Chapitre 4 : Harry fait Halloween
A/N : Pour ceux d'entre vous qui l'ont demandé, ne vous inquiétez pas, il interagira certainement avec les sorciers bien assez tôt. Mais étant Harry, il les évitera aussi longtemps qu'il le pourra.
Merci beaucoup pour tous les commentaires ! Je ne m'attendais pas à ce que cette histoire soit si bien reçue, si vite. A mon avis, les meilleurs chapitres n'ont même pas encore été postés. :)
Harry rencontrait encore des difficultés avec la disparition. Il avait réussi plein d'autres petits exploits, mais disparaître était encore quelque chose qui le dépassait. Il s'entraînait régulièrement, mais selon son serpent, tout ce qu'il réussissait à faire était disparaître et réapparaître sur-place.
Il détestait le sentiment de constriction quand il disparaissait, mais il découvrit qu'il était en fait capable de rester dans cet état d'inexistence pendant environ trente secondes avant de devoir revenir. C'était comme retenir son souffle sous l'eau, mais avec plus de pression. Il ne pensait pas pouvoir être capable de s'entraîner beaucoup une fois l'hiver vraiment installé ; il faisait assez froid récemment, et la disparition sapait presque toute la force qu'il utilisait habituellement pour faire du feu.
En attendant, c'était la saison des récoltes. Harry s'en donna à cœur joie. Il passa toute la matinée à errer de champ en champ, remplissant son nouveau sac de maïs, de pommes de terre et de betteraves. Il avait beaucoup réfléchi à ce qu'il allait offrir à la fille en échange ses nouveaux gants et son nouveau sac valaient bien ses efforts. Elle avait demandé une amulette pour avoir plus d'amis.
Harry avait pris une pierre rouge ardente et avait fait fondre, avec une poignée de feu, comme pourtour un porte-clés qu'il avait mis des siècles à trouver. Au final, le rendu était plutôt sympa. Il lui dit de le porter autour du cou chaque fois qu'elle parlait à des gens, et cela les ferait l'aimer. Il se sentait seulement un peu coupable de lui avoir menti ; elle avait été ravie par la pierre et lui avait donné les gants et le sac avec un bisou sur la joue.
Son nouveau sac était propre, même s'il avait toujours cette couleur marron terne. Il n'y avait pas moyen de s'en débarrasser. Les poches de son pantalon avaient été incluses dans la conception, et les jambes du pantalon avaient été réappropriées comme ceinture et rabat. Le sac était à la fois efficace et utile, et Harry aimait ça. Ses nouveaux gants étaient en laine épaisse et gardaient ses mains bien au chaud. Ils étaient un peu grands, mais ce n'était pas vraiment un problème. Ses baskets aussi étaient un peu grandes.
Son couteau rentrait bien dans la poche qui avait été ajoutée à la sangle, et toutes ses petites babioles rentraient dans les poches intérieures. Harry se sentait assez professionnel avec son nouveau sac. Celui-ci ressemblait à quelque chose qu'un elfe aurait pu avoir, et il le remplit de maïs et de betteraves et sourit de la tenue des coutures. Son sac à dos ne s'en serait pas aussi bien tiré.
Il aurait aimé trouver un moyen de conserver la nourriture pour qu'elle dure tout l'hiver, mais au moins, il ne serait pas obligé de manger ses boîtes de conserves si tôt. Son serpent lui en avait donné l'idée lorsqu'il avait demandé ce que ferait Harry lorsqu'il serait à court de conserves.
Il y avait eu les cours de chasse aussi. Le serpent de Harry était vraiment autoritaire, mais cela marchait bien lorsqu'il s'agissait d'enseigner.
"Puisque je serai pas là pour t'aider quand l'hiver sera là", expliqua le serpent alors qu'ils se faufilaient dans la forêt à la poursuite des lapins, "nous devrons être sûrs que tu meurs pas avant que je me réveille. Alors, ce que je fais d'habitude, c'est me faufiler sur eux, les attraper par le cou et les serrer avec mes mâchoires jusqu'à ce qu'ils abandonnent. Ensuite, je les mange. Essaye ça. "
"J'ai un couteau," dit Harry, le brandissant pour examen. « Et je pense pas que ma bouche marche comme la tienne. Je pense que je devrais utiliser mes mains à la place."
"Éloigne ces choses de moi," dit le serpent, offensé. "Écoute, utilise les appendices ridicules que tu veux, vois si je m'en fiche. Le but c'est la discrétion et la persistance."
Harry hocha la tête et ils s'installèrent pour attendre qu'un lapin passe. Harry était doué pour passer inaperçu auprès des gens, et de longs mois à vivre en extérieur lui avaient donné le don de rester presque silencieux dans la forêt aussi. Un lapin bondit et grignota un peu de verdure pendant qu'ils attendaient.
Harry se prépara à sauter et se lança dessus, couteau à la main. Le lapin bondit, surpris, mais Harry avait déjà atterri à moitié dessus. Le lapin résista et se tortilla frénétiquement et réussit à s'échapper d'en dessous Harry alors que celui-ci prenait encore ses repères. Harry s'assit alors que le lapin filait et examina sa main. Il s'était coupé avec le couteau en sautant. C'était juste une petite coupure, alors Harry le raccommoda comme s'il raccommodait une déchirure de sa chemise et examina la blessure cicatrisée avec un œil attentif alors que le bruissement de la fuite du lapin s'estompait.
"Presque," dit le serpent, se glissant à côté de lui. "La prochaine fois, essaie d'utiliser tes crocs."
"J'ai pas de crocs, je t'ai dit," dit Harry en faisant la moue. "Regarde mes dents." Il les montra au serpent, qui ouvrit la bouche dans une étrange imitation des mouvements de Harry. Des crocs acérés brillèrent au soleil pendant un moment avant que le serpent ne ferme la gueule.
"Comment tu peux faire quoique que ce soit avec ça, c'est ce que je voudrais savoir." Le serpent de Harry se leva et sortit sa langue alors qu'il examinait plus attentivement les dents de Harry. "Elles ont l'air limite inutiles."
Harry fit claquer ses dents au serpent, qui recula et siffla. Harry rit et offrit un bras, que le serpent refusa, comme d'habitude.
Ils marchèrent le long de la lisière de la forêt avec le village voisin en vue, et Harry s'arrêta, regardant derrière un arbre les maisons les plus proches. C'était beaucoup plus vivant que d'habitude à cette heure de la journée.
"Qu'est-ce qu'ils font ?" demanda-t-il. Le serpent se moqua.
"Pourquoi je le saurai ?"
"Je pense que ce sont tous des enfants," dit Harry. Il eut une sensation étrange dans sa poitrine. "Je... je pense que c'est Halloween."
Le serpent de Harry fit un bruit confus. "C'est quoi ça ?"
"Les enfants se déguisent et mettent des costumes, et ils obtiennent de la nourriture, des bonbons et des trucs," expliqua Harry. Il se pencha d'un côté de l'arbre et regarda de plus près. Il semblait bien que certains d'entre eux étaient en costume.
"Va chercher à manger alors," dit le serpent, content. "On se retrouve à ton nid. Ne tarde pas. Je veux un feu."
Harry suivit du regard le serpent qui s'éloignait, puis reporta son attention sur le village. C'était définitivement Halloween. Il regarda ses vêtements. Il portait sa longue chemise et ceinture avec ses baskets et son sac. Ça pourrait passer pour un costume s'il ne laissait personne le regarder de trop près.
Il allait faire Halloween.
Harry s'aligna derrière un petit groupe d'enfants qui faisaient le tour du village, riant et comparant leurs bonbons. Certaines maisons étaient sombres et avaient des panneaux sur leurs portes, et les enfants les ignoraient. À chaque porte, chaque enfant expliquait son costume, et Harry ajoutait timidement à la fin : "Je suis un elfe. "
Personne ne l'interrogeait. Tous souriaient et déposaient de la nourriture et des bonbons dans son sac comme pour tous les autres. Il commençait à avoir un tas de nourriture assez décent, principalement des Mars et des sucettes. Il n'était jamais allé faire Halloween lorsqu'il vivait chez les Dursley. C'était assez amusant.
Le groupe que Harry suivait se rendit dans toutes les maisons de la périphérie du village. On aurait dit qu'ils avaient déjà fait toutes les autres. Ils arrivèrent à une maison très proche de la forêt, et une femme habillée comme une sorcière ouvrit la porte, rayonnante d'excitation.
"Bonsoir mes chéris, et en quoi êtes-vous déguisés cette année ?" Elle tenait un bâton et un bol plein de bonbons aux formes étranges, et portait une longue robe avec un chapeau pointu.
Les enfants reprirent leur routine.
"Je suis un fantôme !"
"Je suis un Frankenstein !"
"Je suis une sorcière !"
"Je suis un chat !"
Harry cligna des yeux innocents vers la femme. "Je suis un elfe !" il lui dit. Elle leur sourit à tous, enthousiasmée.
"Très bien ! J'adore ton chapeau de sorcière, chérie. Il est presque aussi beau que le mien." La petite fille gloussa et inclina son chapeau comme pour la saluer. "Oh, mais les chats ont des moustaches ! Et les elfes ont des oreilles pointues !"
Harry n'aimait pas qu'on s'adresse directement à lui, mais il lui sourit quand même. La fille habillée comme un chat semblait assez heureuse, alors il le serait aussi.
Elle agita son bâton dans leur direction et rayonna. " Voilà ", dit-elle, "Maintenant tu es un vrai chat, et toi un vrai elfe !"
Harry regarda la fille et remarqua que des moustaches avaient en quelque germées sur ses joues. Il la fixa un instant, puis leva la main et tâta ses oreilles. Effectivement, il les sentait plus pointues que d'habitude. Il fronça des sourcils en regardant la femme, dont le sourire vacilla légèrement. Ce n'était pas normal.
"Merci, madame," dit-il avec une expression joyeuse pour masquer sa confusion et prenant la boîte de bonbons qui lui était offerte. C'étaient des dragibus.
Après cela, il suivit les autres enfants à une légère distance, tâtant ses oreilles et essayant de comprendre comment la femme avait pu faire cela.
" Aïe, ne tire pas dessus ! Ça fait mal ! " Il semblait que la fille habillée comme un chat avait maintenant de vraies moustaches. Le Frankenstein se retourna pour regarder Harry, probablement pour lui poser des questions sur ses oreilles. Il jeta un coup d'œil à Harry et ce qu'il vit le figea, il se retourna pour faire face aux autres enfants.
Harry était encore en train de réfléchir à ses nouvelles oreilles quand il termina la récolte de bonbons et retourna dans son nid dans la forêt.
" Est-ce que mes oreilles sont différentes ? " Harry pencha la tête vers le feu pour que le serpent puisse mieux voir.
" Comment je pourrais savoir à quoi ressemblent tes oreilles ? " demanda le serpent. Typique.
Harry ne pensait pas que cette femme était une elfe. Elle ressemblait à tous les autres humains, et elle s'intégrait à eux. Il n'y avait aucune preuve qu'elle pouvait parler à des animaux ou disparaître comme il le pouvait. Mais elle pouvait faire au moins quelques petits tours comme Harry.
Harry passa la moitié de la nuit recroquevillé sous sa chemise en laine de mouton, s'interrogeant sur le mystère qu'était l'étrange femme. Le lendemain matin, il se réveilla pour découvrir que son serpent avait disparu dans la nuit et qu'une couche de givre s'était déposée tout autour de son nid. Il passa la matinée à ramasser de la mousse et des bâtons pour boucher les sorties et garder la chaleur.
L'hiver signifiait beaucoup de temps de réflexion et de contemplation, puisque Harry évitait de quitter son nid sauf pour chasser ou chercher de la nourriture dans la forêt ou dans l'une des villes voisines. Après quelques semaines, il commença à s'ennuyer, alors il s'aventura dans les villes pour voir s'il pouvait trouver quelque chose à rapporter au nid pour se divertir.
L'église de la ville la plus proche avait une antichambre où les gens pouvaient déposer des dons. Harry vérifiait régulièrement, même s'il trouvait rarement quelque chose de particulièrement utile, généralement juste de la vaisselle et des jouets et vêtements pour enfants qui ne lui allaient pas, mais qu'il prenait parfois de toute façon pour les utiliser en rembourrage et couvertures quand il dormait. Ce soir, il y avait des jouets et des livres et un long pull en laine, clairement destiné à un adolescent. Harry prit le pull et une pile de livres, mais laissa les jouets.
Harry trouvait les livres très utiles. Non seulement ils étaient bons pour pallier l'ennui, mais une fois qu'il avait fini de les lire, ils étaient parfaits comme isolants, et bien qu'il n'y ait pas encore eu recours, il était conscient qu'ils étaient potentiellement de bons bois d'allumage.
Il pensa assez souvent à la dame qui lui avait donné les oreilles pointues. Il savait qu'elle ne pouvait pas être une elfe, car si elle l'était, elle ne se serait pas dit que les elfes avaient besoin d'oreilles pointues. Sachant cela, Harry se sentit beaucoup mieux, mais il restait la question de savoir ce qu'elle était. Il savait que la plupart des gens ne pouvaient pas changer ses oreilles comme ça, et donc elle était quelque chose de différent à cause de cela. Il aurait aimé que son serpent soit toujours là, comme ça il pourrait avoir un deuxième avis. Il connaissait les gens, puisque lui, comme Harry, passait le plus clair de son temps à les éviter à tout prix.
Harry passa devant la maison de la femme avec précaution quand il le put, et la vit faire d'autres tours comme ce qu'il pouvait faire. La différence était qu'elle avait ce bâton pointu. Harry avait consulté son vieux carnet et décida qu'elle était probablement une sorcière. C'était une fille et elle pouvait faire de la magie avec un bâton magique. Ça avait du sens. De toute façon, elle avait un chat. Il y avait aussi un hibou qui traînait par-là, ce qui rendit Harry suspicieux jusqu'à ce qu'il réalise qu'il livrait le courrier pour elle.
Ses livres avaient été incertains au sujet des sorcières. Ils disaient que l'eau et le feu étaient leurs faiblesses, ce qui était rassurant. Mais, ils n'étaient pas souvent du même avis. Certains d'entre eux disaient que les sorcières étaient mauvaises, et d'autres disaient qu'elles n'étaient que des femmes ordinaires avec des pouvoirs magiques, tout comme les sorciers n'étaient que des vieillards avec de longues barbes et des bâtons aux pouvoirs magiques. Harry se souvint de certains des livres fantastiques qu'il avait lus, où la sorcière était généralement la méchante, qui gloussait, était bossue et avait des verrues. Cette femme ne ressemblait pas à ça. Là encore, elle pouvait être déguisée. Les sorcières le faisaient aussi, selon ses notes.
Harry décida de l'éviter complètement, juste au cas où.
Une chose positive à propos de cet hiver était qu'Harry réussit à comprendre comment disparaître. Après avoir entamé sa nourriture en boîtes, il commença à laisser de petits feux au fond des boîtes de conserve vides la nuit, et le petit nid qu'Harry avait construit retenait raisonnablement bien la chaleur de ses flammes en conserve. Il découvrit que ses flammes duraient en général une demi-nuit même sans être réallumées, tant qu'elles n'étaient pas trop grandes.
Avec cette inquiétude en moins, Harry recommença à s'entraîner. Il découvrit qu'il était capable de sauter de petites distances avec de l'entraînement, et bientôt il put sauter à travers toute la forêt (cela s'avéra très utile lorsque les chasseurs commencèrent à fouiner et qu'Harry devait pouvoir disparaître à tout moment). L'astuce semblait être de savoir exactement où il allait et de se l'imaginer clairement avant d'essayer.
Il ne s'entraînait que les jours où il avait bien mangé. Il y avait des semaines où il ne pouvait manger qu'un jour sur deux, à moins qu'il ne réussisse à attraper quelque chose dans la forêt. Il avait eu des semaines comme ça depuis qu'il avait commencé à vivre dehors, mais en hiver, c'était un peu plus difficile à supporter. Il continua à piller les bennes en ville, mais parfois il n'y avait tout simplement pas beaucoup de nourriture, et Harry était trop inquiet de ce qui pourrait lui arriver s'il n'avait pas assez de rab pour piocher dans son stock trop souvent. Il pouvait se débrouiller un jour sur deux. Ce n'était pas nouveau pour Harry. Il savait par expérience ce qu'il ressentait lorsqu'il avait besoin de manger, plutôt que d'en avoir juste l'envie.
Certains jours, quand il faisait particulièrement froid et qu'Harry se sentait particulièrement déprimé et seul, il se rendait à la ferme de moutons où vivait la fille qui lui avait fait son sac, et rampait dans la grange des moutons. Ils étaient très laineux puisque le fermier ne les tondait pas pendant l'hiver, donc Harry pouvait se blottir contre eux et se sentir au chaud, en sécurité et à l'aise pendant un petit moment.
Au moment où la neige commença à fondre, Harry décida qu'il voulait quitter sa forêt. C'était un bon endroit pour passer l'hiver, mais il ne voulait pas trop s'installer. La dernière fois qu'Harry s'était trop habitué à une ville, le vieil homme grisonnant était venu après lui et seule une branche d'arbre avait réussi à le sauver. Il voulait éviter d'être approché à nouveau dans une situation similaire. Il savait que l'éleveur de moutons était méfiant, il avait vu l'homme examiner ses empreintes de pas dans la neige même si Harry avait pris soin de les masquer. Il ne voulait pas penser ce qui aurait pu arriver si le fermier avait décidé de les suivre jusqu'à son nid.
Il décida donc d'attendre que son serpent refasse surface, pour dire au revoir, et partir. La marche l'amènerait où il irait ; il n'y avait aucune raison de risquer monter à bord d'un train. Il ne pouvait plus passer pour un humain normal, et de toute façon, ce n'était pas comme s'il avait un endroit spécifique où aller en tête. Il marcherait pendant quelques jours et trouverait un nouvel endroit où s'installer.
Il fallut environ un mois à son serpent pour montrer à nouveau sa tête écailleuse. Harry, ayant le sang chaud, avait erré dans la forêt avec ses baskets et son long pull depuis déjà plusieurs semaines. Il s'était beaucoup amélioré à la chasse pendant l'hiver, alors quand son serpent arriva, il trouva Harry devant un feu en train de faire rôtir un faisan.
" Est-ce que ya une part pour moi ? " demanda-t-il, s'enroulant près du feu sur un rocher plat que Harry avait laissé là dans l'attente de son retour. Harry tendit la main, arracha un morceau de viande et de peau, et le lança. Le serpent l'attrapa et le manga joyeusement.
"C'est bon de te revoir," dit Harry, arrachant la cuisse de la broche et prenant lui aussi une bouchée. "Je vais partir bientôt."
"Où iras-tu ?" Son serpent remua le bout de sa queue et se déplaça confortablement.
"Je sais pas. Je pense que je vais juste marcher. Je suis resté ici trop longtemps."
Ils restèrent assis en silence pendant un moment. "N'oublie pas ce que je t'ai appris," dit finalement le serpent. Harry sourit.
« La discrétion, la persistance et utiliser ses crocs. Que je n'ai pas. »
"D'accord, d'accord. Tu n'arrêtes pas de le dire."
Il y eut un autre long silence pendant qu'ils mangeaient le faisan. " Ce soir ou demain ? " demanda finalement le serpent.
"Demain, je pense," dit Harry. Il se mordit la lèvre. " Je dois rendre tous les trucs que j'ai empruntés en ville et prendre de la nourriture avec moi. Je peux le faire ce soir. "
Son serpent resta dans les parages et regarda pendant que Harry nettoyait son nid. Il était assez méticuleux, donc tout ce qu'il avait à faire était de mettre le peu de nourriture qu'il lui restait dans son sac et d'apporter tous les livres et petits objets dont il n'avait plus besoin à la maison de l'éleveur de moutons et de les laisser près de la boîte aux lettres. Ses gants et son sac avaient été plus qu'utiles, et Harry en était reconnaissant.
Il fit une dernière sortie à la benne de l'épicerie et réussit à trouver quelques miches de pain et des légumes qui avaient l'air encore bons, et le lendemain matin trouva Harry et son serpent près de l'arbre qui abritait le nid de Harry depuis plusieurs mois. De l'herbe poussait sur le monticule de terre que Harry avait construit autour des racines, et si vous ne saviez pas où se trouvait l'entrée couverte de mousse, il ressemblerait à n'importe quel autre arbre.
"C'était bien de te rencontrer," dit Harry. Le serpent sortit sa langue.
"C'était bien de trouver une créature à deux pattes qui n'était pas un idiot complet," lâcha le serpent. Harry sourit à ce compliment.
"Au revoir."
"Au revoir."
Harry tira plus solidement la sangle de son sac pour le remettre bien sur son épaule et partit seul vers la partie de la forêt qui s'ouvrait sur un champ vide.
