Chapitre 7 – Nombreux départs

Bang! La porte en chêne venait de claquer. L'écho se répercuta dans la pièce sombre pour plusieurs secondes. On pouvait entendre les éclats de voix :

-You are not my son anymore! criait une voix grave.

-C'est ça! répondit une voix plus jeune, tout aussi enragée.

-Don't you dare talk to me like that!

-Why can't I? Tu l'as dit toi même que je ne suis plus ton fils.

-You'll regret it, the Master don't take no for an answer.

-Too bad! Tu me fais plus peur depuis longtemps, ton Maitre non plus. Je te pardonnerai jamais la mort de Mère.

-Then, go. Hors d'ici, Draco. And don't ever come back!

Le jeune Malfoy ne perdait pas son temps. En 2 temps trois mouvements, le donjon qui avait été sa chambre était vide. Puis il s'approcha de la fenêtre, tenant tout ses effets dans son sac (miniaturisés bien sûr), et sauta dans le vide...



Ron ouvrit les yeux. Il venait de... sentir, percevoir quelque chose. Il ne savait pas trop quoi, comme un rêve qui, au réveil, semble être au trois quart oublié, mais encore présent par fragments. Ces hurlements de colère, qui les avait poussé. La voix lui semblait familière, mais la conversation bilingue elle-même le troublait. Quelqu'un était mort, le Maitre, un saut dans le vide... tout était confus dans sa tête.

Le rouquin regarda autour de lui, sa chambre semblait un vrai désastre. Il n'arriverait jamais à tout ranger et nettoyer s'il continuait à rêvasser ainsi.

Des pas dans le corridor s'arrêtèrent devant sa porte.

-Tu n'as pas encore fini, cela fait une bonne heure que tu es monté, le réprimanda Mrs. Weasley.

-Je travaillais, répondit Ron, j'ai juste été dans la lune quelques minutes.

-Avec qui?

-Personne! s'empressa-t-il de répondre



Hermione piaffait d'impatience.

-Comprends-tu ça Pattenrond, demanda-t-elle à son chat, une heure que je suis enfermée dans ma chambre sans pouvoir en sortir!

Elle avait presque crié les derniers mots. Dès son arrivée, Mrs. McGonnagall avait enfermé Hermione dans sa chambre pour s'assurer qu'elle n'écouterait pas aux portes lors de son entretient avec ses parents.

La situation était plus complexe que Mr. et Mrs. Granger l'avaient imaginée. Leur seule et unique fille allait être emmenée non pas à Poudlard, comme Hermione le croyait, mais en pleine nature, sur un autre continent.

Soudain, alors qu'elle venait d'ouvrir son livre d'Arithmancie, la voix de son père fit sursauter la jeune fille

-Mignonne! Descend ici s'il-te-plait!

-J'arrive, répondit-elle, tout en tentant de ne pas paraître trop pressée.

Une fois rendue dans le parloir de la maison, Hermione s'assit à l'endroit que son père lui désigna. avant qu'il puisse prendre la parole, elle le regarda d'un air ennuyé :

-J'ai un prénom tu sais...

-Je sais ma mignonne...

-Papa! pas en public... implora-t-elle

-Bon tu gagnes Hermione. Mrs. McGonnagall aimerait te parler maintenant, pendant que je descends tes bagages.

Les parents d'Hermione la laissèrent avec Mrs. McGonnagall, qui prit la parole aussitôt qu'ils furent partis.

-Mlle. Granger, quand vos parents redescendront, je vais envoyer vos bagages à Poudlard, pendant que vous leur direz au revoir, puis nous partirons. Ne gardez avec vous que votre baguette, un maillot de bain et des vêtements Moldus de rechange.

-D'accord, Professeur.

Mr. et Mrs. Granger venaient de redescendre avec les bagages de leur fille. Celle-ci alla s'assurer que rien n'était oublié et qu'elle avait les effets que Mrs. McGonnagall avait mentionnés. Elle alla ensuite faire ses aux revoirs à ses parents pendant que ses bagages étaient envoyés à l'école par poudre de cheminette.

-Mlle Granger, nous allons prendre un Portoloin pour aller à Poudlard. Merci de votre accueil M. et Mme.



Pouf! Draco venait d'atterrir de sa longue chute d'au moins 5 étages. Pendant sa chute, il avait eu le temps de lancer un sort pour ramollir le gazon au pied de sa tour. Il en avait tout de même le souffle coupé.

Puis, il se mit à courir pour s'enfuir du Domaine Malfoy, où il n'avait plus aucunes attaches. Pourquoi, pourquoi Lucius avait-il conduit Narcissa droit à la mort? Bon, elle avait révélé que sa lignée n'était pas parfaite, que son père était un Cracmol, mais elle avait montré de nouvelles valeurs à son fils dernièrement.

Ce n'était que tout récemment que Draco avait rejeté le Maître et l'avenir de Mangemort qu'il lui garantissait. Narcissa Malfoy avait été très attristée par la mort de Cédric Diggory, dont elle avait connu les parents dans sa jeunesse.

Depuis la mort de Narcissa, il avait appréhendé l'instant où il confronterait son père et serait déshérité. C'était la première fois qu'il lui tenait tête, mais c'était aussi la première fois qu'il se sentait libéré de son emprise. Mais à quel prix?

Après avoir couru quelques miles, il s'arrêta près d'un grand arbre et y grimpa. Ce fut plus facile qu'il ne l'aurait cru. Après tout, sur les conseils de sa mère, il avait passé presque tout son temps à s'entrainer depuis le début des vacances. Cela lui permettait de penser à autre chose que sa haine envers son père. Il avait beaucoup grandit et était musclé. Il séduirait les filles à Poudlard... si jamais il y retournait. Ses pensées s'assombrirent.

-J'ai perdu mon nom et mon prestige, mon héritage, ma mère, Poudlard....

-Mais tu as gagné en force, et tu as fait preuve de courage, mon enfant. Il n'est pas facile de tenir tête à un homme comme Lucius.

Sur la branche voisine de Draco se tenait Dumbledore.

-Que faites-vous ici Professeur Dumbledore? demanda Draco

-J'ai su ce qui vous est arrivé, ainsi qu'a votre mère. répondit-il, Vous pourrez revenir à Poudlard à la rentrée.

-Mais d'ici là, je fais quoi ?

Draco avait l'air d'un tout petit enfant maintenant, accroché sur sa branche d'arbre, insécure. La présence de Dumbledore le rassurait toutefois.

-Je vais vous envoyer en sécurité pour quelques temps dans un endroit où vous allez développer vos aptitudes et votre potentiel. Je vous avertit quand même que ce ne sera pas facile, vu votre passé.

-N'importe quoi pour getting away from here, and him!

-Vous nous aviez caché ce talent pour les langues.

-C'est père, Lui, je veux dire, qui crient ainsi. Quand, je suis en colère, ça sort comme ça peut... J'aimerais mieux ne pas en parler.

-Venez je vous emmène, vous ne pouvez passer la nuit dans un arbre.





-Ronald Weasley! Descend ici tout de suite!

Ron soupira. Quand sa mère utilisait son prénom en entier, c'était soit grave ou urgent, ou les 2 à la fois. Il se dépêcha à descendre les marches menant à la cuisine où sa mère était.

-Oui maman?

-Tu as du courrier, lui dit-elle en désignant le hibou qui attendait sur le comptoir.

Ron détacha le message qui lui était destiné et le lut.

«M. Weasley,

Le temps est venu pour vous de rejoindre votre soeur Ginny. N'amenez que ce que votre mère vous a demandé. Vous rencontrerez aussi d'autres connaissances. Amusez vous bien. Nous nous chargerons de communiquer de vos nouvelles à votre mère.

Pr. Dumbledore»

-M'man? C'est dit que je doit partir, pas comment ni pour aller où?

-Va chercher ton sac et reviens ici tout de suite! Et n'oublie pas ta baguette!

Ron se dépêcha le plus qu'il pouvait. Trente seconde plus tard, il était de retour. Molly Weasley lui réclama un calin avant son départ et lui dit :

-Prends la plume qui est au pied de l'horloge, et bonnes vacances!