que je n'avais pas besoin de vérification…il avait été égorgé…

Je devais dégager d'ici, je ne pouvais pas appeler Rick du musée, je devais aller en ville et trouver une cabine téléphonique.

En me revelant, je sentis des larmes coulées sur mon visage. Je ne m'étais pas rendu compte que je m'étais mise à pleurer. Etant donné que j'avais allumé la lumière de l'entrepôt en arrivant, j'avais clairement indiqué ma position à ceux qui avait tué mes collègues.

Courant entre les caisses de transport, je partis en direction de l'entrée du musée, ne voulant pas prendre le risque de sortir par l'entrée des transporteurs. Je n'essayais pas d'être discrète, je voulais juste sortir d'ici.

Alors que je vis la porte d'entrée du musée au bout du couloir, un bras m'arrêta en m'attrapant par la taille. J'avais beau me débattre, la poigne de cet homme était puissante, il ne me lâcha pas et me maintenait en l'air, à quelques centimètres du sol.

-Lâchez moi espèce d'enculé ! Hurlai-je.

-Je vous ai connu plus polie et moins vulgaire, mademoiselle O'Connell.

C'était Monsieur Hafez qui venait d'arriver. Il n'était pas dans ses habits habituels. D'habitude, il était en costard sans cravate mais là, on aurait dit qu'il portait une tenue de Medjaï mais rouge au lieu de noir. L'homme qui me tenait, avait la peau noire et portait le même genre d'habit.

-Qu'est-ce que vous avez fait à James et au professeur Stephen ? Criai-je.

-Disons…qu'ils nous gênaient, ils étaient au mauvais endroit, au mauvais moment.

-Dommage collatéral c'est ça ? Pour quelle raison exactement ?

-Suivez moi, mademoiselle.

L'homme derrière moi me posa au sol mais me tenait fermement le bras. Il m'obligea à suivre le conservateur Hafez dans les couloirs du musée. Ils m'amenèrent jusqu'aux escaliers menant au sous-sol où on entreposait les objets des précédents expositions et qui attendaient de ravoir une nouvelle place dans le musée.

Dans cette salle, il y avait des caisses qui avaient été poussées afin de faire de la place au centre de la pièce. Des torches enflammées étaient disposées en cercle et formaient aussi un couloir menant aux salles des archives. Il y avait pleins d'hommes habillés de la même manière et qui étaient armés. Je voyais aussi plusieurs artefacts égyptiens disposés entre les torches.

Quelque chose était au centre du cercle, en plein milieu. Une forme dans une espèce de résine. Plus on se rapprochait et plus mon tatouage devenait douloureux.

Oh non, ce n'est pas vrai !

J'essayais de me débattre de nouveau afin de me libérer de la prise de l'homme mais rien n'y faire, sa prise était trop forte. Une femme aux cheveux longs et noir et toute vêtue de noire était à côté de la forme emprisonnée dans la résine.

-Mademoiselle O'Connell, c'est une joie de vous rencontrer. Me dit la femme.

-Je vous dirais bien que la joie est partagée mais ce serait mentir.

Elle se rapprochait de moi et me regarda de haut en bas. Elle arracha ma manche droite et mit mon tatouage à la vue de tous.

-Vous êtes celle qui a été bénie par les dieux, n'est-ce pas ?

Je ne répondis pas, comment était elle au courant ?

-Je m'appelle Meela Nais, je ne vous veux aucune mal.

Sérieux ? Une femme avec un prénom proche du mien ? Comme si ça ne suffisait pas à mes malheurs….

-Permettez moi d'en douter.

-Lock-Nah, relâches donc cette demoiselle, elle n'a aucun moyen de s'échapper d'ici. Ordonna la femme.

Sa poigne sur mon bras s'enleva et de suite, je me retournai et lui mit une droite en pleine face. C'était peut-être pas la chose la plus intelligente à faire mais au moins, ça défoulait. Ce Lock-Nah voulait répliquer mais Meela l'arrêta d'un simple geste.

-On voit qui porte la culotte entre vous. Répliquai-je.

-Lock-Nah, préparer vous pour la prochaine phase du plan. Ordonna-t-elle.

Rageant, l'homme partit avec plusieurs homme vers les escaliers menant au musée. Il ne restait plus que quelques hommes, Meela et le conservateur Hafez.

-Laissez moi deviner, la promotion du directeur Williams n'était qu'une mise en scène pour que vous soyez le nouveau conservateur ? Demandais-je au concerné.

-Une mise en scène ? Exactement. Affirma monsieur Hafez. Mais ce cher directeur Williams n'est jamais parti aux Etats-Unis. Voyez-vous mademoiselle O'Connell, mes hommes se sont débarrassés de lui.

-Quoi ?

Ils l'avaient tué lui aussi ? Ce sont des monstres !

-Je devais devenir le directeur de ce musée afin d'avoir les pleins pouvoirs pour nos projets en Egypte.

-Vos projets ?

Il se rapprocha de la silhouette emprisonnée et avec la femme, ils caressèrent doucement sa surface. De suite, je me tenais l'avant-bras droit et gémissais de douleur.

-Qu'est-ce c'est que cette chose ? Demandai-je en serrant les dents.

-Vous le savez très bien. Votre tatouage n'avait-il réagit que quand cela le concernait, non ?

Oh merde, Ardeth avait dit qu'il y avait eu du mouvement à Hamunaptra…est-ce qu'ils l'ont tué lui aussi ?

-Vous avez déterré Imhotep ? C'est lui qui est dedans ?

-Exactement, nous avons passé des jours à creuser le sable d'Hamunaptra afin de le trouver. M'expliqua Meela. Et nous avons aussi trouver autre chose.

Deux de leurs soldats arrivèrent avec chacun un livre dans les mains, des livres bien connus à mes yeux.

-Le livre des morts et le livre des vivants. Soufflai-je.

Baltus Hafez prit précieusement le livre à la couverture noire dans ses mains.

-Grâce à ce livre, nous allons pouvoir ramener le Seigneur Imhotep à la vie pour qu'il puisse accomplir son destin.

-Son destin ? Laissez moi devinez, régner sur le monde et vous serez son conseiller ?

A sa tête, je compris que j'avais mis dans le mille.

-Imhotep veut régner sur le monde certes, mais seulement avec sa chère Anck-Su-Namun. Il se servira de vous au début car vous lui serez utile, mais dès qu'il n'aura plus besoin de vous, il vous tuera, ou il vous laissera vous faire tuer.

-Sachez une chose, ma place aux côtés du Seigneur Imhotep sera garantie après le cadeau que je vais lui offrir. M'assura monsieur Hafez.

-Quel cadeau ?

-Nous sommes rentrés dans l'année du Scorpion, ceci annonce le réveil du Roi Scorpion.

Le roi Scorpion ? Ca signifie que…

-Vous voulez le bracelet d'Anubis. Ces trois hommes, ces tueurs en Egypte, c'était votre œuvre. Vous voulez le coffret que mon cousin a trouvé.

-Et je vais finir par l'obtenir. Cette nuit, le Seigneur Imhotep renaîtra et nous lui donnerons le bracelet d'Anubis. Il finira par tuer le Roi Scorpion et il régnera sur la Terre.

-Je ne vous laisserai pas toucher à un cheveux de ma famille !

J'allais pour frapper cet homme quand deux de ses soldats m'arrêtèrent dans ma lancée et me mirent à genoux.

-Vous ne pourrez pas faire grand-chose pour les protéger. M'assura Meela. Car vous serez ici.

Elle prit un bâton de bronze dans une des caisses et me frappa violemment la tête avec, ce qui m'assomma sur le coup.


Je me suis réveillée je ne sais combien de temps après, attachée au niveau des mains par une corde. J'étais contre un ancien coffre avec une statue d'Anubis couchée dessus. La corde était attachée autour de la tête du Dieu chien et me maintenait les bras en l'air. J'étais assise à même le sol et je sentais le sang séché sur ma tempe.

Elle avait frappé fort la connasse !

Les hommes de Baltus étaient en cercle autour de la momie d'Imhotep, toujours prisonnier de la résine, sur les genoux, se balançant afin de le saluer à intervalle régulier. Le rituel commençait...

Lock-Nah arrivait en premier avec Baltus, en tête de ce…cortège. Ils apportèrent le livre des morts et un homme s'accroupit afin de servir de…pupitre pour que Baltus puisse lire le livre.

Les autres soldats arrivèrent en portant une plaque de sacrifice sur lequel reposait un corps inanimé.

-Evy ! Soufflai-je.

Par pitié, faite qu'elle ne soit pas morte ! Les soldats posèrent la plaque sans ménagement, ce qui réveilla ma cousine. Que les Dieux soient loués, elle était vivante. De suite, Baltus commença à lire l'incantation du livre des morts pour ressusciter Imhotep. Je ne vous cache pas que j'avais mal à mon bras, c'était horrible ! Comme il y a huit ans à Hamunaptra. La douleur augmentait progressivement.

-Monsieur Hafez ? S'étonna Evy.

Puis elle vit la silhouette emprisonnée d'Imhotep qui était entre eux et comprit ce qu'il était en train de faire. Elle tourna la tête derrière elle et me vit.

-Mila ! Est-ce que tu vas bien ? S'inquiéta ma cousine.

-Non. Pleurai-je de douleur.

Je tremblais tellement que la douleur était forte et je ne pouvais empêcher les larmes de couler. Je ne voulais pas revivre cette douleur une deuxième fois…je sentis un bourdonnement dans mes oreilles. Il ne fallait pas que je m'évanouisse, pas maintenant, pas encore…

-Tiens le coup Mila !

Evy essayait de se trouver un moyen de s'échapper mais les soldats l'entouraient et elles avaient les mains et les pieds attachés par une corde. Elle ne pouvait rien faire.

J'étais en train de supplier Mâat qui était la déesse de l'ordre et Nephtys, la déesse protectrice des morts d'empêcher la résurrection d'Imhotep mais ce fut en vain. Le haut de la résine se brisa lorsque l'ancien prêtre de Séthi 1er fit sortir son bras de sa prison.

Je mordais ma lèvre inférieure le plus forte possible afin d'éviter de hurler de douleur. Imhotep ne tarda pas à sortir complètement de la résine et sortit son cri si caractéristique. J'ai cru que j'allais m'évanouir lorsqu'il fut pleinement sur ses deux pieds et bien vivant. Toujours squelettique certes, mais vivant.

-En quelle année sommes-nous ? Demanda Imhotep.

-Mon Seigneur, nous sommes dans l'année du Scorpion. Répondit Baltus.

-Vraiment ?

-Oui.

Imhotep ria, satisfait de cette réponse. Il ne nous avait pas encore vu. Une fermeture de porte se fit entendre, attirant son regard derrière lui. Meela arriva sur le chemin de flamme, dans une démarche assurée et fière. Je vis Evy avoir une sorte de malaise…vision ?

Meela se stoppa devant Imhotep qui sa regarda de haut en bas.

-N'ayez pas peur de lui. Dit Baltus.

-Je n'ai pas peur de lui. Assura la femme. Je suis Anck-Su-Namun, réincarnée. Annonça-t-elle à la momie.

Sérieusement ? Comme si on n'avait pas assez d'emmerde comme ça…Imhotep prit une mèche de ses cheveux dans sa main squelettique et lui tourna autour, l'observa sous toutes les coutures.

-Seulement de corps. Mais bientôt, je ferai revenir son âme des enfers, et notre amour sera de nouveau complet.

Je vais vomir je crois, c'était dégueu de voir une vivante se faire limite draguer par un squelette. Hafez vit qu'il était de trop et alla vers le fond rejoindre Lock-Nah. Qu'est-ce qu'ils manigançaient tous les deux ?

Oh merde, ils avaient le coffret que l'on a trouvé… est-ce qu'Alex et Rick vont bien ?

-J'ai un présent pour toi. Dit Meela à Imhotep.

Puis, elle tourna le regard, lui indiquant notre direction.

-Elles ?

On est dans la merde !