2 C'est la galerie des horreurs ici!

Mardi 10 mai:

Je me réveille en nage, comme si j'avais fait un cauchemar. Je me redresse et prend une grande inspiration tout en tâtant mon corps avant de constater que mes mollets sont couverts de bandages tâchés de rouge. Tout était bien réel alors: l'attaque, les monstres, le temps figé. Je me demande bien comment vont les élèves du lycée.

Je scrute l'endroit où je me trouve. Ca ressemble au vaguement à une grande salle d'opération avec plein de lits et d'ustensiles bien rangés sur des étagères. La lumière est tamisée, comme pour ne pas réveiller les patients potentiels.

Je tourne la tête vers la droite et remarque que je ne suis pas seule. Je côté de moi une fille livide, avec des sortes de mandibules lui sortant de la mâchoire, des photos rougesâtres sur les bras et les jambes ainsi qu'une sorte de cafard étrange sur son front.

J'essaie de ne pas faire de bruit pour éviter de la réveiller mais je vois une autre personne assise devant moi, un jeune homme, blanc comme un mort avec un immense sourire de l'ange et des yeux grands ouverts qui me fichent la frousse .

Je sursaute mais bizarrement il ne semble pas réagir à mes mouvements. J'en profite donc pour moi lever doucement et saisir la batte de base-ball qui est à ces pieds. Je m'avance vers la porte et tourne discrètement la poignée avant de pousser délicatement la porte en prenant soin de regarder derrière moi au cas où certaines personnes seraient dans la pièce se serait mise à bouger.

L'homme n'a pas bougé d'un poil, mais la fille aux yeux grands ouverts et tournés vers moi. Elle tend son bras bras vers moi et des os sortent de sous sa peau jusqu'à l'ancien un deuxième bras monstrueux, griffu et ensanglanté. Il n'est certes pas assez long pour moi toucher, mais il est suffisamment pour réveiller le mec assis.

Je pousse la porte d'un coup sec et cours dans les couloirs sans m'arrêter un seul instant. Je descends les premiers escaliers que je vois et par hasard, ils donnent sur une espèce de hall qui a l'air de donner sur l'extérieur.

Tout en descendant les marches, je regarde au travers des immenses fenêtres et je peux voir une forêt épaisse, à peine illuminée par le clair de lune, Elle se trouve à quelques centaines de mètres de cette foutue galerie des horreurs.

Je me dirige vers la porte et l'essaie de l'ouvrir mais rien n'y est possible, elle est solidement verrouillée par plusieurs serrures et cadenas.

J'entends des bruits de pas derrière moi. Je me retourne et remarque avec horreur que le cadavre ambulant et la fille insecte sont déjà parvenus à moi retrouver.

-Reviens ici! Je t'interdis de sortir de là!

La voix de l'homme est un peu plus grave que ce que je n'aurai pas imaginé, mais son expression sérieuse et froide me fout les jetons!

Je m'empresse d'aller à la fenêtre la plus éloignée des et donne un grand coup de batte dedans.

La vitre vole en éclats et plusieurs d'entre eux frôlent mon corps et mon visage, y ont de petites griffures et entailles sanguinolentes.

Je me hisse sur le rebord et me propulse à l'extérieur en moi fichant de quelques débris de verre incrustés dans mes mains et mes genoux. Tout ce qui compte maintenant, c'est atteint la forêt pour pouvoir semer ces horribles créatures et atteindre une ville pour rentrer chez moi, et le dernier obstacle entre la forêt et moi est loin d'être insurmontable: un simple portail métallique .

Je fais passer la batte entre les barreaux et entreprendre l'escalade du portail qui se révèle bien plus facile que prévu.

Je saisis ma fidèle arme en bois et fonce sans hésitation dans les bois sombres et quelques peu humides pour essayer de me sortir de ce pétrin.

Après plusieurs dizaines de minutes passées à courir en ligne droite, je décide de ralentir le pas et de regarder si mes poursuivants sont toujours à mes trousses et pour mon plus grand soulagement, ils n'ont pas l'air de l'être. Je regarde autour de moi, il n'y a pas une âme qui vive dans ces lieux. Le vent peine à passer entre le feuillage des arbres et il en va de même pour la douce lueur de la lune.

Je continue mon petit bonhomme de chemin presque tranquillement jusqu'à ce qu'une odeur nauséabonde envahisse mon nez, une puanteur forte qui ressemble à celle d'une grosse pièce de viande avariée. Je scrute les alentours et ne vois rien à ma hauteur, je relève ma tête pour essayer de localiser la source de l'odeur et c'est à ce moment que je regrette d'avoir regardé vers le haut.

Des cadavres par dizaines, suspendus aux arbres comme des décorations de Noël. Certains sont dévorés par les vers, d'autres ont des membres tellement en lambeaux qu'ils s'écrasent au sol et le reste est dévoré par les espèces de créatures vaguement humaines.

Mes jambes se dérobent et je m'effondre sur le sol humide et boueux, à quelques centimètres d'un pendu détaché. Mes yeux se remplissent de larmes et une migraine terrible s'empare de moi. Je hurle et moi tords de douleurs pendant que les monstres descendants dans ma direction.

La douleur de ma migraine s'étend dans tout mon corps, c'est comme si des branches pointues essayaient de sortir de moi.

Je me roule dans la boue et distingue au loin une silhouette élancée, presque rassurante au milieu de ce cauchemar.

-À l'aide! Quelqu'un! N'importe qui! Je veux que ça s'arrête!

La figure humaine se déplace quasi instantanément jusqu'à moi et à l'instant même où elle me touche, je tombe dans un profond sommeil.

Quelques heures plus tard ...

Mon corps est lourd. Je me sens pâteuse. La lumière blanche m'aveugle. Je j'essaie de me relever mais quelque chose a choisi m'envoie. Je regarde mes poignets, mes chevilles et mon torse et constate que je suis retenu à une grande chaise de dentiste par d'épaisses lanières de cuir.

Je me secoue frénétiquement pour essayer de profiter du cuir, en vain.

Des voix masculines se font entender et des visages plus terrifiants les uns que les autres sortent de la pénombre.

Un «visage» lisse et blanc presque sans relief, un masque bleu avec deux orifices noirs et dégoulinants, un clown démoniaque, des squelettes et un visage livide et balafré, voilà la vision d'horreur qui s'offre à moi.

Je hurle et me débat de toutes mes forces, priant pour que ce ne soit que mauvais rêve.

-H-hey, calmes-toi, tu risques de te briser les os sinon.

L'homme au visage balafré s'avance et tend à main vers moi. Prise de peur et de panique, je plante mes dents dans sa main et serre de toutes mes forces pour l'empêcher de me faire quoi que ce soit de mal. Son visage se tord de douleur et il se rencontra à hurler plus fort que moi.

-Putain mais lâche ma vente principale conne!

Le clown se rue vers moi pour m'ouvrir la bouche de force et un mouchoir vient se poser sur mon nez jusqu'à ce que je tombe dans les pommes.

Une demi-heure plus tard, deuxième tentative

Je me sens toujours pâteuse ... mais je sens un petit poids sur mon ventre.

Je cligne plusieurs fois des yeux pour y voir correctement et je découvre un petit chat couleur crème avec des vieux verts vif en train de me masser le ventre avec ses petites pattes velues. Je remarque assez vite que je suis plus attachée et j'en profite le caresser doucement derrière l'oreille, ce qui le fait ronronner comme un moteur diesel. Je le soulève légèrement et le dépose au niveau de ma poitrine pour pouvoir embrasser le bout d'une petite truffe toute rose.

-T'es le plus mignon des chats toi, tu le sais?

Il me répond par un miaulement bien sonore et une petite léchouille sur mon nez avant qu'une voix grave et rêche couvre son doux ronronnement.

-Doomfanger n'est pas mignon! C'est une machine de guerre! Une bête féroce et sanguinaire!

Je sursaute et me redresse d'un coup pour repérer mon interlocuteur, visiblement tapit dans l'ombre.

Il finit par sortir de la pénombre et un grand squelette se positionne devant moi. Il est plutôt imposant avec sa veste en cuir noire hérissée de photos argentés vifs et luisants, ses deux mètres de hauteur, ses yeux rouges perçants et ses cicatrices qui bardent son œil gauche.

Il m'arrache le chat des mains et pose sur son épaule ... et ça décrédibilise tout le personnage!

-Mec, tu pourrais te présenter au moins, la pauvre, elle ne sait ni comment ni pourquoi elle est là.

La seconde voix masculine et posée est accompagnée d'un autre squelette, plus petit que le grand en noir, qui porte un sweat à capuche bleu et des pantoufles en pilou-pilou rose. Il a l'air calme, une attitude posée au caractère plutôt agressif du premier ministre.

Il me tend la main et affiche un sourire plus amical.

-Pardonne mon ami, il a du mal avec la délicatesse. Je me présente, je suis sans et ravis de te rencontrer.

-Heu je suis- attendez, qu'est-ce que je fais ici?!

Il rit doucement et le cadavre de la dernière fois se plante devant moi.

-Tu es dans notre Académie, et tu devrais faire profil bas. Je te rappelle que tu as taclé deux de nos meilleurs éléments, poignardé de mes amis et mordu ma mains jusqu'au sang!

-Hein? J'vous ai rien fais! Et puis c'est quoi ce bordel? Pourquoi je suis ici? C'est quoi cet endroit? Pourquoi y avait des monstres? Pourquoi on me poursuivait?

Un grand clown en noir et blanc me coupe net en posant un de ses doigts pointus sur mes lèvres.

-Chut. Tu vas d'abord te plus calme et ensuite, après que l'on soit soit présenté, nous répondront à tes questions.

La pièce entière s'illumine et je découvre qu'il y a plein de personnes au physique plus atypique les uns que les autres autour de moi, et malgré leur apparence plus ou moins rassurante, ils n'ont pas du tout l'air agressif.

Le clown fait un pas en avant et s'incline légèrement.

-Je suis Laughing Jack, mais tout le monde m'appelle LJ ici. Je suis la personne que tu as poignardée avant de t'enfuir dans les bois.

Il me pointe du doigt une partie de son torse bandée et tâchée de sang, et d'un coup je me souviens. C'est la personne que j'ai pris pour Puppet et à qui j'ai effectivement asséné un coup de couteau.

Je m'incline poliment et essaie de parler le plus naturellement possible face à ce mastodonte noir et blanc.

-J-je suis vraiment désolée, je vous ai pris pour l'un de mes poursuivants et-

-Pas la peine de t'excuser, tu as inconsciemment associé mes mains à celles de Puppet. Je ne peux pas vraiment t'en vouloir, sur une même couleur et tu ne pouvais pas te retourner sans risquer de baisser ta garde face à Ruvik.

-R-Ruvik? L'homme balafré?

-Ouais, franchement je me demande comment tu as pu t'en sortir sans plus de blessures.

-Mais qu'est-ce qu'il me veut?

-Nan tait-toi, tu poseras tes questions après, laisse-nous nous présenter.

L'homme au sourire permanent s'approche et me fait un bref signe de la main pour me montrer son mécontentement.

-Jeff, tu m'as bouffé la main et mis en danger les Fell.

-Les est tombé?

-Eux.

Il me pointe du doigt le grand squelette en noir de tout à l'heure et un autre squelette, plus petit et rond, avec un sweat à capuche noir orné d'une fourrure épaisse et grisâtre et un col roulé rouge chanté, comme ses yeux . Il possède également un grand sourire orné de dents pointues, dont une en ou.

Il me fait un petit signe de la main et me semble juger.

-Salut, je suis tombé sans. T'es plutôt robuste pour une humaine.

-Heu merci je suppose?

-Mais il n'empêche que t'es inconsciente et imprévisible. T'es presque une plaie.

-Presque? Tu te moques de moi frangin?! C'est une vraie catastrophe ambulante! Si on était pas intervenu, elle serait déjà morte et utilisée comme une vulgaire poupée!

-Mais je t'emmerde! Je ne te permets pas de m'insulter alors que tu ne me connais pas!

-La ferme! Moi, le Grand Fell Papyrus, j'ai tous les droits, y compris celui de t'insulter grosse vache.

Un immense silence s'installe et Fell Sans essaie de calmer son frère comme il peut alors que je bouillonne de colère.

-B-Boss, ce n'est pas très sympa même pour une humaine ça ne se fait pas.

-Et alors? Nous devons faire respecter l'ordre et imposer notre suprématie face aux humains!

-Il y a d'autres façons de faire.

-Hé, redis-moi ce que tu m'as dit à l'instant.

Fell Papyrus se baisse à ma hauteur et aborde une expression satisfaite doublée d'un sourire narquois.

-Je t'ai dit que tu n'es qu'une grosse vache.

-C'est bien ce qu'il me semblait.

Je souris ironiquement avant de lui donner une puissante gifle sonore, à tel point qu'il a un petit mouvement de recul.

-Personne n'a pas le droit de juger mon physique! Et surtout pas un connard dans ton genre!

Il se redresse d'un coup et ses yeux luisent d'une aura très hostile.

Son bras se lève et en un éclair, il me rend ma gifle, mais cette fois, je ressens clairement notre écart de force. Son coup m'a fait tomber à quelques mètres de ma position initiale et ses phalanges ont salement entaillés ma joue. Il se poste juste devant moi et impose bien sa supériorité.

-De quels droits tu oses me frapper?! Tu nous dois la vie, enfin plutôt à moi à vrai dire. Tu dois donc respecter ton maître!

Je peine à me redresser, mais je suis déterminé à soutenir son regard et à ne pas m'écraser face à lui.

Je lui fais face et me tiens prête à riposter.

-Mais dis-donc c'est pire que tout ici, il n'y a pas de rattraper l'autre. Et c'est ça qui est censé être supérieur aux humains? Laisses-moi rire, personne ne vous prendrait au sérieux avec vos têtes et vos façons plus que les douteuses d'emmener des gens chez vous.

-Ho putain, c'est décidé je vais te faire la peau!

Un os pointu apparaît dans sa main et il s'élance vers moi à une vitesse exceptionnelle, prêt à me trouer le ventre sans la moindre hésitation.

Prize de court, je m'accroupis aussi vite que je peux mais je vois déjà son pied pied se placer pour moi frapper.

Je baisse la tête et croise les bras devant mon visage en espérant que ce soit suffisant pour amortir son coup.

Mais au dernier moment, il est tiré en arrière par une espèce de tentacule noir et un grand squelette au sweat orange s'est placé devant moi comme pour me défendre.

Il se tourne vers moi et s'accroupit avant de me tendre la main.

-Tout Va Bien ? Tu peux te relever?

Je le regarde et il a une expression beaucoup plus calme que son homologue en noir et rouge. Sa voix est un peu moins grave que celle de Fell Papyrus mais elle est plus profonde, plus posée, plus rassurante, et il y a son odeur. C'est un mélange de miel doux et de tabac, dont la source est d'ailleurs entre les dents.

Je prends sa main et il me tire vers le haut pour m'aider à me relever.

-Ne prend pas au sérieux cette brute sans cœur, il est tellement bête qu'il n'arrive pas à s'exprimer correctement devant une humaine. Mais en même temps, n'importe qui serait troublé par tant de beauté et d'assurance. Mais bon il faut croire que le plus '' mature '' d'entre nous ne sait pas contrôler ses hormones et ses émotions à la simple vue d'une jolie fille.

Je rougis presque instantanément et il se rencontre à rire gentiment pendant que Fell Papyrus reviens à la charge plus furax qu'avant en tapant des pieds par terre, sauf que ça fait peine à plus plus de bruit que quand je marche sans aucun discrétionnaire.

-Comment tu peux dire des idioties pareilles?! Il n'y a pas plus posé qu'un humain! Elle n'a rien de plus que les autres!

-Mais oui mais oui, c'est pour ça que ton regard du mal à fixer ses yeux?

-J-je vois pas de quoi tu veux parler! Je regarde le droit dans les yeux quand je m'adresse à cette… choisi.

En effet, il regarde plus ma poitrine que mon visage.

Je mets mes bras devant pour la cacher et essaies de me faire plus imposante.

-Mes yeux sont là-haut pervers vente!

-Je ne suis pas un pervers! Et puis d'ailleurs, c'est toi la plus perverse vu ce que tu lis.

-Hein? Ce que je lis?

- Hey ! Ce n'était pas censé être révélé Boss!

Sans s'interposer entre nous et soupire un grand coup avant de regarder avec un air très sérieux.

-Bon, écoute, on n'avait pas le choix, faut pas que tu le prennes mal.

-Comment ça? Expliques-toi bon sang!

-On attendait de surveiller sans interruption, en prévision d'une éventuelle attaque. Du coup, sur se relayait pour regarder vivre ses journées, en direct. On te regardait pas quand tu te douchais ou quand tu étais aux toilettes bien évidement, ni quand tu te- enfin tu comprends! On te laissait un peu d'intimité quand même! En bref, on sait à ce que tu aimes manger, regarder pour te divertir, lire.

-A-attendez, vous déconnez à plein tube là?

-Bref sur sait que tu aimes les Boys Love!

Je me pince l'arête du nez tout en étant rouge de honte et de colère.

-Et je suis censée faire confiance à des mecs terrifiants qui me matent H24?! Tu te fous de moi?! Qu'est-ce qui me retiens de tous vous péter les genoux avant de rentrer chez moi?!

-Ta faiblesse.

Je me tourne vers Fell Papyrus pour lui redonner une claque suivie d'un bon coup de genoux entre les jambes qui le fait tomber à genoux en un instant.

-Bon, à qui le tour maintenant?

Ils s'écartent tous et la douleur intense de la dernière fois s'empare de moi.

Je tombe à genoux et moi tiens la tête en hurlant de douleur. Je me mets à tousser violemment jusqu'à en cracher un liquide épais, un peu comme du sang, mais quand je le vois, je me rends compte que ça n'en n'est pas, c'est noir et visqueux, et ça coule presque en cascade.

J'essaie de moi plus calme comme je peux mais la douleur est plus vive que jamais. Quand la voix profonde d'un homme se glisse entre mes hurlements.

-Tu ne devrais pas nous dénigrer, en soi, tu nous devons la vie, nous te surveillons, nous te protégeons dans l'ombre depuis plus de trois ans et tu comme désormais franchis le point de non-retour en nous ayant poussé à te ramener ici chez nous. Alors sois une gentille fille et calmes-toi un peu.

Je me retourne pour voir à qui appartient cette voix profonde et remplie d'autorité et à ce moment-là, je regrette amèrement de ne pas avoir tenté de m'enfuir à nouveau.

Mon interlocuteur est très grand, fin, avec un costard noir orné d'une cravate rouge vif, son visage est blanc, lisse, sans yeux, ni bouche, ni nez. C'est comme si un linge tendu recouvrait son visage.

Il est penché au-dessus de mon corps tordu de douleur pour moi faire ressentir sa supériorité.

-LAISSEZ-MOI! PARTEZ!

Je ferme les yeux et balance mon bras comme pour chasser de la fumée mais au lieu de ça, j'entends le bruit d'un vêtement qui se déchire suivi d'un silence de plomb.

Je rouvre mes yeux et je découvre qu'une rangée serrée d'imposants photos noirs s'est dressée devant moi pour me protéger, et je réalise que cette masse sombre vient tout droit de mes mains qui sont recouvertes de cette même matière.

Je tremble et tente de ne pas céder une nouvelle fois à la panique.

-C-c'est pas possible, je ne peux pas faire ça c'est qu'un mauvais rêve. Je vais me réveiller.

Une main blanche et fine se tend devant moi et je relève la tête pour voir de qui elle vient et elle vient de l'homme en costume noir, qui aborde une '' expression '' beaucoup plus sereine.

-Bienvenue dans ta nouvelle famille, Alvarez Léa, tu fais officiellement partie de l'Académie.