Chapitre 5
Denki et Eijiro n'avaient pas hésité une seconde. Ils les amenèrent devant un second rideau de couleur rouge cette fois. Derrière se trouvait un large couloir qui menait à un morceau de jardin. Ils le traversèrent avant d'arriver devant une porte que Denki ouvrit à l'aide d'un trousseau de clefs.
-Bienvenu chez nous ! Cria le blond.
-Nos excuses d'avance, nous vous aurions bien fait visiter, mais le temps nous manque. Eijiro se pressa d'ouvrir une male et d'en sortir tout un tas de tissus blanc.
-Que faites-vous ? Demanda Izuku perdu.
-Vous nous avez demandé de vous montrer, et c'est exactement ce que nous allons faire. Mais pour cela, vous devez vous fondre dans la masse, reprit Eijiro.
-Et le meilleur moyen de le faire c'est de porter une toge, termina Denki.
Shoto, Katsuki et Izuku s'habillèrent des toges que les commerçants leur avaient fournies. Ils quittèrent la maison et traversèrent la ville pour arriver aux portes de Rome.
L'endroit était moins éclairé que le centre-ville, mais plus gardé. En effet, plusieurs soldats faisaient des rondes devant et derrière les portes. Les cinq s'étaient placés sur le côté, faisant en sorte de ne pas attirer l'attention.
-Que faisons-nous maintenant ? Soupira Katsuki au bout d'un moment d'attente.
-Il est bientôt l'heure, ils ne devraient pas tarder à arriver. La mine sombre d'Eijiro n'aida pas les futurs gladiateurs à comprendre ce qu'il se tramait.
Et ce n'est que plusieurs minutes dans le silence, que Shoto et ses deux amis d'enfance sentirent la tension monter. Denki et Eijiro étaient tendus alors qu'un grand chariot s'approchait. Il n'était pas bien visible, et même après s'être arrêté, l'intérieur du chariot était camouflé par plusieurs peaux de bêtes. S'adaptant à l'obscurité de la nuit, ils virent, cachés sous les peaux, des barreaux rouillés par le temps. Un cliquetis retentit alors que les portes arrière du chariot s'ouvrirent.
Des chaînes. Ce fut la première chose que Shoto vit. Il suivait des yeux les lignes de chaînes qui s'entrechoquaient au rythme de pas synchronisés. Une vingtaine de personnes s'alignaient en rang. Ils étaient sales, et leurs vêtements déchirés. Parcourant des yeux ce spectacle encore inconnu pour eux, ce fut lorsqu'ils aperçurent des enfants, qu'Izuku et Katsuki s'élancèrent instinctivement. Mais grâce aux réflexes presque surhumain de Denki et d'Eijiro, ils se firent arrêter sans avoir été remarqués.
-Qu'est-ce que c'est que ça !? Shoto n'avait pas bougé, mais son indignation était semblable à celle de ses amis.
Les dents serrés Denki répondit de but en blanc :
-Des esclaves.
-Comment cela est-il possible !? Denki avait relâché Izuku, mais celui-ci avait toujours l'air ébahi.
-Oh mes amis, l'esclavagisme existe depuis plusieurs années maintenant. On dit que l'Empereur a perdu quelque chose qui aurait pu lui faire gagner beaucoup d'or. Une perte d'alliance je crois… Quoi qu'il en soit, il s'est rattrapé avec l'esclavagisme. Avec Denki nous essayons d'en acheter un maximum pour les libérer ensuite. Mais plus le temps passe et plus les commerçants d'esclaves nous évitent. Le combat contre ce commerce est très ardu, peu arrive à le ralentir, expliqua Eijiro.
-Il n'y a eu en vérité qu'une grande exception, et elle s'est placée dans l'arène même…
-L'arène ? Coupa Katsuki.
-Il y a quelques années de cela, un esclave a détourné la loi contre les esclaves. Il s'est inscrit en tant que gladiateur, et en gagnant, il a acheté sa liberté. Cet homme était un héros pour beaucoup, et une malédiction pour les autres, poursuivit Denki.
-Pourquoi ? Interrogea Izuku.
C'est Eijiro qui répondit :
-Car après son inscription et sa première victoire, les participants se sont multipliés. La moitié des esclaves présents à Rome ont afflué, et même si le nombre de morts était important, l'arène avait tellement été bouleversée que les trois lois que vous êtes obligés de respecter pour devenir gladiateur aujourd'hui, sont nées. Pour la première fois en deux décennies, un esclave avait été plus fort qu'un Noble.
Son regard toujours braqué vers les esclaves, Shoto demanda :
-Qui est cet homme ?
-Le gladiateur le plus fort de cette génération. Le seul esclave ayant réussi à se libérer par lui-même, Keigo Takami, alias Hawks.
Prononcer le nom de ce gladiateur revigora Eijiro et Denki qui étaient restés tendus tout du long. Mais ça n'avait pas suffi aux trois garçons venus d'un petit village près de Naples. Ils n'arrivaient plus à réfléchir. Et alors que leurs objectifs étaient la renommée et la vengeance, en cet instant, plus rien n'avait d'importance pour eux. L'esprit vide, leur énergie épuisée, Eijiro termina : Je crois que cela suffit pour aujourd'hui. Vous êtes éreintés, et votre premier combat est dans une semaine. Préparez-vous au mieux, nous serons présents pour vous acclamer.
*…*
La semaine suivant leur découverte, les trois garçons enchainèrent les entrainements. Ils travaillaient beaucoup, et alors que Yagi et Aizawa étaient très satisfaits au début, ils remarquèrent que le comportement enthousiasme des futurs gladiateurs s'était étrangement atténué. Ils étaient très sérieux et restaient, parfois, des heures en plus à s'entrainer. Et plus le temps passait, plus le regard de Shoto s'assombrissait. Mais les deux adultes se résignèrent à ne pas leur en parler. Les trois garçons se concentraient principalement sur leur prochain combat, et c'était leur unique priorité.
L'entrée des gladiateurs était à l'opposé de celle des spectateurs. Mais malgré l'immensité du monument, les cris du public étaient aussi puissants que s'ils avaient déjà frôlé le sol de l'arène. Les trois garçons suivaient la ligne de gladiateurs qui participaient au tournois de la deuxième semaine du mois. Ils traversèrent l'Hypogée (souterrain du Colisée) pour s'arrêter dans une très grande salle. Elle était maintenue par de nombreux piliers, et contenait plusieurs armes et armures accrochées sur les murs. Lorsque les trois amis trouvèrent un banc où s'asseoir, ils prirent le temps d'observer la totalité de la pièce. En plus des quarante combattants, se trouvaient des soldats de l'armée impériale, gardant, la tête haute, l'accès au centre du Colisée. Il y avait aussi quelques Nobles, reconnaissables à leur toge blanche. L'un d'entre eux semblait attirer l'attention de tous, et ils comprirent rapidement que cet homme devait diriger l'Hypogée. Son regard était hautain, et il relevait légèrement le menton, ce qui donnait l'impression, pour ceux qui l'observaient de près, qu'il regardait le monde avec orgueil. Sa voix sournoise s'élevait dans toute la pièce, ainsi personne ne pouvait rater une miette de ce qu'il disait. Les garçons ne se préoccupèrent pas du discours peu élogieux concernant les gladiateurs que tenait le Noble en question, mais un grand fracas le coupa, et toute l'attention se porta sur le bruit. Un plateau avait été renversé par une femme, qui s'était aussitôt baissée pour ramasser. Izuku fut le premier à réagir pour aller l'aider. Mais il fut stoppé par la voix cruelle du Noble au discours venimeux :
-Vermine ! As-tu deux mains gauches, ou bien alors ton cerveau n'est pas capable de traiter deux informations simultanément !? Tu attires inutilement l'attention de ces messieurs, aurais-tu l'ambition de finir dans les bas-fonds !? Dans ce cas-là je peux très bien m'arranger pour que tu y sois dans l'heure !
La jeune femme, qui ramassait les verres cassés, se prosterna subitement, et la voix enraillée supplia :
-Je… Je vous en prie mon Seigneur Shigaraki. C'était un simple accident.
-Un accident dis-tu ? Je vois. Alors tu comprendras pour cet accident-ci. Shigaraki la fit se relever, et lorsqu'elle fut stable sur ses pieds, il leva la main près à frapper.
Mais le coup fut soudainement arrêté par Izuku qui lui attrapa le bras. Le garçon, peu sûr de lui, faisait preuve en cet instant d'un calme terrifiant. Son regard n'exprimait rien, mais il était solidement fixé dans celui du Noble. Au bout de longue seconde on l'entendit dire :
-Eh bien monsieur, que faites-vous là ?
De retour à la réalité, Shigaraki retira son bras et répondit la voix hautaine :
-Je corrige une vermine d'esclave, qui êtes-vous pour vous mêler de cette affaire !?
-Moi ? Je suis un simple gladiateur, pour l'instant. Mais, au nombre de victoires qui m'attendent, préparez-vous à me revoir souvent.
Et sans ajouter un mot de plus, Izuku se baissa et ramassa les morceaux de verres encore éparpillés. Shigaraki, ayant remarqué Shoto et Katsuki qui se tenaient tout près, ne donna pas suite. Il s'éloigna, suivi de ses fidèles acolytes. La jeune femme se baissa à son tour, et prononça un petit merci, qu'Izuku n'entendit presque pas. Celui-ci leva légèrement les yeux pour la regarder. Elle portait de vieux vêtements déchirés, et comptait un nombre démesuré de coupures et d'hématomes. La mâchoire serrée, il se résolut à regarder son visage, et s'arrêta de ramasser les morceaux de verre. Le garçon remarqua qu'elle pleurait, mais alors que les larmes noyaient son visage, jamais auparavant il n'avait vu de femme plus belle. Et son cœur se brisa alors que la triste réalité se dessinait devant ses yeux. Il avait trouvé Rome magnifique. Mais maintenant à ses yeux, l'unique chose magnifique que comptait Rome, était ce que tous appelaient une esclave.
-Merci monsieur.
Elle l'avait remercié une seconde fois et cette fois-ci il l'entendit clairement. Il cligna à plusieurs reprises les yeux, et en souriant il lui dit :
-Tout va bien maintenant. Et il est inutile de me donner du monsieur, je ne suis personne.
Elle sourit à son tour, essuyant les quelques larmes qui coulaient encore de ses yeux :
-Maintenant peut-être, mais j'ai cru comprendre que vous gagnerez plusieurs fois. Alors je suis bien obligée de vous appeler ainsi.
Il la contempla longtemps, ne réussissant qu'à articuler :
-Votre nom, quel est-il ?
La jeune femme sembla désarçonnée par cette question, mais se reprit avec une rapidité étonnante :
-Ochaco.
-Ochaco. Je m'appelle Izuku. Mes amis et moi allons gagner, n'en ratez pas une miette.
Ils se levèrent en même temps, elle, maintenant le plateau qu'elle avait fait tomber plutôt, et lui, la regardant fixement. Ochaco finit par lui sourire, puis rebroussa chemin, quittant ainsi la pièce.
Les trois garçons la regardèrent sortir, immobile, le regard indéchiffrable. Une aura émanait d'eux qui atteignit les trente-sept autres combattants avec violence. Et une chose était sûre, peu importe qui se mettraient sur leur chemin, ils gagneraient.
*…*
Ils attendirent trente minutes avant de pouvoir entrer dans l'arène. Plus ils approchaient de la grille séparant l'Hypogée de l'intérieur, plus le bruit des spectateurs était intense. Tout Rome était présent, personne ne pouvait en douter. Enfin, la grille s'ouvrit, et les quarante gladiateurs s'élancèrent. Le soleil était éblouissant alors que chacun des combattants s'en protégeait de leur bras. S'adaptant doucement, ils s'approchèrent du centre, guidés par six soldats. La foule criait à gorge déployée. Tapant des pieds sur le sol des tribunes, ils n'attendaient que le spectacle sanglant qu'on leur avait promis. Les gladiateurs ne savaient pas où poser leur regard. Le Colisée était encore plus imposant de là où ils se tenaient. Des milliers de regards avides étaient braqués sur eux, leur procurant un mélange d'excitation et d'intimidation. Mais ce ne fut pas le cas de trois d'entre eux. Izuku, Katsuki et Shoto avaient remarqué la tribune royale avant tous les autres. Et depuis cet instant, rien d'autre ne les avait détournés de leur concentration. Ni l'acclamation du public, ni le discours de Tomura Shigaraki, le maître de cérémonie. La tribune royale était la plus proche de toute, mais plusieurs mètres la séparaient de l'arène. Le soleil reflétant toujours ses rayons, seules des silhouettes émanaient de la tribune. On pouvait apercevoir deux sièges tout devant, même chose pour les deux rangs au-dessus. Et enfin, au plus haut de cette tribune, un trône gisait, où se tenait une imposante carrure que le bicolore reconnut d'instinct. Une fureur violente emplit son regard, lorsque Shoto fit face pour la première fois à son père. Sourd au monde autour de lui, aveuglé par la haine, ignorant la douleur dans son cœur, Shoto dégaina son glaive et le pointa vers son objectif. Le public s'était tu, observant bouche bée cette provocation silencieuse. Mais remis de sa surprise, il hurla encore plus fort, et de ce signal, les gladiateurs se mirent en garde, prêt au combat.
Les glaives s'entrechoquaient dans des fracas camouflés par la horde de spectateurs. Le sang versé faisait déjà office de tapis sur le sol de l'arène. Mais cela fut peu comparé aux combats habituels. De ce fait chacun d'eux se rendit compte du haut niveau des concurrents de cette session. Pourtant, personne ne pouvait nier que trois d'entre eux se détachaient du lot. Ils n'avaient usé d'aucune force, jaugeant les combattants qu'ils affrontaient avec attention. Leur visage inexpressif persuadait les trente-sept gladiateurs d'éviter une confrontation irréfléchie. Et c'est lorsque dix cadavres gisaient déjà au sol, que les trois se décidèrent à se lancer dans une offensive. Avec une rapidité époustouflante, les cassis tombèrent un à un. Et sans que personne ne comprenne réellement, il ne restait debout que dix gladiateurs sur les quarante du début. A peine essoufflé, Izuku se tourna vers Shigaraki, et avec nonchalance lui sourit.
Plus haut dans les tribunes, alors que les gladiateurs vainqueurs se faisaient acclamer, on entendit une voix grave et imposante :
-Intéressant. Très intéressant.
Les gladiateurs vainqueurs regagnèrent la grille menant à l'Hypogée, en ligne. Mais alors qu'ils arboraient un sourire satisfait, les trois virent passer à côté d'eux une ligne d'esclaves. Ils s'arrêtèrent et les suivirent des yeux jusqu'au gladiateurs ayant péris durant le combat. Ces esclaves, à peine vêtus, étaient chargés de « nettoyer » après le divertissement. Les trois les virent porter maladroitement les corps sans vie sur leurs épaules frêles et osseuses. Puis leur souffle se coupa lorsque le public se mit à jeter sur eux leurs déchets et autres objets. Des rires résonnèrent dans le Colisée alors que les humiliés résignés se hâtèrent de/à quitter au plus vite le centre du monument. Et c'est avec un goût amer que Shoto, Izuku et Katsuki prirent le chemin de l'Hypogée.
*…*
Ils ne rentrèrent que très tard dans la demeure d'Aizawa. La coutume voulait que les gladiateurs vivent dans des domiciles désignés, mais ils avaient aussi le choix de vivre avec leur représentant. Ainsi, Yagi et Aizawa les attendaient dans le triclinium. Ils ne s'étaient pas rendus aux Colisée, répugnant l'idée d'y fouler encore le sol. Les deux adultes remarquèrent aussitôt leur expression vide et lointaine. Refusant de procrastiner une nouvelle fois cette discussion, Yagi se lança :
-Vous avez gagné ?
Katsuki acquiesça de la tête. Il était le plus détendu des trois, mais quelque chose le préoccupait aussi. Aizawa ne passa pas par quatre chemins :
-Qu'est-ce que vos nouveaux amis vous ont montré ?
La colère noire du bicolore ne s'était pas atténuée, et c'est avec une voix froide qu'il répondit :
-Rome.
Un silence lourd s'installa. La seule mention de la ville avait mis les cinq hommes sur la même longueur d'onde.
-Monsieur Aizawa, avez-vous déjà tué ?
La question d'Izuku paralysa d'autant plus la pièce. Shoto et Katsuki s'étaient efforcés à ne pas la poser, et voir que leur ami, si timide à l'accoutumé, l'avait fait de son plein gré les déstabilisa. Mais ce qui était sûr, c'est que les deux adultes étaient enfin témoins de la détresse dans laquelle étaient plongés leurs disciples.
-Oui, j'ai déjà hotté une vie. Shota Aizawa s'assit sur une chaise en soupirant, et invita les jeunes hommes à faire de même. Il poursuivit, le regard dans le vide : Lorsque j'étais enfant j'avais un ami très proche. Nous avions grandi ensemble, et alors que je voulais une vie tranquille, lui visait l'arène, tout comme vous. Je l'ai suivi dans le seul but d'assurer ses arrières. Mais vouloir n'est jamais suffisant. Nous avions passé la première étape, et c'est lors de la session finale que c'est arrivé. Mon ami est tombé sur un adversaire qui n'avait aucune intention d'épargner qui que ce soit. Je suis arrivé trop tard. De fureur, j'ai enfoncé mon glaive dans la poitrine de cet homme. Il est mort en quelques secondes, aussi rapidement que mon ami. A partir de cet instant, je n'ai plus jamais utilisé mon glaive pour tuer.
-Pourquoi y être retourné ?
Aizawa passa sa main sur son menton, et répondit durement à la question d'Izuku :
-Parce que j'exécrais de les laisser voir qu'il m'avait eu. Alors j'y suis retourné pour leur enlever ce qu'ils chérissaient le plus, la mort. Je n'ai commis qu'un seul et unique meurtre. Les années suivantes, j'ai mis hors-jeu mes adversaires, sans les tuer. Pas de meurtre, pas de spectacle.
-C'est ce que vous faisiez aussi All Might ? Katsuki s'était tourné vers son mentor.
-Je visais la grandeur, puis la seule chose qui m'importait c'était sauver des vies. Aucun gladiateur ne devait mourir de ma main. J'ai tenu cette promesse tout le long de ma carrière.
Le silence se prolongea pendant de longues minutes, où chacun d'eux était plongé dans une réflexion profonde. Shoto finit par se lever, et d'un ton un peu plus doux qu'au début, il déclara :
-Je me suis promis que je vous dirai toujours la vérité. À tous les quatre. Et je n'y manquerai pas non plus cette fois-ci, peu importe ce que vous en dites. J'ai appris qu'il existait des esclaves à Rome. Des hommes, des femmes et des enfants non libres. Je le sais, et pourtant ce n'est pas suffisant. Je compte aspirer cette ville jusqu'à qu'il ne reste plus aucune goutte de sang. Je veux tout savoir, tout connaitre, pour pouvoir haïr Enji Todoroki comme il le mérite. Je n'ai pu voir qu'une silhouette aujourd'hui. Mais ce qui est sûr, c'est que lorsque nos regards se croiseront, il devra ressentir tout le poids de ces méfaits. Shoto eut un sourire amer. Il continua : Lorsque j'étais enfant, je voulais devenir un grand gladiateur. Aujourd'hui je veux être un grand vainqueur. Izuku, Katsuki, nous n'avons pas fini de visiter cette ville.
