Précédemment...
Cylia passe une excellente soirée en compagnie des pirates d'Akagamis no Shanks pendant laquelle elle apprend même la fameuse chanson Bink's Sake, grâce à cela elle renforce ses liens avec eux.
Le lendemain Ben l'amène faire un petit entraînement durant toute l'après-midi pour qu'elle apprenne à se défendre avec son wakizashi. Une fois terminé elle prend une bonne douche et reste calmement dans sa cabine alors que tout l'équipage est très occupé car ils reprennent la mer. Alors qu'elle s'était endormis Tomy rentre avec précipitation dans sa cabine et l'a réveille.
« Cylia, soit prudente on est attaqué ! Lui dit-il essoufflé.
-Attaqué ? Par qui ?
-Garp le Héro ! Je te laisse j'ai du boulot, mais sois prudente ! »
Et il repart aussi subitement qu'il était arrivé, laissant Cylia avec ses inquiétudes.
Chapitre 16 : stratégie de survie
Zut zut zut et zut ! Pourquoi dois-je encore avoir des problèmes avec eux ?! Bon on est tout de même sur le navire d'un Yonkou donc sa ira...
Je crois...
J'espère...
Mouais, je suis pas franchement rassuré. Je ne sais qu'à peine me défendre. Raison de plus pour garder la tête froide ! Mince Cylia CALME ! Qu'est-ce que tu dois faire ? Ah oui l'uniforme ! Ben m'avait dit de le mettre s'ils étaient attaqué par la marine. Ensuite je vais rester dans ma cabine et attendre que ça passe en croisant les doigts pour ne pas avoir de souci. Sans perdre une seule seconde de plus je me rechange et range mes affaires dans mon sac-à-dos. J'entends des voix de l'extérieur...
-Akagamis ! Je ne te pardonnerais pas d'avoir corrompus mon petit fils ! Sale pirate !
-Oooh ! Garp ! Ça faisait longtemps... quel nostalgie ! Comment vas-tu ?
-JE NE SUIS PAS LA POUR TAPER LA DISCUTE, LE ROUX !
-BAM !
-BROOOOUUUM...
Les bruits parasites sont beaucoup trop fort pour que j'entends la suite de leur échange. Garp n'a pas l'air très content...
-YAAAH !
-CLIIINNNG !
-CLING !
Woua ! Mais je suis vraiment au première loge encore une fois ! La porte de ma cabine est relié directement au pont. Alors j'entends toute la rage de la bataille... Il doit être vraiment fort Garp, il était tout de même l'un des rival de Gold Roger alors ai-je réellement raison de me dire que je n'ai pas à craindre tant que ça pour ma vie ? En plus je pourrais me faire attaquer par inadvertance par l'un des nakamas de Shanks. Oh ! Le wakizashi ! Je vais me l'accrocher à la taille correctement pour qu'il soit bien en vu. Au cas où, comme me l'avait recommandé Ben.
-BANG !
VITE ! J'attrape l'objet convoité pour l'attacher à ma taille mais j'ai les mains qui tremblent tellement, que je galère à faire une chose si simple. Je n'ai plus la casquette, je l'avais perdu lorsque j'avais été jeté à l'eau quand ils ont voulu vérifier que je n'avais pas de fruit du démon. Alors ma tenue peux faire incomplète, mais j'espère que ça suffira quand même. Si je me retrouve pour une raison, qui j'espère n'arrivera pas, dehors... je prendrais une casquette à un soldat. Je reste assise et attends que le temps passe, très lentement. Faites que tout se passe bien...
-BRRAAAAMMM !
Le mur à ma gauche explose, je place mes bras devant ma tête instinctivement. Je me lève précipitamment et sors de la pièce tant qu'il y a de la fumée. Je ne veux pas être prise dans une attaque, je ne suis plus en sécurité ici. Je me retrouve alors entre le bastingage et l'un des murs encore debout de ma cabine. À ma gauche il y a la place principal du pont avec grand mat du navire et à ma droite l'arrière du navire.
Je remarque que l'un des hommes de Shanks me regarde. Il se tourne dans ma direction et un sourire mauvais se dessine sur ses lèvres. Il brandit en l'air un sabre d'abordage tout en courant dans ma direction. Nan mais... il est sérieux !
MERDE !
Sans perdre mon temps je pars en courant dans la direction opposée c'est à dire vers l'arrière du navire. Alors que je cours j'entends les bruits de la bataille qui font rage. Des hommes se battent au corps à corps d'autres avec des armes blanches ou des arme à feu. Je ne prends pas le temps de regarder derrière moi, j'ai bien trop peur de voir l'idiot qui me court après.
Dans ma précipitation je trébuche sur quelque chose, je me retrouve par terre mais tombe sur la casquette d'un soldat. Personne ne viendra la réclamer alors ce n'est pas du vol du coup. Non ? La prends et la mets sur ma tête. Mes cheveux cuivrées sont restés détachés et me retombent sur la nuque. Alors que je suis toujours par terre je regarde derrière moi, le type qui me poursuivait me cherche du regard ! Non mais il est tenace en plus ! Eh bien je crois que je vais rester dans la position ou je suis. C'est à dire vautré sur le sol. Comme ça je vais pouvoir utiliser une technique qui j'espère sera efficace pour m'éviter d'autres problèmes...
Je vais faire la morte ! Et osef pour l'amour propre ou l'honneur, je tiens à ma vie moi !
Pour faire crédible je ferme les yeux et ne bouge plus. J'espère que personne ne va m'écraser... ou que je ne vais pas me prendre une balle perdu... ou un couteau qui me tomberai dessus par inadvertance. PAR PITIÉ FAITE QUE CETTE BATAILLE FINISSE RAPIDEMENT ! Je n'aime pas mais alors pas DU TOUT être aux premières loges !
Les minutes passent lentement et je continue à me tenir à mon rôle de « faux cadavre ». Je perds complètement la notion du temps à cause de la peur qui me ronge et à vrai dire je n'ai pas du tout la moindre idée du temps que j'ai passé à terre. Je sursaute au contact d'une main qui se pose sur mon dos.
-Eh ! Ça va ?
J'ouvre prudemment un œil et relève à peine la tête pour apercevoir un marine à la carrure d'un compétiteur de culturisme accroupis à mes cotés. L'ombre de sa casquette donne un effet de lumière sur son visage, qui prends un air très flippant.
-Tu es très pal, tu dois être bien blessé.
Nan j'allais très bien jusqu'à se que TU arrives ! Laisse moi faire le cadavre et va jouer ailleurs ! TU FAIS PEUR ! NORMAL QUE JE SUIS PALE !
-Les gars ! Cris la voix de Garp, si je ne rentre pas dans les temps Sengoku va encore me casser les oreilles pendant des jours ! Alors tous sur le navire, on rentre !
-Oh... me dit l'homme à mes coté.
Oui c'est ça, va retourner sur ton navire et laisse moi là ! Aller OUST ! OUST !
-Ne t'inquiète pas, je vais te porter jusqu'au navire. Je ne te laisserai pas croupir avec ces sales pirates !
NNAAAAAAAAANNNN ! Je ne veux pas !
-Aller ! HOP ! Il me porte sur son épaule. Tu es sacrément léger...
Je veux bien le croire qu'avec tout ses kilos de muscles mes ridicules 49 kilos sont trois fois rien... il vaudrait mieux que je ne le contredis pas trop je ne sais pas se que cette montagne pourrait me faire sinon... J'ai envie de pleurer... Il saute par dessus le bastingage et on se retrouve sur le navire de la marine. Non mais ça fais deux fois que je monte sur l'un de leur bateau et franchement c'est deux fois de trop !
-Direction l'infirmerie pour toi.
Que vais-je devenir ?!
-Bon perdez pas de temps, dit Garp avec un doigt dans le nez. Maudit Roux ! Il a de la chance que je n'ai pas le temps de m'occuper de lui...
Alors que je vois le navire de Shanks commencer à s'éloigner je me rends compte que ma situation craint, mais alors grave ! Je dois dire quelque chose !
-Non non non ! Je vais bien, merci !
-Oh, fallait le dire alors !
Il me dépose à terre.
-Je ne peux pas partir ! J'ai laisser un truc sur le navire la-bas !
-Trop tard !
Il me fait une grosse tape dans le dos qui me fait presque tomber, quel brute !
-Ah ah désolé pour toi ! Bon je te laisse. Inutile de me remercier, je l'ai fait avec plaisir !
POURQUOI JE DEVRAIS LE REMERCIER EN PLUS ?!
Il repart me laissant toute seule avec mon énorme nœuds à l'estomac et une envie de pleurer alors que je regarde le navire de Shanks s'éloigner. Je suis finis... c'est la fin pour moi... je ne sais même plus pourquoi je fuyais la marine à l'origine. J'ai rien fais ! Je suis innocente ! Alors que je suis totalement plongé dans mes pensés, le regard perdu vers le navire qui s'éloigne de moi et appuyé sur la rambarde du navire, une voix que je reconnais déjà me surprend.
-Tu n'a rien à faire soldat ?
Je me retourne, et mes craintes se justifient, GARP !
-Ah oui !
-Bah va alors !
-Non !
-Pardon ? Tu te moque de moi, gamin ?
-Ah oui ! AH NAN !
Une veine apparaît sur la tempe du vieille homme. Il croise les bras sur son torse. Puis il me regarde d'un air sévère. Après quelques seconde son visage change complètement d'expression, il penche la tête sur le coté et prends un air interrogateur.
-MMmmmmmhh... T'es qui ?
-Je...
Blanc
-Tu ?
-Je...
-Tu ?
-Je...
-Tu ?
-Je...
RRRRR... zzzzz... une petite bulle sort de son nez et il garde les yeux fermé. Woua... il... il dort ?!
POF !
-AH ! Tu ne viens pas de ce navire. Tu viens d'où ?
Je soupire, inutile que je cache la vérité je suis nul pour mentir et je ne pense pas pouvoir m'en sortir facilement de toute manière. Autant être franche. Je tends le bras et pointe la direction qu'a pris le navire du Roux. Je le regarde droit dans les yeux.
-Là.
Il devient soudain très sérieux, et il se dégage de lui une atmosphère pesante.
-Tu es un membre d'équipage du Roux ?
-Non.
-Tu faisais quoi sur ce navire ?
-Euh... je me suis perdu... en quelque sorte...
-Pourquoi es-tu habiller de la sorte ? Tu fais partie de la marine ?
-Non.
-Tu as des choses à me dire toi. On va discuter, suis-moi.
Il se retourne et je le suis. On passe une première porte et on se retrouve rapidement dans une petite salle avec juste une table et deux chaises de part et d'autre. Un hublot laisse les rayons du soir éclairer la pièce.
-Assis-toi.
Je m'assois sur la chaise coté mur tandis que lui se mets en face de moi du coté de la porte.
-Si tu n'a rien à te reprocher, je te conseil d'être coopérative. D'accord ?
J'acquiesce d'un simple geste de tête.
-Racontes moi ce qui t'es arrivé.
-D'accord, mais... ça risque d'être un peu long.
-On a tout le temps.
-Par contre...
-Mh ?
-Je veux bien en parler, mais... je ne sais pas si vous allez bien vouloir me croire...
-Tu verras bien.
-Ouais. Bon... dans ce cas là laissez moi vous parler de mes parents et mon frère tout d'abord. . .
Je commence un long monologue au cours duquel je lui raconte tout se qui s'est passé. De mon dépars en vacance à l'accrochage avec ma famille, sans oublier la course poursuite et ma prière. Viens ensuite la dispute qui à éclaté et les révélations qui m'ont été faites par ma mère ainsi que mon frère. Après je lui ai dis les menaces de mon père et mon saut dans l'océan.
Je marque une pause après cette partie qui m'a pris pas mal de temps à raccompagner. Tout le long de mon récit j'ai gardé la tête haute et la voix clair malgré les sentiments qui me remontés au fur et à mesure que je « revivais » presque les événements. Il m'a écouté sans dire un seul mot.
-Et ça remonte à quand ? Me demande t-il.
-Quelques jours à peine.
Je baisse légèrement la tête pour cacher mon visage sous la casquette, ayant beaucoup trop de mal à retenir mes larmes. Mais je ne veux pas pleurer, je ne pleurerais pas. Non à présent, je serais forte.
-Tu peux pleurer, ne te retiens pas à cause de moi.
Je sers le poings, je DOIS être forte. Je relève le menton, et lui dit d'un ton déterminé :
-Je ne me retiens pas pour vous, je refuse de me laisser abattre. Je serais forte, point.
-Mh. Il me sourit. Tu as quelle age gamine ?
-16 ans monsieur. Je vais poursuivre où j'en étais si vous êtes d'accord.
Il acquisse de la tête.
-C'est là que vous risquez avoir du mal à me croire.
Je lui explique la suite des événements, alors que j'étais en train de me noyer j'ai entendu une voix avec laquelle j'ai passé un accord, suite auquel je me suis retrouvé dans un univers différent du miens. Je marque une pause et observe ses réactions : il ne bouge pas et attend que je poursuive.
Je lui raconte alors comment je me suis retrouvé dans une course-poursuite avec la marine à cause d'un détail qui m'avait échappé : mon sweat. Il était noir avec une tête de mort blanche... en entendant cela Garp se mets à rire.
-Bwahahaha ! Normal qu'ils t'aient coursé si tu étais habillée de cette manière !
-Ouais bah je ne le savais pas moi !
Je continue en lui détaillant comment une simple altercation a finis par déraper et comment je me suis retrouvé habillé en marine sur le navire du Yonkou.
-Lorsque j'ai remarqué que la marine prenait le large il était déjà trop tard... du coup ils ont pensé avoir affaire à une recrue et m'ont fait prisonnière. La grosse poisse quoi... tout ça à cause d'un sweat.
Malgré que ça a été dur à vivre, j'en rigole aujourd'hui et je suis vite accompagné par le vice-amiral.
Lorsque nos fous rires s'arrêtent je reprends mon récit. Je lui raconte comment le Roux m'a « poussé » à parler et l'accueil sur le navire par la suite. On en arrive alors à la journée d'hier et au cadeau : le wakizashi qu'il m'a offert, j'aurais peut être pu cacher cette partie mais je préfère dire toute la vérité et rien que la vérité.
-Le lendemain vous avez attaqué le navire.
-Je vois.
Il croise les bras et ferme les yeux pour réfléchir. Puis les minutes passent, et passent encore et encore... Non mais il est vraiment long là... Je me penche sur la table pour l'observer d'un peu plus près... mais il dort ! Rah c'est chiant ce truc ! Enfin, je ne vais pas être impolie alors je vais simplement attendre qu'il se réveille.
À suivre...
