Bonsoir à tous,

voici le chapitre que vous attendiez: j'espère sincèrement qu'il vous plaira car j'ai peur de ne pas remplir forcément vos attentes. Je n'ai pas encore écrit la suite donc je ne sais pas encore quand elle sera publiée.

En tout cas, je vous souhaite bonne lecture et à bientôt pour la suite de cette fiction ou les autres :) .


Pendant ce temps, les époux Dursley saluèrent les enfants et Marge puis ils franchirent le portail de la petite propriété sous le regard attentif d'Harry conscient du fait que ses parents se rendaient chez le Maître des Potions. Il songea aux leçons d'étiquettes fournie par Severus qui avait tenté de les rassurer en affirmant qu'il s'agissait d'une simple formalité car Lord Black n'exigeait absolument pas le maintien de toutes les règles durant cette rencontre. Malgré les propos rassurants de Rogue, Vernon comptait s'incliner et Pétunia projetait d'esquisser une révérence face au vieil homme car elle ne voulait pas froisser Lord Black pour une simple histoire d'étiquette. En son for intérieur, Harry se demanda à quoi le patriarche pouvait ressembler puis il chassa ses pensées afin de jouer au Monopoly avec les autres.

XXXXX

Quelques minutes plus tard, les époux Dursley parvinrent à l'Impasse du Tisseur où ils notèrent aussitôt la rénovation des lampadaires ainsi que de la chaussée avant d'estimer que les Parkinson avaient du utiliser la magie pour procéder à ces améliorations. Pétunia estima alors que Naraantuya voulait probablement s'assurer de la visibilité des lieux durant les trajets des enfants à l'école. Son mari acquiesça puis ils continuèrent leur trajet avant de s'arrêter un instant devant la maison numéro 13 manifestement illuminée tout comme le pavillon mitoyen ainsi que la demeure en face. Les moldus en conclurent qu'il s'agissait des maisons achetées et rénovées par les Parkinson pour leur fille ainsi que sa nounou. La minutie des rénovation renforça leur opinion favorable au sujet de cette famille qui se souciait du sort de son enfant cracmolle et ne ressemblait absolument pas aux bigots Serpentards décrits par Ridge avant ses excuses auprès des Parkinson. Ces constatations ravivèrent le courage des deux époux à l'idée de rencontrer lord Black issu de la noblesse sorcière et qui semblait auparavant très réticent face aux moldus, même si, Severus ne cessait d'affirmer que le lord avait beaucoup changé en ces jours.

Malgré leurs appréhensions, les Dursley ne voulaient cependant pas renoncer à cette rencontre car ils refusaient de ruiner le bien-être de leur fils Harry en lui faisant tourner le dos à la seule famille paternelle qui lui restait puisque Sirius Black était non seulement son parrain mais aussi un parent éloigné de l'enfant en raison du mariage d'une certaine Dorea Black avec Charlus Potter l'un des oncles de James d'après Severus. Les Dursley estimaient donc que les Black pourraient peut-être parler de la famille Potter à leur fils Harry en attendant la libération éventuelle du fameux Sirius Black si cet homme détenait encore toute sa santé mentale après son long séjour en prison. Pétunia espérait également trouver les mots justes pour expliquer son appréhension au patriarche Black et surtout sans le vexer. Ensuite, la jeune femme chassa ses pensées à la vue de la demeure de Severus puis Vernon l'enlaça pour lui insuffler un peu d'assurance avant de sonner.


Une minute plus tard, Severus les rejoignit et leur ouvrit le portail tout en les invitant à entrer. Il affirma que le lord les attendait au salon puis le sorcier les rassura discrètement au sujet des bonnes dispositions du sorcier sincèrement désireux de s'assurer du bien-être du petit Harry auprès de sa famille. Pétunia acquiesça tout en suivant le maître des potions à l'intérieur en compagnie de son époux confiant au sujet de leur sécurité en ces lieux. Les deux époux se rendirent donc au salon où ils notèrent aussitôt la présence du patriarche dont le port royal démontrait parfaitement sa distinction malgré la présence de sa canne qui semblait être le seul signe de faiblesse visible aux yeux de Pétunia.

Cette dernière finit cependant par se ressaisir au moment où Severus fit les présentations :

« _ Milord : voici Mrs et Mr Dursley : les parents du jeune Harry. Pétunia, Vernon : je vous présente Lord Orion Black le patriarche de l'une des plus influentes familles sorcières britanniques ainsi que le père de Sirius Orion Black le parrain de votre fils. Les présenta Severus.

- Mes hommages Milord. Dit Vernon tout en s'inclinant quelques secondes puis il se demanda si les britanniques le faisait encore en présence de lords issus de son propre monde ou si ce geste était réservé à la Reine Elizabeth.

- Bonsoir Milord. Intervint Pétunia en esquissant une légère révérence dans sa robe moldue.

- Bonsoir Mr Dursley, Madame Dursley. Répondit Orion tout en utilisant un timbre plus chaleureux afin d'accueillir les deux moldus et manifester également son agréable surprise à la vue de l'attitude du couple manifestement désireux de se conformer à l'étiquette sorcière.

- Bonsoir Milord. Répétèrent les deux conjoints impressionnés par l'aura du sorcier.

- Maître des Potions veuillez me pardonner pour le fait d'occuper la charge de maître de maison alors que nous sommes chez vous mais je ne veux pas laisser Mr et Madame Dursley debout donc veuillez prendre un siège. Déclara Orion tout en faisant un geste de la main pour inviter les moldus à s'asseoir dans les bergères en face de lui.

- Ne vous inquiétez point Milord car vous ne m'offensez point._ Répliqua aussitôt Severus._ Pétunia, Vernon : je vous en prie. Poursuivit le sorcier tout en indiquant les bergères.

- Merci._ »

XXXXX

Pétunia et Vernon s'assirent dans les bergères avant d'observer le service à thé ainsi que la collation déposée sur la table basse. Severus intervint aussitôt pour servir le breuvage tout en invitant les deux époux et Milord à se servir. Orion acquiesça et examina discrètement les deux moldus un peu inquiets mais prêts à rester en sa compagnie pour le moment. En raison de sa position sociale mais aussi sa réputation, le patriarche avait l'habitude d'intimider ses interlocuteur ainsi que de recevoir de nombreuses marques de respect donc il ne se souciait pas de leur réaction d'habitude. Toutefois, le sorcier adoptait une approche différente à l'égard des Dursley car il ne souhaitait pas les épouvanter mais plutôt gagner leur confiance pour obtenir des informations au sujet du petit Potter mais aussi veiller sur eux en cas de besoin. Afin de détendre les deux moldus, Lord Black reprit donc la parole :

« _ Veuillez me pardonner pour ne pas m'être levé de mon siège au moment de votre arrivée mais j'ai passé la journée à l'hôpital de Cokeworth où ma fille est hospitalisée donc je préférerai rester confortablement installé ce soir afin de me reposer un peu. Déclara Orion après avoir songé que les moldus auraient peut-être souhaité le voir se lever pour les accueillir.

- Ce n'est pas un problème Milord, nous comprenons. Dit aussitôt Vernon.

- Comment va votre fille : Milady Serena ? S'enquit poliment Pétunia.

- Serena est assez faible en raison de son état alarmant, néanmoins, les médico..._ Commença Orion._ Pardonnez moi ma confusion : les médecins _ Se corrigea Lord Black tout en continuant de se montrer extrêmement poli pour ne pas intimider les moldus_ … Semblent confiants au sujet de sa guérison grâce à leurs traitements. Poursuivit Orion.

- Je suis sûre que votre fille guérira très vite maintenant qu'elle bénéficie de tous les antibiotiques nécessaires. Le rassura Pétunia puisque Severus leur avait révélé quelques détails après avoir obtenu l'accord du lord.

- C'est ce que nous espérons nous aussi Milady et moi: je suppose que tous les parents sorciers et moldus confondus souhaitent la même chose pour leurs enfants. Déclara Lord Black.

- Oui c'est évident : nous souhaitons nous aussi que nos trois enfants soient toujours en bonne santé. On ne se rend pas compte de notre chance lorsque tout va bien. Reconnut Vernon tout en songeant à sa peur de perdre Dudley durant son combat contre la leucémie.

- Je vous comprends très bien Mr Dursley car mon premier enfant est malheureusement décédé quelques heures après sa naissance donc je peux imaginer votre calvaire durant la maladie de votre propre fils. D'après le Maître des Potions, votre enfant a manifestement pu guérir grâce à votre second fils mais aussi neveu : le petit Harry Potter-Dursley. Commença Lord Black pour attendrir les deux moldus, même si, il faisait preuve de sincérité.

- Oui c'est exact Milord : Harry a voulu aider son frère, ce qui a permis de sauver Dudley. Reconnut Vernon.

- Nous sommes désolés pour votre perte Milord. Intervint Pétunia tout en songeant à leur chance grâce à Harry.

- Merci Mrs Dursley : ce fut très dur, néanmoins, je suis heureusement parvenu à surmonter cette épreuve des années plus tard, sans pour autant oublier le petit Orion junior, grâce à l'existence de mon épouse ainsi que mes trois autres enfants puis également de mon petit-fils maintenant. Je suppose que la présence du petit Harry vous aide aussi à surmonter la perte de votre sœur grâce à sa propre présence. Estima le lord

- Harry me fait beaucoup penser à Lily c'est vrai, néanmoins, il est devenu mon propre enfant au même titre que mon fils aîné ou ma fille à mes yeux donc ce n'est plus un simple neveu ou un souvenir de ma sœur. Spécifia Pétunia

- Je comprends parfaitement votre point de vue qui est probablement partagé par votre époux. Dit Orion tout en continuant d'analyser les propos et l'attitude des deux moldus.

- Oui : Harry est également devenu mon fils à mes yeux, même si, nous prenons soin de ne pas lui faire oublier ses premiers parents Lily et James. Renchérit Vernon tout en observant le vieil homme dont l'esprit était manifestement très vif malgré sa faiblesse.

- J'approuve votre choix car cet enfant doit vivre au sein d'un bon foyer tout en n'oubliant pas ses origines, ni son histoire. Affirma Lord Orion aux deux moldus.

- C'est ce que nous pensons nous aussi… Commença Vernon._ »

XXXXX

Lord Black approuva ses propos d'un signe de tête puis Vernon reprit la parole :

« _ D'ailleurs, nous aimerions vous demander quelque chose si cela ne vous dérange pas. Poursuivit Vernon encouragé par l'attitude du sorcier.

- Je vous écoute. Répliqua Orion d'un ton mesuré tout en s'efforçant de dissimuler sa curiosité.

- Eh bien, nous voudrions vous demander si vous connaissiez les Potter avant leur décès car nous ne connaissions pas vraiment James, ni ses parents ou encore votre parente Dorea Black qui était l'épouse d'un certain Charlus Potter d'après Severus donc nous ne pouvons pas donner beaucoup d'informations à Harry au sujet de sa famille paternelle. Dévoila Vernon.

- Dorea était effectivement ma parente mais surtout la tante de mon épouse Milady Walburga donc je la connaissais bien ainsi que son mari Charlus Potter ou encore leur fils. Malheureusement ils sont décédés tous les trois il y a une dizaine d'années. Dévoila le patriarche.

- C'est dommage qu'ils soient morts mais Milady Black et vous-même êtes donc des lointains cousins de notre fils Harry ? Demanda Pétunia.

- Oui, même si, je n'y avais pas vraiment songé auparavant. Reconnut Orion.

- Vous pourriez aussi nous parler des grands-parents d'Harry ? S'enquit ensuite Vernon.

- Oui : je connaissais Lord Fleamont et Milady Euphémia Potter ou encore leur fils James puisque nous faisions partie du même cercle. Confirma le sorcier.

- …

- Toutefois, je dois vous avouer que nous n'étions pas très proches des grands-parents de votre fils car ils étaient beaucoup plus âgés que mon épouse et moi-même. Dit le patriarche.

- Oh, nous ne savions pas qu'ils étaient très âgés avant leur décès. Avoua Pétunia surprise car sa mère ne lui en avait pas parlé, même si, elle avait rencontré les Potter à plusieurs reprises pour préparer le mariage de Lily et James.

- Lord Fleamont est né à la fin du XIXe siècle tout comme sa future épouse Milady Euphémia. C'était un très bon Maître des Potions qui excellait surtout dans des potions, sérums ou lotions cosmétiques, ce qui lui a notamment permis de créer la lotion Lissenplit en 1926. C'est grâce à cette lotion capillaire que la famille Potter a pu renflouer son coffre et faire fortune au moment de la vente de cette formule à une société de cosmétiques. Raconta Lord Black.

- … (silence attentif des Dursley).

- J'ai bien rencontré Lord et Milady Potter au cours de certaines occasions durant mon enfance, néanmoins, j'ai commencé à les fréquenter d'avantage uniquement à partir des années cinquante: c'était un couple très uni et très aimé par la population en raison de leur grande empathie. Reprit Orion tout en songeant que leur attitude lui avait toujours parue faible jusqu'au moment où il avait réalisé que ses enfants auraient probablement aimé le voir se montrer tout aussi affectueux à leur égard.

- Harry a peut-être repris sa bonté de ses grands-parents. Estima alors Vernon.

- Je n'en suis pas si certain Vernon car votre fils fait justement preuve de bonté et non d'une gentillesse excessive comme Lord et Milady Potter qui considéraient les gestes de votre beau-frère à Poudlard comme des blagues innocentes au point de ne jamais le réprimander, voire, pire encore, le féliciter ou le gâter lorsque certains de mes camarades de Maison leur ont écrit pour se plaindre du comportement de leur fils. Dévoila Severus.

- Mm, je comprends ce que vous voulez dire : Harry ne ferait aucune blague au détriment des autres. Réalisa Vernon.

- Bien que je ne puisse pas défendre ce genre de gestes y compris ceux de mon fils Sirius, je dois néanmoins vous expliquer la raison du comportement des Potter senior : ces gens ont beaucoup souffert durant plusieurs décennies en raison de leurs problèmes de fertilité puisqu'ils ne parvenaient pas à avoir des enfants. Franchement, la grossesse de Milady Potter en 1959 fut considérée comme un premier miracle puis la naissance de leur fils James en bonne santé comme un second le 26 mars 1960… Expliqua Lord Orion.

- Je ne voulais point vous offenser Milord. Se défendit aussitôt Severus.

- Je sais Maître des Potions donc ne vous inquiétez pas. _ L'apaisa Orion._ Ce que je souhaite vous faire comprendre c'est que les potions Bébés n'existaient pas avant l'année 1970 donc Lord et Milady Potter ne pensaient jamais devenir parents à cause de leurs problèmes de santé. Poursuivit le patriarche.

- Juste. Reconnut Severus.

- C'est pour cette raison qu'ils ont considéré James non seulement comme un miracle mais aussi leur plus grand trésor. Je ne me permettrai point de critiquer ces deux personnes défuntes qui ont notamment accepté de garder mon fils chez eux lorsqu'il a eu sa crise d'adolescence, néanmoins, je suppose que Milord on encore Milady Potter ont tellement adulé leur enfant qu'ils n'ont jamais voulu voir, ne serait-ce qu'un seul petit défaut en lui. C'est probablement pour cette raison que le jeune James ne se rendait probablement pas compte de la portée de ses gestes puisque personne ne lui a appris la modération, ni l'empathie. Poursuivit Orion tout en utilisant le terme crise d'adolescence employé par Ted lors d'une conversation précédente au sujet du comportement de Sirius avant son départ du Square Grimmaurd.

- Je dois reconnaître que nous fassions la même chose avec Dudley avant de réaliser nos erreurs durant sa maladie puis son sauvetage par Harry. Dit Pétunia.

- C'est très bien de votre part Madame et Monsieur car votre fils est encore jeune donc il apprendra à modérer ses gestes et ses propos grâce à votre aide. Affirma Lord Black.

- …

- Je dois également confesser que mon fils n'était pas un ange lui non plus, néanmoins, Sirius a survécu à la guerre : aussi, il a fini par devenir un adulte avant de réaliser la portée de ses gestes, notamment à l'encontre du Maître des Potions donc mon enfant a fini par me demander de lui transmettre ses excuses après avoir reçu la visite de mon conseiller. Reprit le patriarche.

- …

- En revanche le jeune James Potter n'a pas eu la chance de survivre, ni de devenir un véritable adulte : aussi, votre beau-frère n'a peut-être pas réalisé les faits, même si, son désir de se sacrifier pour sauver sa famille démontre que ce sorcier avait probablement mûri. Souligna Orion._ »


Severus fit un hochement de tête poli, néanmoins, il se demanda silencieusement si Potter aurait été vraiment capable de réaliser son attitude s'il avait survécu à cette terrible nuit d'Halloween. Toutefois, le sorcier ne parla aucunement de ses doutes et tendit l'oreille lorsque le patriarche s'adressa aux deux conjoints:

« _ Mrs, Mr Dursley : je sais que le Maître des Potions vous a parlé de ma requête au sujet du petit Harry. Commença Lord Black.

- Oui. Répondirent prudemment les deux conjoints.

- Le Maître des Potions m'a également assuré que vous prenez soin de cet enfant et je le crois sur parole, néanmoins, j'aimerai le rencontrer si vous me le permettez car il s'agit d'un membre de ma famille comme vous l'avez justement souligné. Reprit Orion.

- Oui : vous avez vous-même confirmé votre parenté. Reconnut Pétunia.

- Enfin, c'est également le filleul de mon propre fils qui s'inquiète à son sujet et souhaiterait vraiment être rassuré sur son sort. Renchérit le patriarche tout en dissimulant sa détermination sous des formules de politesse afin de ne pas affoler les deux moldus.

- Severus nous a dit tout à l'heure et vous avez vous-même confirmé la visite de votre conseiller en prison ou encore le fait que votre fils a pu vous faire passer un message au sujet d'Harry. Dit Pétunia tout en songeant aux recommandations de Severus au sujet des sujets à aborder ou éviter.

- C'est exact Mrs : mon fils s'inquiète énormément au sujet du vôtre donc il en a parlé à mon chargé d'affaires afin de me demander de me renseigner sur lui. Sirius est très attaché à votre enfant puisqu'il s'en occupait beaucoup avant le décès de votre sœur et votre beau-frère ainsi que son incarcération arbitraire. Affirma Orion.

- Severus nous a parlé de vos doutes au sujet du meurtrier de James et Lily qui ne serait donc pas votre fils mais Pettigrow : cet homme aurait aussi piégé votre fils pour le faire accuser à sa place avant de filer à l'anglaise sous sa forme de rat. Intervint Vernon qui respectait les conseils de Severus pour laisser aux Black l'illusion que leurs doutes au sujet de l'innocence de Sirius Black étaient dus aux révélations posthumes d'Abraxas Malefoy et non un stratagème élaboré par le Maître des Potions après avoir eu vent des doutes des Dursley à l'égard de la culpabilité de Black.

- Le Maître des Potions vous a parfaitement résumé la situation : cet infâme Pettigrow a piégé votre belle-sœur, votre beau-frère et mon fils. D'ailleurs, ce rat avait déjà agi ainsi à plusieurs reprises auparavant. Renchérit lord Black épuisé par sa journée à l'hôpital et donc heureux de voir les moldus reconnaître sa version des faits sans discussion, ce qui lui permettrait de ne pas devoir chercher à les convaincre pendant des heures : aussi, le sorcier ne chercha pas à enquêter d'avantage sur l'attitude de ces deux moldus pour le moment.

- Ah bon : ce Pettigrow avait déjà piégé votre fils ou Lily et James ? S'enquit Vernon sincèrement abasourdi.

- C'est ce que Patrick Parkinson (que vous connaissez) m'a confirmé car cet ignoble Pettigrow n'était pas sincère avec ses amis : aussi, ce chacal a souvent profité de leur générosité. Pire encore, ce rat avait déjà accusé mon fils à sa place au moins une fois durant leur adolescence en accusant Sirius d'avoir brisé un artefact magique d'une valeur inestimable dans la boutique de Parkinson . Répondit le patriarche.

- Alors, ce Pettigrow était donc déjà un lâche, un traître et un menteur depuis longtemps. Constata Vernon surpris.

- Vous lisez dans mes pensées Mr : ce chacal a abusé de la gentillesse de mon fils, votre belle-sœur et de votre beau-frère puisqu'ils étaient complètement aveuglés à son sujet. Figurez-vous que Sirius a même joué au héros en acceptant de se laisser accuser à la place de son soi-disant ami le jour où il a brisé l'artefact. Ensuite, ce Pettigrow de malheur est parti sans se soucier des répercussions de ses actes sur mon fils. Fort heureusement Parkinson n'était pas dupe car il avait assisté à la scène donc il avait demandé à mon enfant la raison de son mensonge avant de rester sans voix après les propos de mon fils qui ne voulait pas blesser ce traître manifestement très complexé par son embonpoint. S'emporta Orion.

- Si je peux me permettre : votre fils était vraiment beaucoup trop gentil à l'égard de Pettigrow. Finit par dire Vernon dans un lapsus car le moldu était surpris par le contraste entre la générosité, voire, naïveté de ce Sirius Black à l'égard de ses amis et son attitude mesquine à l'encontre de Severus sous le prétexte de blaguer.

- Je sais et vous m'en voyez fort contrarié : on dit que l'amour rend aveugle, néanmoins, il me semble que c'est la même chose en ce qui concerne certaines amitiés. Déplora Orion. _ »


Les Dursley acquiescèrent tout en songeant que le sorcier en face d'eux n'était pas mauvais, même si, son aura restait assez impressionnante. Ensuite, ils chassèrent leurs pensées pour écouter les propos du patriarche :

« _ Comme je disais précédemment: mon fils s'est laissé aveuglé par ce Pettigrow de malheur, néanmoins, je ne suis pas aussi naïf que lui donc je compte bien faire en sorte que la vérité éclate au grand jour afin de faire libérer Sirius mais aussi rendre justice à votre sœur ou belle-sœur et votre beau-frère. Affirma Orion d'un ton velouté mais ferme.

- Comment comptez-vous vous y prendre ? Demanda Pétunia sincèrement intéressée car elle désirait également que l'assassin de sa sœur soit enfin bouclé en prison.

- Je vais engager un avocat afin d'obtenir un procès pour mon fils, ce qui nous permettra de faire éclater la vérité au grand jour durant l'audience grâce au Veritaserum. Entre-temps, je ferai également rechercher Pettigrow de manière discrète afin de pouvoir prouver sa survie si des détectives parviennent à le retrouver. Répondit le patriarche.

- Qu'est-ce que le Veritaserum ? Feignit de demander Pétunia, même si, Pansy lui avait expliqué la capacité de cette potion ou sérum.

- C'est un sérum de vérité : la personne qui y est soumise est incapable de lui mentir si vous lui posez des questions précises. Expliqua Orion.

- Mm, je comprends : vous comptez donc faire demander à votre fils s'il était bien le gardien du secret de ma sœur et son mari. Devina Pétunia.

- Je n'aurai pas pu résumer les faits d'une meilleure manière Mrs : mon fils prouvera ainsi qu'il n'était pas le gardien du secret puis le Magenmagot lui demandera aussitôt l'identité du véritable gardien avant de réaliser enfin la véritable nature de cet ignoble Pettigrow. Confirma Orion ravi de voir que les Moldus comprenaient parfaitement son plan.

- Je serai heureuse de voir enfin la justice rendue pour ma sœur. Avoua Pétunia.

- Elle le sera Madame, n'en doutez point: je ne suis plus tout jeune, néanmoins, je ne suis pas aussi décrépit que mon apparence laisse suggérer donc vous pouvez être assurée que tous les moyens disponibles seront employés pour convaincre le Magenmagot d'accorder enfin un procès à mon fils et de chercher ce Pettigrow de malheur afin de le juger pour le meurtre de votre sœur et son mari. Affirma Lord Black.

- Merci pour tout ce que vous faites Milord. Dit Pétunia impressionnée par la puissance évidente du sorcier, ce qui la convainquit qu'il finirait par obtenir justice pour Lily.

- De rien Madame: la réputation de ma famille a été ternie pendant la guerre en raison des actes de certains membres de ma famille comme le Maître des Potions a probablement du vous l'expliquer. Commença Orion qui avait donné certaines directives à Severus au sujet de ce qu'il pouvait révéler ou non aux deux moldus.

- Oui il nous en a parlé, néanmoins, nous comprenons que vous n'êtes point responsable des actes de votre nièce. Enfin, votre plus jeune fils a été entraîné dans un groupuscule d'extrémistes sans réaliser leurs actes avant de constater la vérité, néanmoins, il n'a jamais tué ou blessé personne et vous-même n'êtes pas hostile aux gens comme nous donc nous n'avons rien contre vous. Précisa Pétunia d'un ton prudent.

- Je suis heureux de constater que vous avez parfaitement réalisé la situation, néanmoins, je vous assure encore une fois que la réputation de ma famille est surfaite et que je mettrai tout en œuvre pour rendre justice aux Potter. Reprit le patriarche.

- … (hochement de tête des deux conjoints).

- Maintenant j'aimerai en revenir au sujet principal : votre fils Harry que je souhaite vraiment rencontrer. Spécifia Orion sans préciser qu'il tenait à s'assurer du bien-être de l'enfant en personne et non se fier exclusivement aux deux moldus ou le Maître des Potions, même si, le sorcier ne mettait pas leurs paroles en doute._ »


Les deux époux se contemplèrent puis Pétunia acquiesça donc Vernon reprit la parole :

« _ Nous n'y voyons aucun inconvénient, cependant, nous ne savons pas comment faire car vous n'êtes pas seul. De plus, nous ne le sommes pas non plus car nous voyageons avec Hermione l'amie de nos enfants qui ne sait rien sur les origines d'Harry, même si, c'est une petite sorcière elle aussi. Tenta d'expliquer Vernon sincèrement convaincu qu'Hermione ne se doutait de rien.

- Je comprends très bien la situation car le Maître des Potions m'a parlé de Miss Granger donc je saurai me montrer discret en présence de cette jeune demoiselle. En échange, je vous demande d'observer la même discrétion de votre part au sujet de ma présence et celle de mon épouse en ces lieux. Répliqua Orion secrètement amusé par l'attitude du moldu car personne n'aurait jamais osé lui demander de faire preuve de discrétion dans le monde magique.

- Oui bien sûr il n'y a pas de problèmes. Affirma Vernon.

- Nous serons discrets. Rajouta Pétunia.

- Je souhaiterai également obtenir la même réserve de la part de votre sœur qui est au courant de tout ce qui concerne votre fils et qui est fiancée avec Reginald Mac Kintosh d'après le Maître des Potions. Dit ensuite le patriarche.

- Marjorie sera aussi discrète que nous donc elle ne dira rien à Reginald car elle tient également à protéger Harry des curieux. Affirma Vernon.

- Très bien : je suis heureux de constater la coopération de votre sœur car les Mac Kintosh ne sont pas de mauvaises personnes, néanmoins, les deux frères sont très bavards donc ils seraient incapables de garder le secret au sujet de votre fils ou de notre rencontre. Or, votre enfant ne doit pas être exposé à des foules d'admirateurs idiots ou de personnes dégénérées comme les furies qui ont tenté d'attraper les cheveux d'un autre enfant prénommé Harry dans la boutique de Parkinson. Insista le lord tout en omettant d'ajouter ses suspicions à l'égard de l'attitude des ex Mangemorts en liberté à l'égard du petit Potter si l'un d'eux devait s'approcher du petit garçon.

- Oh oui : nous avons réalisé l'engouement des gens pour notre fils lorsqu'il a failli être démasqué pendant le fête du petit Robert-Bruce donc je ne veux pas lui faire courir de nouveaux risques, ni mon épouse ou ma sœur. Renchérit Vernon.

- Le Maître des Potions m'a parlé de cet incident : vous avez eu beaucoup de chance de vous en sortir sans dommages, néanmoins, il vaudrait mieux éviter de fréquenter le monde sorcier britannique pour le moment, sauf, lorsque vous ne pouvez pas faire autrement comme durant le mariage de votre sœur, si Miss Dursley finit par épouser Reginald Mac Kintosh. Conseilla Lord Black d'un ton poli mais sans réplique.

- Oui c'est ce que nous ferons. Affirma Vernon.

- Je ne tiens pas à faire courir de risques à votre fils moi non plus, ni compromettre sa réputation, si les sorciers finissaient par apprendre notre entrevue alors que ma famille est prétendument malveillante, même si, c'est faux. Reprit Orion.

- Nous comprenons votre point de vue car nous avons souvent vu Ridge critiquer les Parkinson à cause de ses préjugés au sujet de Serpentard avant qu'il ne finisse par s'excuser. Avoua Pétunia.

- Malheureusement, beaucoup de personnes ne veulent pas voir au-delà des apparences donc ils jugent les gens sans aucun fondements. Approuva Orion.

- Milord, j'aimerai aussi vous demander quelque chose. Dit Pétunia tout en prenant son courage à deux mains.

- Je vous écoute Madame. L'invita Orion.

- Je ne veux pas vous vexer mais j'imagine que votre fils doit beaucoup souffrir en prison. Commença Pétunia.

- Oui Sirius a beaucoup souffert en prison, même si, il a tenté de ne pas nous effrayer en demandant à mon conseiller de ne pas nous révéler ses conditions de détention. Confirma le patriarche.

- Votre fils Sirius est très prévenant donc j'espère que vous comprendrez ma requête. Poursuivit Pétunia tout en s'efforçant de dissimuler sa nervosité.

- Parlez sans crainte Madame. L'incita Orion tout en conservant un ton aimable à l'égard de la moldue.

- Harry est extrêmement sensible : aussi, je ne voudrai pas qu'il s'effraie face à son parrain si jamais votre fils devait le rencontrer à l'improviste après sa libération. C'est pour cette raison que j'aimerai vous demander si nous pourrions attendre un peu pour organiser une rencontre entre nos deux enfants. Osa enfin dire Pétunia.

- … (silence songeur de Lord Black).

- Cela permettrait à votre fils de se reprendre après toutes ses épreuves et nous : nous aurions le temps de préparer Harry à cette rencontre. Précisa Pétunia légèrement tremblante tout en priant le Ciel de ne pas avoir offensé le sorcier assis en face d'elle.

- Je comprends votre requête Mrs Dursley et je partage votre point de vue car mon fils sera très éprouvé à sa sortie de prison : aussi, Sirius aura besoin du soutien de sa famille mais également de calme pour retrouver un peu de sérénité après toutes les épreuves subies. Affirma le lord tout en admirant la moldue pour son courage._ »

XXXXX

Le lord estima également que toutes les mères dignes de ce nom (au contraire de sa propre génitrice Melania Black née Mac Millan ou de sa belle-mère Irma Black née Crabbe) protégeaient leurs enfants envers et contre tous y compris des personnes plus puissantes quels que soient leurs statuts. Ensuite, il reprit le discours :

« _ Je pense que Sirius acceptera d'attendre un peu pour rencontrer son filleul car il est probablement conscient de ne pas pouvoir faire irruption dans la vie d'un enfant sans aucune préparation. Dit le sorcier d'un ton légèrement rassurant.

- Merci pour votre compréhension. Dit aussitôt Pétunia soulagée et dont un grand poids s'était enfin soulevé de ses épaules.

- Par contre, je souhaiterai établir une correspondance entre nos deux fils après la libération de Sirius car cela leur permettrait d'apprendre à se connaître avant leur rencontre. Insista le Lord.

- Je n'y vois pas d'inconvénients et toi Vernon ? Déclara Pétunia surprise.

- Non je n'en vois pas non plus. Répondit son mari.

- Fort bien : je sais que vous comptez repartir demain pour rentrer chez vous dans le Surrey, néanmoins, accepteriez-vous de venir prendre le petit-déjeuner chez la petite Parkinson afin que nous puissions-nous revoir avant votre départ ? Proposa Lord Black.

- Euh c'est que nous ne voulons pas déranger les Parkinson car nous sommes sept. Rappela Pétunia surprise.

- Ne vous inquiétez pas : ce sont les époux Parkinson eux-même qui nous ont proposé cette solution après avoir appris notre entrevue de ce soir. Affirma aussitôt le patriarche.

- Vous êtes certain que cela ne les dérangera pas, ni votre famille qui risque d'être surprise à notre vue non? Insista Pétunia.

- Non cela ne dérangera personne puisque ce sont les elfes de maison qui se chargeront de tout préparer. De plus, les petits Parkinson vous connaissent sous le nom des Dursley et ont parlé de vous à Nymphadora ou encore Altaïr après avoir entend le récit de leur petite sœur au sujet de sa rencontre avec vos enfants cet après-midi: aussi, nul ne se posera de questions. Ma nièce Andromeda sera donc simplement ravie de me voir me rapprocher des personnes issues du monde moldu. Expliqua Orion.

- Votre nièce ne se doute donc pas de l'identité d'Harry. Réalisa Vernon.

- Non car je ne lui en parlerai pas sans votre permission, même si, je connais sa discrétion. Renchérit le lord.

- Merci beaucoup Milord pour votre compréhension mais j'espère que cela ne vous posera pas de problèmes par la suite lorsque la vérité finira par éclater. Intervint Pétunia.

- Non car ma nièce est une personne réfléchie donc elle comprendra bien évidemment que je respecte les secret des autres. La rassura Orion.

- Alors je dirai que nous pouvons accepter votre proposition donc nous viendrons demain si mon épouse est d'accord. Décida Vernon.

- Oui bien entendu : Severus, Milord pourriez vous remercier également les Parkinson pour leur invitation ? Demanda Pétunia.

- Certes. Dit Severus.

- A propos des Parkinson : vous devriez continuer de les fréquenter en toute discrétion après votre retour dans le Surrey puisque ces deux sorciers pourraient également parler de votre beau-frère à votre fils. Suggéra Lord Black.

- Ah bon ? Demanda Vernon.

- Le jeune James fréquentait régulièrement leur boutique avant sa mort et je pense qu'ils pourraient également évoquer votre sœur ou belle-sœur car Miss Evans s'y rendait aussi parfois. Suggéra lord Black.

- Je ne savais pas qu'ils connaissaient autant James ou qu'ils avaient connu Lily. Avoua Pétunia surprise.

- Ils ne se doutaient pas de qui nous étions avant donc ils ne risquaient pas de nous en parler. Estima Vernon.

- C'est vrai et puis je serai vraiment heureuse si d'autres personnes peuvent me parler de ma sœur mais aussi en faire de même avec Harry tout en évoquant également James. Reconnut Pétunia.

- Vous pourrez en parler avec eux discrètement demain afin de leur proposer de venir vous voir ou ils vous contacteront plus tard grâce au téléphone. Dit le patriarche.

- Vous connaissez bien notre monde Milord. Affirma Vernon surpris.

- Pas vraiment car je ne fréquentais pas souvent le monde sans magie avant hier, néanmoins, j'ai déjà eu l'occasion d'entrevoir le téléphone et la télévision ainsi que les aéroports. Précisa Orion.

- Ah. Dirent simplement les deux moldus.

- Je viens de penser à autre chose : nous avons racheté l'appartement de mon fils quand il a été mis aux enchères après la guerre. Mon conseiller s'est également occupé de retrouver les affaires de Sirius donc je lui demanderai de les examiner afin de voir si mon fils ne possédait pas des photographies des époux Potter ou encore de leur enfant lorsqu'il était bébé. Ensuite, nous pourrions dupliquer ces clichés afin de vous les donner. Renchérit Orion.

- Ce serait merveilleux si vous pouviez donner des photographies de ses parents à Harry car il n'en a pas énormément. Affirma Pétunia ravie.

- Je contacterai mon chargé d'affaires demain puis Parkinson se chargera de vous apporter ces clichés lorsqu'il vous rendra visite. Promit Orion.

- Merci.

- A propos de votre demeure : le Maître des Potions m'a dit qu'Albus Dumbledore a manifestement assuré votre protection d'une manière ou d'une autre, néanmoins, j'aimerai prêter un grimoire au Maître des Potions afin qu'il puisse renforcer votre protection, si vous me le permettez. Commença Orion.

- Mm, c'est vraiment très gentil d'y songer Milord. Dit Pétunia surprise.

- Je tiens simplement à votre sécurité à tous les cinq mais aussi celle de Miss Dursley. D'ailleurs, certains sortilèges sont tellement puissants qu'aucune personne malveillante n'est parvenue à entrer chez moi durant la guerre. Commença Orion.

- J'avoue avoir eu peur de la magie auparavant, néanmoins, je ne serai pas contre ce genre de protection pour ma famille maintenant, si cela ne vous dérange pas. Renchérit Vernon car il ne voulait pas courir de risques après avoir vu l'attitude des sorciers durant la fête de Robert-Bruce.

- Très bien : le grimoire permettra au Maître des Potions de lancer des sortilèges protecteurs sur votre demeure, celle de Miss Dursley mais aussi l'école de vos enfant, votre lieu de travail ainsi que tous les lieux où vous vous rendez régulièrement vos enfants, votre épouse, votre sœur et vous. Affirma aussitôt Orion.

- Merci beaucoup pour ce tout ce que vous faites Milord. Affirmèrent aussitôt les deux moldus.

- C'est un plaisir. Bien : à quelle heure pouvez-vous venir demain ? Reprit le sorcier.

- C'est que nous comptions partir tôt donc nous ne voudrions pas vous déranger… Hésita Vernon.

- Ce n'est pas un problème : les enfants resteront peut-être couchés mais Milady, les époux Parkinson ou moi-même serons déjà levés à sept heures. Précisa aussitôt Lord Black.

- Alors, je dirais que nous pourrions venir à sept heures trente si cela ne vous dérange vraiment pas, ni vous Severus ou les Parkinson. Proposa Vernon après avoir consulté sa femme.

- C'est parfait. Affirma Orion satisfait de pouvoir rencontrer le petit garçon.

- Je n'y vois aucun inconvénient et les Parkinson n'en verront pas non plus car ils sont très matinaux. Les rassura Severus._ »


Le patriarche songea cependant à un détail avant de reprendre la parole :

« _ Je sais que le Maître des Potions vous a parlé de mon fils cadet. Commença Lord Black.

- Oui nous savons qu'il est très malade et plongé dans une profonde catatonie. Dit Pétunia en réutilisant les termes employés par Severus.

- Vous avez parfaitement résumé la situation : je n'ai point honte de mon fils, néanmoins, je sais que son état est assez impressionnant aux yeux des visiteurs. Aussi, je ne voudrais pas que sa vision puisse faire peur à vos enfants, Miss Dursley, Miss Granger ou qu'ils se moquent de lui donc dites-moi si mon fils doit prendre son petit-déjeuner dans sa chambre ou s'il peut se joindre à nous? S'enquit Orion .

- Ne vous inquiétez pas Milord : nos enfants ne se moqueront jamais d'une personne malade et ils n'auront pas peur de lui car nous leur expliquerons la situation. Affirma Vernon.

- Mon fils Harry est très sensible à la souffrance des autres donc il ne se permettrait jamais de se moquer d'une personne malade. Son exemple a déteint sur Dudley qui ne le ferait pas non plus et Hermione a également été très bien élevée : aussi, elle respectera bien évidemment votre fils s'il nous faisait l'honneur de partager le petit-déjeuner avec nous. Renchérit Pétunia.

- Vous m'en voyez très satisfait : certains enfants ne se sont pas montrés gentils envers mon fils donc nous le protégeons de notre mieux mon épouse et moi-même. Conclut Lord Black en songeant à Draco Malefoy._ »

Les époux Dursley acquiescèrent puis Orion voulut prendre congé donc Vernon s'inclina de nouveau puis Pétunia fit une révérence. Le sorcier apprécia leurs gestes et les salua avec respect avant d'attendre leur départ pour se lever car il ne voulait pas montrer sa fatigue aux autres. Il jeta un regard à Severus qui comprit son souhait avant de raccompagner ses invités jusqu'au portail. Une fois dehors, le sorcier rassura discrètement les Dursley sur le bon déroulement de la situation puis il les salua avant de rentrer à l'intérieur.


Voilà, j'espère que ce chapitre vous a plu. Fleamont Potter a bien réalisé la lotion Lissenplis ou Lissenplit en 1926 et il est bien né à la fin du XIXe comme son épouse donc la naissance de James en 1960 a été pratiquement un miracle pour eux. Enfin, Dorea Black était bien la tante de Walburga: Charlus et elle ont eu un fils mais on ne sait rien sur lui car ils sont manifestement morts tous les trois.

Alors comment trouvez-vous cette rencontre et quelles en seront les conséquences selon vous ?