Je mis de suite mes mains sur ses poignets en essayant de le faire lâcher prise mais sa poigne était trop forte, et j'étais encore faible.

Je m'écroulais sur le sable, l'emportant avec moi. Lui sur moi. Je voyais de la pure haine dans ses yeux, je ne le reconnaissais pas.

-Ard…c'est moi…

-Mila est morte à Ahm-Shere il y a presque trois mois. Vous n'êtes pas elle. Vous n'êtes que le fruit de la magie noire des fanatiques de la créature.

Il croyait que j'étais une illusion, un leurre. Je ne pouvais le blâmer pour ses doutes. Mais s'il continue comme ça, il me tuera de ses propres mains. Horus volait au-dessus de nous tout en criant.

Je n'arrivais pas à le faire lâcher prise, sa poigne sur mon cou était trop forte. Je n'avais pas d'autre moyen que de lui faire mal.

Etant donné qu'il était au-dessus de moi et que mes jambes étaient entre les siennes, je pouvais les bouger.

Désolé pour ce que je vais te faire subir mon amour.

D'un coup sec, je repliais ma jambe et lui donna un coup de genou dans les parties puis enchaîna avec un coup d'avant-bras dans la tête. Cela eut l'effet escompté car la pression sur mon cou disparut. Il se décala légèrement, libérant ainsi le bas de mon corps.

Immédiatement, j'attrapais ses poignets et passa mes jambes autour de sa taille pour le faire basculer et me retrouver ainsi au-dessus de lui. Je croisais ses bras contre son ventre et m'asseyais dessus pour les bloquer puis plaça mes mains sur ses joues, le forçant à me regarder. J'avais du mal à respirer, je sens que je vais avoir une marque.

-Ardeth, je ne suis pas une illusion, ni le fruit d'une magie noire. Je suis bien Mila. Celle qui t'a aimé durant toutes ses années et qui t'aime toujours.

D'un mouvement de ses bras, il se dégagea en me projetant au-dessus de lui. En me redressant, je vis qu'il était lui aussi debout, en position de combat.

Ardeth lança l'attaque en me donnant des coups de poings que j'esquivais assez facilement. Malgré le fait que je ne suis pas à 100% de ma force, il était lui aussi affaiblit. Horus continuait de voler autour de lui, essayant par tous les moyens de le déconcentrer.

On se battit dans le désert pendant plusieurs minutes avant que je ne l'attrape par le bras et le fis basculer sur le sol, face contre terre et un bras dans le dos, comme il y a des années quand il m'a rejoint à la Vallée des Rois lors de la découverte de la tombe de Mérytaton. Je me rassis sur lui pour le bloquer tandis qu'Horus continuait de crier dans le désert. Je dénudai mon avant-bras avec mon tatouage et le lui montra.

-Ecoutes moi Ardeth, je ne suis pas un leurre, c'est bien moi Mila. J'ai fait des pieds et des mains pour revenir auprès de vous. Les Dieux Anciens m'ont accordé la chance de pouvoir retourner à votre époque après m'avoir renvoyée dans la mienne. Ne gâche pas tout en voulant me tuer de nouveau. Mourir une troisième fois n'est pas à mon programme dans l'immédiat.

Il se débattait mais j'arrivais à le maintenir au sol.

-Ardeth, la dernière fois qu'on s'est vu avant ma mort, c'était dans l'Oasis d'Ahm-Shere, où je t'ai promis de te ramener à la vie pour te tuer si tu venais à tomber au combat. Etant donné que le livre des morts a été perdu durant la destruction de l'Oasis et de la pyramide, si tu te laisses mourir, je ne te pourrais pas tenir la promesse que je t'ai faite.

-Comment le savez-vous ?

-Car je suis la vraie Mila. Quand je suis morte, j'ai été renvoyée dans mon monde où seulement six mois se sont écoulés. J'ai beaucoup de chose à te raconter mais je dois aussi le raconter à la famille O'Connell qui sont à Louxor. J'ai été ramené à la vie après avoir réussi à parler aux Dieux Anciens. J'ai été ressuscité il y a moins de trois jours et dès que j'ai eu assez de force pour tenir plus de dix minutes sur mes jambes, nous avons pris le premier avion pour venir ici, pour que je puisse t'empêcher de te laisser mourir, car c'est ce qui va se passer si tu ne me fais pas confiance. Je n'ai pas fait tout ça pour rien. Regarde mon tatouage !

Il fit un non de la tête, n'acceptant pas de le voir.

-Je sais qu'il a disparu à ma mort mais il est de nouveau là, tu l'as vu de nombreuses fois, tu sais à quoi il ressemble. Ardeth, je ne me suis pas suicidée à mon époque pour vous retrouver et que tout soit fait en vain. Alors je t'en supplie, il faut que tu me crois.

-Si tu es bien Mila, alors réponds à cette question. Qu'est-ce qu'il s'est passé la première fois qu'on s'est vu ?

Il voulait jouer à ça ? Parfait !

-On était ici, dans la cité des morts avant sa destruction, c'était durant notre première nuit ici. Ta tribu et toi vous nous avez attaqué et donné 24h pour partir sinon on mourrait. Je t'ai touché à l'épaule avec un pistolet et tu m'as touché à la cuisse avec ton cimeterre.

Je me redressais légèrement pour le retourner et me remis sur lui, continuant de le maintenir au sol.

-Ensuite, on s'est revu dans les couloirs de la cité, après la résurrection d'Imhotep, toi et tes hommes m'avez sauvé et vous avez aussi sauvé Bernard Burns après qu'il lui ait volé sa langue et ses yeux. Puis c'était au musée du Caire, avec ton oncle, Terence Bay que j'appelais toujours Docteur Terence. Ensuite, les évènements se sont enchaînés avec la régénération du prêtre, la mort de ton oncle, notre retour dans cette cité et sa destruction. Je suis ensuite retournée au Caire où j'ai plié bagage et tu m'as rejoint. On a failli s'embrasser dans mon ancienne petite maison et au final, ça s'est fait au port, juste avant que je monte sur le bateau pour partir à Londres. C'était il y a presque dix ans mais je m'en rappelle encore très bien, si tu veux, je continue. Je peux te raconter tout ce qu'il s'est passé à chaque fois qu'on était ensemble.

Je le laissai réfléchir à ce que je venais de lui dire. Doucement, je relâchais la pression que j'avais sur ses mains et ses épaules. Il me regardait sans rien dire alors que je me redressais, j'étais toujours sur lui, mais plus en position debout.

-Libre à toi de me croire ou pas Ardeth. Mais saches que j'ai définitivement tiré un trait sur mon époque en me suicidant pour vous retrouver, les O'Connell et toi.

Je commençais à me relever pour retourner au niveau de mon cheval quand ses mains agrippèrent mes bras, me maintenant sur lui. Bien sûr, je le regardais dans les yeux, attendant de voir la suite.

Il se redressa tout en me forçant à me baisser vers lui et il plaqua ses lèvres contre les miennes. De suite, je répondis à son baiser alors que ses mains relâchaient mes bras. Je sentais une explosion de joie, de bien-être dans mes entrailles. Ses lèvres m'avaient terriblement manqué.

Ses mains se mirent dans mon dos pour me plaquer contre son corps tandis que les miennes agrippèrent ses épaules. Je pouvais sentir sa langue essayant de passer la barrière de mes lèvres, ce que je lui permis de faire et fis en sorte que ma langue aille à la rencontre de la sienne.

En manque d'oxygène assez rapidement dû à la dureté de son baiser, je nous séparais mais pas de trop. Je collais nos fronts ensemble, comme on avait l'habitude de le faire avant. On bascula pour être complètement allongés sur le sol, toujours moi sur lui.

-Mila ?

Je pouvais voir dans ses yeux une lueur que je devinais. Une lueur d'espoir. Je l'embrassais délicatement.

-C'est bien moi Ardeth. Je suis de retour, mon cher et bien aimé Medjaï.

Et là, je vis un sourire sur son visage, un qu'il ne faisait qu'avec moi, seulement quand on était seul tous les deux. Il avait enfin réalisé que je n'étais pas une illusion. Je vis des larmes couler de ses yeux.

Doucement, je me remis à l'embrasser, m'allongeant complètement sur lui. Ses mains se baladaient sur ma tête, ma nuque, mon dos puis mes fesses qu'il empoigna pour me coller encore plus à lui.

Nos corps étaient collés l'un à l'autre, ne voulant se séparer. Je sentais ses mains rester sur mes fesses, je me décidais à bouger mon bassin pour littéralement me frotter sur lui. Sa virilité se réveillait sous mon action.

D'un coup de bassin, Ardeth retourna la situation et m'allongea sur le sable et me surplomba de son corps. Immédiatement, j'entourais ses hanches de mes jambes et les gardèrent serrées, je refusais de me séparer de lui après des mois de séparation.

Il rompit le baiser mais resta contre moi, les yeux dans les yeux tandis que nos souffles se mêlèrent ensemble.

-Mon étoile venue du temps.

Je me rendis compte que j'avais compris ce qu'il venait de me dire, sachant qu'il venait de parler arabe. Intérieurement, je remerciais les Dieux Anciens de m'avoir laissé ce don. Il prit doucement mon bras droit dans sa main et observa mon tatouage avant de poser ses lèvres dessus pour en déposer un baiser puis, me questionna sur les bandages que j'avais aux mains.

-Ce n'est pas le moment pour parler de ça mon amour. Ni le lieu. Par contre…

Toujours sous lui, je défaisais la ceinture de sa tenue de Medjaï et l'ouvrit au niveau du torse. Il avait maigri, un peu perdu en masse musculaire mais son corps était toujours aussi magnifique à mes yeux.

Il comprit ce que j'avais en tête et me suivit là-dedans. Doucement, il ouvrit la chemise que je portais et je me tortillais pour l'enlever, j'en profitais aussi pour enlever mon soutien-gorge et lui le haut de sa tunique. De suite, il s'occupa de ma poitrine qu'il embrassa, mordilla, aspira sous mes gémissements.

Dieux que ça m'avait manqué.

Sa bouche descendit au niveau de mon ventre, de mon nombril où il s'amusait à me chatouiller avec sa langue pour ensuite remonter vers ma bouche qu'il reprit d'une manière, qu'on pouvait considérer de vitale.

On enleva respectivement le pantalon de l'autre, difficilement car on était dans l'urgence de nos retrouvailles et de sentir le corps de l'autre mais aussi à cause de mes foutus bandages.

D'une main experte, il la passa sous ma tête et détacha mes cheveux qui se répandirent contre le sable et envoya l'élastique au loin. Horus s'empressa de l'attraper et s'envola avec, nous laissant seuls pour assouvir notre passion.

On fut rapidement nus sur le sable, la chaleur du soleil nous réchauffait sans problème. Je ne pouvais pas faire grand-chose sur lui à cause des bandages, par contre lui, il s'en donnait à cœur joie. Une de ses mains avait d'office prit position entre mes jambes, s'amusant à taquiner mon bouton de chair et à caresser mon intimité.

J'étais ultra réceptive à ses caresses, trop longtemps attendues, trop longtemps privé d'elles. Mais j'avais besoin d'autre chose que ses mains, j'avais besoin de quelque chose de plus…imposant.

Je rompis le baiser et lui supplia de me prendre de suite, j'étais beaucoup trop en manque. L'abstinence, ça craint, je peux vous le garantir.

Il accéda sans discuter à ma requête et, d'un mouvement de bassin bien précis, me pénétra.

On gémissait tous les deux à la sensation avant qu'il se mette à faire des mouvements de vas-et-viens. J'accompagnais chacun de ses gestes par mes jambes autour de sa taille, de mes pieds crocheter à son bassin qui appuyaient à chacun de ses mouvements.

Notre étreinte n'était pas du tout douce, on avait l'impression qu'on était des animaux en chaleur. Nous n'étions pas en train de faire l'amour, c'était de la baise bestiale, je n'avais pas d'autre mot pour définir ça.

Ses mains se mirent sur mes hanches et me souleva légèrement, amplifiant ainsi la sensation de pénétration.

Etant seuls dans le désert, je pouvais me permettre de gémir sans me contenir, de crier mon plaisir sans problème, de crier son nom.

Ces plusieurs semaines d'abstinences eurent raison de lui. Je le sentis venir en moi au bout de quelques minutes. Il s'écroula sur moi, m'embrassant comme si c'était notre dernier baiser.

Malgré le fait qu'il venait tout juste de jouir, je pouvais sentir qu'il était encore dur et toujours en moi. Je décidais de prendre les devants !

Je nous refis basculer afin d'être de nouveau sur lui. Heureusement, il était toujours en moi. Je commençais à bouger mon bassin pour aller à sa rencontre et pour reprendre les vas-et-viens. Alors qu'il reprenait son souffle, ses mains se mirent sur mes hanches et les caressèrent pendant que je prenais le contrôle de nos ébats.

Je savourais chaque sensation que je ressentais en moi, sur moi. Je regardais mon homme, allongé sur le sable. Il avait un regard de braise, un regard de désir.

-Vient. Lui murmurais-je.

Je pris un de ses bras et le tira vers moi pour qu'il se redresse. Je le pris contre moi, le collant à mon corps.

A chacun de ses coups de reins ou de ses baisers, je sentais ce vide en moi se refermer définitivement. J'étais enfin complète. J'étais enfin à ma place dans ce monde.

Nos mouvements étaient de plus en plus rapides et forts, notre respiration était saccadée, Ardeth fit une chose qu'il adore faire pendant nos ébats, il passa sa main entre nous et s'occupa de mon bouton de chair. Je posais ma tête sur son épaule et subit ce double assaut sans retenir mes cris.

Le plaisir me submergea comme une vague durant un tsunami, je mordis même sa peau à l'épaule puis, on s'écroula sur le sable, sur le côté. On ne disait rien, on reprenait notre respiration, dans les bras de l'autre.

Je passais ma main sur sa joue puis dans ses cheveux, m'amusant avec.

-Tu m'as tellement manqué Ardeth.

-Tu m'as manqué toi aussi.

Je vous confirme, j'avais trouvé ma place et elle était dans ses bras, avec lui.


Quand nous avons trouvé la force de nous séparer et de nous rhabiller, j'ai récupéré les vivres qui étaient sur mon cheval et j'ai forcé Ardeth à manger et boire. Alors qu'il se délectait des fruits que j'avais amené, Horus revint vers nous. Il se posa sur la selle de mon cheval et me tendit mon élastique qu'il avait soigneusement gardé.

-Merci toi !

Je lui gratouillais la tête pour le remercier puis essaya de me rattacher les cheveux. Bonjour le bazar là-dedans. Je les attachais grossièrement puis revins vers mon homme. Il était assis sur le sol, dos à moi. Je me mis à genoux derrière lui et passa mes bras autour de son cou et me colla à lui.

-Prêt à rentrer ?

Je conclus ma question par un simple baiser sur sa joue. Il me regarda dans les yeux et je vis qu'il n'y avait plus aucune trace de douleur, de peine, seulement de la joie et du soulagement.

-Prêt ! M'affirma-t-il.

-Alors allons-y.

On se releva et on se mit à deux sur mon cheval. Moi dedans et lui derrière moi. Horus s'envola pour partir par la voie des airs. Je talonnais ma monture pour qu'elle parte au galop dans le désert où je nous conduisis vers Louxor.

Durant toute la durée de notre trajet, les bras d'Ardeth n'avaient pas quitté ma taille et sa tête reposait sur mon épaule, ne voulant me laisser ne serait-ce qu'une minute. On arriva rapidement à Louxor où je me stoppais au niveau de notre hôtel.

Ardeth descendit le premier et me tendit les bras pour que je descende à mon tour. Une fois sur la terre ferme, Horus se posa sur ma main bandée que je lui tendis et réclama immédiatement des caresses. Ce que je lui offris bien évidemment.

On rentra dans le bâtiment et je le guidai dans les couloirs et escaliers pour retourner vers nos chambres. Certaines personnes nous regardaient de travers, n'ayant pas l'habitude de voir un homme comme Ardeth.

Une fois à destination, j'ouvris la porte et posa Horus sur un dossier de chaise quand Rick arriva assez rapidement. Je pouvais l'entendre m'appeler dans le couloir.

-Mila, j'ai vu ton cheval, est-ce que tu l'as…

Et il se stoppa à l'embrasure de la porte, voyant que je n'étais pas seule.

-…trouvé. Finit-il.

Deux des trois hommes de ma vie se regardèrent, sans savoir quoi faire, étant donné que la dernière fois qu'ils se sont vu, l'ambiance n'était pas au beau fixe, je venais de mourir, il y a eu les tentatives ratées pour me ramener et mon enterrement. Ce fut Rick qui brisa la glace. Il se rapprocha de mon homme et le prit dans ses bras, dans une étreinte fraternelle.

Au début, Ardeth ne réagit pas, étonné de l'action de Rick puis, il répondit à son étreinte. Doucement, je me rapprochais d'eux et me rajouta au câlin masculin.

-Mes deux hommes. Soufflai-je.

On resta comme ça pendant plusieurs secondes avant qu'on se sépare avec l'arrivée d'Alex ainsi que de sa mère et son oncle. Je vis Evy hausser un sourcil en voyant l'état de mes cheveux et écarquilla les yeux en regardant plus bas, vers mon cou. Je pouvais deviner à son regard que j'avais une marque qui était apparu due à l'attaque d'Ardeth. Je lui fis un signe simple, lui disant que tout allait bien, que ce n'était rien. Alex se mit à ma droite et je passais mon bras autour de lui pour le coller à moi.

Jonathan serra la main d'Ardeth en lui disant que c'était bon de le revoir, surtout dans ces circonstances.

On décidait de s'installer dans ma chambre pour que je puisse tout raconter. Les O'Connell avaient les grandes lignes mais c'est tout.

Je me mis sur mon lit, Ardeth à ma droite, Alex à ma gauche. Rick était allé dans sa chambre pour ramener deux chaises en plus de celle de ma chambre pour que les trois adultes puissent eux-aussi s'assoir.

Immédiatement, Alex se colla à moi et Ardeth prit ma main dans la sienne et entremêla nos doigts que je serrais de suite.

-Bon, je sais que Rick, Evy et Alex ont eu quelques informations donc, je suis désolée mais vous réentendrez le début mais vous aurez un peu plus de détail.

-Prends ton temps Mila, si tu ne te sens pas d'attaque pour tout raconter d'un coup, n'hésites pas à nous le dire.

-Merci Jonathan mais autant laisser cette histoire derrière nous le plus rapidement possible. Si je peux tout vous dire aujourd'hui, ce ne sera pas plus mal.

-Alors, vas-y à ton rythme. Me conseilla Evy.

Je sentis une pression sur ma main donnée par celle d'Ardeth auquelle je répondis immédiatement alors qu'Alex enroula ses bras autour du mien. Je lui embrassais les cheveux avant de commencer mon récit.