chapitre 5 – Annonces, souvenirs et sentiments
Lily Evans, une animagus? Les Maraudeurs au Canada? Harry resta bouche bée face à ces révélations pour le moins inattendues. Il ne savait que dire. Remarquant son air interloqué, Pol-Atuk tenta une diversion en offrant à Harry un morceau de bannique, une sorte de pain amérindien. En mastiquant sa bouchée, il se mit à penser à Ron et Hermione, ses amis, qui lui manquaient.
********
Ron avait été très désappointé que Coq ne fasse pas parvenir à Harry ses souhaits d'anniversaire. Le 31 juillet, au petit déjeuner, le volatile était revenu avec l'enveloppe pour la lancer sur les toasts du rouquin, devant les jumeaux et Mme Weasley. Le cœur de mère de cette dernière lui disait qu'elle se devait de mettre son fils au courant de tout, mais elle hésitait. Puis, elle se lança :
-Ron... je te dois quelques explications.
-Sur quoi?
-Plein de choses, nous n'avons pas été très francs avec toi ces derniers temps.
-Ah... Ok... Pourquoi?
-Je vais t'expliquer, mais je dois commencer par le commencement. Ginny...
-Qu'est-ce ma sœur fait la dedans? demanda Ron.
-Laisse moi parler... Comme je disais, ta soeur n'est pas parite chez une copine de Poudlard pour les vacances. Elle est ailleurs.
-Elle est où, alors? Et pourquoi?
-Le Professeur Dumbledore a jugé bon qu'elle soit envoyée dans un endroit sécuritaire puisqu'elle a déjà été la cible de Vol... Tu-Sais-Qui, pour attirer Harry. Tu te souviens?
-Bien sur que oui!
Comment pouvait-il oublier cette sinistre page de sa deuxieme année à Poudlard? Le Mage Noir s'en était pris à sa soeur et ses 2 meilleurs amis cette année là.
-Bien, alors le Pr. Dumbledore a ses raisons de croire que Ginny pourrait être utile à Voldemort, et il veut la protéger, tout en lui donnant des cours particulier dans un endroit que seul lui et quelques initiés connaissent. Elle y est depuis 3 semaines maintenant.
-Mais Harry dans cette histoire là? C'est lui que Tu-Sais-Qui veux tuer, non? interrogea Ron.
-Il y est depuis ce matin, ou devrait y être bientôt. Comme son père y est allé dans sa jeunesse, pour d'autres motifs.
-Ah oui... ok.. mais pourquoi Ginny avant lui?
-Ta soeur est plus jeune, elle s'y connait pas mal moins que Harry ou toi ou Hermione contre les forces obscures, elle a plus d'apprentissages a faire, et...
-Quoi? demanda Ron, intrigué par le soudain sourire de sa mère.
-Elle doit apprendre a ne plus figer quand elle voit Harry, elle doit acquérir un peu de ...
-Sang-froid?
-Oui c'est ça, répondit Mme Weasley. Maintenant tu vas aller faire le ménage de ta chambre et j'aimerais que ça soit impeccable.
-Mon ménage??? Et pourquoi pas me faire cuire un oeuf tant qu'a y être?Répondit Ron.
-Et met ton maillot de bain, des vêtements Moldus et ta baguette dans ton sac à dos. Je ne sais pas quand tu devras partir, tu le sauras à la dernière minute, par hibou-express, rajouta-t-elle, comme si elle n'avait pas entendu les protestations de son fils.
-Euhh... Ok alors... enchaîna le rouquin. Mais il me semble que j'en manque des bouts à ton histoire. Heille, je vais aller où?
-Qu'est-ce que j'ai dit? renchérit-elle.
-Oui maman...
-Et avec le sourire!
Sur ce, Ron s'en fut dans sa chambre pour y faire le ménage, sans pour autant comprendre ce qui lui arrivait et les révélations de sa mère.
Ce faisant il se mit à songer à Hermione. Que faisait-elle? Était-elle allée chez Victor Krum, ce Bulgare qu'il admirait tant mais dont il était vert de jalousie depuis qu'Hermione avait accepté de l'accompagner au Bal de Noël l'année précédente.
Hermione, cette fille qui avait secrètement fait chavirer son coeur à maintes reprises, avait bien remarqué le changement d'attitude de Ron lors de la dernière année scolaire. Elle croyait toutefois que c'était à cause des Elfes de maison, ou du tournoi des 3 sorciers, ou de la jalousie de ce dernier envers la célébrité d'Harry.
Mais elle avait tort, pour une des rares fois dans sa vie, et elle l'ignorait encore. Ce matin-là, le 31 juillet, la jeune fille se prélassait dans son lit repensant aux dernières semaines. C'est qu'elle les avait effectivement passées en Bulgarie chez Victor. Elle avait appris tant de choses dans ce pays aux coutumes si différentes des siennes. Krum s'était montré charmant avec elle, et elle avait beaucoup apprécié le temps passé en sa compagnie, même si ses sentiments à elle n'allaient pas dans la direction que lui l'aurait voulu.
Ce qu'elle aimait de Victor? Il savait la considérer comme une dame, et pas seulement comme une compère comme Harry et Ron. Cette nouvelle attention la flattait tellement! Au fond de son coeur, elle aurait tellement aimé que ses copains ne la considèrent pas juste comme un rat de bibliothèque...
Un grincement à sa fenêtre interrompit ses rêveries. Un hibou attendait qu'on lui ouvre la fenêtre. Il tenait une missive à sa patte. Curieusement, de par l'encre verte et l'écriture, la jeune fille savait que le courrier venait de Poudlard, même si le sceau de la célèbre école de sorcellerie n'y apparaissait pas. Elle l'ouvrit :
«Mlle Granger,
Ceci est pour vous informer que vous êtes convoquée à Poudlard, pour votre sécurité. Préparez tous vos effets personnels pour la rentrée scolaire. Mrs. McGonnagall, votre professeur responsable, sera chez vous sou peu. Elle se chargera d'expliquer votre situation à vos parents et de vous ramener à Poudlard.
Par ailleurs, votre petite escapade en Bulgarie en a inquiété plus d'un. Nous espérons toutefois que vous avez apprécié votre voyage, que vous avez parfait vos connaissances sur les coutumes de ce pays et que votre copain Victor a apprécié ces moments en votre présence.
Au plaisir de vous revoir,
Pr. Albus Dumbledore et Pr. Minerva McGonnagall.»
Comment pouvaient-ils savoir pour Victor? Et pourquoi devait-elle rentrer à Poudlard un mois avant la fin des vacances? Et pourquoi un professeur devait l'escorter? Telles étaient les pensées d'Hermione après la lecture de son courrier
-Et s'il était arrivé quelque chose à Harry? s'écria-t-elle. Et puis, reprenant ses esprits : Non, on m'aurait avisé plus directement si c'était le cas... Enfin... j'espère...
Une voix connue s'infiltrat alors dans sa tête : «Ne vous inquiétez pas, petite, ce n'Est pas le cas. Et vous saurez tout ce que vous avez besoin de savoir bientôt» C'était la voix du directeur de Poudlard qui venait de la rassurer.
Ainsi, Harry allait bien. Hermione pouvait alors penser à autre chose. Tout en préparant ses valises, elle récitait ses leçons, au cas où elle en aurait besoin et pour se calmer. En effet, quoi de mieux que de réciter les noms des protagonistes des Rébellions des Gobelins par date de naissance pour se changer les idées et oublier les soucis? Et comment annoncer la nouvelle à ses parents, qu'elle n'avait que très peu vu depuis le début des vacances...
-Et puis, si Pr. McGonnagall tient à les rencontrer, elle doit bien avoir une bonne raison. Et c'est un prof, ils vont comprendre. dit-elle à haute voix.
-Qui va comprendre quoi? demanda alors une voix féminine venant de derrière sa porte.
-Oh, maman, c'est toi...
-Qu'y a-t-il?
-Bien, regarde ce que j'ai reçu, répondit Hermione en tendant la lettre à sa mère qui la lut aussitôt.
-Hmmm, je vois. Laisse moi en parler à ton père. Elle sortit de la chambre. Et penses-tu que Mrs. McGonnagall aimerait prendre le thé avec nous?
-...Je ne sais même pas quand elle vient me chercher! On verra bien!
Un peu plus tard dans la matinée, alors qu'elle était trop occupée à ranger sa chambre et à vérifier qu'elle n'avait rien oublié, Hermione ne remarqua pas que Pattenrond s'était faufilé à l'extérieur par sa fenêtre, ni qu'il avait rencontré un chat étranger au quartier et doté de certains pouvoirs qui n'étaient pas inconnus au matou (il avait lui aussi séjourné à Poudlard). Après quelques instants, Pattenrond s'en revint comme si de rien n'était et trois coups francs se firent entendre à la porte d'entrée.
Lily Evans, une animagus? Les Maraudeurs au Canada? Harry resta bouche bée face à ces révélations pour le moins inattendues. Il ne savait que dire. Remarquant son air interloqué, Pol-Atuk tenta une diversion en offrant à Harry un morceau de bannique, une sorte de pain amérindien. En mastiquant sa bouchée, il se mit à penser à Ron et Hermione, ses amis, qui lui manquaient.
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Ron avait été très désappointé que Coq ne fasse pas parvenir à Harry ses souhaits d'anniversaire. Le 31 juillet, au petit déjeuner, le volatile était revenu avec l'enveloppe pour la lancer sur les toasts du rouquin, devant les jumeaux et Mme Weasley. Le cœur de mère de cette dernière lui disait qu'elle se devait de mettre son fils au courant de tout, mais elle hésitait. Puis, elle se lança :
-Ron... je te dois quelques explications.
-Sur quoi?
-Plein de choses, nous n'avons pas été très francs avec toi ces derniers temps.
-Ah... Ok... Pourquoi?
-Je vais t'expliquer, mais je dois commencer par le commencement. Ginny...
-Qu'est-ce ma sœur fait la dedans? demanda Ron.
-Laisse moi parler... Comme je disais, ta soeur n'est pas parite chez une copine de Poudlard pour les vacances. Elle est ailleurs.
-Elle est où, alors? Et pourquoi?
-Le Professeur Dumbledore a jugé bon qu'elle soit envoyée dans un endroit sécuritaire puisqu'elle a déjà été la cible de Vol... Tu-Sais-Qui, pour attirer Harry. Tu te souviens?
-Bien sur que oui!
Comment pouvait-il oublier cette sinistre page de sa deuxieme année à Poudlard? Le Mage Noir s'en était pris à sa soeur et ses 2 meilleurs amis cette année là.
-Bien, alors le Pr. Dumbledore a ses raisons de croire que Ginny pourrait être utile à Voldemort, et il veut la protéger, tout en lui donnant des cours particulier dans un endroit que seul lui et quelques initiés connaissent. Elle y est depuis 3 semaines maintenant.
-Mais Harry dans cette histoire là? C'est lui que Tu-Sais-Qui veux tuer, non? interrogea Ron.
-Il y est depuis ce matin, ou devrait y être bientôt. Comme son père y est allé dans sa jeunesse, pour d'autres motifs.
-Ah oui... ok.. mais pourquoi Ginny avant lui?
-Ta soeur est plus jeune, elle s'y connait pas mal moins que Harry ou toi ou Hermione contre les forces obscures, elle a plus d'apprentissages a faire, et...
-Quoi? demanda Ron, intrigué par le soudain sourire de sa mère.
-Elle doit apprendre a ne plus figer quand elle voit Harry, elle doit acquérir un peu de ...
-Sang-froid?
-Oui c'est ça, répondit Mme Weasley. Maintenant tu vas aller faire le ménage de ta chambre et j'aimerais que ça soit impeccable.
-Mon ménage??? Et pourquoi pas me faire cuire un oeuf tant qu'a y être?Répondit Ron.
-Et met ton maillot de bain, des vêtements Moldus et ta baguette dans ton sac à dos. Je ne sais pas quand tu devras partir, tu le sauras à la dernière minute, par hibou-express, rajouta-t-elle, comme si elle n'avait pas entendu les protestations de son fils.
-Euhh... Ok alors... enchaîna le rouquin. Mais il me semble que j'en manque des bouts à ton histoire. Heille, je vais aller où?
-Qu'est-ce que j'ai dit? renchérit-elle.
-Oui maman...
-Et avec le sourire!
Sur ce, Ron s'en fut dans sa chambre pour y faire le ménage, sans pour autant comprendre ce qui lui arrivait et les révélations de sa mère.
Ce faisant il se mit à songer à Hermione. Que faisait-elle? Était-elle allée chez Victor Krum, ce Bulgare qu'il admirait tant mais dont il était vert de jalousie depuis qu'Hermione avait accepté de l'accompagner au Bal de Noël l'année précédente.
Hermione, cette fille qui avait secrètement fait chavirer son coeur à maintes reprises, avait bien remarqué le changement d'attitude de Ron lors de la dernière année scolaire. Elle croyait toutefois que c'était à cause des Elfes de maison, ou du tournoi des 3 sorciers, ou de la jalousie de ce dernier envers la célébrité d'Harry.
Mais elle avait tort, pour une des rares fois dans sa vie, et elle l'ignorait encore. Ce matin-là, le 31 juillet, la jeune fille se prélassait dans son lit repensant aux dernières semaines. C'est qu'elle les avait effectivement passées en Bulgarie chez Victor. Elle avait appris tant de choses dans ce pays aux coutumes si différentes des siennes. Krum s'était montré charmant avec elle, et elle avait beaucoup apprécié le temps passé en sa compagnie, même si ses sentiments à elle n'allaient pas dans la direction que lui l'aurait voulu.
Ce qu'elle aimait de Victor? Il savait la considérer comme une dame, et pas seulement comme une compère comme Harry et Ron. Cette nouvelle attention la flattait tellement! Au fond de son coeur, elle aurait tellement aimé que ses copains ne la considèrent pas juste comme un rat de bibliothèque...
Un grincement à sa fenêtre interrompit ses rêveries. Un hibou attendait qu'on lui ouvre la fenêtre. Il tenait une missive à sa patte. Curieusement, de par l'encre verte et l'écriture, la jeune fille savait que le courrier venait de Poudlard, même si le sceau de la célèbre école de sorcellerie n'y apparaissait pas. Elle l'ouvrit :
«Mlle Granger,
Ceci est pour vous informer que vous êtes convoquée à Poudlard, pour votre sécurité. Préparez tous vos effets personnels pour la rentrée scolaire. Mrs. McGonnagall, votre professeur responsable, sera chez vous sou peu. Elle se chargera d'expliquer votre situation à vos parents et de vous ramener à Poudlard.
Par ailleurs, votre petite escapade en Bulgarie en a inquiété plus d'un. Nous espérons toutefois que vous avez apprécié votre voyage, que vous avez parfait vos connaissances sur les coutumes de ce pays et que votre copain Victor a apprécié ces moments en votre présence.
Au plaisir de vous revoir,
Pr. Albus Dumbledore et Pr. Minerva McGonnagall.»
Comment pouvaient-ils savoir pour Victor? Et pourquoi devait-elle rentrer à Poudlard un mois avant la fin des vacances? Et pourquoi un professeur devait l'escorter? Telles étaient les pensées d'Hermione après la lecture de son courrier
-Et s'il était arrivé quelque chose à Harry? s'écria-t-elle. Et puis, reprenant ses esprits : Non, on m'aurait avisé plus directement si c'était le cas... Enfin... j'espère...
Une voix connue s'infiltrat alors dans sa tête : «Ne vous inquiétez pas, petite, ce n'Est pas le cas. Et vous saurez tout ce que vous avez besoin de savoir bientôt» C'était la voix du directeur de Poudlard qui venait de la rassurer.
Ainsi, Harry allait bien. Hermione pouvait alors penser à autre chose. Tout en préparant ses valises, elle récitait ses leçons, au cas où elle en aurait besoin et pour se calmer. En effet, quoi de mieux que de réciter les noms des protagonistes des Rébellions des Gobelins par date de naissance pour se changer les idées et oublier les soucis? Et comment annoncer la nouvelle à ses parents, qu'elle n'avait que très peu vu depuis le début des vacances...
-Et puis, si Pr. McGonnagall tient à les rencontrer, elle doit bien avoir une bonne raison. Et c'est un prof, ils vont comprendre. dit-elle à haute voix.
-Qui va comprendre quoi? demanda alors une voix féminine venant de derrière sa porte.
-Oh, maman, c'est toi...
-Qu'y a-t-il?
-Bien, regarde ce que j'ai reçu, répondit Hermione en tendant la lettre à sa mère qui la lut aussitôt.
-Hmmm, je vois. Laisse moi en parler à ton père. Elle sortit de la chambre. Et penses-tu que Mrs. McGonnagall aimerait prendre le thé avec nous?
-...Je ne sais même pas quand elle vient me chercher! On verra bien!
Un peu plus tard dans la matinée, alors qu'elle était trop occupée à ranger sa chambre et à vérifier qu'elle n'avait rien oublié, Hermione ne remarqua pas que Pattenrond s'était faufilé à l'extérieur par sa fenêtre, ni qu'il avait rencontré un chat étranger au quartier et doté de certains pouvoirs qui n'étaient pas inconnus au matou (il avait lui aussi séjourné à Poudlard). Après quelques instants, Pattenrond s'en revint comme si de rien n'était et trois coups francs se firent entendre à la porte d'entrée.
