Chapitre 2 : Une nouvelle vie
De l'autre côté du chemin se trouve bien une ville, elle est plutôt vivante et animée. Je regarde mes vêtements avant d'entrer. Je porte un sweat noir avec une tête de mort blanche que j'ai hérité de mon grand frère. Bien évidemment, avec mes 1 mètre 60 contre 1 mètre 85 pour lui, il me va dix fois trop grand et me tombe jusqu'aux genoux. Je porte également un jean, accompagné de simples ballerines et bien évidemment tout est trempés !
Mes cheveux de couleur cuivrés prennent des reflets plus clairs sous le soleil et ondulent légèrement avec l'humidité. L'élastique qui les tenait s'est détaché et leurs pointes me tombent au niveau des épaules.
Bon, je risque d'attirer l'attention, mais tant pis, je dois savoir où je suis. Surtout que je n'ai même pas d'argent sur moi.
Je marche en ville sur une route de pavés gris cendrés, les bâtiments ont une architecture assez typique des villes côtières avec des murs de différents ton de blanc. Seuls les toits ont des couleurs plus variées, il y en a des marrons, verts, gris, ardoise...
Je suis rentrée dans la ville par un accès assez petit, puisque je me trouve dans un axe secondaire. La rue est assez modeste, mais je tombe très vite sur une rue commerçante avec beaucoup de monde.
Dans celle-ci, il y a bien évidemment un bon nombre de bars où beaucoup de clients boivent gaiement. Ensuite, je vois des commerces en tous genres : bijoux, vêtements, bric-à-brac, décoration, arme blanche et arme à feu- Hein ? Une armurerie ?! Je me rapproche un peu pour regarder la vitrine où sont exposer de nombreux équipements de combats. Wouah... c'est la première fois que je vois ça en vrai !
À première vue, il me semblait que cet endroit ne ressemblait pas mal aux villes côtières que je connais. Mais avec une armurerie, ça montre qu'il y a de grandes différences. Je sens que je ne suis pas au bout de mes surprises, mais ce n'est pas pour me déplaire...
Je reprends ma route sans être gênée par les autres passants, qui étrangement, semblent m'éviter... C'est peut-être mon imagination, je ne vois rien d'inhabituel chez eux qui me démarquerai tant que ça. Oui, parce que là, il faut les voir à laisser une distance de sécurité de minimum 1 mètre 50, comme pour les cyclistes et les voitures !
M'enfin... je ne vois pas se qui cause ce comportement, mais peu importe.
Je finis par apercevoir un port au loin et de vue, je dirais qu'il n'y a que des navires à voile. C'est assez surprenant... Ils sont vraiment magnifiques par contre. Ils ont un style vraiment différent de se que j'ai l'habitude de voir.
Il faudrait que je m'approche pour les voir de plus près, peut-être aurai-je d'autres informations utiles.
Après quelques minutes de marche, j'arrive au port, en fait, il y a des bateaux de différentes tailles et quelques fois, les styles varies un peu. Par contre, tous ceux qui sont amarrés sont de conception de type voile.
Je m'approche d'un homme qui pêche sur la baie du port afin de lui demander où je suis...
-Excusez-moi Monsieur, comment s'appelle la ville où nous sommes ?
-Tiens, vous ne savez même pas ? Enfin peu importe, vous êtes à Loguetown Mademoiselle.
-Loguetown... ?
-Hum ? Mais vous venez d'où ? C'est là où a été exécuté Gold Roger voyons... l'anniversaire de sa condamnation à mort est demain en plus !
-Ah ah ah ! Oui bien sûr, où ai-je donc la tête ? Je me gratte derrière la tête, un peu gênée.
-Vous me rassurez, encore un peu et je vous amenais auprès de la Marine ! Bwouahaa !
-Ne vous en faites pas, merci et bonne journée.
-De rien, de même.
J'ai bien entendu alors, il a dit Loguetown... et Gol D Roger... c'est bizarre, ça me rappelle One Piece cette histoire. Serait-ce possible que... j'ai été envoyée là-bas ? Mais cela est impossible ! C'est de la fiction, ce n'est pas très rationnel !
Mais en même temps, ce qui s'est passé plus tôt me semble également surréaliste...
De tout façon, tant que je ne lesrevois plus, ça me va. Même si je sens que les choses risques d'être... comment dire... très compliqués.
Je vais aller chercher si je vois un navire de la Marine, je pense que c'est la seule méthode que j'ai pour arriver à me convaincre que j'ai bien "quitté" mon précédent lieu de vie.
Après une heure passée à admirer les navires, un en particulier retiens mon attention : Un navire vert assez imposant avec trois mâts et des canons sur les côtés. Sur les deux voiles avant, il y a un symbole que je reconnais tout de suite avec inscrit distinctement au-dessus "Marine" en majuscules.
Je crois qu'il n'y a plus de doute possible, j'ai bien atterri dans un autre univers.
D'ailleurs, j'oubliais un détail important. Si je suis ici, ça veut dire que le "marché" que j'ai passé avec l'étrange voix plus tôt a eu lieu ?
Je n'ai ressenti aucun changement... c'est vraiment étrange !
Aller Cylia, ça ne sert à rien de trop cogiter... garde ton sang-froid... respire bien... et pense à se que tu dois faire en premier !
Hum... une douche !
Oui, je veux prendre une douche ! J'ai les cheveux sales, mes vêtements le sont également et en plus, le sel commence à m'agresser la peau. Et puis, avec les derniers événements, je suis un peu trop à fleur de peau. Je le sens et une douche pourrai m'aider à évacuer un petit peu la pression.
Quand j'y repense, les dernières paroles que j'ai entendues de la part de « ma famille » m'ont vraiment blessé. Je sais qu'ils ne m'ont jamais apprécié, mais tout de même... on a le même sang... et ma mère, c'est celle qui m'a mise au...
-Sniff...
Et voilà, qu'elle idée de repenser à ça...
Je sèche mes larmes d'un revers de la main.
Aller Cylia, il faut avancer. Une nouvelle vie t'a été offerte et vivre dans le passé ne servira à rien. Alors, un bon coup de pied aux fesses et EN AVANT !
D'abord, le plus important : trouver un moyen de me laver.
Je me demande s'il y a des petites cabines de douche au bord de la plage comme chez nous. Je pense que je devrais pouvoir trouver ça...
Et en effet, non loin du port, il y a une plage publique. Toutefois, il y a encore pas mal de monde. Je vais attendre jusqu'à se qu'il y ait moins de monde, si jamais quelque chose a changé sur moi, je ne voudrais pas alarmer tout le monde. Et je ne pense pas que la ville soit sûre une fois la nuit tombée, pas part ici du moins.
Je m'assois alors sur la plage et finis par me coucher doucement sur le sable pour finalement m'endormir.
Lorsque je commence doucement à me réveiller, le contact du sable fin sur ma peau me rappelle où je suis. Je garde les yeux fermés et j'écoute le léger ressac des vagues qui font leurs allées et venues sur la plage. Le vent frais m'apporte l'odeur de l'océan et je ressens l'humidité qui me rappelle encore davantage ma proximité avec la mer.
Lorsque j'ouvre les yeux, je vois que l'océan a bien avancé comparé au moment où je suis arrivée. Le soleil bas s'y reflète, apportant à ces eaux des nuances d'orange. Le ciel s'est lui aussi paré d'un manteau de la même couleur, seuls quelques nuages gardent une teinte plus claire.
Je me sens si détendue ! Je me relève doucement et me tapote les vêtements pour faire tomber le sable. Je soulève mes cheveux pour essayer d'en enlever tant bien que mal...
Le soleil ne devrait plus tarder à disparaître à l'horizon, je pense que les quelques personnes encore ici ne sont là que pour voir son coucher. Je vais alors faire pareil et prendre une douche dès qu'ils seront partis. J'ai mon maillot de bain en dessous de mes vêtements alors ça ira.
Je m'installe alors sur un petit muret et attends patiemment que le soleil, ainsi que les derniers présents sur la plage, s'en aillent.
Quand c'est le cas, il fait nuit et la pleine lune dégagée me permets de bien voir. Les quelques lumières artificielles de la ville font pâles figures à côté des rayonnements de l'astre blanc.
Le petit vent marin frais est très agréable et me donne encore plus envie d'en profiter en retirant mes vêtements qui sont collants.
Je commence alors à tout retirer, je les secoue un par un et les pose à côté en les retournant de manière à ce qu'ils sèchent un peu.
Raaah... ça fait un bien fou de ne plus avoir toutes ces couches qui me collaient à la peau depuis des heures !
Lorsqu'il ne me reste que mon maillot de bain, je prends bien le temps de me regarder sous toutes les coutures. En plus, il n'y a personne... et il fait, nuit même s'il y a la pleine lune, je me sens un peu moins gênée.
Après maintes et maintes vérifications, je peux constater qu'il n'y a rien de différent physiquement par rapport à avant. Je dois dire que ça me rassure un petit peu quand même...
Je peux enfin me laver en toute tranquillité !
J'allume l'eau de la douche et sens l'eau glacée me tomber dessus. Ce n'est pas désagréable, bien qu'il me faille quelques petites minutes pour arriver à me détendre et arrêter de frissonner. J'en profite alors pour fermer les yeux et savourer un court moment de tranquillité.
J'ai vraiment eu beaucoup trop d'émotions et j'en avais besoin de cette douche bien méritée !
Non loin de là, des soldats de la Marine font une ronde, lorsque l'un d'entre eux remarque qu'une douche est encore allumé. Il fait signe à ses collègues et pointe du doigt la direction de la plage en leur faisant remarquer qu'il y a encore quelqu'un là-bas.
Les hommes décident alors que l'un d'entre eux doit jeter un coup d'œil pour voir s'il n'y a rien à signaler. Le plus gradé désigne alors celui qui l'a vu en premier pour cette tâche. Ils se divisent alors, laissant le soldat partir pour contrôler le civil en question tout en soufflant, pendant que les autres continuent leur ronde.
J'ai fini ma douche et commence alors à contre cœur à remettre mes vêtements toujours un peu humides.
Lorsque je termine de passer ma tête dans mon sweat, je remarque quelqu'un derrière moi. Je me retourne et vois un homme plutôt grand habillé d'un gilet blanc sans manche avec un foulard bleu au niveau du col, accompagné d'un pantalon lui aussi bleu et d'une casquette sur laquelle est inscrit "MARINE".
Je me retourne tout en terminant de passer mes bras dans les manches de mon sweat noir où trône en plein milieu, comme seul motif, une tête de mort blanche.
On se regarde face à face et je constate avec surprise que le soldat prend alors un air choqué.
-Ces vêtements ! UN PIRATE ! ALERTE, IL Y A UN PIRATE SUR LA PLAGE !
-Hein ?! Pourquoi vous dites ça ? Je ne suis pas un pirate !
-N'essayez pas de me tromper, vous ne ferez qu'aggraver votre cas ! Vous êtes en état d'arrestation ! Au nom de la Justice, rendez-vous sans résistance !
Il accompagne ses paroles par une menace, me tenant enjoue avec son fusil. Des goûtes de sueurs froides me coulent le long de l'échines, la peur me prend instantanément aux tripes.
À suivre…
